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Tome II. [E - O.]
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k plus riche. Ceux qui les veulent avoir en mariage, les ache-tent des peres & des meres à qui ils payent un bœuf, des bre-bl s ou quelque autre chose dont ils conviennent ensemble. IlsP°rtent de longues robes tant hommes que femmes, & ces ro-oes faites de drap tiíïu de la laine des brebis de ce pays-jà, leur^ont depuis les épaules jusques aux talons. Les hommes laisle nt pendre leurs cheveux, & les femmes les retroussent & lesn °iierat derriere la tête. * Laët, liv. 12. cb. 8.

MOCH A ou Mou a. Ville de l’Arabie Heureuse avec unbon Port à senti ée de la mer Rouge. Elle est à quinze lieuesojr Détroit de Babelmandel.vers le Nord, fort peuplée, &~ Ur > commerce considérable. Cette ville dépend d’un PrinceArabe fort puissant, qui possede aussi celles d’Aden, de Laghi® d’Almacharana. * Maty, Dict. de Holl. 1701.

MOCLIN. Ville d’Espagne dans le Royaume de Grenade,■baie est proche de la ville de ce même nom. * Davity , Gre-nade. *

MOCO. Province d’Afrique, au Midy de laquelle en desCe ndant vers la côte, on rencontre celle de Ban't. On bat dansc ette Province de Moco une espcce de monnoye de fer, dontc baque piece est de la grandeur de la paulme de la main, avecUne longue queue. * De la Croix, Relat. de l’Afr. tome 3.

MOCODIEL. Petite riviere d’Espagne qui arrose le*>°yaume de Léon, en Latin Mocodiella. Fuen-Pedrosa est lebeu d’où elle tire sa source. Aprés avoir coulé quelque temps ,va mêler ses eaux à celles de la riviere de Formes.

J, MODENE. Ville d’Italie, capitale du Modenois, avec■byéché fous la Métropole de Boulogne, en Latin Mutina. Elle5 st tres considérable par son ancienneté, ayant été faite ColonieAornainc dés l’an 570. de la fondation de Rome. Les anciensAuteurs en parlent souvent, & on voit encore quelques restes^Cs monumens de fa premiere splendeur. Cette ville a long-Jctnps fleuri fous le Gçuvernement des Romains ; mais elle°ussrit beaucoup vers la décadence de l’Empire, fur toutflUand les Gots & les Lombards vinrent fondre en Italie. Cescssrniers luy causerent une grande désolation. L’tímpereur'^harlemagne ayant mis fin à leur Monarchie, Pépin son fils,créa Roy d’Italie ,fit qu’elle se releva de ses ruines. On la? bâtit, non pas dans le même endroit, mais un peu plus bas,une plaine agréable & fertile en bons vins, à seize millesp ^Eggio, à vingt de Bologne & à soixante & quinze def e de , entre les rivières de Secchia & de Panaro. Modene‘ A a ^prescnt une ville bien peuplée, belle, grande, forte,P Utot ronde qu’ovalle , avec de bons murs &c de larges foflezjtond de cuve, toujours pleins d’eau. Ses maisons sont asseze jles. J] y a quantité de fontaines, de portiques & d’arcades,jf'forte qu’on peut s’y promener à couvert ; mais ces portiquespp n i Un P eu obscurs, à cause que les rues sont étroites. L’E-^ A e Cathédrale où l’on conserve le Corps de saint Geminien,f Vec [ue de Modene, est remarquable par sa Tour quarrée ,^° rc grosse & fort élevée, que l’on découvre de loin. On voitans cette Eglise quelques bons morceaux du Guide. C’est-làssí ° n montre la fameuse Secclna rapita , dont on trouve J’Hisire grotesque dans le Poëme que le Taiïoni à composé. Leslin ^ Eglises n’ont rien qui les puisse distinguer , si ce n’estd e ^seau de tous les Saints fait par le Guerchin dans cellej l~tigmates, & un des meilleurs ouvrages du Correge dans^hapelle de saint Pierre, Martyr. Le Palais du Duc est ceT. 1 y a de plus beau dans Modene. 11 est nouvellement bâti ,sur CS a PP artemens en sont ornez de meubles tres-riches. II y atou t un cabinet de peintures où sont des morceaux aussileiî! ^ en au ® § ran d nombre que dans ceux de Rome. On ypjj. , a . rc ì u e entre autres une tête, du Vinci; un portrait, deRa-d u ^ 5 Un grand tableau qui represente le Sacrifice d’Abraham,d ç , rto 5 dix tableaux , de Jule-Romain, quatre du Titien ,de p v * eux Palme,Aïeux de Paul Veronesc, l’un des Noces

H; ana ’ ^ 1 autres Adoration des Rois j une Nativité de Je-<j ç s "E hrist dans une nuit. Ce dernier tableau passe pour un& a | S Meilleurs du Correge. Le même Palais est embelli d’unep r ; eri . e toute remplie des ouvrages du Carache. On y admireç cl .P a lement lin saint Bernardin, qui montre la ville deh^i aux ennemis qui ne la voyent pas ; une Suíanne au& les deux Vieillards, tous personnages grands commeq Uç rc > & plusieurs autres. La chambre des miroirs mérited’êt es curieux s’y arrêtent, & les écuries sont fort dignesla^n 11 ^’ ^ a Citadelle est forte, & comme elle est attachéeAinsi* 6 ’ êllc la tient en bride contre la rébellion. Le Ducçsl j ouse II. l’a fort aggrandie du côté du Nord. Ce PrinceMeus a ^ a ifon d’Eíte, l’Empereur Frédéric III. ayant érigésu, en Duché l’an 1452. en faveur de Borso d’Este. Ceau prés de cette ville qu’Hirtius & Pansa, Consuls Ro-

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mains .perdirent autrefois la bataille contre Marc-Antoine, &le Sénat son autorité. On fait à Modene les meilleurs masquesd'Icalie.

Entre les Hommes illustres qui en sont sortis , Sadolet,Castelvetro, Sigonius & Fallopio sont fort renommez. JacquesSadolet, né en 1478. apprit la Langue Latine & la Grecque,de son pere Jacques Sadolet, célébré Professeur en Droit àFerrare. 11 fit un voyage à Rome, & comme il avoit l’espritfort culty/é, il entra chez le Cardinal Olivier Carafta , qui ai-moit les gens de Lettres, & fut ensuite Secretaire du PapeLéon X. 11 étoit tout à la fois Théologien , Orateur,Philoso-phe & Poète, & ccrivoit avec autant de facilité que de pureté.Pendant un voyage qu’il fit à Lorette, où il voulut s’acquitterd’un vœu, leHape le fit Evêque de Carpentras, dans le Com-tat d’Avignon, Le Pape Paul III. qui l’avoit appellé auprés deluy, l’cnvoya Nonce en France, pour porter le Roy FrançoisI.àconclurre la paix avec l’Empereur C harles-Quint, & cePontife fut si satisfait de fa négociation, qu’il le nomma Car-dinal en 1534. Sadolet mourut à Rome en 1547. & fut enterréfans pompe comme il l’avoit ordonné, dans l'Eglisc de saintPierre aux Liens qui étoit son Titre. Nous avons de luy en-tre autres Ouvrages, seize Livres d’Epîtres, diverses Oraisons& plusieurs Poèmes.

Louis Castelvetro vivoit dans le XVI. Siécle , & composafur la Poétique d’Aristote des Eclairciíîèmens, dont les Con-noisseurs font une estime tres-particulierc. Son peu de com-plaisance, & son humeur trop portée à la satyre luy firentbeaucoup d’ennemis. II passa dix ans à la Cour de l’EmpereurMaximilien II. & étant revenu à Modene, il s’y fit de fâcheu-ses assaires en censurant un Ouvrage d’Annibal Caro, que leCardinal Farnese luy avoit fait entreprendre. Le peu de soinqu’il prit de se faire des amis, fut cause qu’on le défera auTribunal de l’Inquisition pour crime d’heresie, ce qui l’o-bligea de fuir dans les pays Protestans. II mourut à Basseen 1571.

Charles Sigonius naquit l’an 1525. & fut Professeur de laLangue Grecque à Modene dés l’âge de 22. ans, aprés quoyil enseigna les Humanitez à Padoue. 11 a compose d’excellen-tes Notes fur Tite-Live , de sçavans Traitez fur le Droit Ro-main , & a mieux expliqué les Anriquitez de Rome qu’aucunEcrivain qui l’ait précédé. On tient qu’une maladie que luycausa un chagrin secret, l’emporta dans la soixantième annéede son âge.

Gabriel Fallopio qui naquît en 1523. fut célébré dans la Mé-decine. II sçavoit la Botanique, l’Astronomie, la Philosophie,& sur tout l’Anatomie, & on s’étonne qu’il ait pû écrire au-tant qu’il a fait, étant mort âgé seulement de 39. ans. Ses Ou-vrages ont été recueillis en trois Volumes infolio, * Laflèls,An-glois, Voyage d’Italie , tome x. Délices de l’Italie.

MODENOIS. Petit Etat d’Italie, qui a celuy de Parme auCouchant, quelques Terres du Grand Duc de Toscane &dela République de Lucques avec celles des Marquis deMales-pine au Midy, le Boulonois & une partie du Ferrarois au Le-vant , & les Duchez de la Mirandole & de Mantoue au Septen-trion, en Latin Mtttinenfis Ducatus. Son étendue du Nord auSud est à peu prés de vingt lieues, &du Couchant au Levantde quinze. Le terroir qu’arrosent diverses rivières est fertileen toutes choses & tres-bien peuplé. On divise cet Etat endeux parties generales, qui sont le Duché particulier de Mo-dene, & celuy deReggio. Les villes principales du premier,sont Modene, Carpi, Saffuolo, Cartagina & Frignano. Ontrouve dans l’autre celles de Reggio, de Corregio & de Be»scllo. Le revenu du Duc de Modene est de trois cens milleécus, & il peut lever assez aisement trente mille hommes furses terres. Quoy que ce Duc soit de la Maison d’Este, commeil n’en vient pas en droite ligne, Ferrare & Commacchio re-tournèrent à l’Eglife faute de légitimes heritiers, fous le Pon-tificat de Clement VIII. * Maty, Diâ. de Holl. 1701.

MODICA. Ville de Sicile, que les Anciens nommoientMotuca. Plusieurs la confondent avec la Molya de Pausanias.Elle est toutefois plus au Nord, non fur le rivage, mais dansle pays, comme Ptoleméc y met Motuca.

MODIGLIANA. Petite ville d’Italie dans la RomagneFlorentine, prés de la riviere d’Amone & du Torrent deMar-zana , aux frontières de l’Etat de l’Eglife. Elle est accompa-gnée d’un Château, & située au pied du mont Apennin , à sixmilles de Citta del Sole à l’Occident, & à douze de Faenzaau Midy. Cette ville étoit appellée Mutilum par les Anciens.

MODIN. Ville de la Palestine, considérable autrefois pouravoir été la Patrie des Machabées. Elle étoit située entre E-maiis & Rama fur une montagne, où l’on ne voie plus aujour*