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Tome II. [E - O.]
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l’Est. Ceux-cy entrerent dans une Contrée où il y avoit onzebourgades & un si grand nombre d’habitans, qu’ils jugèrentqu'ils n’étoient pas moins de quarante mille. Le terroir y étoicfertile & bien cultivé , touchant de fort prés les limites de Cibola. A prés cela ils retournèrent vers Antonio de Espejo, quiayant entendu parler d’une autre Province appellée de losQuires,à six îie.uës le long de la riviere del Norte , en prit le cheminavec fa troupe. Ils y virent cinq bourgades habitées de quinzemille hommes Idolâtres comme les autres. De-là ils entrerentdans une autre Province appellée de los Cunames , où ils trou-vèrent cinq autres bourgades. La plus grande fe nommoitCid. II y avoit huit marchez publics , & les maisons étoientenduites dc chaux & peintes de différentes couleurs. Les ha-bitant au nombre de plus dc vingt mille > selon ce qu'il parois-soit, leur firent présent de fort beaux manteaux , & on leurservit des vivres tres-bien préparez & cuits à propos. A quin-ze lieues de-là vers l’Oiiest, est la grande bourgade d’Acoma,placée fur un rocher élevé. Les principaux en descendirentvolontairement pour donner des vivres aux Espagnols, quiayant fait encore environ vingt-quatre lieues vers l’Oiiest, ar-rivèrent à une Province nommée Ztiny par les Naturels, & ci-bola par les Espagnols. Francisco Vasquio , qui y étoit entréautrefois, y avoit dressé plusieurs Croix. Us y trouvèrent troisChrétiens, qui s’y étoient établis depuis ce temps-là. Antoniode Espejo n’alla pas plus loin j mais aprés luy on entreprit dif-ferens voyages au Nouveau Mexique, & ils furent cause quel’on rédigea enfin ces Régions enProvinces.Voicy ce qu’en ditAlfonso de Benavides, Cordelier.

Le Nouveau Mexique , du moins fa Métropolitaine sainteFoy , est située sur le vingt-septiéme degré de !a Ligne vers leNord.On y voit des mines d’argent de sainte Barbe par la Pro-vince de los Concbos , qu’une riviere de meme nom que la Na-tion sépare de la Nouvelle Espagne. Entre sainte Barbe & lariviere del Norte , il y a cent lieuës qu’on fait avec beaucoup dedanger au travers des terres de los Tabofos , Tarrabumares, Te-foanes , Tomites , Sumas , Hanos & autres. De la riviere del Nor-te, il y a cent autres lieues j ufques au Nouveau Mexique.Dansce grand espace , on rencontre premierement les Sauvages ap-peliez Manfos Si Gomtas. Les hommes vont entierement nuds,& les femmes fe couvrent de peaux de cerfs depuis le nombrilen bas. Us demeurent dans des loges faites dc branches d’ar-bres, & vivent de chair crue, mangeant les entraides des bêtesles plus immondes. Ensuite on trouve les Ap aches, aprés quoyon vient une seconde fois à la riviere del Norte , dés laquellecommence le Nouveau Mexique, qui a cent lieues de longvers le Nord, depuis fant Antonio de aentcu , premiere bourga-de de los Brnros , jufqu’à celle de fan Hierommo dans la Provin-ce de los Taoros. U contient plusieurs Nations de Sauvages si-tuées selon cet ordre. De la riviere del Norte commence lesPiros. Us sont vêtus & civilisez, ont des maisons faites de ga-lons 8c de mortier, & obéissent à leurs Capitaines. Leur terroirest fertile, 8c il y vient du mays, des légumes 8c du coton engrande abondance. L’air y est sain, les rivières y sont poisson-neuses , & les forêts nourrissent plusieurs arbres fruitiers ,noyers, chênes & fur tout de fort beaux pins. La principalebourgade comme toute la Province est appellée Socorro , à cau-se d’une abondante provision que les Espagnols pfeffez de lafaim y trouvèrent,aprés un chemin fort long & fort ennuyeuxL’an l6r6. on y jettales premières semences de la Foy Chré-tienne , & on y bâtit trois Temples dans les bourgades nom-mées Senecu , Pilabo & Sevilletta.il y a quantité d’or 8c d’argent,dont on dit que les mines courent jusques à cinquante lieues ,&que proche du lieu se trouve tout ce qui est nécessaire pourlaver 8c pour fondre les métaux. Les Tebas qui sont aprés lesPiros, ont quinze bourgades & deux Temples fort bien bâtis.Ils ont reçu le Christianisme. Aprés eux suivent les Queres ,qui ont sept bourgades Sc trois Temples. A dix lieues desQji>res 8c de la riviere vers l’Est , demeurent les Tompires dansquinze bourgades, dont la principale eiìchihli. Us ont sixTemples. Leur Province eíí infertile, & l’air y est extrême-ssient froid. Elle a pourtant de grandes salines à dix lieues desmines d c Socorro. Tirant encore vers le Nord, on rencontre lesTanos à dixlieuës de-là, avec cinq bourgades 8c un seul Tem-ple. Du même côté soiveut les Peicis , qui n’ont qu’un seulbourg, mais extrêmement peuplé & un Temple somptueux.La terre y est froide 8c stérile. Ces derniers ne sont éloignezque de sept lieues de la ville de sainte Foy, Métropolitaine detout le pays, où le Gouverneur demeure & environ deux censcinquante Espagnols. D u même côté sont les Teoas dans huitbourgades. Ce furent eux qui embrassèrent la Foy les premiers.Ils ont trois Temples & leur terroir est fertile. Vers l’Occident

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Tempk s Cy Vc'îs1e'N de J a fT ere àbûentles Hemes íveodcu*' - P * V rs le Nord ' ,e J°pg de la riviere sont les Pitunes,

A trente lieues vers l’Oue»

& septlieuës plus loin les faoslts . a uunv uwvj . onCde la Province des Queres , on rencontre les zumts ,douze bourgades 8c un terroir tres-fercile. A la même dx: \i.de trente lieuës sont les Maquis, qui ont embrase leChUnisme. Tandis qu’ils étoient Païens , ils s’habilloi ent >hommes que femmes, de peaux de bêtes sauvages & de r °de coton, avec des pendans d’oreilles pour parure. La teN ^produit le mays avec abondance, auílì- bien que le fromentplusieurs légumes. II y a beaucoup d’arbres si uitiers, eoMcerisiers, abricotiers, tunas, pommiers de coin, noyers , cnés > meuriers & autres. On pêche dans les Lacs & les rlvl . c 3de fort bonnes truites, des anguilles & autres poissons. L Iquantité de bêtes sauvages, lièvres, lapins, renardslions, léopards, chats sauvages, chevreaux d’une grande aglité, & fur tout de fort grands cerfs qu’ils sçavent si bienprivoiser, qu’ils s’en servent pour mener les chariots. L eS . tches & les brebis qu’on y a menées d’Efpagne, y multiss^fort. 11 y fait tres-chaud l’Eté , & fi froid l’Hiver que les Pgrandes rivières s’y glacent. Toute cette Région qu’on nome Nouveau Mexique, est environnée de tous cotez des AP^ches. Nation nombreuse $c fort guerriere. Ils diffèrent des atres Sauvages en langage 8c en prononciation, parce qu uspsent beaucoup sur leurs mots. Ils demeurent sous des tel1t ’fans avoir de maisons fixes, 8c changent fort souvent de P a ; ‘Leur plus grand soin est d’instruire la jeunesse, 8c de la eso"quand elle manque. Us obéissent à leurs Supérieurs, & f (sieurs d’entre eux reconnoissent le Soleil 8c la Lune P"Dieux. Les Espagnols les distinguent par certains f urn ° p ’Ceux qui sont voisins des Pires sont appeliez Apacbes delrillo , Si les voisins de ceux cy Apacbes deXtla. Plus avant vers ufJNord, on les appelle Apacbes de Navajo. Ceux-cy occupentgrand espace de terres vers l’Oixest , 8c l’on croit qu’ils s _ cte -dent jusqu’au Détroit d’Anian. Vers l’Est du Nouveauque sont les Apacbes Vaqueras , nommez ainsi de certaines va cde leur pays qui ont une boffe fur le dos. On passe par ce P a ycent douze lieuës versl’Est, juíqu’aux Xumanas, fupie s &fbotoas , proche lesquels sont vers l’Est les Aixais 8c la P ro p in fde Ouìy;ra, De cette Province jusqu’à la Baye de spiritujf jqui est entre le Cap Apalache & Tampice, bout Septentri° n ?de laNouvelle Espagne furie vingt-neuviéme degré de 1*7gne, les Espagnols comptent, seulement cent lieuës. * b a 'Defcr. des Indes Occ, liv. 6. ch. zi. zz. z$.& z 6 , , s

MEYEN ou Megen. Bourg ou petite ville d’AIemagneu^le Cercle Electoral du Rhin, en Latin Magniacunt. Ce IssUsitué sor la riviere de Nette à six lieues deCoblentz du coteCouchant, & Chef du pays dc Meyenfeld. * Maty, U/mHoll. ijoi. , ,

MEYEN BERG. Bourg ou village avec un Château, &le Quartier de la Suisse, qu’on nomme les Provinces l/btes,Latin Mejenberga. II est situé fur le Russ, entre Lucerne & ^ {C _ç,garten. Les Suisses poísedent ce bourg depuis l’an i;8;. Oss asure qu’il se gouvernoit autrefois en ville libre. * Maty > P 1de Holl. 1701.

MEYENFELD. Petit pays du Cercle Electoral de ^ ví ^ Q len Latin Magntacenfis Pagus. U est prés 8c au dessous deblentz, entre la Moselle, le Rhin , l’Archevêché de Colog 0 '& le Comté deManderscheid. * Maty, Diéì. de Holl. I 7° I V :

MEYENFELD. Petite ville des Grisons, capitale de lague des Dix Droitures, en Latin Ma)suV:lla Ù Magna Vcll ’anciennementLupinum. Elle est située proche duRh 10 ’,,lieuës au dessous de Coire > Si défendue» par une Citade* Maty, Dicl. de Holl. 1701. , ,

MEYNE. Lieu qui n’esl éloigné que de deux cens par de ^ville d’Arles en Provence. U est fameux par une fontaine 0 &minérale, qui le rend fort fréquenté depuis l’experience qen fut faite l’an itSSo.On tient que cette eau est excellente p°la gravelle, pour I’hidropisie, pour les obstructions A pot"maux externes qui viennent de l’impureté du íàng.

Dibt.de Holl. 1701. , .

MEYRVEU fur santé. Ville de France dans JeLanguedo •avec un Château ruiné. Elle est du Diocèse de Nifwer. Dvity, Languedoc. , ,

MEZ A. Ville de la Province de Chaus en Afrique, da ^le Royaume de Fez. Elle est forte 8c ancienne, & ,pOdeux milles du mont Atlas, à douze de Fez > à quarante decean & à sept de la mer Medicerranée, sur le chemin qui me ,j edes Déserts de Garetà Caíâíà. Cette ville que l’on apP e ^auí ïÌTefar, étoit autrefois la troisième du Royaume jj& avoit une Mosquée plus grande qu’aucune autre du paf 5.

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