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Tome II. [E - O.]
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bourg , sans autres ensans que Marguerite-Elizabeth , qu’ilavoit cuë d’Elisabeth,fille de Gustave, Roy de Suede,& quiépousa Jean-Albert, Duc de Meckelbourg-Gustrowson cou-sin, Jean-Albert leur frère, qui étoit faîne, succéda à sonpere, & eut d’Anne-Sophie, fille d’Albert I. Duc de Prusse,Jean & Sigisinond-Auguste. Ce dernier mourut fans postéri-té . & Jean mourut subitement, lardant sous la tutelle de Char-les, Evêque de Ratzebourg son oncle, Adolphe-Frederic &Jean-Albert. Celui-cy embrassa le Calvinisme , & fut pere deGustave-Adolphe, qu’Adolphe-Frederic, son oncle, qui futson tuteur âpres la mort de Jean-Albert arrivée en i6;6. élevadans la Religion Protestante. Cet Adolphe-Frederic mourutl’an 1658. lardant entre autres ensans, Christian' qui luy succé-da, &qui avoit épousé le 6 . de Juillet r6;o. Christine-Mar-guerite de Meckelbourg sa cousine, qu’il répudia l’an r66z.II se retira en France cette même année, s’y fit Catholique , &reçut en même temps l’Ordre du saint Esprit. Il se maria lemois de Novembre suivant, avec Isabelle - Angélique deMontmorency, qui étoit veuve de Gaspard de Coligni, Ducde Châtillon, 8 c mourut à la Haye le n. de Juin 1692. Frédé-ric , son frere d’un second lit, a fait la branche de Grabou. Ila laissé de Christine- Guillelmine de Hesse-Bingelheim, Fre-deric-Guiliaume, qui est Chef aujourd’huy de la branche deSwerin, & qui a succédé au Duc Christian son oncle. Gusta-ve-Adolphe est le seul qui reste de la branche de Gustrow. Iln’a que des filles , dont Marie l'aînée a épousé Adolphe-Fre-deric de la branche de Swerin, son cousin, Hedwig-EIeonor,l’unc des cadettes, est femme d’A uguíte, Duc de Saxe-Mers-bourg. * Audiffret, Geogr. anc. & mod. tome z.

MECKENHEIM. Petite ville du haut Electorat de Co-logne en Alemagne, sur les frontières du Duché de Juliers,en Latin Meckenbemium. Elle est située à deux lieues de Mun-ster-Eiffel > & à pareille distance de Bonne du côté de l’O-rienr.

MECKMUHL. Ville d’AJemagne dans le Duché de Wir-temberg. Elle est située fur la riviere de Jaxt.

MEC ON. Riviere d’Asie qui arrose le Royaume de Cam-boya > en Latin Mecona. Elle se débordé en Eté, & couvretoute sa campagne. Cette riviere s’assemble avec une autre pluspetite appcllée Chordemuco > qui pendant six mois remontevers fa source. Le pays plat & large par où elle coule en est lacause, parce que certains vents du Midy , nommez Vand avale s,bouchent avec le fable l’embouchure de cette riviere, & cetteembouchure regarde le Sud. II sc forme premiercmentcomme un profond Golfe , des deux rivières qui com-battent l’une contre l’autre. Comme elles ne trouvent pointd’iíïùës libres étant poussées pat les vents, elles vont au con-traire de leur cours, jusqu’à ce qu’un temps plus doux les fastecouler naturellement. * Davity, Royaume de Camboya.

La MECQUE. Grande ville de l’Arabie Heureuse, bienpavée, & célébré parmi les Turcs pour avoii*été 1 c lieu où estné leur Prophète Mahomet , en Latin Mecca , anciennementM.arraba & Mariaba. Elle est située fur la riviere de Cay bar, àvingt-cinq lieues de son embouchure dans la mer Rouge, &de la ville de Zizen , & à quatre-vingt de celle de Medine.Cette ville est environnée de grandes & hautes montagnesqui luy servent de murailles, les avenues en étant tres-diffi-ciles de part & d’autre. La Mosquée de cette ville est fort ri-chement parée & tapistée ,mais fans aucunes images, Lc l’on ydescend par dix-huit ou vingt degrez. C'est une grosse massede pierre de forme ronde, comme sainte Sophie de Constan-tinople. Tous les piliers en sont couverts de tapis fort pré-cieux & de tres belles & vives couleurs ; mais il n’y a aucunesfigures de choses vivantes. Les Chrétiens ne peuvent entrerdans cette Mosquée. Ils la voyent feulement par la porte, en-core faut-il qu’on ne les connoisse pas. Au dehors & tout àl’entour, il y a des portiques & galeries où les Marchands setiennent pour vendre leurs drogues, odeurs, pierreries & au-tres marchandises. Cette ville est estimée sainte par les Maho-métans , tant pour les révélations qu’ils disent que leur Pro-phète y a euës, que pour le Temple superbe que l’on y a con-sacré à son nom. Ils prétendent que ce sont les Anges qui l’ontbâti; qu’il a été visité par Adam, transporté au sixième Cielpendant le Déluge pour le préserver , & depuis rebâti parAbraham sor le modèle de l’autre qui luy fut envoyé du Ciel.C’est ce qu’ils appellent Kiaabe ou Beytullab, c'est-à-dire, Mai-son de Dieu. Cette Maison qui est au milieu de la ville, a en-viron quinze pas de long , onze ou douze de large, & cinqbrasses de hauteur. Elle est couverte en terrasse, soutenue detrois colomnes de figure octogone, faites de bois d’aloës dela grosseur d’un homme. Leur hauteur est de trois brasses &

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demie. Chacune de ces colomnes est d’une piece, gf.

en ligne droite le long de cette Maison, qui est tapiss ee ^. ieíises de soye rouge & blanche, où ces paroles sc lisent enendroits, Lalllab lUallab,Moubammed Resoul Allah.Le sstU __porte par où l’on entre dans cette Maison est élevé de terre ^tant d’espace qu’un homme peut atteindre avec la main, |^ nedans étant comblé jusque-là. Cette porte, haute environ ^brasse & demie & large d’une est d’argent massif, & S '°adeux.Elle est auprès du coin à main gauche loríqu’on e ..vers laMaison.&l’on y monte avec une échelle soutenue dess ^tre roues, dont il y en a deux attachées au bas. Les deux a ^le sont à deux pieds de bois,óù cette échelle est appuy eC Pmilieu. On ['approche à la muraille par le moyen ae ces r ^iorsqu’on veut entrer dans Je Beytullab. Au coin o PP° 0 j t eceluy où est la porte, est appliquée à la muraille la pierre *■qu’ils appellent Hadgiar Asvad qu’ils ont en une grande vc ^tion , persuadez qu’Abraham ctoit monté dessus lorsqu 1 ^tifíòit cette maison , & qu elle luy servoit d’échafaut > ^qu’il ne fît point de trous à la muraille , cette pierre ss u b a n£ Aété apportée pour cet effet par l’Ange Gabriel, se hauna^se baissant ainsi qu’il vouloir. II ajoûte qu’elle étoit a Ji tr j eV e-blanche , mais que parles pechez des hommes, elle est ^nuë noire comme on la voit aujourd’huy. On estifl 16 ,^,.celuy qui la peut baiser le premier au même temps q u >dit l’un à l’autre le Selam , aprés avoir fini la prière du ^kjoulgk jour du Vendredy, qui se rencontre durant .ç ((jours qu’on séjourne-là. Chacun auflì-tôt tâche de luy Dles pieds, & le plus souvent il meurt sur l’heure par la g r ^foule qui l’étouffe. On n’entreque quatre fois l’an dans cC ^ ^qu’ils tiennent sacré, & entre autres au Ramadan, p° ur £ jever d’eau rose. De l’un des cotez de la terrasse qui coU j, tls) eBeytullah,il sort une goutierc d’or massif de la longueur j £ 5brasse , qui avance au dehors pour jetter loin les ea"pluyës qui tombent de la terrasse dans la goutiere. La 1 » . fSest ceinte de deux ceintures d’or, l’une vers le bas, Fautrle haut, & couverte par le dehors d’étoffes, que le Gran ^gneur y envoye de présent chaque année. Les vieillien ôte sont pour luy, lorsque le petit Bairam ou Pâqss eSmolation arrive le Vendredy. U en donne auxMofqu eesves des morceaux qui leur servent de dédicace; niais J c u l-nées que ce petit Bairam n’arrive point leVendredy» ^ et itan Shérif qui commande-Ià, en ôte Foi, & coupe 1petits morceaux, qu’il vend pour reliques. Autour d° [ e jbe ou Beytullab , il y a une cour , appellée Haras» 1 ^ c0 .Turcs, qui est entourée de murailles, avec crois rangs ° (

lotîmes 8 1 de voûtes au dedans. En ce lieu sefaire l’oraison les quatre Sectes qui sont dans le Mah^ ,^5me, sçavoir Hanifi, Chafii, Maliki & Hambeli, chacun^ j el’une des quatre parties de la cour, le visage toujours VBeytullab. /- eUÍ 5 y

Parmi ceux qui vont en pèlerinage à la Mecque, pl ul1 0 utvont par dévotion, d’autres pour y trafiquer, & les autreséviter le supplice qu’ils ont mérité par quelque grand ' yCe voyage absout de tout, & quand un homme ì’a f alt A » ^qu’il ait pû commettre d’énorme, il n’en íçauroû et ç e ptcherché. Les Pèlerins le long du chemin,qui est de trenjournées pour la caravane qui part du Caire, ne sontque ^ter des versets de l’Alcoran , & faire des chantez , C ^w. c qtie»Ion son pouvoir. Deux jours avant que d’arriver à laMon se dépouille touc nud à un lieu nommé Raba\ - * a0 ^uisur son corps que deux serviettes, l’unc au cou , & f aU s£ Pcache ce qu’on doit couvrir. Ils disent qu’ils font cela P a ^ e(t epect,& même ils ont des sandales pour ne pas fouler un psi sainte, de laquelle les Chrétiens n’osenr approcher de

quçs journées fans s’exposer à être brûlez. Ils se tiennehuit jours, durant lesquels il ne leur est pas permis de * e jysde rien vendre ni acheter, de rien tuer, non pas me:me ‘ un eincommode insecte, de quereller ses valets, ni de o ^ ^méchante parole, ce qu’ils sont obligez d’expier en ^^^5,mouton aprés les huit jours pour le distribuer auxEtant arrivez à la Mecque , ils y demeurent trois jours a ^les lieux cju’ils estiment saints, mais dans l’un de ces tr í? J „j 0 rig>chacun d’eux est obligé de faire sept fois un chemin a e ^qui va autour du Kiaabe. Un Iman qui marche ~ eva t d’rdonne l’exemple de tout ce qu’ils doivent faire.. - S , V co ure Dtbord lentement, marmotant quelques prières, puis^^ite à& sautillent à de certains intervalles, recommencent e

prendre un pas lent, & continuent ainsi reciproquemen^ ^avoir passé trois jours à la Mecque, ils vont coucher ennommé Aíy«c qui en est à demi lieue. Us y arrivent j c sdu petit Bairam, 8c ce jour étant venu, ils immolent t