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Tome II. [E - O.]
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65 ° M E N

ctoit sur lc Canal du Nil qui regarde l'Occident, ì dix-septlieues du Caire vers le Micíy. Prés de les veltiges, on voieencore les pyramides du côté qui répond à l’Egypte. C’est-lâque du temps de Moysc & de la captivité des Enfans d’Israël,demeuraient les Pharaons. II y a un vieux bâtiment à l’endroitoù les deux bras du Nil se rejoignent. On le nomme le Sepul-ere de fofepb, & on croit que c’est quelque Temple de Vulcain.Quant au Sépulcre de Pompée, il est à deux lieues d’Alexan-driedu côté duCouchant.où l’on voit une aiguillé forthaute.dela même façon que celle de saint Pierre de Rome. Les Grecsassurent que ce fut l’Empereur Adrien qui embellit ce Sépul-cre , autour duquel font de grandes ruines qu’on appelle M af-filia, On dit que ces ruines font du Temple de Jupiter ,&que la ville de Memphis fut bâtie paìfen des Pharaons dutemps de Joseph. * Marmol, Defcr. de l^r, tome ;. cb. 24.

La MENAGERIE. Maison de campagne dans l’en ceintede Versailles. Elle est située à l’un des bouts du Canal qui tra-verse celuy qui est appellé le grand Canal. Quoy qu’elle sem-ble uniquement destinée à nourrir des animaux, elle ne laissepas d’avoir des appartemens fort bien entendus & d’une gran-de magnificence. On y arrive par une grande ; avenuë d'arbres,& on entre dans une cour qui conduit dans une autre où l’ontrouve un dôme de figure octogone, au milieu duquel est unerampe de quelques degrez, ornée de deux grandes urnes demarbre. L’on monte par cet escalier sur un palier qui meneà deux grands appartemens, l’un pour l’Eté, l'autre pour l’Hi-ver, & à un fort beau salon qui est au milieu. L’appartementd’Eté qu’on trouve à main droite, est composé de cinq pieces,toutes peintes avec un grand foin. On voit dans ces chambresquantité de petits tableaux. Dans la premiere, il y a six paysa-ges , & dix dans la seconde qui representent des jeux d’enfans.II n’y a point de tableaux dans la troisième, non plus que dansla cinquième ; mais ce sont les omemens du monde les plus ri-chesses plus magnifiques, & où il régné le plus de goût. Dansla quatrième sont deux tableaux, dont l’un reprefente Orphée,& l’autre Arion jouant de la lyre . & porté fur un Dauphin.L’appartement qui est à main gauche est composé de la mêmequantité de pieces,8t peint dans le même goût. Le saison qui estau milieu de ces deux appartemens &qui les sépare,est un octo-

f one éclairé par sept croisées, qui sont dans les sept pans. Leuitiéme est occupé par l’entrée. Un balcon de fer en saillierégné tout à l’entour, & fait voir sept cours differentes rem-plies d’oifeaux & d’animaux curieux. Les dedans de ce saison& du vestibule sont dorez, remplis de glaces, & peints de lainême forte que les deux appartemens. Le dessous de ce saisonest occupé par une grotte au milieu de laquelle il y a un jetd’eau tournant, qui se répand dans toute l’étenduë du plan-cher, qui est tout rempli de petits trous, d’où s’éleve une pluyed’eau. Le dôme dans lequel est le talion, est environné par unecour octogone , où les sept autres cours aboutissent. Elle esttoute semée de petits tuyaux cachez sous terre, & quand onle veut, elle devient par là comme un partere de jets d’eau. Lessept cours ne sont fermées que par des grilles de fer, jointespar des termes de pierre, qui representent quelque sujet de laMétamorphose. Dans chacune, on trouve tout ce qui estne-ceíïaire ou commode, aux animaux qu’elles renferment, com-me des loges , des rondeaux, un reíèrvoir rempli de poissonspour les pélicans ,& pour les autres animaux qui s’en nourrisisent. II y en a une sur tout, où l’on voit une voliere d’unebeauté & d’une magnificence extraordinaire. Trianon est vis-à-vis de la Menagerie, à la tête d’un Canal de traverse, quivade l’une de ces maisons à l’autre. *Nouy. Defcr. des Châteaux& Parcs de Versailles ér de Marly 1701.

IVÍENAM. Fleuve des Indes en la Preíqu’Ifle de-là leGange. Ceux du pays n’ont point connoislince de fa source,qui doit être bien avant dans la terre-ferme. On tient qu'iisort du LacdeChiamai dans les Etats duRoy d’Ava. Cetterivière qui est fort rapide, a son cours du Nord au Sud, &aprés avoir traversé les Royaumes d’Ava, de Pegu & plu-sieurs Provinces de Siam , elle se rend par trois embouchuresdans le Golfe de ce nom. La plus grande est celle qui est laplus avancée vers l’Est, fous le treizième degré trente minutesde latitude Septentrionale. C’cst par cette embouchure queles vaisseaux & les Jonckes ont accoutumé d’entrer. 11 y a aufond du Golfe de Siam, à l’entrée de cette riviere, un bancplat de fable, qui a plus d’une lieuë d’étenduë. II s’y trouved’ordinaire cinq ou six pieds d’eau quand la mer est basse, &quinze ou seize quand elle est haute ; mais dans les mois deSeptembre, d’Octobre & de Novembre qu’elle est débordée,il y a dix-sept ou dix-huit pieds d’eau. Ce débordement ar-rive une fois toutes les années. & couvre tout le plat pays peu-,

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dant quatre ou cinq mois, ce qui rend la terre tres-fertile- ^dehors du banc dont on a parlé, environ à deuxlieuës d etre, est un bon ancrage pour les grands vaisseaux, & P°JLceux qui ne voudroient point entrer dans la riviere» «. Jtrouve toujours quatre à cinq braises d’eau, fond de g' 31 '& bonne tenuë. Ceux qui veulent y entrer , atténuéque l’eau soit haute pour passer fur ce banc. Ils P euve £ pensuite faire voile, & remonter jusqu’à une petite ville apP ‘■lée Bancop, à six lieues de l’embouchûre. La riviere est 11101large au dessus de cette ville, & son fond fort inégal. Le node cette riviere est composé de deux mots, Me Áí 1veulent dire, la Mere des eaux. *Joost Schuten, Hollando »Relat. du Royaume de Siam. c .

MENANC ABO. Royaume des Indes. dans l’ifle ^matra, en Latin Menartcabum. 11 est éloigné de celuy dede quatre-vingt milles, & renommé par les crics ou poig naíque l’on y fait. * Davity ,ljle de Sumatra. , . »

MENAPIENS. Peuples de l’ancienne Gaule,quité la partie d’Utrecht & du Brabant, où sont le Quartier dvers & la Mairie de Bolduc. Ils ont encore occupé une parde la Gueldre avec le pays de Cléves. Celar, Pline & Tacfont mention de ces peuples qui furent compris dans lamanie Inferieure.

MENAT. Abbaye de France de l’Ordre de saint B en ^dans l’Auvcrghe, en Latin Menatum. Elle' est située » ur .jj {Sioule aux confins du Bourbonnois, à sept lieues de se vde Clermont. Cette Abbaye fut fondée dans la Vallée ver ^par saint Menolée son premier Abbé, Disciple d’Odon,^ 1bé de saint Theufroy , qui vivoit du temps de la Reine pnehaut. Cette Reine la dota d’un grand revenu. L’Emf^ r eflLoiiis le Débonnaire la rétablit, & son Eglise fut dédieel’honneur de saint Martin , par Bonite , Evêque de Lmont. - r'

MEN AY. Riviere ou Détroit d’Angleterre, qu ’ 1 ‘ e P ç eíl’Iste d’Anglesei du Comté de Caernarvan , & qui a set ^bords la ville qui donne le nom au même Comté, en . t eMenayum Fretum. Ce Détroit est dans la partie Septentriode la Province de Galles , & ceux du pays l'appellent N ^w aile s. Ptolemée luy a donné les noms de Tifis , TiJO‘ ltSToefobis, _ /, J

MENBIGZ. Ville ancienne de la Syrie. Elle est utu ^quinze ou seize lieues d’Alep vers J’Orient Septentrion 3 >^nommée en Latin Menbigium. Cette ville qui a été Epi» co P oI>est présentement presque détruite. * Maty , Dict. deH»U- 1 f ^MENCHECA. Montagne d’Afrique, fort élevée & ^rude , & du ressort de Tezar. Elle est dans la Province £Cuzt, Royaume de Fez, & a d’épaisses & grandes forêts > *

les arbres sont fort hauts. Ses habitans sont Bereberes Zt® squi par leur valeur maintiennent leur liberté, &onttou)guerre contre les Rois de Fez, à qui ils ne payent aUCU . s L a Î5but. II y a peu de terres labourables fur cette montage i , o0quantité de vignes & d’oliviers, avec quelques héritages q ^arrose par des rigoles & qui rapportent beaucoup de ^ in ‘r 0 jjevient qu’ils sont Tisserans pour la plupart. Elle est pl° s tr \\que les autres du même pays > & le peuple y est plu* 0y a quarante gros villages, mais fans clôture, qui fo urn cSsept mille hommes de combat, parmi lesquels font 5J £Í jfSFusiliers & quelques gens de cheval. Ils ont ce privd^fRois de Fez , qu’on ne peut aller chez eux prendre un Lnel. * Marmol, tome 2. lìv. 4. eh. izz. ,

MENCIO ou Mincio. Riviere de la Lombardie enen Latin Mincius. Selon Davity, elle tire fa source du W^Worms, au mont Alfurno, & selon d’autres, elle fort „ £ f,de Garde qui est dans l’Etat de Venise, où elle baig ne n (chiera & Mansambano. Elle entre ensuite dans le Mante& elle y forme le Lac de Mantouë dans lequel est bâtie g a .de ce nom, aprés quoy elle va se décharger dans se 10chetta. *Maty, Dicl. de Holl. 1701. /- e ttî

MENDARO. Ville d’Efpagne dans le Guipufc° 3 -ville communique son nom à une vallée. * Davity » Gm i fo-ê-MENDE. Ville de France dans le Languedoc avec £eché. Elle est située dans le haut Gevaudan prés d e 13 n a jrdu Lot, entre des montagnes, en un vallon agréable» ^jus»doux Sctemperé, & en un terroir abondant en bleds» e ^

& en plusieurs sortes de fruits , produisant aussi du vi - va l,safran. Ce n’étoit autrefois qu’un petit bourg, où 1310 n el itEvêque de Mende fut martirifé. La vénération q a y a ntpour ce lieu qu’on appelloit Viculus Mimatenfis , j ■' 0 its

attiré plutôt qu’ailleurs les habitans des autresdu .

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pays, qui avoient été entierement ruinez oan- un fl

temps par Crocus, Roy des Alemans . si dcV

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