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ÍJise depuis ce temps -là, que ce Château est demeuré încapá-env- 6 résistance. On la divise ordinairement comme ParisVille, Cité, & Université, ce qui fait dire par Proverbe auxp ens du pays Apres Melun Taris. Elle a ses foffez profonds &ar § es , de hauts remparts, & quelques boulevards en dehorsse flèchent quelle ne puisse être battue de la colline , qui•nbleJuy vouloir commander du côté du Fauxbourg dea * nt Barthelemi. Aprés qu’on a considéré ses fortifications,e Wrcdans une longue rue, que fa largeur pourroit fairePtendre pour une place. Cette rue conduit depuis la porte juf-j. au port où elle aboutit sous le beffroy du Palais du Prési-jj > dont l’architecture luy donne la forme d’un gros pavillon,rel? 3 ^ anS cette Bailliage & Présidial, & il a dans sonort, Moret, Nemours, Fontainebleau , la Ferté & autresmes du Gastinois. La commodité de la riviere de Seine qui^ re ndles environs trés-agrcables & fertiles en tout ce qu’on* eu t souhaiter, luy est un avantage fort considérable pour lettitnerce. Elle en fait une Isle qui fut autrefois lapremiere;f rtle de Melun qu’on habita, & où ses Comtes faisoient leurç e nreure. Aprés avoir vû la Ville où est l’Eglisc Paroissiale dej,’ Aspais, qui fut un Archevêque d’Auch, mort en ce lieu-làt a . n 5 Z 6 . au retour du Concile d’Orleans, & dont les miracles,p e lts a Prés fa mort, obligèrent à luy bâtir cette Eglise, on pas-dans l’Ifleoù trois choses méritent d’être remarquées : l’E-de Notre-Dame, l’une des quatre que Charlemagne ac bâtir, le Château qui est à une pointe de l’Ifle qui le rende situation tres-forte , &l’Eglise de saint Etienne plus grandeT e celle de Notre-Dame, mais qui n’est pas Eglise Colle-v n ' M ru ^ Hitle chemin dans cette Iste pour passer de lanie à l'Université , laquelle est la plus petite partie des trois3 ° n fait de Melun , est toute remplie d’Hôtelleries à causeJ 1 grand passage & de sabord des Coches d’eau qui viennent3 e ssui vont de Paris à plusieurs Villes qui font fur les rivières, d’Yonne & de Loing. Toute cette partie est fous laar oxsle de saint Ambroise. Les Convens des Carmes & desH ? r deliers , & l’Abbaye Saint Pere font dans le Fauxbourg^fnt Lierres. L’Abbaye Royale du Lis, Abbaye de Filles deysedre de Cîteaux, n’est qu’à un quart de lieue de Melun en°toy a nt la riviere. Elle fut fondée par la Reine Blanche mereplaint Louis, & elle est dotée d’un revenu fort considérable,an iq.jo. le Roy d’Angleterre aísiegea Melun. Le Seigneur: Barbazan qui la défenaoit fit une silongue résistance,que luyEs siens mangèrent leurs chevaux faute d’autre nourriture,fo ì ^ es obligea enfin de sc rendre à composition. II y a der t belles promenades aux environs de la ville avec plusieursaisons de plaisance, entre lesquelles l’Iste des Veaux est fortjjsinguée. * André Du CJhesoe, Antiq. des Villes de France.p r ll vin de Rochefort, Voyage d’Alemagne & de Pologne. Audif-- Geogr. anc. & mod. tom. z.
» La Vi]] e de Melun a la gloire d’avoir été la patrie du fameuxjaques Amiot qui nâquit le trente d’Octobre 1514. II étoit£ S de Nicolas Amiot Corroyeur, selon quelques-uns, ouq>?- llc i ler » sel° n d’autres ,St de Marguerite d’Amours. AyantV «te la maison de son pere dans un âge tres-peu avancé, ilQu r*- aias , & une Dame à qui il demanda par hasard quel-Vr pOt^les secours dans son besoin, le prit chez elle pour soi-Cas CS en ^ ans au College & pour porter leurs livres. Cette oc-t i0l} fo y fut favorable. Il s’en servit pour profiter dans lesj a trcs » & faire valoir l’heureux genie que luy avoit donnéCQ nat ure. Son application à l’étude luy fit acquérir une entierekj.^oistancedela langue Grecque , qu’ìl enseigna depuis pu-^ Mement dans l’Université de Bourges. Sa réputation aug-j>btant de jour en jour, il fut choisi pour être Précepteur desp ílîc es Fils du Roy Henry II. qui furent ensuite Rois des V JT CC ’ ^° US ^ es noms de François II.de Charles IX. & d’Hen-pj On luy donna FAbbaye de Saint Corneille de Com-& l’Evêché d'Auxerre en 1570. U fut fait grand Au-j 0 ^? ler de France,& Commandeur de l’Ordre du Saint EspritCr H UC EekOrdre fut institué emjyS.Aprés avoir eu le déplai-Ue v ,° ar luourir les trois Monarques dont il avoit eu l’hon-^^ d’être Precepteur.il sc retira dans son Diocesc&mourut àP] * Crre le sept deFévrier j 593.Sa traduction desOuvrages def5tque.de Grec en François,luy a fait beaucoup d’honneur.BLUTO. Bourg ou village de la Calabre Citerieure,<ses S Ue ^l ues ' uns disent être le lieu où étoit Fancienne ville. Brutiens nommée Teme&a.
Pîrt' a ^A. Montagnes d’Afrique fort élevées qu! fontluvil Atlas. Elles prennent leur nom du Fleuve Me
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St? 6 ° U Mul yia, qui tire son origine du milieu de ces monta-C On y trouve quantité de pins & de sapins que les Barba-fansportent aux villes pour servir à construire des maisons,ïom u,
Csest là leur principal revenu. II faut necessairement passer parces montagnes pour aller de Fez à Tafilet. La traverse est decent lieues. II y a quantité de Lions, de Tigres, de Sangliers*& de Loups dans les forêts d’Azerot, de Safaron, & de Béni-azega. Lors qu’on veut prendre des Tigres & des Lions, oiifait aux descentes des montagnes & aux sorties des forêts danslesquelles ils sc retirent une fosse ronde & étroite par le haut 4& qui va toujours en s’élargissant par le fond, & une autre fos-se en longueur aulsi profonde que l’autreavecun trou dans lefond. Ce trou fait la communication des deux fosses. Sur ce-Iuy de la fosse ronde, on met une trape fur laquelle on laisseun mouton mort, & dans la longue on descend un coffre foreépais rempli de clous au dessus , & dans le fond duquel il y aun quartier de mouton. Une porte qui répond au trou qui estentre l’une & l’autre fosse sc tient levée par une machine. Ainsicomme le Lyon ne sort ordinairement que la nuit pourchercher fa proye, il court à la chausse trape pour y clevorer Iqmouton qu’il a senti,&s’y jettant avec impétuosité,il tombe cinsique luy dans la fosse, où quelque temps aprés qu’il l’a mangé „pressé de nouveau par la faim, il entre dans la fosse longue pours’y repaître du quartier de mouton qui est dans le coffre attachéà une machine faite à peu prés comme est celle d’une ratiere»Le Lion qui tire la chair en la mengeant remue la machine, &efait cheoir derriere luy la porte qui renferme dans le coffre ,où il ne sçauroit sc remuer à cause que ce coffre est sort étro; tjLes Barbares qui le trouvent pris le matin l’élevent avec qua-tre cordes liées à quatre anneaux de fer qui sont aux quatretcoins de ce même coffre, & le mettent fur un cheval pouc,l’emporter. * Moue te,Hifl. du Royaume de Maroc.
MELZO. Bourg ancien du Milanez en Italie. II est situéfur le ruisseau de Melgole entre Lodi & Monza, à quatrélieues de Milan vers l’Orient. On l’appelloit autrefois Melrpum. Ce bourg est peu considérable. * Maty, Ditt. de HoÌU
MEMEL. Ville de la Prusse Ducale, àl’entrée du Golfede Curlande ou Curiseh Haff dont elle garde Je passage, enLatin Memelix & Memellium. C’est une forte Place fur lesconfins de la Samogitie à trente-cinq mille pas de Libau & dé-fendue d’une bonne citadelle. On tient qu’elle est un ouvra-ge des Chevaliers de Livonie qui la cedcrent aux Porte-Croixen i$z8. Depuis ce temps-là elle a étc soumise aux Polonois &aux Suédois ensuite. Elle appartient aujourd’huy à l’Electeurde Brandebourg , & commence à se rétablir aprés un furieuxincendie qui la consuma presque entiere en 1678. * Audiffret,Geogr. anc. & mod. tome 1.
MEMERS. Ville de France, Capitale du petit pays ap-pcllé Sonnois, en Latin Memerfium & Memersix. Elie est situéeà la source de la Dive, à six lieues d’Alançon , à huit du M ans,& fait la séparation du Perche d’avec le Comté du Maine**Davity. D u Chêne, Antiquité*, des Villes de France.
MEMMINGEN. Ville Impériale d’Alemagne dans l’Af-gow contrée de Suabe, en Latin Memmingx. On l’a auíltnommée Augusta Drufi. C’est le Drufomagus de Ptolomce.Les anciens Alemans l’appellent Grynenfurt ou Grien - Weri tCette ville est à six lieues d’Ulm, & traversée d’un ruis-seau que l’on nomme Bach & qui ne gele jamais. Elie asept portes, & l’on peut faire le tour de íes murailles en uneheure par dedans le long des créneaux, où l’on va toujours àcouvert. Son Eglise principale est Saint Martin, l’autre estcelle de Notre-Dame. 11 y a encore un Convent d’Augustins&unde Religieuses, avec une Maison de Saint Antoine oul’on reçoit ceux qui sont atteints du mal du nom de ce Saint,Ses habitans suivent la Confession d’Augfbourg.Memmingenest une ville si ancienne qu’on la croit bâtie avant i’an 350. Eliejoiiit d’un bon air, abonde en eaux & fontaines , en bonnesterres qui produisent quantité de grains, & cn beaux jardins jmais on n’y recueille point de vin. La plupart de sc s habitanss’occupent dans le trafic , & font des toiles de lin & des drapsde coton qu’ifs nomment Golfchen , & qu’on transporte jusquesen Turquie. Leur République est gouvernée en partie parlesprincipaux & en partie par le peuple qui est divisé en douzeTribus. Son Consul s, son Sénat ont le privilège de nepoinccomparaître à Rotwil 5 mais les habitans doivent comparaîtrepar devant le Stattgerïcht , ou Siégé où l'on rend les Jugemcnsde la Cité. Ils peuvent aussi jar privilège de l’Empereur dol’an 147!- recevoir les bannis, pourveu qu’ils rendent justices’ils sont tirez en instance. Si quelqu’un veut plaider contrele Consolée le Sénat, il ledoitfairepardevantlc Senatd’Augssbourg. d’Ulm, de Ravenspurg, de Bibrach cu de fiemp-ten à son choix. * Dresser. Germ. Vrb. Munster, lib. 3.
MEMPHIS. Grande Ville d’Afrique où les Pharaons ongtenu leur siégé, & qui est aujourd’huy tout-à-sait détruite. Elis
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