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sensibles durant plusieurs mois de Tannée. La vertu de cetteherbe a été reconnue, dit-on,parTavanture d’un Paysan deLithuanie, qui étant allé visiter íes abeilles au commencementhe l’hy ver,monta fur un arbre,d’où il vit venir une grandeoursesuivie de trois ou quatre petits ours. 11 crut d’abord qu’ellene venoit en cet endroit, que pour partager avec eux 1e miel^u'elle efperoit tirer du creux de l’arbre où il étoit monté."Tandis qu’il observoit ses démarches plein d’inquiétude pourf» vie, il la vit appliquée au dessous delà à arracher une elpeced’herbe qu’elle presenta plusieurs fois à ses petits aprés enav oir mangé elle môme. Ce petit troupeau s’étant ensuite en-foncédáns la forêt, le paysan descendit de dessusl’arbre , &furieux de sçavoir quelle herbe avoir attiré Tourse en ce lieu-^ ; il en mâcha quelques feuilles en W retirant. L’envie de dor-mir Tobligea presque austì-tôt dese jettersur un monceau des°in. On'l’y trouva quelques jours aprés, Le quand on í’eut^veillé à force de cris & de secousses, on apprit de luy ce qui* u y étoit arrivé.
MlNTURNE. Ancienne ville du Latium prés de laCam-Tanie. Elle a été Episcopale, Scelle ne Test plus aujourd’huy.Au de là de Mola di Gaéta , aprés avoir traversé une bellecampagne qui dure six milles, le long de la Via Appia, qui estPfesque toute entiere, jusques au Fleuve Liris, appellé parItaliens Garixano , fur le bord duquel il y a une tour avecgarnison. on trouve à gauche fur la montagne un village ditfnijero , d’où fort un aqueduc à demi ruiné. Ilportoit l’eaua la ville qui étoit au delà de la rivière. On n’y trouve plusdc pont, Se on la passe dans un bac. Au de-là on entre dans^ne grande campagne , remplie ordinairement de bustes, qui*ont une elpece de bœufs noirs, plus forts & plus méchans ■^Ue les bœufs dont on a coutume de se servir. A main droitevoit les ruines deMinturnc. Ce fut dans les marais des en-tons que se cacha Caius Marius, en fuyant la persécution8ylla, son Compétiteur 8e son ennemi. L’Empereur Do-mitien fit faire en cet endroit un grand chemin jusqu’à Bayes ,Sh’on appel loit de son nom Via Dvnitiana. On paíïoit par cechemin pour aller à Sinuefsa . & de là à Lïnttrmm à Tembou-c hûre du Vulturne où il avoit fait élever un pont qui est àPèsent détruit. * E. D. R. Nouveau voyage d’italie. tome i.
MlNUCIANO. Bourg fortifié de la Toscane, en Latin^bnuciamm. II est enclavé entre la vallée de Magra & celle deL'arfagnana & appartient à la République de Lucques.* Maty,de Holt. 17.
. MlNURI. Ville Episcopale du Royaume de Naples dansa Principauté Citerieure. Leandro Albert! & quelques au-tr cs i’appellent Minore. qui veut dire moindre, pour la distin-^'’Çr de !a ville de Majuri ou Maggiorequi en est voisine, &T'i n’est pas un Siégé d’Evêque. * Davity Principauté de deca.
MlNYE. Ville ancienne de la Thessalie.'Elle étoit prés^Ioîcos, Patrie de Jason, & son voisinage fut cause q u'ondonna le nom de Minyens aux Argonautes. Cette ville estsommée présentement Orchomene.
. MIOLANS. Ville de Savoye, située à deux lieues de,, °otmelian vers le Nord-Est , vis-à-vis de Tembouchure deArc dans Tlsere, en Latin Miolanum. Elle est chef d’unean-C1 _ et me Baronnie , &aun Château assez fort bâti fur la pointe4 l [h rocher. Quelques-uns prennent cette ville pour celleP’ J °h appelloit autrefois Medullutn. * Davity, Savofc , Maty ,•’T de Holl. 170 k.
MIOZINGEN. Petite ville d’Alemagne. Elle est au Ducj. e Wurtemberg, 8e située au Nord du Danube, à quatremuës d’Ehingen qui est un lieu astis fur cette riviere.
N Mi Qu EnEZ. Petite ville d’Afrique située dans les terres‘lT ,ar ante lieues de Salé, à soixante de Tetoiian, & à douzep e P -z, en Latin Miquenez,a. C’est où le Roy de Maroc fait°h séjour ordinaire. Elle contient plus de soixante mille ha-Iian s, mais elle est si mal bâtie 8e si désagréable par elle même,j] lle fans la présence de son Prince 8e ce grand nombre dev ye , elle ne passcroitque pour un bourg. U y a dans cetteN l 7 comme dans toutes les autres d’Afrique plusieurs Ecolesst * on montre à lire , à écrire & à chiffrer aux enfans & rien^avantage. Toute leur étude ne consiste qu’à lire l'Alcoranj bout à T autre. Quand un Ecolier a parcouru tout sonJvre , on le pare, 8e ses Compagnons le menent à cheval &
■» en triomphe par la ville en publiant ses louanges. Lesc e , S y ont austì un quartier assez grand, où le Cher de tous•jX du Royaume, qu’on tient y être au nombre de seizep ç l c > faic fa principale demeure. C’est luy qui a foin d’impo-9 r & d’exiger tous les tributs ordinaires 8e extraordinairesUn M A Cz .Ci aramnus qu’on leur fait payer. II y a dans MiquenezGopitalquele Roy d’Espagne y a établi depuis peu d’an-
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- nées pour îa consolation 8e le soulagement des Esclaves. IIpeut contenir jufqu’à cent malades 8e a été bâti aux dépens deSa Majesté Catholique, qui y entretient des Religieux Re-coiets 8e un Médecin , ayant aííìgné un revenu annuel de deuxmille écus pour leur subsistance. Cet Hôpital n’est souffert ence lieu-là que moyennant un tribut.
Le Palais du Roy, que Ton appelle Alcaffave, étant plusélevé que la ville dont il est le principal ornement, est ce quis’offre d’abord en y arrivant, 8e ce qui cn donne une grandeidée, mais elle ne sc soutient pas à ses approches, le tout enétant construit avec si peu d’art & de régularité, qu’il feroictres difficile d’en démêler le desscin.il est entouré de plusieursmurailles fort hautes, fort épaisses 8e fort blanches, & com-posé d’un grand nombre de pavillons, outre les Minarets assezhauts de ses deux Mosquées. Le Roy dans ce qu’il y fait dé-truire & rebâtir continuellement, semble n’avoir d’..utre butque d’abbailser fous le joug de la servitude 8e du travail legrand nombre de ses sujets qu’il y employé. II en faic austìl’occupation & le supplice ordinaire des Esclaves Chrétiensqu’il y fait travailler en tout tems 8e fans relâche. Gn les y rendMassons & Manœuvres à force de coups de bâton, fans qu’ilsayent autre chose pourleur nourriture qu’une tres-petite quan-tité d’un pain d’orge 8e fort noir, couchant dans des Marnor-res ou lieux souterrains, où ils n’ont pour lit que la terre , &où ils ne respirent qu’un air mêlé de beaucoup de puanteur. CePalais renferme environ quarante-cinq Pavillons, chacun avecsii fontaine dans la cour , 8e il n’y a de bâtiment régulier quedeux Mosquées &un Michouart ou grande Cour , ornées audedans de colomnes & bas reliefs, fans figures d’hommes nid’animaux, mais seulement des chiffres & des lett:es Arabes-ques qui font connoître les principales actions militaires duRoy qui régné à présent. La principale entrée, du Palais est unetres-bel/e porte avec des colomnes qui font qu’on Tappelle laporte de marbre. Les Ecuries y sont extrêmement belles, cefont deux galeries à droite & à gauche , toutes voûtées & àgrandes arcades, qui ont par espace, dans le milieu d’une ef-pecede chemin pavé qui les sépare, de-petits pavillons fortpropres, dans chacun defquels il y a une fontaine & un ab-breuvoirpour les chevaux. Chacun fçait qu’ilsTonc d’unetres-grande beauté en ce pays-là , & que les Maures se font unpoint de Religion de n’en laiffer sortir aucun pour les Chré-tiens fous quelque prétexte que ce soit. Lés jardins du Roysont asièz beaux. Ils sont plantez dans le milieu 'd’un grand boisd’oliviers, 8e Ton y voit en tout temps desdkurs, des légumes& des fruits de toute cfpece, mais comme ils sont un peu éloi-gnez de l’Alcaffave, cette distance qui en ôte la commodité,en diminue austì beaucoup Tagrement. Les allées en font fort'étroites, & Ton n’y voit ni eaux j affiliantes ni baflìns, mais ily passe quelques ruisseaux qui fervent à .les arroser. II y aquelques Palais assez beaux aux environs de celuy du Roy,que des Alcaydes ou Gouverneurs y ont fait bâtir pour luyplaire , mais ils n’ofent cfperer qu’ils en jouiront long- temps,Tépreuve que quelques-uns d’entre eux en ont déja faite, lentdonnant sujet de croire qu’ils ne les posséderont qu’autantqu'il plaira au Roy de ne se les point approprier. ¥ Ambajfade deM. de Saint Olon a Maroc
MIRABELLE) o\x Castel Mirabello. Bourg ou village deCandie situé fur la côte Septentrionale de cette Ifle avec unfort Château & un bon port, en Latin Cajìrtm Mirabellum. IIest à trois ou quatre lieues de Spinalonga vers le Midi , &son Château est environnné des eaux de la mer de tous les co-tez. Quelques Géographes prennent ce lieu pour TanciennePaner mu s. * Maty, Dut. de Hall. 1701.
MIRADOUX. Petite ville de Gascogne dans le Comtéd’Armagnac, en Latin Miradtilce. Elle est située à deux lieuesdela Ville Episcopale de Lectoure,& à trois de la Garonne.Le combat qui sc donna aux environs Tan i6;r. pendant lesguerres civiles, a rendu cette Place remarquable.
MIRAFLORES. Petite ville duPerou qui appartient auParlement de Lima , 8e qui est bâtie dans la vallée de Z ana oude Sana, dout elle prend quelquefois le nom. Elle est à vingtlieues de Truxillo & à cinq dela mer, fur laquelle elle a lePort de Chencepen , qui n’est pas fort commode , ne tenantpas les vaisseaux à Tabri des vents, ce qui fait qu’ils employentbeaucoup de temps à charger 8e à décharger. La ville est fortriche 8e fort peuplée, 8e fe distingue par là entre toutes cellesqui sont dans la plaine. Le terroir est propre aux cannes desucre , 8e il y croît beaucoup de froment. Entre la ville 8e leport, il y a des bois fort agréables , 8e plusieurs villages oumétairies. * Laët, lív. 10. chap, zo.
MIRAMAR. Bourg ancien de la Catalogne, en Latin
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