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Tome II. [E - O.]
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MOL

j^ticoup cfor dans íeur contrée ; mais ils en font peu de cas,^ ds ne s’en servent gucre si ce n’est pour mettre à leurs lignes^ Han d ils pêchent dans la riviere de Para s qui' est distante deÇt'Hede Paracivade 80. lieues & qui abonde en poillon. Ils nelrc nt point cet or de la terre; mais ils en amassent les grains quij^roiíient en divers endroits aptes une forte pîuye.Ce métal leJouve ordinairement dans les montagnes dénuées d’arbresj? c °uvertes d’une terre noire & sèche. Ces peuples qui fontío rt civilisez, & à qui son n’a donné le nom de Sauvages queParccqu’ils ont mangé de la chair humaine , nomment ces^ontagnes Eteper anges,. Leurs femmes sont belles, ingénieuses,7 e v ìvenc avec beaucoup de sagesse. Elles portent leurs che-VeiI X longs juíqu’aux cuisses, & s’en fervent à couvrir leurNudité, EUes les ont blonds, châtains, ou roussâtres. Cellessondes cheveux courts se ceignent le milieu du corps d’uneMite peau qu’elíes nomment Sauvayatbwafou. Les Molopœ-^ es mangent proprement, & ont leurs heures réglées pour cela,savoir à midy & au soir. * Laët, Indes Occid. liv. iy. chap. 4..MOLOSME» Bourg ou village de France dans le DuchéBourgogne, appelle ordinairement Molofme lafojfe. C’est enlìeu~là que fut fondée sous Clovisl. une Abbaye de l'Ordre*J e saint Benoît. L’Eglise en fut dédiée à saint Martin. Cettefmbaye que les Latins appellent Molomium , Molodunum , &"*°hndenfe Monajlerium , ayant été détruite, on la rétablit quel-j Ue temps aprés proche de la riviere d'AImançon, à une lieueLonnerre, & à cinq du bourg de Molofme où est une au-M^bbaye du même Ordre.

.MOLOSSES. Peuples d’Epire, dont le pays est aujour-?huy appellé, selon Pinet .Pandofie, d’une ville de ce nom.T'îUrs villes principales étoient Moloflìe , Ambracie , & Do-i° ne , où l’on voyoitle fameux Temple de Jupiter Podinéen.

> tra bon, Pline, & d’autres Auteurs parlent des Molosses , & de^Urs chiens.

Be PereLubin dans fesT ables Géographiques dit que les Molojfes* v oientau Septentrion les Dolopes; àl’Oricnt, les Athama-au Midv, les Amphiloques ; & à l'Occident, la Cas-°Pìe.

^ MOLOSSORUM FLUVIUS. Riviere de la Morée.qu’on°mme présentement macho.

p "iOLPA. Petite riviere du Royaume de Naples dans lari ncip aU té Citerieure. Elle baigne Laurito,& S. Severino,jMs quoy elle se décharge dans la mer de Toscane au Cap.‘"errtudo. Cette riviere étoit autrefois appellée Melpbes.*NLa.-L Díct-, de Holl. 1701.

^ MOLSHEIM. Ville d’Alemagne dans la Basse Alsace , enç atIn Molsbemiim.Eïïe est située sur la petite riviere de Brufchn Un pays tres- fertile , à deux ou trois lieues de Strasbourg,j/°. c he de Dachstein,& fut brûlée par les Impériaux l’an 16jy,j. ai $ elle a été bien rétablie depuis ce temps-là. Ce fut en ce. eu que les Chanoines de Strasbourg fe retirerent il y a plus. e ^»t cinquante ans lorsque les habitans lë furent laissé infec-ler 6 Mereue de Luther. Ils y ont résidé jusqu’à ce que Louisj.c-'mnd ayant mis Strasbourg sous fa domination les a réta-yans leur Eglise qu’il a enrichie de magnifiques presens,e vOLUQUES. Istes dans la merdes Indes,situées auxw Mons de la Ligne Equinoxiale. Les Latins les appellentj “ L’Archipel d’Orient est divisé en cinq autres , dont

•premier est appellé Moloc, en langage du pays, qui veut direA Ct ®» comme étant le Chef de tous. Les Isles de ce premiercit c ht P el sont réduites à cinq principales, qu’on appelloit an-^ 0 nne menr,Cape, Duco, Moutil, Mara, & Seque, & qui sontC 1 aujourd’huyTernate,Tidore,Motier ou Motir.Ma-

l a v a Jîl» 8c Bachiatn.Toutes ces Isles sont sous un Méridien, àlìjd les unes des autres, & s’étendent l’espace de vingt-cinqplu es du Nord au Sud, traversant la ligne Equinoxiale. LazM avancée du côté du Nord en est seulement à demi degré,Ljj H US Méridionale à un degré de l’Equateur vers le Sud.ç.. es sont comme enfermées entre les Istes de Celebes & dedist° ° ' a y ant b première à l’Oiìest, & l'autre à l’Est. Leurest r ncc du premier Méridien pris à saint Michel des Açores,rìd' Cent soixantedegrez, ou selon quelques-uns, du Me-t 0 * en de Tolède en Espagne de cent quatre vingt-qua-*f 0 ® degrez. Elles sont presque rondes & toutes d’uneà j> » 8c, paroìssent comme autant de montagnes pointues,Cetf Xce Prá on de celle de Maquian qui n’est pas en pointe.c 4 p f. Rondeur est cause que ces Istes manquent de ports^oiiir des deux Monsons , ou vents de Nord-T a j ‘ 8c de Sud» II n’y a que Ternate qui forme le Port de3 c celuy de Toloco,qui en est éloigné d une lieuë »jA antaux Forteresses on n’ena point bâti fur les Ports ; maisCment Prés des lieux où les Rois tiennent leur C our» Ou*

J treìes cinq istes principales qu’on vient de nommer on encompte juíqu’à soixante & douze autres plus petites donc lèsRois sont tributaires de celuy de Ternate , & obligez de luyenvoyer un certain nombre de gens de guerre, que l'Auteurde la conquête des Moluques fait monter à six vingt millehommes. Les plus remarquables de ces Istes qui font toutessituées dans le même Archipel que Ternate, depuis Mindanaoqui est du côté du Nord, & de Bina 6c de Corea qui sontvers le Midy, & encre la Terre-serme de la nouvelle Guinéevers le Levant sont, Xula, Burro, Na, Noloa, Meao, Tafure,Doe, Saquite, Totole , Bool Gaydupa, Gorontano, Ilibato,Famine, Manado, Dondo, Jaqua ,Gabe , Tobuquo,Buto,& Sangien. Le pays est bas & mal sain à cause des eaux dontil est incessamment abbreuvé. Les montagnes & les endroitsélevez ne laissent pas d’avoir un bon air , & les vents qui souf-flent-en ces Istes empêchent la corruption. On n’y connoîtpoint de difference entre l’Hiver & l’Eté , & les pluyes n’ontaucun temps fixe,quoy qu'elles soient plus fréquentes du Norci-Oiiesl que du Sud. Le terroir y est sec & brûlé, & si plein depores & de trous, qu’il boit aussi-tôt non seulement les eauxdes pluyes, mais auíîi celles qui viennent des montagnes,avant qu’elles se puissent rendre dans la mer par un droit canal»11 y a pourtant toujours abondance d’herbes & quantité d’ar-bres qui ont de la verdure en tout temps. Ces Istes ne produi-sent aucuns grains, mais à leur défaut ceux qui les habitentfont de la serine & des tourteaux assez bons & délicats, dubois d’un arbre qu’ils nomment Sàgou. On y voit quelquescocos & bananes, force oranges & limons, des durions, desmangas, des grenades, tant aigres que douces, des bâtâtes, desmelons, des citrouilles, des cannes de sucre, & de fort grandsamandiers ; mais ce qu’ils ent de meilleur & en abondance,ce font les doux de girofle. On en recueille plus chaque qua-trième année, que dans les trois précédentes. Ceux de Terna-te disent que lorsque ces fruits deviennent n^irs, leurs fontai-nes & leurs puits tarissent, & ce qu’il y a de fort surprenant,c’est que fi l’on met de l’eau dans quelques grands vases endes chambres où l’on tient des doux de girofles, on trouve lematin ces vases sens eau , & les doux de girofle humides» IIcroît dans ces mêmes Istes du gingembre , de la canelle, desnoix muscades, & desmacis, du bois d’aloës, du sandal , &certain bois tirant fur le rouge, qui brûle & flamboyé fans fèconsumer ; mais elles n’ont point de mines d’or n’y d’aucunautre métal» II y a peu de bétail, & peu de poisson. On ytrouve quelques bufles, quantité de sangliers, des perroquetsde divers plumages, force pigeons de la grosseur d’une poule,des poules en fort grand nombre, des oyes qui ont la plumenoire, & les pieds semblables à ceux des perroquets. avec desoiseaux de paradis, que les Espagnols appellent Paxaros delfol ,c’est- à dire, oiseaux du Soleil. II y a de certains lieux où croîtune plante nommée Catopa de laquelle tombent des feuillesqui se transforment aussitôt en papillons, II y a beaucoup decrocodiles. Ceux qui se tiennent en terre font furieux,Lc ceuxde la mer sont fi timides, qu’ils se laissent lier sous l’eau» CesIstes nourrissent aussi des serpens,longs déplus de trente pieds,& gros à proportion. Ils ne font point dangereux étant lourds& sens venin , mais il y a quelques écrevisses qui ont un en-droit fi mortel, que fi l’on en mange, on meurt dans les vingt-•quatitf heures. Chacune de ces Istes avoir autrefois son Roy,maismotir & Maquian appartiennent aujourd’huyau Roy deTernate. L’Iste de Bachan obéît encore à un Prince particu-lier, ce que seit atiísi celle de Tidor. Ces Rois font issus d’unèancienne & même famille, & s’aliient souvent ensemble patdes mariages, afin d’avoir desenfans de race Royale du côtédu pere & de la mere , qui font reconnus plus facilement pourRois , ne pouvant régner aprés leur pere si le peuple ni con-sent. Ils prennent autant de femmes qu’ils veulent, & en ontune principale appellée Putriz, dont les sils quoy que plus jeu-nes , sont préférez aux ensens des autres. Ils sont extrêmementhonorez de leurs sujets,qui se regardent comme leurs Esclaves,& qui sont obligez de les suivre a leurs dépens, lorfqu’il s’agítdaller à la guerre. Ils ne sortent point de leurs Palais qu’on neleur tienne un parasol sur la tête , & quand ils arrivent à laporte de leurs Temples, on fait sonner divers instrumens &on étend devant eux des tapis fort riches.

II y a une plaisante Tradition touchant î’origine de cesRois. Elle porte que ces istes furent, gouvernées anciennementpar un Prince nommé Pìgo-Cigara , qui navigeant prés de Ba-chan, vit entre les rochers certaines cannes qu’ils appellentRotas. 11 les envoya couper , & il en sortit aussi tôt du seng.On découvrit prés de leur racine quatre oeufs, qui sembloientêtre des œufs de couleuvre, & l’on entendit une voix venant

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