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Tome II. [E - O.]
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METELLOBURGUM ou MeteUi-Cafirtim. Les AuteursLatins appellent ainsi Midelbourg, ville du Pays-Bas, capitalede la Zelande.

METERCOSÀ ou Mentercosa. Ville ancienne des Carpe-tans enEfpagnc. Les Géographes croyent que c’est le bourg ouvillage de la vieille Castille, qu’on nomme aujourd’huy Pe-draz,z,a de la Sierra.

METH. Iste d’Afrique fur la côte de la mer Rouge. Elleest fertile & abonde en bétail. Les habitans y font noirs, &ont depuis le nombril une toile qui les couvre. Les plus consi-dérables portent des manteaux appeliez Betnus ou Albernus.Cette Iste a un Port qu’on nomme auflì Meth. II n’est gueregrand selon Sanut. On recueille beaucoup de froment en cepays, qui est des appartenances du Turc, * Davity, Etats duTurc en Afrique.

METHEDUM ou Melodunum. Ville ancienne des Gaules!C’est celle de la Brie Françoise, qui porte aujourd’huy le nomde Meltm.

METHONE. Ville ancienne du Peloponefe. L’ÈmpereurTrajan accorda autrefois de grands privilèges à ses habitans,qui introduisirent dans leur ville le Gouvernement Aristocra-tique , ou des principaux du peuple. Ce Gouvernement y futconservé jusqu’au régné de Constantin, qui ayant transporté leSiégé Impérial de Rome à Constantinople , soumit ces peu-ples à son obéïfîìnce, sans leur ôter que fort peu de leurs cou-tumes. Cette ville est aujourd’huy celle de la Morée, que l’onappelle Modon.

JVIETHONE. Ville de Thracc à quarante stades de Pydne,Philippe , Roy de Macedoine, assiégea & prit cette ville cinqans aprés Pydne & Potidée ; mais cette nouvelle conquête luycoûta un oeil. Ce fut par une flèche qu’Aster d’Amphipolis ti-ra de la Place. Cette flèche où Aster a voie écrit son nom pourmarquer qu’il la tiroir par un motif de vengeance, creva l’œildroit à ce Prince , auquel cet adroit Arbalétrier s’étoit offertfur le pied d’un excellent Tireur, qui ne manquoit pas les oi-seaux loríqu’ils voioient 1 c plus vite. Et bien, luy avoir réponduPhilippe,je voHsprendray a mon service lorsque je feraylaguerre auxétoirneaux. Aster piqué de la raillerie , s’étant jette dansMe-thone, luy fit connoîere qu’il sçavoic viser fort juste, On litdans DemetriusPhalereus , que depuis cè temps Philippe eutla foiblesse de se fâcher toutes les fois qu’il échapoit à quel-qu’un de prononcer devant luy le mot de cyclope ou d’œil.Le fiege de Mcthone fut long & la résistance opiniâtre. Laville íê rendit à discrétion , & le Vainqueur irrité l’ayant rui-née de fond en comble, ne permit aux habitans que d’empor-ter leurs habits, & distribua leurs terres à ses Soldats. LesGéographes distinguent trois Methones, Methonedu Peloponefe,Metbone de Thessalie , Méthane de Thrace, Quelques Auteurs pré-tendent que ce fut devant Methone du Peloponefe qu’il perditun œil, & d’autres devant Methone de Theflaìie. Strabon as-sure que cela arriva au fiege de Methone en Thrace.

METHYDRIUM. Ville ancienne de l’Arcadie, que Pau-íanias en ses Arcadiques, dit n’avoir plus étéqu’un bourg deson temps. Ce mot Methj/dmm répond à celuy d ’Entraigues,qui veut dire, entre des eaux, parce qu’elle étoit entre lesFleuves Maloëta & Myalonte. Strabon dit, liv. 8. qu’à peineenrestoic-il quelque vestige dans le temps qu’ii écrivoit. * LePere Lubin, Tables Geograph .

METHYMNE. Ville ancienne de l’Jfle 4 e Leibos. Sesbons vins l’ont rendue fameuse auffi bien que la naissanced’Arion, célébré joueur de harpe, qui ayant été jette dans lamer, fut sauvé par un Dauphin qui le porta sur son dos jusquesau Cap deTenare prés de Lacedemone.

METIOSEDUM. Ville ancienne dont parle César dansses Commentaires de la guerre des Gaules.La plupart des Géo-graphes font persuadez que c’est Corbeil sur la Seine. Cepen-dant le Pere Bidet prétend que Metioseduih soit Meîun, & N.Sanson qui a dit d’abord que c’étoit Milly, a depuis donné àMeudon ce nom ancien.

ME TLING. Ville d’Alemagnedans k moyenne Carniole.Elle est située fur la pente d’une montagne à deux milles de lariviere de Kulp, aux confins de la Croatie. C’est l’ancienneMetulum des Jepodes, peuples de l’IUyrie, célébré par la biefsure qu’Auguste y reçut en l’affiegeant > & parla fermeté de sescitoyens, qui aimèrent mieux s’ensevelir sous ses ruines, quede recevoir les conditions trop dures que ce Prince leur vou-loir faire subir. Les Turcs la prirent & la saccagèrent dans leXVI. Siecle. * Andissret, tome z.

METLOCK. Bourg de la Lorraine, avec une Abbaye del’Ordre de S. Benoît, fondée par Ludolphe, Archevêque deTrêves, en Latin Mediolacus tk Medìolacenfe Monaflerium. Ce

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bourg est situé fur la Sare, à deux lieues de Sarbruck & àtre des confins de l’Archevêché de Trêves, dans lequel quques uns le placent. * Maty, Ditt. de Holl. ijou ■.

METOPON. On appelloit ainsi anciennement Ic Cap c 'qui est dans l’Ifle de Candie. _ -

METRAME. Petite riviere de la Calabre Ultérieure fl^prend fa source au mont Apennin, en Latin Medama. Else P*prés de Roflârno & se déchargé dans la mer Tyrrene » enNicotera & Gioia. * Maty , Diiï. de Holl. 1701. nn

METRO. Riviere d’Italie dans la Marche d’Ancone.l’appelloit anciennement Metaurum. Elle a fa source dans ■ *pennin, d’où elle va recevoir le Candian prés de possombro-aprés quoy elle fe plonge dans la mer Adriatique auprès de ra 'Cette riviere est renommée pour la victoire que Livius Sa*tor remporta contre Afdrubal.

METROPOLIS. Ville ancienne de l’Anatolie,que^bon place fur le chemin de Smyrne à Ephc-se, mais un Pf u í! re ,prés de cette derniere ville. M. Spon dans son voyage dece, rapporte qu’en y allant, il s’arrêta prés d’un cimetièreil vit quantité de pieces de colomnes. de marbre antiques -une entre autres où il y avoir encore quelque reste ^uttion. Cette inscription ne luy apprit que le nom de celuy,Pqui elle avoit été faite 5 mais elle le confirma dans l’op 1 ^ ^que ce lieu étoit la véritable situation de Mttropolis, à . caU ^ zgrand nombre de masures & de débris que l’on voie t0l’entour. II demanda à un Arménien qui le conduisoit » aU /fois il n’y avoit point eu là une ville, & l’Arménien luy '.pondit qu’i ! étoit vray qu’on y en avoit vû une, ce que t?w ^gnoìent les habitans de Cabagea, village éloigné d’uncet endroit-là, & que même le mot de cabagea , vouloir .en Turc une grande ville. Quoy que ce village n’ait que fl ^ze ou vingt maisons, il a pû conserver le nom de ville, a "qu’il est voisin des ruines de celle-cy. La ville de f^ e ! ro f'° U (Sdont aucun lieu ne porte aujourd’huy le nom, étoit " j 3presqu’au pied du mont Mimas, & avoit une belle via ®.* l i euCplaine, & le Caïstre deux ou trois milles plus avant. U »? » ,faire qu’elle n’ait été détruite que depuis les derniers S je ?puisqu’il y a encore aux environs quatre ou cinq grands ctieres' Turcs, qui font connoître que ces quartiers-k n’o° c »été autrefois si dépeuplez qu’ils le sont présentement.

METROVICH. Petite ville de la Dulmatie. Elle est^ ^proche de la riviere de Norin vers le Septentrion,domination des T ures. T outes leurs maisons y sont diíh n |^ppar des tours. Les Chrétiens qui y demeurent sont Grecs 8matiques. * Le Pere Coronelli, De fer. de la Morde. . s ]g

METROVIZA. Ville dc Hongrie assez belle, bâtie Wbord d’un Lac. On y voit une place assez spacieuse po ul " j unir une Foire. Les Simonovits qui ne sont pas fort éloig nel’ancien Sirmium, autrefois si célébré dans PHiA 01 '"?’ e>pestent ce pays Schremnia, & ce qui est proche de k p^’utiBoffega. On y voit les habitans de plusieurs villes > ainsi flgrand nombre de familles fe renfermer & passer toute * e ^ eUr sdans des trous sous terre. II y a par tout aux environs P» u ‘ upuits, qui sont assez bons pour leur fournir à tous autantqu’ils peuvent en avoir besoin. Ceux qui ont la curio 1descendre dans leurs maisons, les trouvent plus belles q u ^paroît qu’elles puiflènt être. Il y a des chambres aVC Eminées de bois & une fenêtre au deflìis de la terre. Tpropre quoy que tres-simple, & fait à la maniéré ot ,du pays. Le langage dont ils fe fervent approche aster dvon. * Edouard Brown, Anglois, Voyage de Vienne A Z

• METS. Grande & belle ville,capitale du paysquatre lieues de Thionville, à douze de Nancy & pijc està treize de Trêves ,& à soixante & douze dc Paris. &d’une grande enceinte, ayant prés de neuf mille pas f I j e

Avant la démolition de ses fauxbourgs, son circuit equatre lieuës de France. La Moselle f environne duNord & du Couchant, & fe divise en deux canaux P re ^ville, dont l’un baigne ses murailles. L’autre canal e-ntr ^Mets fous le pont de Bar qui est haut, & il en sort ^ ^jsiautre pont qui est plus bas. La riviere de Seillc enviro sln j ell ^Ja ville du côté du Midy & du Levant, & se partagf e . jj t acomme la Moselle pour en laver les murailles. La clt3 ^ c ] u fe.quatre bastions avec de bonsfossez,ou enlevant un®on peut faire entrer cette derniere riviere. Le fossé du rte $la campagne a plusieurs sources d’eau vive. II y a , eU í] q{íi 0 ípour entrer dans la ville, & une pour en sortir, qu’o n . folleporte d’Enser. Elle est du côté de la Moselle, Pour la 5 /Zqu’habitent plusieurs Artisans > on n’en fçauroit so rtir , £ K v3r ts.fans bateau.Le tour des murailles est fort & muni de bou

deplatcformeîj de tours & de batteries. La Cathsdra

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