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Tome II. [E - O.]
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d’huy qu’un monceau de pierres qui en marquent les ruines.Ce fut où Matathias se retira lors qu’il sortit de Jérusalem pourcommencer la guerre qu’il fut forcé d’entreprendre pour ladéfense de la Loi contre la tyrannie d’Antiochus.ìk que par unzele ardent de la Religion, voyant un Juif apostat qui sacrifioitaux Idoles, il le perça de son-épée fur l’Autel même où iloffroit de l’encens. II eut fa sépulture dans le même lieu aufíì-bien que sesenfans héritiers de fa vertu. L’un d’eux, appelleSimon , y fit élever de magnifiques tombeaux de pierres austipolies que le marbre, qu’il enrichit de sept Pyramides l’unecontre l’autre , deux pour son perc & fa mere, quatre pourses freres & la septième pour luy. Afin d’orner ces Pyramides,il mit à l’entour de grandes colomnes avec des armoiries, au-près desquelles étoient des Navires si haut él#vez, que ceuxqui navigeoient fur la mer Méditerranée qui en est éloignée dedouze lieues les pouvoient voir aisément. S. Jerome dit queces Sepulchres, que l’Ecriture dit être demeurez fur pied ,se v-oyoient encore de son temps. Assez proche de Modin estla célébré vallée de Terebinteappellée ainsi à cause de la quan-tité & de la beauté desTerebintesqu’on y voyoit autrefois.

* Doubdan , Voyage de laTerre Sainte, cb. 5.

MODON. Ville du Belveder dans JaMorée. Elle est situéefur un petit Cap qui regarde les côtes d’Afrique à dix millesde Coron > à soixante & douze du Cap de Matapan, & à centvingt de Patras & de Napoli de Romanie. Au bas de ce Capest un port tres-commodeoùles vaisseaux sont en seureté. Cetteville est l’ancienne Methone du Péloponèse. Elle est Episco-pale , Sc son Evêché est sous la Métropole de Patras. Outreí’avantage de fa situation, elle est défendue par une Citadelle,& le commerce qui s’y fait la rend tres-considérable. M o don asouvent changé de Maîtres. Dominico Michieli, Doge deVenise, prit cette Place l’an 1124. au retour de son troisièmevoyage de la Terre sainte. L’année suivante les Vénitiens laremirent à l’Empire Grec, & dans le partage qui fut fait decet Empire en 1204. elle retourna fous la domination de laRépublique de Venise, à laquelle Léon Vetrano, CorsaireGénois, l’enleva quatre ans aprés. L’an 1498. Bajazet II.attaqua Modon avec une armée de cent cinquante millehommes, Sc s’en rendit le Maître. Moroíìni Généralissime desVénitiens la reprit fur JesInfidellesenitfStí.&depuis ce temps-lá elle est demeurée à la République. * Le P. Coronelli Defcr.de la Morée. * Maty , Dïct. de Holl. 1701.

MODRISCHou Modrusch. Petite ville de la Croatie prisepar les Géographes pour l’ancienne Tedtaftum. Les Latins lanomment Modrusa. Elle est située prés de la mer, à six lieues deZeng vers le Nord , & appartient à la Maison d’Autriche.Cette ville émit autrefois Episcopale sous la Métropole deZara. 11 y a déja plus d’un siécle qu’elle a été presque entiere-ment détruite par les T ures , Sc l’on n’y voit plus que quelquescabanes où se retirent des Bergers, avec une petite Chapelledans ses ruines. Son Evêché a été uni à celuy de Zeng.

MODZIR. Ville du Duché de Lituanie en Pologne , enLatin Modz,iria. Elle est fur la Riviere de Przcpiec dans le ter-ritoire de Rzeczica , environ à trente lieues de la V ille de cenom , & à vingt-cinq de celle de Rohaczou du côté de l’Occi-dent. Cette ville n’est pas moins forte par fes ouvrages que parfa situation dans un marais, de sorte qu’on n’y peut aller quepar une chauffée. * Maty, Dìól. de Hall. 1701.

MOEN ou Mone, Iíle du Danemarck , en Latin Mona. Elleest dans la mer Baltique prés de la côte Méridionale de Zelande. Cette Iste qui a Stege pour lieu principal est extrême-ment fertile en grains. Sa longueur est de quatre lieues, &elle n’en a que deux de largeur. * Maty, Ditt. de Holl. 1701.

MOERIS. Lac en Egypte, II est sous le vingt-neuviéme dé-gré de latitude Septentrionale à l’Occident du Nil, éloignédu Caire de six ou sept lieues d’Alemagne. 11 a en quelquesendroits cinquante brasses de profondeur, mais quelque éten-due que luy donnent les Anciens, il n’est présentement quede dix ou douze lieues. Ce Lac qui reçoit quantité d’eau lorsque !e Nil se déborde , a deux canaux , i’un par où ce fleuveentre dans son sein, & l’autre par où ses eaux s’écoulent dou-cement & arrosent la campagne. On dit que le Roy Mceris afait porter son nom à ce Lac. Il le fit creuser, & par son ordreon y érigea deux tombes couvertes de deux pyramides hautesde quarante pas, l’une pour luy , l’autre pour la Reine. Chacu-ne émit surmontée d’une Statue de pierre en maniéré de Co-losse. Ces deux Statues les réprésentoient assez bien tous deux.Ce Prince avoit donné à là Femme pour fes dépenses pAticu-lieres le revenu qu’on tiroir de la pêche de ce Lac, ce qui aurapport de quelques Historiens produisoit ordinairement untalent par jour. C’étoit auprès de ce Lac qu’on avoit bâti le J

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fameux Labyrinthe d’Egypte qui a été autrefois si admiré. M*Feíibien dans son Livre de la Vie des Architectes en parle ences termes.

On nesçait point au vray dans quel temps ni à quel sujet"cet édifice rut bâti. Quelques uns croyent que ce fut le Roy "Petesucus ou Tithoës qui le fit construire plus de deux mill e ££ans avant la prise de Troye. Hérodote estime que tous les "Roys d’Egypte eurent part à ce grand Ouvrage, & qu’il ne "fut achevé que depuis le régné de Psammetichus. Quelques- fíuns disent encore qu’un autre Roy nommé Motherusje fit "faire pour luy servir de Palais ; d’autres que Mceris ou "Miris, surnommé Mars le sit pour fa sépulture. Cependant "Pline croit. que cet édifice fut élevé à I’nonneur du Soleil» “Quoy qu’il en soit, il est certain qu’on doit le considérer "comme l’un des plus grands ouvrages que les Rois d’Egypte "ayent faits , puifqu’il surpassait même ce que l’on dit de L "Sépulture de Simandius ; car au rapport de divers Eírivains, "il nes’esl jamais rien fait parmy les autres Nations qui ait"approché de la grandeur de ces bâtimens. , ‘‘

, Voicy ce que Pline rapporte du Labyrinthe. Je ne puis >“dit il, m’empécher d’admirer la groílèur prodigieuse des "colomnes du Labyrinthe d’Egypte , que ni la rigueur des "temps, ni la malice de ceux d’Heracleopolis qui l’ont gâte "en divers endroits, n’ont encore pû ruiner. On ne fçait aussi "de quelle maniéré exprimer la disposition de ce merveilleux “ouvrage , ni la distribution des parties qui le composent. I' ££est divisé en 16. principales régions ou quartiers qui ont"chacun leur nom particulier , & qui contiennent diverfes “demeures tres-fpacieufes. Outre cela, il y a autant de Tcrn- "pies que les Egyptiens ont de Dieux . avec plusieurs au- "j tres édifices sacrez, & quantité de pyramides fort élevées. <£j Enfin, aprés avoir passé des lieux si vastes qu’on ne l fiS “peut parcourir fans se fatiguer > l’on arrive à l’endroit dont "î Dédale a imité les differens détours dans le Labyrinthe àe “j l’Iíle de Çrete. On y entre par des vestibules & des manie' “res de fistons qui conduisent austi à des Portiques où l’° n “monte par quatre-vingt-dix marches; les dedans font orn£ z <£de colomnes de porphire & de Statues d’unt grandeur d c '“mesurée , représentant les Dieux Sc les Rois d’Egypte. / "

Or cet endroit que Dédale a voulu imiter, &qui

étoí t ££

la feule chose que l’on vît dans son Labyrinthe , n’occup 01 ^que la centième partie du célébré Monument des Egy^ (£tiens dont on parle. Le Roy Nectabis y sit faire quelque í e ^paration considérable par un nommé Circammon qui 3V ° (£une grande connoiflanee de l’Architecture. . , £í

II ne faut pas s’imaginer, ajoute Pline, que ce Labyrinm ^fut semblable à ceux qu’on fait pour divertir les enfans 3 (ícampagne, ou que l’on volt fur des planchers figurez p 3 ^des compartimensqui marquent une route dont la longue 'fe prolonge de telle sorte par fes tours Sc retours, fl jí£dans un espace assez étroit l’on fait en la suivant autant de P a (£qu’un mille d’Italie en peut contenir. . ^ ((

Le Labyrinthe dont on parle étoit un lieu fort spacif 1 ’ (£environné de murailles, Sc distribué en quantité de P ieC (£séparées quiavoient de tous cotez des ouvertures & des p° (£tes dont !e nombre & la confusion empêchoient d’entre la véritable issue ; ainsi ceux qui s’y engageoient s e ë^ ((roient aisément, Sc ne pouvoient jamais en sortir ss nS > íCsecours d’un si! ou d’une corde dont on attachoit un b° (£la premiere porte par où l’on entroit. _ />uit ££

C’étoit aussi de cette maniéré que Dédale avoit cons r ^ í£sonLabyi inthe.fur le modèle duquel le Labyrinthe de Sa* 11 ^ í£a été construit.Le Tombeau que Porsenna Roy d’Etruri®fit élever proche de Clusium étoit construit à peu prés ^ ££même maniéré que le Labyrinthe bâti par Dédale dans (£de Crète ,s’il étoit tel que Varron l’a décrit dans un P aU ‘® (íque Pline rapporte. prL 1 "

MOERMONT. Fort du Pays-Bas dans le Brabant»tin Matra Arx.Il est proche de la ville de Bergopzom,#tient aux Hollandois qui le bâtirent dans des marais 1 an ^,MOERSCHANS. Forteresse de la Flandre yille

en Latin Moera Arx. Elle est située à deux lieues de 3 eíJd’Hulst vers le Couchant, & le nom qu'clle porte veutFrançois .Fort de Moure. * Maty, Diíl.deHoll. I 7 ° 1 ', yllli*MOESIE. Grande Région qui fut anciennement^ j 0 jcrie, en Latin , & selon Ptolemée Myfîa. Elle ^ f p 0 ntdepuis le Confluent de la Save dans le Danube jusq u a ■ 0 ,Euxin, & avoit à l’Occident l’Illirie propre, au ^ e ^°j e nt l 6la D ace dont elle étoit séparée par le Danube, à 1Pont Euxin > Sc au Midi la Thrace & la Macédoine. feirvisoit ce pays en deux parties. La Mœsie supérieurs ^.^oit