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Tome II. [E - O.]
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MEC

joutons donc ils donnent une bonne partie aux pauvres. Ce° Ur là ils se rasent & s’habillent comme auparavant , aprésJfy lis vont au mont Arafat, éloigné de-Ià dune petite jour-e .* °ù ils demeurent encore trois jours. Le premier, aprésoir fait leurs prières, dc quarante-deux pierres qu’il fautd'j c hacun amasse pendant le chemin , ils en jettent sept con-^ a montagne , le second quatorze, & le troisième vingt &’ Us disent qu’ils jettent ces pierres à la tête du diable, quiAbraham en cet endroit ,lorsqu’il alloit sacrifier son fils' car veulent que ce soit Ismaël & non pas Isaac,ait mené pour le sacrifice dont il avoit reçu Tordre ded? 1 ). Us content encore plusieurs sables de cette montagne,1 s prétendent qu’Adam & Eve se chercherent durant deuxt n Sv ingtans aprés qu’ils eurent été chassez du Paradis Ter-j * re . Tun montant la montagne dans le temps que Tautre en■cendoit par un autre côté , jusqu’à ce que s’étant enfin ren-a nt m z _,ils se reconnurent parles choses qui s’étoient passéesj> lésois entr’eux, & qu’ils se remirent en mémoire Tun à^Utre, ce q U i i es obligea de dire Arof, Arof, qui signifie en^ a , n § u e Arabesque , jc sçay, je sçay, d’où le nom d’Arafat ae .donné à ce licu-là. Aprés ces cérémonies, le Sultan Shérif,^ 1 accompagne toujours les Pèlerins à cette montagne leurs >e l a bénédiction, & chacun répond Amen. Ce SultanI] commande à la Mecque prend le titre d’Alaman Al-

yl c f ni , c’està dire , Prince descendu d’Alhasem, bisayeul dej| jPomet. U étoit autrefois sujet au Sultan d’Egypte , &gj aujourd’huy au Turc, qui cependant ne sc dit pas Roy. ligueur de la Mecque, mais humble Sujet. On tientde ivi es ans ^ ans eette vlUc une grande & célébré foire le 23.jj. Ma y. qu’ils appellent le grand Jubile* Vincent le Blanchi^TA ^ ecc I ue dans T Arabie Descrte , & dit que cette Ara-ûescrtcn’a point d’autres villes que celle-là & Medine,ec i e ch£ tcau Mecar où ils disent que Mahomet écrivitl0 î Alcoran.

q presens que le Grand Seigneur envoye à la Mecque, &p e l'on y porte tous les ans avec grande pompe, font travail-Château du Caire. Les Francs les appellent Veste desonnet. Le temps où la Caravane doit partir étant arrivé ,j.j,Porte ces presens du Château par la ville à la maison deL Adge, qui est le nom qu’on donne au Chef des Pe-de la Mecque. Thevenot qui vit cette Cavalcade entt 5 7. ditqu’clle se fit en cet ordre. Elle commença par tou-» S CS familles des Beys, qui furent suivies des Chiaoux, deslij es . * ^ es Janissaires, puis des Beys mêmes, deíquels ce-d ^ stui étoit l’Emir-Adge , avoit un Cafian qu’il avoit reçuç bacha. Ensuite venoient plusieurs autres Officiers, & aprésq * CS ^lûffàires du Divan, suivis de gens qui portaient^»tre pieces de velours cramoisi fort longues, toutes brodéesgrosses lettres Arabes d’or, longues, larges, & épaisses^Uie le doigt. Dautres portoient une fort grande portièrew ^ e l°urs brodée de même, & précedoient un chameau ayantIon aU har nois d’or & de foye.fïir lequel étoit un grand pavil-c j ou Tabernacle de satin cramoisi tout bordé d’or , & prin-^UJement en certains endroits où il y avoit de grandes lettresc j Q a pes en broderie d’or. Ce Pavillon étoit fait en pointe detr e C v e , r > & avoit une pomme dorée fur le haut, & quatre au-j^alscntour. On vit ensuite un autre petit pavillon quartérte par un homme, & huit pieces de serge portées par huitt res hommes. Plusieurs Processions avec les banieres &.w s .ks Santons avec des tambours & des timbales , accompa-^oient tout cela > qui devoit servir à orner le Kiaabe & lafi>u de la Mecque. C’étoit une preste inconcevable pourssiell'à doutes ces choses, qu'on envoyoit de prescnt, aus-ÍCS ils portent le même respect que nous avons pour lesç|] des Saints. Deux jours aprés l’Emir-Adge chez quijj ç es avoient été portées sortit de la ville dans la même pom-H ^Ur aller camper dehors & se préparer au voyage. Ce jourç ’ a Pré S les familles des Beys, suivirent six petites pieces deHw^gne, tirées chacune par deux chevaux. L’Emir-Adgepjgtoûjours ces six canons avec luy dans tout le voyage. Leshj c ® s d’étofFc & de serge étoient fous le pavillon porté par le«nh CUreux Chameau , qui étoit suivi d’un autre richementp 0 arr, aché, mais n’ayant aucune charge , parce qu’il devoitfie l r Pavillon lorsque Tautre seroit las. On entretient qua-f Q ^tneaux pour servir à cet office, & il y en a deux quiïc î> r voyage chaque année , pendant que les deux autres sehjç í ent * U est surprenant de voir combien de monde s’aslèm-C ar de tous les cotez pour aller â la Mecque. U y va cinqCe Uv Van - es .' celle du Caire composée des Egyptiens & de toust\ 1 u * viennent de Constantinople & des environs ; celle■‘■'amas qui amene tous ceux de Syrie ; celle qu’ils appellent

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des Ponantaux, qui comprend tous ceux de Barbarie , Fez SiMaroc; celle de Perse & celle des Indes & du Mogol.L’Emir-Adge qui fait ce voyage tous les ans comme Chef de la Cara-vane mene d’ordinaire quinze cens chameaux à luy ,pour por-ter ses bardes & pour en vendre ou louer à ceux qui en man-quent. 11 en a cinq cens seulement qui portent de l'eau pour íàfamille, & on les charge d’eau nouvelle toutes les fois qu’onen trouve. Les Caravanes vont presque toujours de nuit & sereposent le jour à cause de Texceffive chaleur. Quand la Lunen’éclaïre pas, il y a des hommes qui y suppléent avec des falots*Tous les chameaux sont attachez queue à queue , de sortequ’on peut les laisser aller fans avoir le soin de les conduire. *Vincent le Blanc, ebap. 3. & 5. de l’Arabie. Thevenot, Voyagedu Levant , cb. 16. & suivant.

MEDABA. Ville ancienne de la Palestine dans la Tribude Ruben , fur le torrent d’Arrron. Les Moabites qui avoìentautrefois poíledé ce pays avant que Jehon Teût conquis fureux, la reprirent enfin lorsque les Israélites qui habitoient aude-là du Jourdain, furent emmenez en captivité par Teglat-phalastàr, Roy d'Assyrie. Isaïe & Jeremie parlent souvent deMedaba comme d’une ville des Moabites, liv. 1. des Maccha-bées. II est aussi fait mention de Medaba & de la vengeanceque Jonathas & Simon firent de leurs habitans, qui avoiencdépouillé &tué Jean leur frere. Ptolcmée met cette ville aunombre de celles de TArabie-Petrée. On la nomme encoreprésentement Med^.bon, * Maty , Diít. de Holl. 1701.

MEDAMA. Nom que les Auteurs Latins donnent à Mé-trante , petite riviere de la Calabre Ultérieure.

MED AME ou Medme, Ville des Locrois, dans la partie deTItalic qu’on appelle Grande Grece. Elle avoit une grandefontaine de ce même nom, dont Strabon parle , & qui se voitencore aujourd’huy. Qjuelques-uns mettent Nicotera en faplace, & Leandre-Alberti y met c api Vaticano. * Davity, c a~labre de de-la.

MEDELIN. Ville d’Espagne dans le Royaume de Léon ,à cinq lieues de Mcrida, à huit deTrugilho & à dix-sept dêBadajox , prés de la riviere de Guadiana que Ton passe sur unpont de dix-neuf arches, long de cinq cens soixante pas com-muns , & Tun des plus beaux d’Espagne, en Latin Metellmuní& Mttellanuni. 11 fut bâti du temps de Philippe IV. auprès desruines d’un vieux pont, qui paraissent dans la riviere au pieddu nouveau. Au milieu, on voit les armes d’Espagne fur unetable de marbre noir, où le nom du Roy est écrit avec letemps qu’il Ta fait construire. La ville est fermée de simplesmurailles, mais défendue par un fort Château élevé fur unemontagne & de difficile accez. 11 n’y a rien qui soit remarqua-ble à Medelin, si ce n’esl un Couvent où sont d’assèz grandsjardins. * Jouvin de Rochefort, Voyage d’Efpagne & de Portu-gal. Davity dit que Medelin est auprès duTage. & le lieude la naissance du fameux Capitaine Fernand Cortez qui fit Jaconquête de la Nouvelle Espagne. 11 naquit en 1485. & mou-rut en son pays Tan 1547X3 Relation qu’il nous a laissée de sonVoyage, a été traduite en diverses Langues.

MEDELPADIE. Province de Suede entre TAngerma-nie dont elle fàisoit partie autrefois, le Jemptland & JeFlel-singhlland. Ce pays qui s’étend le long du Golfe de Bothnie,peut avoir trente cinq lieues de longueur fur dix de largeur.C'eíìune contrée descrte & inculte, où l’on ne trouve quequelques châteaux fans villes ni bourgs. Ce ne sont par toutque hautes montagnes & forêts épaisses. La plupart des habi-tans logent dans des cabanes couvertes de peaux, & faites debranches d’avbres. * Audiffret, Geogr. anc. éemod.tome 1.

MEDEMBLIC. Ville de Hollande dans la. Westfrisc, enLatin MedtmblicumJLlle est proche du Zuiderzée, où elle a unbeau Port entre Alcmar & Sraveren. On tient qit’elle a prisson nom d’un Fleuve appelle Medemlach, qui a été autrefoiscélébré, quoy qu’il n’en reste aujourd’huy aucune marque.Les digues qui sont fort hautes, l’assûrent contre la violence duGolfe de Zuiderzée , que les tempêtes agitent quelquefoisavec tant de véhemence. qu’il jette ses eaux par dessus la digue& les maisons. Ces digues sont faites de terre ramassée en untas long & large, qui est muni au dehors d’une autre levée,épaisse de quelques pieds, & faite d’une espece d’herbe mari-ne, appellée Wier, qui s’endurcit tellement avec le temps,qu’elle repousse les flots comme un rocher. Quand la tempêteest extraordinaire , & que l’eau égalant la digue menace depasser par dessus ou de Ja rompre, les habitans accourent avecdes voiles, qui étant jettées contre cette digue, empêchent leseaux de la miner. Tous les Auteurs demeurent d’accord queMedemblic étoit la capitale de ce pays, avant que les villesd’Enthufe & de Hoorn fussent bâties. Les Lettres de TEvêque

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