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sa résidence ordinaire, ainsi que les autres Officiers du Royd'Efpagne. Quoy que le Siégé de l’Evêché y soit établi, iln’y a pas plus de cent familles d’Efpagnols. Ils ont appellecette ville Merida, à cause des grands édifices de pierres qu’ilsy ont trouvez, semblables en quelque sorte à ceux de la villede Merida en Espagne. On croit que ces édifices jèrvoient deTemples aux Sauvages qui habitoient ce lieu-là avant Tarrivéedes Espagnols. * Laët, Defcr. des indes Occ. liv. 5. cb. 28.
MERIDA. Ville de l'Amérique Méridionale, située présque sur les limites qui séparent Venezuela du nouveau Royau-me de Grenade, dans un terroir abondant en toutes fortes defruits, & où il se trouve encore des veines d'or. Elle est à qua-rante lieues de Pamplone vers l’Est-Nord-Est, & à dix-huitdu grand Lac de Maracaybo, fur les bords duquel il y a unebourgade, où les habitans de Merida portent une fois oudeux Tannée leurs fruits & leurs autres marchandises, pour lestransporter de-là avec des barques dans les Provinces voisines.* Laët, Indes Occid. liv. p. cb. 6.
MERIDIEN. L’un des six grands cercles de la Sphere.quipasse par les Pôles du monde & par le Zenith de chaque lieu,&qui coupe TEquateur à angles droits. On compte pour Tor-dinaire trois cens soixante Méridiens, & on les appelle ainsi,parce que quand le Soleil parvient à ce point du Ciel, il estmidy dans tous les endroits de la terre qui sont fous le mêmeMéridien. On appelle 'Premier Méridien , un grand cercle quel’on sc figure être décrit fur le Globe terrestre, pour commen-cer à compter de-là les dcgvez dc longitude des lieux. LesFrançois imitent les Anciens qui le mettoient aux Canariesdans la partie Occidentale de Tisse de Fer. Les Hollandoisfont passer ce premier Méridien par le Pic de Teneriffe, quiest la plus haute montagne du monde, & dans les voyages delong cours, ils commencent à compter leur longitude par lePort du partement. II y a, selon les Astronomes, un Méridiensensible & rationel. Le Méridien sensible, appelle ainsi pareux, de ce qu’il tombe sous les sens, est un espace du Ciel,terminé par deux grands demi cercles, tirez par ìes deux Pôlesdu monde & par les Zéniths de deux lieues de la terre, quisont éloignez entre eux de cinquante mille pas géométri-ques & le Méridien rationel, auquel ils donnent ce nom,parce que c’est l’entendement seul qui le conçoit, est ce grandcercle que nous nous représentons comme paíïant par les deuxPôles du monde , & par les deux Pôles de l’horison. Le Mé-ridien détermine le point où les Astres sont plus élevez furnôtre horison.& cela s’appelle Hauteur Méridienne. * Ozanan.
MERINDOL. Petite ville de France dans le Dauphi-ne. Elle est close de murailles & appartient au Roy. *Davity,Dauphine.
MERÏONETH. Province d’Angleterre dans la partieSeptentrionale de la Principauté de Galles , avec titre deComté, en Latin Merionethenfis Comitatus & Merrinïa. Ellea les Comtez de Caernarvan & de Denbigh pour bornesau Septentrion , celuy de Montgomery à TOrient , ceuxde Radnor & de Cardighan au Midy, & la mer d’Irlande àl’Occident. Sa longueur est de quatorze lieues, & fa moyennelargeur de cinq. Harleck est le bourg le plus remarquable quis’y trouve. Ce pays est le plus froid, le plus defagreable & leplus stérile de TAngleterre. Ce ne sont que montagnes escar-pées d’une hauteur surprenante,&si voisines les unes des autres,
Î |ue les Bergers qui y gardent les troupeaux, peuvent sc parleracilement de leurs sommets; mais s’ils ont envie de se join-dre , ils sont obligez dc faire plus d’une journée de chemin. IIy a une quantité incroyable de brebis qui paillent fur ces mon-tagnes. Les herbes y sont dans une abondance extraordinaire,ce qui oblige les habitans de chasser leurs troupeaux hors despâturages, de peur qu’ils ne meurent de trop manger. Us nes’appliquent qu’à faire du beurre & du fromage qu’on estimeen Angleterre. * Audiffret, Geogr. tome 1.
MERLERES. Petites Isles au nombre de quatre, qui sontsituées contre le côté Septentrional de Tisse de Corfou. Ellessont extrêmement fertiles, & abondent principalement en pâ-turages , mais elles sont peu habitées. Les Corsaires y viennentsouvent prendre une retraite. * Corovic, itiner.
MERNIS. Petite Province d’Ecosse, en Latin Mernia &Mania. Elle est íituee le long de TOcean, entre celles de MarrSc d’Angus, & elle a environ neuf lieuës de côtes, & cinq dansfa moyenne largeur. On n’y trouve que les bourgs de Dun-notir, de Cowie dont le Port est assez bon, & de Bervy. Cedernier a seul le droit d’envoyer des Députez au Parlement.
* Audiffret, Geogr. tomei.
MERNISSA. Bourg d’Afrique dans la Barbarie. II est si-tué fur la rivieré de Nocor, aux confins des Provinces de Gar-
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reta & de ChaUs. Ce bourg , selon quelques Géographe?.Tancicnne E rpis ou H eripis. On le nomme autrement Mej ern 1* Maty, Diïï. de Holl. 1701. .
MERNOC. Iflé de la mer d’Ecosse, située à TfstA ^Ouest de celle de Bûche. Sa longueur est de mille pas y -largeur de cinq cens. Cette Isle est basse, fertile & peupl eeIon son étendue. _
MEROBRIGA. Ville ancienne de la Lusitanie. Les W*graphes croyent que c’est le bourg de l’Alentejo en Portug 'qui porte aujourd’huy le nom de fan fago de Cacetn . . n
MEROE’.Isle qu’on trouve à T entrée de TEthiopie&ff 11formée au dessous de TEgypte par le Nil dont Tun des bra »sçavoir celuy qui est à gauche de cette Isle s’appelloit dut® 1de Ptolemée Ajíapus ScAjìaboras.Cette Isle est à quinze d®8,^vingt minutes de latitude Septentrionale, & à quinze journde Syéne. Elle a été nommée Meroé selon Diodore, “Mere Cambiste, Roy de Perse , & selon Strabon , de la *de ce même Roy, qui mourut dans cette Isle.Les habitans LpellentNaulehahé, c’est-à-dire, Mere des bons Ports. Masluy donne le nom de N euba , & d’autres la nomment SaW, ^damara & Guegueré , quoy que Jovius aslèure que ® enier nom est celuy de Syéne. II dit que cette Ifle de Mes? -,plus grande que TAngleterre. Sanut luy donne cent h®de longueur, & fait fa largeur de trente.
Quelques Ecrivains modernes prétendent que le Roy& rde Goiame ,qui est environné du Nil, soit l’Isle de M® ^des Anciens. Isaac Voffius qui a réfuté ce sentiment daU ^Dissertation de Torigine du Nil, a tâché de faire voir qu® ^Anciens n’ont pas eu une connoissance exacte de Mer®®qu’ils en ont fait une Isle mal à propos, puisque le ^fait aucune en Ethiopie, contre l’opinion de Strabon &quelques autres qui soutiennent que ce Fleuve en / alt L \ssieurs outre celle de Meroé. La ville de Meroé qui P ortnom de Tisse, étoic située selon Strabon à T extrémité S®P ^trionale, & selon Pline > à soixante & dix mille stades P* u eSud. Voffius ne doute point que ce ne soit la même vi Uy»^Ton appelle aujourd’huy Beroa ou Baroa , qui est la captfj} £Barnagas. Le même Auteur soutient que les Anciens ‘ e . ^trompez en plaçant Tisse & la ville de Meroé bien p| us - Stdu Nil qu’il ne falloir, & cela vient de la difficulté des che^ ^Toute la côte de la mer rouge étant remplie de montagn^de roches , on ne peut faire en un jour beaucoup de â® x»de forte que les Anciens ne connoissant la longueur des U .j sque par le nombre des journées,on ne doit pas s'étonner H .payent mis un si grand espace entre la mer Rouge&M® r ?. e, .Pqu’ils n’ont considéré que le temps qu’on employoit à salchemin.* De la Croix, Hifi. d’Afr.tome z. c
MERSBOURG.Ville d’Alemagne, capitale de Jede ce nom. Elle est située fur la riviere de Sale à trois h er ‘ s>Leipsick, & on Ta appellée ainsi selon quelques ^“ or c’estd’une Idole de Mars qui fut trouvée dans ses fondeM®^- ^de-lâ que les Latins l’ont nommée Martiopolis ou Merstbu » jj„Cette ville assez grande & assez peuplée , a été long-Wfl’P^eíbre & Impériale , & passa ensuite au pouvoir de TEvêss^'^cautres lieux remarquables de l’Evêché de Mei fb0 ur ss. o j r sHorbourg, Veumarck & Lutzen. Cet Evêché a le te . rs |- c j( àde Hall pour bornes au Septentrion, le Cercle de L® 1 .? 1 .TOrient. TEvêché de Naumbourg au Midy, Sc lesde Freybourg & d’EckaríBerg à l’Occident. Sa longu® u ^que de cinq lieuës, là largeur damant. 11 fut fondé y erS ^ fa j 3 iielieu du dixième fiecle par TEmpereur Othon I. qui y ^ eU tBoston pour premier Evêque. Boson mourut Tan 77°'pour successeur Giflar, qui ayant été fait Archevêque dc c edebourg, diminua tellement TEvêché de Meríbourg >ne fut plus qu’une Abbaye soûmise à TEvêché d’Halb® ^L’Empereur Henri II. y rétablit le Siégé Episcopal aumencement de Tonziéme siécle. Sigifmond de Lindenamort Tan 1544. le Chapitre élut pour Administrateur ^Evêché, Auguste Duc de Saxe. Celuy-cy choisit P°L (] . a -Coadjuteur dans le spirituel,George,Prince d’Anhak, ss ^vailla fore à y semer les erfeurs deLuther.Six ans aprésChapitre, sollicité fortement par TEmpereur Charles-postula pour Evêque Michel Heldrungen , Evêque t> . g[jCe ,de Sion, qui avoir été suffragant de T Archevêque de JV a £ 3 -C’étoit un homme fçavant & fort zélé pour la Rehg 1 ® jltholique,qu’il défendit au Colloque de Wormsaffilia au Concile de Trente, & fut Président de la C u f.Impériale de Spire. 11 conserva TEvêché de MerlL ,oU ^ t p sl -qu’en 1561. L’année suivante Alexandre, Duc de ^ aXC ’ 0]v®'stulé Administrateur. Ceux qui l’ont été aprés luy g£. #ment font les Ducs Auguste en 1Z66. Clúisiian ® n *' j e sn