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MONBLANC. Pedte ville de Catalogne dans le Pradez >Latin Mons Albus. Elle est située au pied des montagnes furk ruisseau de Francoli , & avoit autrefois titre, de Duché af-* e cté au sils des Rois d’Aragon. Cette ville qui est chef duneViguerie a un aster grand nombre d’habitans, 8c n’est éloignéede Tarragoneque de cinq lieuës du côté du Nord , en allantVers Cervere > 8c vers la plaine d’Urgel.
MONBRISON. Ville de France, capitale du Forêt, enLatin Monbrif mum. Lariviere de Vcsise coule au bas de cetteVille, L’Eglife Collégiale de Notre- Dame est servie par desChanoines bien rentez , & logez dans un tres-beau Cloître.Cette Eglise est vaste 8c somptueuse avec des clochers super-as & garnis de tres-bonnes cloches. On y trouve les Convensdes Cordeliers, des O.Tcrvantins & des Capucins 8c ceux desReligieuses de sainte Claire & des Ursulines. II y a aussi unCollege de Prêtres de l’Oratoire. Monbrison n’etoit autre-*pis qu’un fort Château appellé Bri son , astis fur un mont, à1 entrée des plaines du Forêt & au pied des montagnes qui leieparent de l’Auvergne , à dix liceës dc Lyon. à deux de lari viere de Loire & à six de saint Etienne. Ce Châ eau , de-venu bourg lut clos de murailles & muni de fusiez Tan iq:8.
& orné de quatre belles Paroisics,peuplées de Bourgeois ck de“°ns Artisans. C’esl aujourd’huy un Bailliage cl’un grandr esiorr. * Davity. F ont.
MONCAIO.Grande montagne d’Efpagne dans i’Aragon,Latin Moncaius , Cannas , ou C mus m n . Elle est aux curi-es de la vieille Castille entre B.ria à l’Orient &: Agreda à‘ Occident, à deux lieuës de Terragone , 8c à six dc la -iviere« Ebre. * Maty ,Dtt. de HolL 1701.
MONCALE. Cap de Tille de Madagascar -, éloigné desiUatre grandes lieuës de Tembouchúre de la tiviere d-, Frans-here. Depuis ce Cap jusqu'à la Baye de Ranoufo rtiki , appel-~ ee la Baye des Galons , la côte n’.i q ie deux lieue - de largeur.Le long de la côte qui est toute sablonneuse font quelques ooissiui séparent deux grands étangs appeliez les Lacs d’Ambo ivs.L’Aloës que ceux du pays nomment T t.cb croît en quantitélong de ces bois fur les endroits qui avancent dans ìe pays.Entre Moncaîe 8c Ranoufoutcbi il y a une contrée qui seflomme Mozambique. Le principal village de Ranoufoutcbi®st appellé Italie. Cette Anse ou Baye de Ranoufoutcbi estbonne pour une barque, mais non pour un grand navire. Lesvents du Sud & de Sud-Est, les plus incommodes de ces quar-Uers-là, y sont extrêmement dangereux. 11s ne se levent jamaissio'ils ne soient suivis de tempête 8c de tonnerres. 11 y a en-viron cent cinquante ans que les Portugais avoient une habita-sion fur la côte de cette Baye sous la conduite d’un PortugaissiUe ceuxdu pays appellòient Macinorbei , au lieu de Mmstgnor-, corrompant les mots de Mon Signor , qu’ils entenuoientPrononcer souvent & y joignant le mot Bet qui dans leur lan-8 l ie veut dire Seigneur. Ce Commandant ayant fait bâtir®Ens TIste d’Anoflì une maison de pierres dont les murailleslubíîstcnt encore, les Grands l’inviterent à en faire une ré-Joiiislànce selon leur coutume, & masiacrerent tous les Por-tugais pendant cette fête. Depuis la Baye de RanoufoutcbiJuíqu’à la riviere deMandrercy il y a huit lieuës, 8c en che-ttPti on trouve les étangs nommez Anhong où il fe fait quantité^ sel. Dans toute cette contrée on ne seme point de ris àcause du terroir trop sablonneux. Le coton y vient en abon-< Ence,& l’on y tire quantité d’huile d’une plante nomméeElle est bonne à diverses maladies, & ils s’en oignent*a tête aussi bien que les cheveux. * Flacourt, Histoire de Ma-"‘A&Afcar , 4 iì ,
MONCALLIER. Gros bourg du Piémont, en Latin^ions Calierius. 11 est situé fur le Pô une Iieuë au desiòus deTu-r ‘n, & célébré par les bons vins que produit la côte. Le bourgs eíf accru des ruines de Testone, qui fut détruite du tempsT Empereur Frédéric II.
MONCALVO. Ville d’Italie dans le Monferrat, à sixailles du Pô , à sept de Casai, 8c à huit de Verrue 8c d’Asle,îu Latin Mons calvus. Elle est située sur une montagne, présla Sture, & on Tappelle communément Moncal. C’est unePEce forte d’assiette & Tune des plus importantes duMonferrat.. MONCAON ou Mottçon. Ville de Portugal. dans la Pro-vince d’Entre-Douro 8c Mino , avec un ancien 8c fort Châ-J?au, & une double muraille , en Latin Monfoniant. Elle est‘‘tuée au bord du Mino, trois lieuës au deílus de 1 soy.Lt ellea Une riche Eglise Paroiíîìale > 8c un C on vent de Religieux,autre de Religieuses ,& quatre cens habitans. Cette villefortifiée d’une tenaille à deux flancs, & de cinq plare-for-tsiçs attachées à un pareil nombre de courtines > & jouit duprivilège de députer aux Etats. Sa garnison ordinaire n’estTome II,
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que de quatre Compagnies d’Infanterîe, & ses' armes soncune muraille fur laquelle est assise une femme ayant deuxpains à fes cotez. Elle prit ces armes sor ce qu’étant assiégéepar Dom Pedro Sarmienco Gouverneur de la Galice, pendantles guerres de Dom Henriquez II. de Castille, contre DomFernand de Portugal , elle fe voyoit tellement prtflce de lafaim qu’elle fe ilifposoit à capituler quand úne femme fit cuirequelques pains du peu de farine qui restoit aux astìegcz, 8is’étant mise sur la muraille , lesjetta à Tarmée des ennemis. Uscrurent par- là que Tabondance étoit dans la ville, 8c cela lesobligea rie lever le siégé. * Lequien de la NeufvilJe, Histoiregenerale du Portugal. Defcrip. Sumanadel Reyno de Ports g l,MONCASTKO. Bourg de la Macedoine en Latin Mon-castrant , & anciennement ^fî-ûa. 11 est situé à cinq lieuës deSalonkhi vers le Midy Occidental.* Maty, Dict. dc Holl. 170r.On donne austì quelquefois le nom de Moncastro, à Bialo-grod ville de la Moldavie,
MONC ATZ ou Mongtz,. Place forte de la haute Flongrie,située au milieu d’un matais, dans le Comté de Perceras II ya la ville bafle & la Forteresie. La ville balle n’est dtfèndi.ë qued’une palanque environnée d’un fossé plein d’eau , large <jequarante pieds & profond de seize. 11 est couvert d’une haïe,& fortifie par deux rangs de palissades terrassées. II y a deuxautres fossez au dedans, qui s’ctant remplis des ruisleaux cou-*Jans du roc, peuvent communiquer leurs eaux au f.ssé exté-rieur par des canaux particuliers. Le roc n’est commandéd’aucune hauteur , & la Forteresie qui est située deílìis, estcomposée de trois C bateaux qui dominent Tun sor l’autre, 6 cqui font séparez chacun par un sodé sec tres profond , taillédans le roc, outre un autre folié qui est de même , & qui en-vironne toute la Forteresse. Ces Châteaux sont défendus pardivers bastions 8c par d’autres fortiheations à Tantique, & l’onn’y fçauroit monter que par un chemin étroit dom la défenseest facile . 8c qui est même coupé en plusieurs endroits. LeComte de T-keli étoit devenu le m.,ï re de cette Place enépousant la fille du Comte Pierre de Seiin, veuve du PrinceFrançois Ragotski, de soi te que lorsqu’il eut été arrêté en1*585. 8c qu’oneut pris Cassovie , on ne manqua pas d’ex-horter cette Princesse à la remettre au pouvoir de l’Empereur,en luy représentant îe malheur de son mari qu’elle devoit re-garder comme un grand exemple de la Justice de Dieu fur lesRebelles. La Comtesse TtkeJi refusa les Lettres d’amnistisqu’on luy offroit, soit parla persuasion des Chefs des Mécon-tens.qui fe retirerent dans Moncatz avec leurs meilkuis effets,soie par la fidélité qu’elle croyoit devoir au Comte de Tekelison mari, & par l’interêt qu’elle avoit à conserver les biens duPrince & de la Princcfîe Ragotzki enfansde son premier ma-riage & dont elle étoit tutrice. Elle répondit entre autres rai-j sotis au Comte Caprara fur la lettre qu’il luy avoit écrite de lapart de l’Empereur , qu’elle ne fçavoit pas fur quel fondement:on publioit qu’on avoit mené le Comte de Tekeli chargéde fers à Constantinople puisqu’clle étoit informée qu’on Yytraitoit d’une maniéré fort honorable, & qu’il en dévoie bien-tôt revenir avec de nombreuses troupes, que les grands succezdésarmés de TEmpereur n’étoientpas capables de la faire man-quer à ce qu’clle devoit à son mari & à fes enfans, n’ayancdonné aucun sujet à Sa Majesté Impériale, ni dc luy faire îaguerre, ni de prendre plusieurs Places appartenantes au feuPrince Ragotzki, fur lesquelles la prise oe Caslbvie ne luydonnoit aucun droit nouveau ; que s'il étoit vrai, comme onluy avoit mandé que les Turcs fisient des propositions de paixà TEmpereur, le Comte de Tekeli son mari étant à la Porte ,auroit soin de fe^ intérêts & de ceux de fes enfans fans qu’el-le fût obligée de s’en mêler, & qu’elle efperoit que Sa MajestéImpériale ne voudroit pas employer ses armes contre elle &contre des pupilles , qui ne pouvoient s’assûrer que fur leurinnocence <k fur fa bonté. On ne trouva pas à propos de for-mer alors le siège de Moncatz, où Ton fçavoit que Ton nemanquoít de rien, outre que Ton commençoìt d’entrer dansl’Hyver. Ainsi Ton fe contenta de tenir la Place bloquée du-rant cette saison , 8c on ne Tattaqua qu’au mois de Mars 1686.Le retour du Comte de Tekeli qui fut mis en liberté aprèsqu’il fe fut justifié à la Porte du mauvais succez de la guerre,augmenta la fermeté de 1 a femme 8c la résolution des M c con-tens de Moncatz, ce qui sot cause que les Impériaux n’ayanepû la soumettre par le canon 8c par toutes les bombes que Tony jerta pendant deux mois, leverent le siégé, mais enfin aprésavoir soutenu un blocus de plusieurs années ■ l’argent luy man-quant pour payer fes troupes, elle fe vit obligée de capitulerau commencement de Tani< 588 . * Maty, D’cî. de Holl. 1701,Histoire & Description du Royaume de Hongrie , liv. 5.1688.
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