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Tome II. [E - O.]
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gnc , les Stecades, appellées vulgairement les Ifles d’Hieres,celles de Lerinsqu’on surnomme de laine Honoré & de sainteMarguerite, la Sicile, la Sardaigne, la Corse & l’Elbe.Ensuiteest i’Ifle de Malthe, aprés quoy ceux qui navigent vers l’Orientrencontrentl’Ifle de Crete , aujourd’huy Candie, & a sonSeptentrion dans l’Archipel sont éparses lesCyclades,Negre-pont,Chio .Pathmos, & plusieurs autres. En pafïant plus ou-tre , ondécouvre proche de l’Asie Mineure, rifle de Rodes,si renommée par la longue demeure des Chevaliers nommezaujourd’huy de Malthe, & enfin l’ífle de Chipre. Tabarqueavec quelques autres est vers la côte d’Afrique, & Corfou aucommencement de la mer Adriatique. La mer Mediterranéeabonde en poilíòns , 8e particulièrement en Thons. Dans leJe Détroit de Mcffine se voit le poisson Spatba ou épée, appel-lé ainsi, d’un osqu’ila en la tête fait en maniéré d’épée largede trois doigts & long de trois palmes. On tient qu il poursuitíàns cesse le chien de mer qu’il perce souvent avec son os. Dansla riviere de Genes ,on prend au mois de Mars une tres-gran-de quantité de petits poissons que l’on appelle Blanquets à cau-se de leur blancheur. La mer Mediterranée produit en la côted’Afrique & en celle de Provence proche des Stecades, ducorail rouge en grande abondance. * Le Pcre Philippe, Voya-ge d.’Orient.

MEDLIN. Bourg ou village d’Alemagne dans le Duchéde Bavière, en Latin Medelirmn. On croit que c’est l’ancienneMedttllum. 11 est situé fur l’Inn , trois lieues au dessus d’Oeting.*Maty, D’ft.de Holl. 1701.

MEDLING ou Metling. Ville d’Alemagne.Capitale duWindismarck. Strabon rappelle Metulum. * Voyez Metlïng,

MEDNIKI. Petite ville de laSamogitie en Pologne, ap-pellée autrement Womie , en Latin Medmcia , & Vomia. Elle estsituée à la source de la riviere de Virwits , & à onze lieues dela ville de Rosienne vers le Nord Occidental. Elle a un Evê-ché que Wenceflas Roy de Pologne fonda en 1413. * Maty,Diiï. de Holl. 1701.

MEDOACUS PORTUS Nom cjue les Latins donnent àMalamoco , ville des Lagunes de Venise. Ils appellent Medoa-cus Mtnor , une petite riviere qui couls proche de là, & qu’onnomme B acbilione.

MEDOC. Pays de France dans la Guienne, en Latin Me-dulanus Tractus. Ce pays qui fait partie du Bourdelois, a étéh demeure des Mcdulliens, & forme la Preíqu’ifle , qui estentre la Garonne & la baye d’Arcachon. Il est terminéde tous cotez par des marais, & autres lieux bas qui l’ex-posent à de grandes inondations. Ses principaux bourgsfont Lesparre, Châtillon, Château-neuf, Soulac 8c Buch. An-dré duChéne rapporte que comme ce pays est fort sablonneux,pareeque la mer n’y fait que vomir du sable, qui étant séchépar le vent, forme de hautes montagnes, ceux de Medoc con-tent que leurs lievres font non seulement si hardis qu’ils cou-rent aprés les lévriers, mais d'une si grande legereté qu’ilssemblent voler par ces grands labiés, à quoy ils ajoutent quenon contens de paître à couvert au pied des arbres, ils mon-tent jufqu’à la cime dont ils se font un repaire. * Audistret,Ctogr. anc. & mod.tom, z.

MED ON. Bourg ou village de la Dalmade, en LatinMedona. II est situé fur une montagne prés de la riviere deBojana, un peu au dessus du Lac de Scutari. On voit prés delà des ruines qu’on dit être celles de l’ancienne Dioclea* Maty,Di 3 . de Holl. 1701.

MEDU A. Grande ville d’Afrique & fort ancienne, qui aété bâtie par ceux du pays dans une belle plaine fur la frontièrede la Getulie, à cinquante lieues d’Alger & à soixante deTremecen du côté de l’Orient. Quoy que cette ville ne fûtpas de l’Efat des Rois de Tremecen, ils l’ont toujours possé-dée à cause de la commodité du passage de Numidie. Leshabitans ont de fort bonnes maisons avec une superbe Mos-quée. Sur le déclin de ces Rois, ils furent tres-incommodezdes coursesdesGetules & des Arabes de Numidie,parce qu’iletoit impossible de les secourir qu’avec de grandes armées àcause de leur éloignement & du voisinage des ennemis. Dansle temps que la puissance de ces Rois étoit redoutable, ils ytenoient garnison pour faire des courses & pour défendre laville, ce qui obligeoit les voisins à demeurer dans l’obeïssance,mais les habitans ne se trouvant pas en seureté par lc peu desecours que les Rois de Tremecen leur donnoient, se rendi-rent au Roy de Tenez qui étant tout proche pouvoit à touteheure accourir â leur défense. Ce fut alors que Barberoufleconquit cette ville > qui depuis ce temps-là a été aux Turcsd’Alger qui y mettent garnison. La contrée est riche & abon- jdaote cn bleds & en troupeaux. 11 y a beaucoup de vergers & j

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de boccages, & plusieurs fontaines. * Marmol, t.i- 1 - 5 * 1MED U AN A. Nom Latin de Maienrie, ville des""dans la Province du Maine, & de la riviere qui porte le

me nom. . teS

MEDULLUM. Ville ancienne de la Vindelicie.Que'^Géographes tiennent que c’est aujourd’huy le bourg o ulage de la Bavière que l’onapppelle Medlin. II yen a dqui veulent que ce soit celuy de Mittefpach , dans cette wcontrée. ...

MEDUNTA. Ville ancienne des Gaules. Cette villescelle du Vexin François qui porte aujourd’huy le n 0 ®

M ante. * Audiffret, Geogr. anc. & mod. tom. 2. , , j a

MED W AY. Riviere d’Angleterre qui a fa source “ 3n [0 ,forêt Anderide.en Latin Meduacus. Elle est petite au co ^mencement, passe parPcenshurst, demeure de l’anciennemille des Sidney ; par Yumbridge, & ensuite prés de Mwort. De là grossie du petit ruisseau de Lene, elle se ren 1des champs fertiles, devant le Château nommé Alington, tse Ailesford, d’où s’élargiflant, elle coule au travers de f .sieurs campagnes jusqu’à ce qu’étant divisée par slst e d c ¥ ^pey , elle entre dans la Tamise par deux embouchures,las, Royaume de Kent. . ,,,,

MEDZIBOR. Ville d’Alemagne en Silesie, en Latin ^deziboria. Elle est située fur la frontière de Pologne danDuché d’EIs, à quatre milles de la ville de ce nom, & 3de Breílaw. , y. e

MEDZIBOZ. Petite Place de Pologne dans la P^rssjfcen Latin Medz.iboz.ium. Elle est fur la riviere de Bog, &parle Vasseur, à trois lieues de Coníhntinow. . ,

MEELLARIA. Ville ancienne de l’Espagne Betiq 0 ./dont il ne reste plus que les ruines. On les trouvedaîousie aux confins de I’Estremadure d’Efpagneappellé Fuente d’Ojuvena. *Maty, Dift. de Holl. I 7 or *,, r .( 1 éîMEGALOPOLIS. Ville d’Arcadie prés du Fleuve A|I»pays du Péloponèse. La naissance de Polybc & deautres illustres sçavans la rendent célébré. Quand les L a símoniens virent la ville de Thebes embarrassée dans Ja ë a frde la Phocide, ils trouvèrent la conjoncture favorable P ? 1a e ,rer raison des Arcadiens , qui les avoient attaquez con ) 0ment avec Thebes. Comme la foiblesse -des Lacedenao ^épuisez ne s’accordoit pas trop avec leur projet de venges cils chercherentle moyen d’en assurer Je succez, & pr°P° ^une ligue aux Athéniens. Les Megalopolitains de leu r tenvoyerent aussi des Ambassadeurs & la traversèrentleur pouvoir. Demosthene plaida leur cause, Lt ils ne arent pas de la perdre. Les Athéniens inclinèrent fort à ravo ^Lacedemone, depuis que les victoires d’Epaminopda^ ^voient presque réduite aux abois & transféré l’EmPJ re ^ o! \Grece à ceux de Thebes. Ce fut du nom de cette Ifso Q jetira celuy des Jeux Megalesiens que l’on célébrait à Rs®douze du mois d’Avril àl’honneur de Cibele mere des D ^Megalopolis est appellée aujourd’huy Leondarì ou í e f‘„ u „Elle a été Episcopale sous les Chrêtiens,& aujourd’huy c .f pU5

malheureux village. Les Megalopolitains avoient une » g

machinatrice5 c’est-à-dire qui trouve des inventions > P ç eque les hommes employoient toutes fortes de mo/ens Prendre heureux dans leurs amours. Ils avoient aussi un 1d’Esculapeavec sa statue & tout auprès celle d’Hygsof^H.jjfesanté. Ils avoient dédié une certaine place à Borée, c est a u ,au vent du Nord, à cause que par son moyen ils s’éto ienvez garantis d’Agis & des Lacedemoniens. Lors qu’d* 3 a ubesoin d’eau le Prêtre de J upiter alloit à la fontaine d Ag ^mont Licie, & aprés les sacrifices & les prières, il J? rt0 a préírameau de chêne dans l’eau qui se troubloit aussi tôt ,quoi la pluye venois. Si quelqu’un entrait par me P» 1 ! )n ce »l’enceinte de son Temple, on dit qu’il mourait dans 1 a - e0 t'& que les hommes & les bêtes qui y entraient ne p° rplus d’ombre. * Davity Arcadie. f dc J a

Polybe, Historien Grec étoit fils de Lycortas, cheRépublique des Achaiens, & vivoit vers l an 198. ava í] t ^ v0 y aChrist. Ce fut environ en ce temps-là que ce peupj c £ e Jlen ambassade avec son pere au Roy Ptolemée Epip* 13 , Kalla ensuite à Rome où il fit amitié avec Scipion & ’ oi }til y composa son histoire aprés avoir fait divers voy a gf s Jj v j-bien connoître les lieux dont il avoit à parler. Elle ctoifée en quarante livres, & comprenoit tout ce qui s et p.. n iqii ede considérable depuis le commencement de la guerre f

jufqu’à celle de Macédoine. II ne s’en est conserve 0 e f.que les cinq premiers que nous avons avec des extraits ss j eques endroits des autres. On tient que Polybe é tolCquatre-vingt-deux ans quand il mourut.

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On les trouve dansai ^