Band 
Tome II. [E - O.]
Seite
677
JPEG-Download
 

M I N

^anslaMediterranée, personne ne connoîc mieux qu’cux tou-te cette étendue de mer. * Thevenot, Voyage nu Levant.

MlLOPOTAMO. Bourg ou village, situé sur la côteseptentrionale de slfle.de Candie, avec un Evéché suffragant^la ville de ce nom. II y a des Géographes qui le prennentPour l'aneienne Pantomntnum de Ptoiemée. Ce bourg qui abon port, & un fort Château, est à cinq lieues de Retino ,‘‘U côté du Couchant. *Maty , Ditt. de HolL. 1701.

MlLOTENE. Les Anciens ont nommé ainsi PyU , Bourg^Palatinat de Posoanie en Pologne.

^WILSUNGEN. Ville d'AIemagnedans le bas Palatinat de;* e ssen. Elle est située fur la riviere de Fulde avec un pont dePierres.

JfflLTEMBERG. Petite ville d’AIemagnedans T Arche-v? c bé de Maience, en Latin Mdtemberga. Elle est située fur lesix lieues au dessus de la ville d’Afchasembourg.*Maty,v. MUVlALACA. Royaume du Japon situé entre ceux deI fl l >i, d’Inaba, de Bigen , & de Bitchu. Cardin, qui luy'tonne une ville de ion même nom, dit qu’il est dans le Ja-^tdstero , assez avant dans le Pays.

v "llMATUM-GABALORUMou Mimata. Les AuteursGdns appellent ainsi la ville Episcopale du Languedoc quiPorte !e nom de Mende.

MlMBRES. Petite Iste qu’on met entre les Lucayes. Ce, e A proprement qu’un rocher qui se trouve sur la fin des bancs

Bimmi. Les mariniers prennent toujours foin de l’éviter,P-sët , Defcript. des Ind.Occid.

j yíiVlEMIENS. Peuples anciens de la Gaule Narbonnoise.

. S babitoient la Provence avec les Cavarcs, les Commoniens,es Saliens,lesDesuviates,& autres. * Audiffret, Geogr.tom.i..MINA. Place d'Afrique située fur la côte de Guinée, àdegrez quarante minutes au Sud de la ligne Equinoxiale,j n l’appelle ainsi à cause de la quantité d’or que l’on y trouve.ÍT es François y envoyerent trois vaisseaux en 1383. deux grands** do petit. Ce dernier devoir passer au delà d’Akara pour dé-j° u vrir le reste des côtes. Les deux grands qui étoient lestez, e Matériaux propres à bâtir étant à la mine , ils y firent uneP etl te loge où ils JaiíTerent dix ou douze hommes, & s’en re-inrent richement chargez dix mois aprés leur départ. Cettefbitation s’augmentafi fort en quatre ans par la grande colo-^stui s’y alla établir, qu’íls y bâtirent une Eglise que l’on y0lt encore aujourd’huy. Les guerres civiles ayant commencé? France en 1410. le commerce dépérit par la mort de quan-3 e de Marchands, & bientôt aprés il se perdit tout-à-f.iit.. e Pendant les Portugais qui commençaient à vouloir aller| Us loin que les Isles du Cap vert qu'ils tenoient, s’avancerentju'ques à la mine où ils arrivèrent en 1453. le 23. d’Avril. Les"Ures qui s'étoient bien trouvez des François, que les guér-is suscitées fous Charles VII. avoient obligez d’abandonner, ^ke Place, reçurent les Portugais avec joye, & acheterent> Ms marchandises au prix qu’ils voulurent, ce qui fit que** eaiî II. Roy de Portugal y envoya ensuite trois vaisseauxf Vcc un commandement exprès d’y bâtir un Fort. Cet ordrej,' c exécuté en 148a. fur la fin du régné de Louis XI. Roy der ance, & les Portugais donnèrent à ce Fort le nom de Saintj Çorges de la Mine en mémoire de ce qu’ils y étoient arrivez, e Jour de saint George 49. ans auparavant. On le bâtit fur unej ^nence que Tafïìete du pays forme peu à peu au bout d’unede terre qui avance dans la mer en maniéré de penin-, u * e > ayant du côté du Nord la mer d’Ethiopie , & de celuy„ 11 Sud une petite riviere qui luy tient lieu désosse. II peutre aisément gardé par cinq cens nommes, & le bourg qui estiMssed a environ huit cens habitans. Aprés qu’on eût bâti ce'-bâteau, le lìoy de Portugal forma une compagnie pour fai-e commerce par toutes les côtes d’Afrique à l’exclusion de°Us autres, & comme elle fe rendit puissante en fort peu de, elle bâtit le Château d’Arime au delà du Cap de tresu ntas, un Fortin en Akafa, & une case en Achema à causeV? bonté du lieu d’où elle droit la plupart des choses ne-ctaires à la vie. Les Portugais s'étant ainsi rendus maîtres dut. a ys,commencerent à user de violence envers les Maures à quis kifoient acheter leurs marchandises au prix qu’ils vouloienta mettre, ce qui les aigrit fi fort, que ceux d’Akara sc revoi-

ent ,

o - j & ayant attiré des Marchands des terres plus reculées,5 e prenant le prétexte du négoce pour aller au Fort, ils y^ e fent tous les Portugais qui avoient poísedé ces terres-Ià TeseF? Ce de plus de cent ans. Cela arriva en 157Ó. Les Françoise Urentp a splûtôt commencé à respirer aprés plusieurs guer-. es étrangères & civiles, qu’ils retournèrent en Guinée danspremières années du régné de Henry III- & étante hus d’abord fur les côtes de Malaguette, ils.paíïèrent de là

M I N 677

fur la côte d'or,mais appréhendant les Portugais qui y tenoienttoujours des vaisseaux , ils ne trafiquoient que dans des lieuxéloignez de lamine comme Akara, & en ayant été attaquezen plusieurs rencontres, aprés qu’on leur eut brûlé en 1591.un grand vaisseau qui étoit à la rade de Cap Corse , i]s ju-gèrent à propos de quitter non seulement la côte d’or, maistoutes les autres. Les Portugais se flattoier.t d’y demeurer ab-solus & de joiiir fans trouble de tout le commerce , mais lesHollandoisqui avoient commencé d’y naviger des l’an 1545.y bâtirent le Fort de Nassau. & depuis ils en ont chassé tout-à-fait les Portugais 3 de sorte qu’ils sont demeurez maîtres de lamine. Les naturels du pays font assez dociles & plus traitablesque les autres Negres, mais pour la Religion , ils se fontdes Divinitez de tout ce qu’ils voyent d’extraordinaire & denouveau. On les a vûs adorer un gros arbre qui étoit enferméd’une muraille , & auquel ils fàisoient servir de l’eau&delaviande en de certains jours. De même ils ont fart paraître dela vénération pour les os d’une baleine, & ont rendu un cultereligieux à un rocher par cette feule raison qu’il étoit beau-coup plus haut que les autres. Us ont une superstition surpre-nante pour les augures. Ils prennent quelques brins de pailledans leur bouche , & selon que ces brins de paille tombent àterre , ils jugent des choses dent ils ont envie. Us font fortreligieux en leurs fermens, à cause qu’ils sont persuadez qu’onne ses peut violer sans mourir de mort subite. Us tirent cetavantage de leur sincérité, qu’il n’y a presque point de diffé-rend qui ne fi.it vuidé fur la feule affirmation des Parties.Quelque crime énorme qu'ils puissent avoir commis, ils scrachettent de la mort par de l’argent, & il faut de grandes re-chutes pour faire mourir un Criminel. Us vont tout nuds necouvrant que ce que l’honnêteté oblige à cacher, à quoy ilsemployenc des peaux de Singes, ou certains lambeaux dedrap de plusieurs couleurs qu’ils font de leurs palmes. Cequ’ils affectent le plus pour ornement > c’est de sc faire réluivele corps à force de le frotter d’huileou de graisse. Les person-nes qui ne font pas du commun portent des bracelets d or auxbras& aux jambes , & sc nouent la barbe & les cheveux avecde petites chaînes de même métal. Us n’ont ni ordre ni disecipline à la guerre. Leurs armes défensives font faites de peauxde Jyons, de tigres & de léopards, & les offensives sont desfléchés. & des zagayes. Lorsque leurs Hidalgucs vont à laguerre, ils se sont suivre dc deux pages dont l’un porte lebouclier, & l’autre un petit banc fur lequel son maître sc re-pose quand on fait faire alte. Us règlent le nombre de leursfemmes fur leur revenu , & ils contractent leurs mariages fanscérémonie. Les Hollandoisqui jouissent de la mine depuis1637. ont le Fort de Bouve à quatre lieues de cette Place. Usont aufli leurs Bureaux & leurs Facteurs à C ara. à Cormentin,

& à Aldea del burto , & font paisiblement le commerce de lamine auquel ils employeur tous les ans plus de deux millionsd’or. Par ce moyen ils en tirent une grande quantité des Ja-zans & des autres peuples d’Ethiopie. * Mandcílo, Voyage desIndes liv. 3.

MINA. Grande rivière d’Afrique dans le Royaume d’Al-ger. Ptoiemée luy donne le nom de Cbylematb. Elle passe autravers des plaines de Buthaha, & continuant son cours vers leNord, elle sc jette dans la mer prés de la ville d’Arzeo. LesMoravcs rappellent Mina du nom d’un Marabou , qui peuplala ville de Bathaha, que les Benimerinis avoient détruite.

* De la Croix , Ut fi. d’Afnque tome 2.

MINAGARA. Ville ancienne d’Asie. La plupart desGéographes veulent que ce soit celle de Manicapatan dans lapresqu’lfle de l’inde deçà le Gange.

MINDANAO. Isle l’une des plus méridionales & la pluçgrande desPhilippines à la réservé deLuçon,enLatinMùî<si*»tf,Sa longueur est environ de soixante lieuës.&ía largeur de qua-rante à cinquante. Sa partie méridionale est à cinq degrez,& lecôté du Nord-Ouest s’étend presque jusqu’à huit degrezNord. Elle est pleine de montagnes & de vallées, & le terroirest en général, profond, noir, & extraordinairement gras &fertile. Les côtes des montagnes quoyque pierreuses, produi-sent des arbres d’une grosseur & d’une hauteur raisonnable. IIy a dans le cœur du pays des montagnes où il sc trouve de bonor. Les vallées font arrosées par lì’agréables ruisseaux, dontl’eau est fort bonne, & ont diverses sortes d’arbres verts &fleuris toute Tannée. 11 y en a un entre autres qui mérité d’ëtreconnu. Les Insulaires rappellent Arbre de L'bby. 11 est sauvage& croît auprès des rivières où il y en a de grands bois de cinqou six milles de long. C’est de ces arbres qu’on fait le Saga ,que les pauvres mangent au lieu de pain une partie de Tannée.L’arbre de Libby ressemble fort au Palmeto. L’écorcc&ie

Cseqqq "i