MET
’PWIeS.Etienne,est bâtie fur le penchant d’une colline,desor-r lieu qu ordinairement pour entrer dans les Églises, ilMonter quelque marches, il en faut descendre lix ou íeptpHir entrer dans celle-cy. Cette Cathédrale est renommée par°n ancienneté. Ce que l’on y voit de plus remarquable est!! e c Uve de porphire qui sert de fonts baptismaux. Elle estUne sc U i e nièce & a environ dix pieds de longueur. L'Evê-
MET
J* qui est suffragant dcTreves, prend la qualité de Prince duj^se Empire. Le Chapitre est composé du Primeciet , du. ?yen, du Chantre, du Chancelier, du Trésorier, des Ar-^diacres de Metz, Marsal , Vie & Sarbourg , de i’Aumô-de l’Ecolâtre & de quarante Chanoines. II y a treizep bbaye S dans ce Diocèse , qui contient six cens vingt-troispoisses dont les Luthériens en occupent cent vingt trois. CesJ r °ifîcs dépendent des quatre Archidiaconez. Celuy de Metsru. Partagé en trois Archiprêtrez. qui font ceux de Mets , deCe ' ir El, & de Noiseville. L’Archidiaconé de Marsal l’est enj. de Mariai , Morhanges , Abrudangcs , Thionville ,J^sebac , Kedanges, Warise, & saint Aroult. Celuy de Vie^ divisé en cinq Archiprêtrez, Sçavoir Delone, Nomeny,
^ ° n son ,Gorze , & Hattrise , & celuy de Sarbourg en ceux. e ^rbourg , de saint Arnoul, de Vergaville, d’Hombach ,b t ouquenheim & de Neuf-Munster. L'Evêché de Mets aj, Luxembourg pour bornes au Septentrion , la Lorraine à.trient & au Midy, & le Barrois au Couchant. II avoit an-eîlr >ernent une étendue fort considérable ,& c’est prindpale-. ent à nos Rois qui l’ont fondé, que les Evêques étoient re-tables des grands biens qu’ils polledoient. II consiíloit alorsb 1 plusieurs grandes Châtellenies, Vie, la Garde, Fribourg,^Mberviîliers, Baccara, AJberstorf, Aboudanges, Rcmilly,j: * es quatre Mairies du Val de Mets, mais la plupart desa !j ec JUes,& entre autres ceux de la Maison de Lorraine en ont. p la plus considérable partie en faveur des Princes de leur^'on, & c’est de cette forte qu’en differens temps ont étéMembrées les villes & Seigneuries de Hombourg, Marsal,p 0r neny, S. Aroul, Epinal, Blâmons , Sarbourg, Apremont,do n fr^ - Constans, Lutzelbourg , Neuf Viller, Èstrain, Gon-V n- n S cs > Aube, Baccara, Vaucey , Alteville, Ballacourt,JJoncourt & autres.
j èst la íeule ville en France ,où les Juifs ayentîa libertéf . s ct ablir. Toutes les Histoires marquent qu’eíle étoit autre-ls considérée fur le pied de ville libre & Impériale, ainsiP e c elles d’Augíbourg, de Strasbourg, d’Ulm & de Nurem-j.' r §. Elle étoit gouvernée par un Conseil de Notables queç a Ppelloit Patrices Sc parmi eux on choìíiíloit encore un^°JJege supérieur ou Conseil General > qu’on nommoit le*}feil Souverain des treize , parce qu’en effet il étoit com-i)o 6 tre ’ Ze personnes , qui décidoient en dernier refïòrt,
- ? seulement des affaires Juridiques, mais encore de cellesp a l J e §ardoient uniquement l’Etat, quoy qu’ils ne sussent^ s ,^e robe longue. L’un d’eux que l’on appeiloit Maître^ Peyin, portoit l’cpée & on l’éliíoit tous les trois ans. II^ 0j t estimé Noble âpres gu’il avoit servi, & chacun des treizeç se hors de charge avoit quelque commiílion dans la ville.
des treize qui avoient été Maîtres Echevins portoientJ e ainsi que celuy qui étoit en fonction.L’un d’eux nommé
é t V^angeur recevoit les plaintes des batteries & les amendesb le se à son profit. Ainsi la ville de Mets fe gouverna ency ^kJique juíqu’en 1552.que le Connétable de Montmoren-H» s e . n rendit maître pour Henri II. qui dit aux Messins qu’ilaucun dessein de les priver de leur liberté. Ën effet ilbiff D °» Va r * en n * ^ ur leurs loix, ni fur leurs coutumes, & leurleu * ì ^cienne forme de Gouvernement & la maniéré d élirede tS Magistrats, leur permettant même de battre monnoye, &^Porter Jeurs causes d appellation à la Chambre Impérialehu lre ' âe sorte que leur forme de juger aussì-bien queq 1J T rn °n no ye a subsisté jusqu’à Tannée 1670. Un peu âpres£er Cnr * II. eut pris cette ville , Charles-Quint vint Taffie-Qi •p Vec V ne armée de cent mille hommes, mais le Duc deAni étoit dedans, fit échouer Tentreprisc & le contrai-] a í de fe retirer. Elle est demeurée depuis ce temps-là foussio o^înakion de nos Rois, comme par une efpece de protec-Cnrîi’'^ e Ëoy Loiiis XIII. ayant trouvé que la permission ac-
. - - - kchambre
y créa un
Itnu ^ C - 3UX ^abitans de porter leurs appellations à 1.li a A er lale de Spire étoit onereufe à la Couronne, y8c *ment en 16;;. & assujettit à ce Parlement,Tóul, Verdun,Soucie pays Messin, cassent en même temps la Chambreg ra Vera ine des treize ,aufquels ce Prince accorda pour toutel e L Ce > la liberté d’acheter des Charges dans ce nouveau Par-tj^ f nt ’ H semestre 8r composé de sept Présidens à Mortier,lx Conseillers Clercs, de quarante Laïcs, de deux Avo-
cats GeneraU* & d’un ProcureurGeneral.L’Empereur fe plai-gnit de cette innovation, & ccdiffèrent ne fut entierement ter-miné que par la Paix de 1648.O utre ce Parlement créé à Mets,le Roy depuis quelques années y a encore établi une nouvelleCour, pardevant laquelle on a cité des Souverains pour venirrendre fòy & hommage de plusieurs terres fur lesquelles on 3prétendu avoir le droit de dépendance, comme les Comtezd’Alost & de Chiny, le Duché de deux Ponts & quantitéd’autres. On ne sçauroit dire précisément en quel siede laville de Mets a été fondée. Les Auteurs anciens qui en fontsouvent mention , la nomment diversement, Meta , Medioma-tricum & pivodimm. Elle étoit alliée des Romains dans letemps de Pline , Sc depuis elle fut capitale du Royaume d'Au»straue, que Clovis I. donna à son fils naturel Thierri qui ertfut sepremier Roy. Godefroy de Bouillon, en partant pourson voyage de la Terre-sainte iuy donna fa liberté, moyennantune somme de cent mille écus, pour laquelle elle se rachetaafin de pouvoir vivre en République. /
On fait tous les ans à Mets aprés la Fête de saint Marc uneProcession solemnelle dans laquelle on porte un dragon, d’unegrosseur assez proportionnée à fa longueur qui ne paffe pas septà huit pieds.il n’est pas bien avéré que ce soit véritablement undragon ni même fa peau. Plusieurs disent que ce n’en est quela ressemblance , fondez sur le peu d’apparence qu’il y a quel’histoirequ’on en fait soit vraye , & sur Tincertitude où l’onest encore aujourd’huy de Texistence des dragons.Les Défen-seurs de la vérité de Thistoire dont le nombre est grand, pré-tendent que du temps de saint Clement, Evêque de Mets, ily avoit prés de cette ville un effroyable dragon qui désoloit lacampagne. Son haleine brûlante & venimeuse faisoit mourirles plantes & sécher les herbes. II empoisonnent les sources,&devoroit tous ceux qui tomboient entre ces griffes. SaintClement touché de la misere publique, aprés avoir pafié quel-ques jours en prières & en jeunes ,se revêtit de ses habits Pon-tificaux , & alla chercher le monstre, qui vint rampant à sespieds aufisi-tôt qu’il Tapperçut, & se laissa lier le cou avec l’é-tole de ce Prélat, en sorte que saint Clement le mena en tiiom-phe juíqu’àla ville dans une rue appellée depuis Taifon , parcequ’en Tamenant il disoit à tout 1 e monde , C.bi t , chut , mes en~fans t ùfons-nous. Pour mémoire de ce grand miracle, on portetous les ans en Procession avec grande pompe la peau sec béede ce dragon j ou quelque chose qui Iuy ressemble. Elle est fi-chée au bout d’un bâton haut de trois ou quatre pieds, & celuyqui la porte profite toujours d’une quantité considérable dépain , puisque chaque Boulanger devant la boutique de quice dragon passe est obligé de Iuy en mettre un dans la gueule.Le lieu qui Iuy servoit de repaire étoit une vieille masuied’unChâteau ruiné qu’on voit 2 un petit mille dé la ville , qu’on aappelle depuis ce temps là, Lafójfe dufèrpent. En creusant lesfondemens de quelque nouveaux ouvrages que le Roy a faitajouter à la Citadelle on trouva quantité de sépultures antiquesavec des inscriptions Latines, les unes entierement effacées.Dans ces tombeaux étoient beaucoup de petites urnes de diffé-rentes grandeurs & de diverses figures. Plusieurs de ces ur-nes étoient faites d’un ciment rouge tres - fin. La plupartrenfermoient de petites pieces d’or , d’aigent ou de cui-vre , le plus souvent au nombre de trois. On trouva de lamêítìe sorte beaucoup de médailles lorsque Ton bâtit la Ci-tadelle dans les vieux fondemens fur lesquels elle est assise. Onne sçauroit rien imaginer de plus solide quoy que ce soientouvrages Romains, qui subsistent depuis un fort grand nom-bre de siécles. * Duuiont, Voyage de France. Audiffrec , Geog.anc. & mod. tom.
La Ville de Mets a été la patrie d’Abraham Faber, Maré-chal de France & Gouverneur de Sedan. 11 naquit vers Tan1599. &n’a dû son élévation qu’à son mérité & aux grandesactions par lesquelles il s’eít distingué dans toutes les occasionsoù il s’est trouvé pour le service du Roy. II mourut à Sedanle 17. de May 1662. & il y fut enterré dansTEglise des Capu-cins Hibérnois qu’il avoit fondez.
METUBARIS. Nom que les Anciens ont donné à une Isleque quelques Géographes prennent pour celle qu’on appelleaujourd’huy Colubara. Sc qui est de la Turquie en Europe.Plusieurs Cartes la mettent fous le nom ancien de Metubardìxou douze lieues au dessus de celle de Colubara , environ au mi-lieu du chemin de Tembouchûre de la Drina, dans celle de hBosna. * Maty, Ditt. de Hoìl. 1701.
METULUM. Ville ancienne dés Japodes, peuples de Tll-lirie. Cette ville , selon quelques Géographes, est aujourd’huyle bourg de la basse Carniole appelle Troya , 8 í selon d’autresc’est la ville de Metling.*Voyez Metlins.