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Tome II. [E - O.]
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Godebald font connaître que son Eglise fut donnée aux Cha-noines d’Utrecht en m8. Les Quenemars s’en rendirent maî-tres en 14 16. & ceux de Gueldres la réduisirent en cendres en1514. en forte qu’il n’y demeura pas une maison entìere, I! n’yeut que le Château qui résista. Elle fut de nouveau brûlée en1547. Cette ville n’eít pas grande, & passe pour la plus ancien-ne de la Hollande. Elle a un Château qui la défend, & un Portfort commode pour les vaisseaux. Son territoire est abondanten pâturages, & nourrit force bétail. On voit prés du havre unvieux Château qu’on prétend avoir été la résidence des Princesde Frise. C'est où demeurent quantité de Marchands de bois.* Parival, Délices de la Hollande. Le P. Bouífingaut, Voyage desPays Bas.

MEDERIACUM. Ville ancienne d’Alemagne. Les Géo-graphes croyent que c’est le lieu du pays de J uliers qui porteaujourd’huy le nom d’Ammeren.

MEDES. Petite Iste fur la côte de la Catalogne , en LatinMeda. Elle est environnée de deux ou trois autres beaucoupmoindres, & située prés de l’embouchûre du Terdu côté duNord. * Maty , Diiï, de Holl. 1701.

MEDIANA ou Modigliana. Bourg considérable d’Italiedans le Duché de Toscane, en Latin Mutilum. II est situé surla riviere fie Maríano dans la Romagne Florentine, à troislieues de Fayence du côté du Midy. * Maty, Difî. de Holl.1701.

MEDIE. Royaume d’Asie dont on tient que les peuplesétoient descendus de Madaï, l’un des fils dejaphet, ce quiles fit appeller Medes.A prendre la Medie en général, elle apour limites la Partisse & l’Hircanie au Levant ; la grandeArménie & l’Affirie au Couchant ; la Perse au Midy, &une partie de la Mer de Bachu au Septentrion. Les anciens ladivisoient en deux parties principales, íçavoir en grandeMedie , & en Medie Atropatie. Les meilleurs Auteurs dece temps mettent dans la premiere la Ville de Tauris placée pard'autresau pays d’Aderbajon qui contenant plusieurs villes decette Medie en occupe une fort grande partie. La Medie Atropatieest à présent appellée Sirvan ou Xirvan. Ce pays est froid pourla plus grande partie principalement aux lieux Septentrionauxqui font prés de l’Arménie. II est arrosé de plusieurs rivières& fontaines. La terre est fort bassé auprès des portes Cafpies &s’étend en de fertiles vallées qui produisent toutes sortes defruits à l’exception des olives. II y a quantité de belles prairiesoù paiffoient anciennement grand nombre de beaux chevauxqu’on appelloitNw/ww. Strabon a parlé d’un pré qu’il nommehippobote par lequel passòient ceux qui assoient de Perse & deBabylone aux portes Cafpies. II dit qu’on y nourriflòit cin-quante mille Cavales. Ce même pays a du froment & du vinen abondance, & entre autres fruits des citrons que les Anciensont appellé pommes de Medie , bonnes contre les venins. LesMedes étoient robustes & forts & vi voient sons maladie, tantà cause de leur grande sobriété , que parce qu’ils connoissoientla vertu de toutes choses, à quoy ils s’attachoient principale-ment en étudiant la nature. Ceux des montagnes se nourris-soient du fruit des arbres & saisissent une pâte de pommes sè-ches & pilées, du paind’amandes rôties, & du vin de quel-ques racines 3 mais ils fe traitoient délicatement dans les der-niers temps,au rapport de Xenophon.Us fe peignoient le visa-ge , & pórtoient de faussés perruques , des chapeaux pointus,de longues robes, & des chaussés à la matelote. Les robes desriches étoient ordinairement de soye de differentes couleurs,enrichies d’or & de pierreries. Ils portoient auílì des hoque-tons de pourpre, des sayes à manches, des colliers, des chaî-nes , & tics bracelets d’or, & les femmes avoient fur la têteune espece de thiare. Leurs Rois avoient plusieurs femmes, &tous ceux qui habitoient les montagnes les imitoient, en sorteque chacun d’eux étoit obligé d’en avoir pour le moins sept.Les femmes de leur côté tenoient à gloire de pouvoir nourrirplusieurs maris, & fe tenoient malheureuses lors qu’elles n’enavoient que cinq. Ils n’avoient égard dans leurs mariages , niaux alliances ni à la proximité du sang. Tous les Medes nourif-soient des chiens, aufquels ils exposaient les hommes mou-rans afin qu’ils les déchirassent. Ils aimoientla guerre & por-toient des bonnets si forts qu’on ne les pouvoir percer, & au-tour du corps certaine armure à écailles de fer , des boucliers,ou rondelles, des carquois, de grands arcs, des fléchés decannes, des poignards qui pendoientde leurs baudriers, &de courtes javelines. Les gens de pied étoient armez de mêmeque ceux de cheval. Dans leurs combats ils ne venoient pasd’abord aux mains. Ils escarmouchoient souvent juíqu’à lanuit, & ne s’approchoient que de la portée d’un arc. Cìaxarel'un de leurs Rois, fut le premier qui distingua les gens de

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• guerre en donnant le rang aux archers, aux porteurs

& aux cavaliers, au lieu qu’ils étoient mêlez & confondusparavant. Les Medes furent estimez au dessus de leurs vol 1 ^pour être braves à cheval. Les seuls Atropatiens mettoi ent ^campagne dix mille cavaliers & quarante mille fantassins>.^Diodore rapporte qu’Arteus eut une armée de hìsst cens m ^hommes. Ces peuples pour faire alliance avec les autres>blessoient au bras prés de l’épaule & fe lechoient le sang re . £proquement. Ils honoraient fort leurs Rois, & il n’étoit P 0 ^permis de les regarder non plus que de cracher & de Vf? ,leur présence. Le premier dont les Histoires fassent mentifutPharnus qui voulant résister à Ninus Roy d’Affi rie ' (défait & pris avec fa femme & ses enfans. Depuis ce tcfflF s sles Medes n’eurent que des Gouverneurs jusqùau tcd’Arbaces, qui ne pouvant souffrir la vie lâche & mo e ^Sardanapale dernier Roy des Aíîmens fe révolta contre l u ;,j sprit le titre de Roy de Medie , l’an du monde 3178. S°°Mandance ou Mandane selon Diodore, Si Medide sel° n . £{isebe, régna aprés luy pendant cinquante ans. Sosarme ss l \ 0 „régna trente fut son successeur. Articas ou A nias lelon ere , ou Cardicas selon Eusebe en régna cinquante, Ar (vingt-deux , Arsée, ou Dejoces quarante, Artine ou Ivingt-deux, Artibaras, Astibaras ou Ciaxare quarante »pan dame ou Astiage trente-cinq, Ceîuy-cy que Daniel ^me Affuerus, eut pour fils Darius surnommé Astiage, ^fille appellée Mandane, qui épousa le noble Persan Cans; ^Cirus vint de ce mariage , & pendant la grossesse de í $dane, Astiage son pere vit en songe une vigne qui sortant »sein desa fille s’étendoit par toute l’Asie, ce qui fut interppar les Mages, d’un Fils qu’elle aurait qui soûmettroi^.Ioix plusieurs Royaumes. Mandane étant accouchée de^Astiage le donna à son favori Harpagus avec ordre de I e ,mourir ; mais Harpagus le sauva, Sc Astiage en sot ** 1 r gquand il le sçut, que pour le punir il luy fit servir sonfils dans un repas.Harpagus dissimula pour fe mieux A-enfin il prit son temps pour faire venirCirusqui détrôna^ge. Ainsi finit l’Empire des Medes l’an de Rome ip6- a ^ ^voir duré trois cens dix-sept ans.Cirus prit pour femme W ^de son Oncle Darius, & ayant été associé à la Couronne,avec luy à la guerre de Babilone. Aprés la prise de cette ^& la mort de Baltasar , Darius & Cirus commencerentsemble la Monarchie des Perses & des Medes, ce ^ 0 ^ 0 js.n’ayant mérité le nom de Monarchie que fous ces deux 1 j tà cause que la puissance des Aíïìriens Si des ChaldeenS tété jusque-là incomparablement plus grande. Darius ^mort dans le premier an de son Empire, Cirus régna sou ■ j 6Grecs Je font appeller Je Monarque de Perso à f aUfa valeur extraordinaire, & Daniel témoin oculaire»Darius le premier par la considération de si vieillesse- L ,^ 9me Daniel fut trés chéri de l’un & de l’autre, tant ce J/Jeso

le trouvèrent honoré de la Pourpre & élevé par Baltafo a , ^fus des autres Princes de si Cour, que parce qu’il étoit t j e

nommé pour l’interpretation de l’Ecriture & pour ' e rj s tiProphétie. Le pays des Medes dont l’Empire sot au»e ztí'célébré dansl’Asie.ne fait aujourd’huy qu’une partie debeyan, l’une des plus grandes Provinces de Perso. Voye^beyan. Davity. Medie. Le Pere Philippe , voyage d ort íi} e cssMEDIEK. Ville de Syrie à treize milles de Satua. eiitres-ancienne,& scs maisons font de même symmetrie» 111 .petit nombre. II y a une belle Mosquée & un Bazar Jl}roissent sur tous les autres bâtimens de cette ville» q u j .^sommet d’une montagne. Sur le penchant est un Kan t S ,cíen. Comme ii n’est pas assez grand pour loger les ca . ra ^ 0 nt e 'on en a bâti un nouveau au pied de la ville, capable de fienir plus de huit cens hommes avec tout leur équipage*sortd’ordinaire qu’en hiver. Pendant le beau temps» 0 jj|e.pe tout proche dans les prez au bord d’un étang devant

* ] ou vin de Rochefòrt, Voyage de Turquie. , Mal'

MEDINA. Petite ville, íicuée au milieu de 1 lst e í M"

the dont elle étoit autrefois la capitale, en Latin AM 7 '* ’ v p!edma & Melita. On la nomme aussi h Citta-Vecchia. C e ^ ^a un Evêché suffragant de Païenne en Sicile. * Maty»

HoU. 1701. it3 le

MEDINA CELI. Ville de la Castille Nouvelle,du Duché de ce même nom. Elle est élevée sormontagne qui y fait une plate-forme où Médina est» yjjje,y voit au milieu une belle grande Place & la Maison ûSes rues sont étroites & peu habitées. On découvre f0 jf.gauche dans une grande prairie d’où sortent pjn* ie j eS fi-scaux , le village de Fmm Calicuto , où l’on dit st u ’ V 1 'lìnes. Les Auteurs Latins appellent Médina diverso