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mais fans croire que ce signe soit la marque d’un Chré-tien, ne la faisant consister qu’à boire du vin & à manger dupourceau. IJs font des sacrifices comme les Juifs & les Gentilsenfaisoient. Le Prêtre prie fur la victime & l’égorge. Lorf-qu’elle est cuire on la met fur une table, autour de laquelletous ceux du logis fe tiennent debout une chandelle à la main.II n’y a que celuy qui fait l'offrande qui soit à genoux. II en -cense la victime , & âpres que les autres en ont fait autant ilsla mangent tous ensemble. Ils égorgent auílì des bêtes & desoiseaux fur les sépultures de leurs parens & de leurs amis , &versent dessus du vin & de l'huile. Ils font tous les jours leslibations. Personne ne boit, íàns avoir dit un mot d’oraifonla tasse à la main, les yeux élevez au Cid, versant en terre unpeu du vin qui est dans la tasse. Ils ne chomment point leDimanche, & ne s’abíliennent guere du travail qu’auxFêtesde Noël & de Pâques. Toute la sanctification des grandesFêtes consiste chez eux à boire & à manger jusques à l excés.La plus grande qu’ils fassent, c’est lorsque quelque Image doitpasser par leur contrée. Alors ils se parent de ce qu’ils ontde plus beau, ils font festin & apprêtent un présent pour lima-ge qu’ils attendent. Leur deuil a quelque chose de terrible, &on le peut appeller un deuil de defefpcrez. Lorsqu’une femmeperd son mary ou quelque proche parent, elle s’arrache lescheveux, s’enleve la peau du corps & du visage , déchire seshabits, se dépouille nue juíqu’à Ja ceinture, écume , grinceles dents, & fait 1 a possédée & la furieuse. Les hommes n’enfont pas moins. Ils déchirent aussi leurs habits, fe battent lapoitrine , & se font raser la tête & le visage. Le deuil durequarante jours. Ils fe montrent furieux les dix premiers, pen-dant lesquels, les proches du Mort & une quantité d’hommes& de femmes de toutes conditions le viennent pleurer, fe r angéant en ordre autour du cadavre & poussant des cris qui fontfrémir, aprés quoy il arrive tout d'un coup que l’on n’entendrien. Le deuil s’arrête , & garde un profond silence; puis toutd’un coup il jette un grand cri, & reprend ses premiers empor-temens.Le quarantième jour on enterre le Mort.On fait un fe-stin à tous ses proches, à tous ses amis, à tous ses voisins & àtous ceux qui sont venus le pleurer. Les femmes mangent âpart hors du lieu où sont les hommes. L'Evéque dit la Messe,& ensuite prend de droit tout ce qui servoit à la personne duMort, son cheval, ses habits , ses armes, & son argenteries’il en a. Les deuils ruinent en Mingrelie, & cependant onest obligé de les faire ainsi solemnellement. L’Evéque dit uneMesse des Morts par force à cause du grand profit qúi luy enrevient, & on vient aussi pleurer le Mort par force afìn de vi-vre quarante jours aux dépens de ce qu’il a laisse. Quand unEvêque meurt, c’est le Prince qui luy fait dire la Messe desMorts,le quarantième jour du deuil & qui prend tous ses bienshors les immeubles. La Mingrelie estaujourd’huy composéede trois Provinces qui ont chacune leur Roy, & dont la pre-miere.s’appelle Imirette ou Baíkchiouc.sta seconde Guriel, &la troisième Mingrelie. Cette derniere étoit sujette cy devantau Roy de Baflàchiouc , qui y envoyoit un Intendant qu’enLangue du pays ils appellent Dadian , comme qui diroit Chefde Justice, de Dad , mot Persien qui signifie Justice. Un de cesIntendans qui étoit homme d’esprit, íceut fi bien gagner l’a-mitié de ces peuples qu’ils le prirent pour leur Roy, & ce fatainsi que cette Province fut détachée de celle d’ímirette. LeChevalier Chardin dit que le Prince qui gouvernoit la Min-grelie dans le temps qu’il y alla, c’est-à-dire vers l’an 1660.étoit le huitième, depuis qu’elle s’ctòit soustraite de Ja domi-nation du Roy d’Imirette. 11 paye de tribut au Grand Seigneurdont il a recherché l’appuy, soixante mille brasses de toile delin faite dans le Pays.qu’unChaoux vient prendre tous les ans.
* Le Chevalier Chardin , Voyage de Perse, tome 1.
MINHO. Riviere d’Efpagne qui coule dans k Galice, enLatin Minius. Elle a la source à Castro del Rey , d’ou ellepasse à Lugo , à Orensc , & à Thuy , pour aller fe jetter dansl’Ocean Atlantique aux confins du Portugal. *Matv, Ditt. deHoll. 1701.
MINIO ou Mini*. Ville de k haute Egypte , en LatinMinium. Elle est située fur le bord Oriental du Nil, entreGirgio & Sayd, & capitale du Casilif ou Gouvernement quiporte son nom. Ce Gouvernement occupe la partie Orienta-le de la vallée dù Nil, depuis celuy de Cherkeffi, jussju’à kNubie. Outre k ville de Minio ,on y trouve celles de Chana ,d’Ichmina, & d'Affuana. *Maty, Ditt.de Holl. 1701.
Quelques Auteurs donnent le nom de Munia , à Minio, &disent que c’est l’ancienne lycopolis. II y en a d’autres qui veu-lent que ce soit Pbylace Thebáica,
- MlNNODUNUM. Ville ancienne des Helvetiens. C’est
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le bourg du pays de Vaud en Suisse, qui porte aujourd’huynom de Mouklon. Audifrret, Geogr. t me 2. n
MINO. Petit Royaume du Japon , dansle Jetsengcn. I‘f ,situé entre ceux de Finda au Septentrion, & de Vovari du cotdu Sud.
MíNOA. Ville ancienne dc rifle de Crete.Quelques (j £ 0 ^graphes croyentque c’cst aujourd’huy le lieu de cetteisse nommé Palcocafiro, qui est entre le Cap de Salomon & celuy de Sidero. D’autres veulent que Minoa Coît Caftel'■"rablo.
MINOLO. Bourg ou village de l’Ifie de Candie, en LaUM ’molum. II est situé fur la côte Septentrionale au Couchantla Canée, & pris par quelques Géographes pour l’ancxcnMinoa , qui étoit fur k côte Orientale de cette Isle, & difkrente de k Mirtoa qn’on croit être Paleocaftro.
MINORBINO ou Minerbino. Ville du Royaume de N 3 'pies dans k Terre (le Bary, en Latin Mmenmum. Elle estles confins de la Basilicate à trois lieues de Canofa & àquattde Venofa. Cette ville appellée auffi Monerbmo est peu con lderable.quoy qu’elle ait un Evêché suffragant de Bari/^kty*
MINORI. Ville du Royaume de Naples, en LatinElle est située dans k Principauté Citerieure fur le GolseSalerne entre la ville de ce nom & Amalfi. Les Geogn*pu ek prennent pour l’ancienne Rhegima Minor.
MINORISSA. Nom Latin de Manrez.e , ville d’Efpagne cCatalogne. ,
MINOR QUE. Iste de k mer Mediterranée prochecôtes d’Efpagne. C’est une des deux que les Anciens non^moient Baléares. Ceux du pays l’onc appellée M^norca,se qu’elle a moins de circuit que celle de Majorque. E"fcent cinquante milles de tour selon quelques-uns, & elle n ea que six vingt selon les autres. Sa longueur est desoi* an ,imilles, & fa largeur d’environ autant. La principale v * e í|£Citadeila. On y voit aussi un Port assez considérable > »PP.Porto ForneUi. Cette Iste est située plus au Levant que IVkj^rque, & quoy qu’elle nc soit pas d’une aussi grande étendue»elle n’est pas moins feitile. On tient même qu’ellc lase 1 ? 3 /en ce qu’il s’y nourrit de plus grands troupeaux de gt° s 'tail, & fur tout en ce qu’on y trouve de fort grands ms !£ . *Elle est toute environnée de montagnes & de boccages cp 3 ‘’qui k rendent plus commode que Majorque. * Botero,isole. . , 1
MINSINGEN. Petite ville d’Alemagne avec une Ci^"^le, dans le Duché de Furstcmbcrg, en Latin Minfi.iga. ,,située entre les villes deTubinge& d’Ulm. *Maty,í > ^'Holl. 1701.
MINSKO. Ville & Castelknie de la Russie Lithuaniq ue .;avec titre de Palatinat, en Latin Mins^um. Elle est fur k jj gviere de Swistocz, & le séjour en est agréable. Corons cest voisine des Moscovites qui ont fit souvent de grands rvages dans k Lithuanie , les Rois de Pologne ont été c>b"tzd’en faire une Place forte. Elle a d’un côte un grand mat® ’dans lequel on 3 bâti son Château, qui commanue à U ^ '
& où l’on tient toujours une bonne garnison.C’est uuPeuurssne régulier avec des fossez profonds & une double P a , *
Le Palatinat de Minskoqui a pour bornes ceux de W lie ^ S /r e zde Mezistauw , de Novogrod & de Vilna , est un pays a ^fertile. 11 s’y trouve un fort grand nombre de Juifs, dp nt ^uns s’addonnent au commerce, & les autres à k Médecinsjouissent tous des droits qu’ont les autres habitans. Cettevincerenferme deux Castellanies, Minsko & Boriifòw*diSvet,Geogr. anc.&mod.tome ï. , . .
Ee Pere Avril Jésuite dans son voyage de Moscovie ■dit que k ville de Minsko est éloignée de Vilna de Ì rC g tslieuës d’Alemagne. II faut passer de grandes & vastes ^ e>pour aller de-Jà à Cazin , qui est Ja derniere ville de B?frontière de k Moscovie. On voit dans cc long trassf .quantité prodigieuse d’abeilles qui font une partie des rlc ^ nSses des Lithuaniens. Ce qui les attire en si grand nombre ^ces forêts , est imputé à la commodité des loges qu’elles . ^vent toutes prêtes dans le creux des arbres, où elles ne f ef ° nt j rpourtant pas en affeurance , si l’on n’avoit foin de les g ara ^du dégât des ours. On l’empêche en faisant une manies ^hune garnie .de piquets autour des arbres qu’elles occup enen couvrant le trou par où elles entrent avec plusieurs bra" zhérissées d’épines, qui fans leur fermer le passage, les inCt nat iCcouvert de ces animaux. 11 y a quelque chose de ^ ur PS e qudans 1a maniéré que les ours passent l’hiver en ce pays-k' j 3tient qu’au commencement de cette rude saison, avant A quíterrre soit couverte de neige, ilsvont brouter unç herles endort si profondément, qu’elle les rend cntierein e