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Tome II. [E - O.]
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des masses d’argent fort bien travaillées. Ils sont habillezde blanc, & ont des capots à boucles d’argent , & un bon-net rouge qui leur pend fur les épaules en forme de chape-ron. On les nomme Gouayque Soumimara , c’est-à-dire, Conseilétranger du Prince. Ceux-là sont soutenus de cent autres bienmontez & ornez de force plumes, & ont leurs chevaux couvertsde peaux d’ours, de lions, & autres bêtes, bordées de petitesplumes de couleurs. Leurs armes font un arc qu’ils portent énécharpe , & une assez longue masse à la main. La der-niere troupe est de ceux qu’on appelle Mameiteque-choulbk,c'est à-dire les Gardes du corps, Ils font armez d’un grand bâ-ton avec une pierre au bout qui tranche comme un rasoir.C’estParme la plus dangereuse qu’il y ait, aprés les armes à feu.L'un d’eux porte la bannière du Roy, où est la figure du Soleil,& le Roy marche aprés luy, ayant un bonnet lié d’un tafetasblanc qui pend jusque sur la croupe de son cheval avec plusieursdevises qui reprefentent les plus grandes actions de ses ancê-tres. Entre les loix fondamentales de cet Etat, il y en a unequi oblige le Roy de prendre trois femmes de íà qualité, fansexaminer fi elles font filles de Princes Etrangers, où d’uneReligion contraire à la sienne. Si ces femmes ne font pas touta fait soumises à ses volontez , leurs enfans font déclarez inca-pables de succéder à la Couronne, & lors que le Roy est morton choisit quelque autre pour remplir fa place. Ceux de ceRoyaume paflent les rivières fur des ponts de paille. Lesfemmes vont dans les rues assez librement. Elles ont une robe2 l’Arabesque dont les manches font coupées à demi, avec unceinturon de couleur à devises au côté gauche , pour marqueríì elles font filles ou mariées, & fur la tête une tavayole travail-lée avec beaucoup d’industrie, qui leur pend fur les épaules.Quant aux trois femmes du Roy lorsqu’eìlcs ont envie de sepromener, elles sortent en bon équipage sur des chariots, &vont ensemble parées de la même forte fans nulle prééminence.Elles íbnt accompagnées de trois des plus considérables Sei-gneurs appeliez Gouelcoulbre , qui vont sept où huit pas devantelles, tenant chacun un bâton. Leur tête est ornée d’une cou-ronne de fleurs & de pierreries , & elles ont le visage décou-vert, avec des pendans d’oreilles de riches perles &des brace-lets de même. Quand elles rencontrent le Roy, elles descen-dent de leurs chariots ou chaises , & y remontent ensuite sansluy avoir dit aucune chose. Il les regarde & passe outre, &trois des principaux de fa fuite descendent de cheval & vontbaiser les chaises de ces trois Reines qui leur parlent un mo-ment. Les fils du Roy font élevez dans la Province de Marat,par des personnes sages , qui les instruisent en l’obéïffance duSouverain qu’ils vont visiter une fois l’année.Les filles demeu-rent auprès de leur mere , & apprennent à faire de petits capotssemblables aux tapis de la Mecque.Le Roy fait présent de cescapots aux principaux de la Cour, qui en épousent une de sesfilles, peuvent encore en prendre deux autres d’une qualitém oins relevée. Celles-cy demeurent toûjours inferieures auxfilles du Roy. Les Grands ne marient les leurs qu’à des hom-mes de valeur & de vertu. * Voyages de Vincent le Blanc, r.part. chap. 14.

MONGLEY.PÎace de la Chine qu’on découvre de fort loin.Elle est dans la Province de Quantum, & a ses murailles gar-nies de bons bastions, & capables de faire une longue résistan-ce à ceux qui I’attaqueroient. On y entre par une porte tres-bien fortifiée. Les campagnes & les forêts dont elle est environ-née luy donnent beaucoup d’ornement. * Ambassade vers l’Em-pereur de la chine , chap. 23.

MONGOMERI. Comté d’Angleterre, dans la partie Sep-tentrionale de la Principauté de Galles, appellée Northwailes,en Latin Mons Gomericus , Mongomeritia , Mongomeria , & Mon-gomerienftsComitatus. II a pour bornes au Nordceluy de Dem-bigh ; au Couchant, celuy de Merioneth ; au Midy , ceux deRadnor & de Cardighan, & au Levant, le Comté de Shrop.Sa longueur est de dix lieues auflì-bien que se largeur. Ce paysa plusieurs hautes montagnes qui nourrissent une infinité debrebis & de chevaux estimez pour leur force & pour leur vi-tesse. Ses vallées font fertiles en grains & en herbes. II cil ar-rosé par differentes rivières qui font la Saverne , la Wye > leWurway, leVwrnvey,l’Angell,le Big le Brughan, leDulas, leDungum.le Haus, le Kerig.le LIedingJe Llevenant.se Lioyd-le-Mulle, le Riader, la Rue, le Tanot, le Taramon , leTowynmïn & le Turgh. Ce Comté, demeure ancienne d’unepartie des Ordevicesou Ordovicesde Ptolemée& que ceuxdu pays de Galles nomment Shire-Tre-Fal Divin, est divise enseptHundreds & quarante-sept Paroisses, & contient six villesmarchandes, dont la principale porte le nom de Mongomeriqui est à deux milles de la Saverne, à dix- huit de SuïOwíbtri

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& à trente d’Herësord. Ceux du pays de Galles la nofnmtnlTrebaldwin ,c’est-à-dire, ville de Baudorun , autrefois Gou-verneur des Marches de ce pays. Elle est située dans uneplaine au pied d’une montagne de laquelle elle a pris son nom»Baudouin en jetta ses fondemens fous le régné de (Sud"laume le Conquérant, & Roger de Mongomeri, Comte deShrop, fit bâtir son Château. Les Gallois la ruinèrent en iopfr& Henry III. ayant pris foin de la faire rebâtir, luy donna en-tre autres privilèges celuy de pouvoir députer au Parlement»Les autres villes de ce Comté sont Llançillin Llanidlos »Newtoune, Trellin & Machleneth. Mongomeri fut érige enComté par Henri VIII. en même temps que ceux de Radnor& de Brecknok, Jacques I. en donna le titre en 1605. à Phi-lippe Herbert, le plus jeune des fils de Henri, Comte: dePembrock d’une des meilleures maisons du Pays de Gades*Ses Defcendans en jouissent encore à présent. * Davity, Co)V (ede Mongomeri ,

MONGOMERI. Bourg de France dans la haute N? r 'mandie avec titre de Comté. II est situé fur la riviere de V* e »dans le Diocèse de Lisieux entre Vimonstier & Livarrot. .

MONGUL. Région fort étendue de la grande Tartarie.Elle commence aux sources Occidentales du FIeuveYam° ur ’s’étend jufqu’aux Tartares Calmoucs à l’Oiiest, & confine aTurquestan du côtédu Sud-Oiiest ,& à la Chine du côte del’Orient. Les Monguls font séparez des Calmoucs par 0grands déserts qui leur servent de remparts, & ils ont troPrinces qu’ils appellent Kans ou Taïfo. Comme ils sont t° utrois d’une rnéme famille ils entretiennent une bonne cotrepondance , & s’envoyent aise 9 souvent des presens. On ne v°jamais qu’ils ayent guerre entre eux, au contraire lorsque 1est attaqué , les autres marchent auílsetôt à son secours. Le s remier de ses Taïso s’appelle Tchetchmga. Ses Etats confine 0avedle Bogdoi & la Chine. On n’y voit ni villes ni villag eS *mais seulement quelques maisons dispersées & en petit noMbre. Austi ces Monguls font continuellement en course atour du Lac Dalai, & dans les terres qui font auprès du Fle°Szelinga. Ce Kan a plusieurs Taïso fous luy , & entre aUt .íle Becroe-Sain Kan, qui sc tient aussi prés du Fleuve $ z ç ega. C’est dans ses Etats que le Coutousta-Lama demeure. ^Coutousta, qui à proprement parler, n’est que le VicaireDalaé-Lama ou Lama Lamalow est le Patriarche des Mguis, qui le respectent comme une Divinité, & qui o slt ^tres grande vénération pour tous les Lamas.Le second Kan ^Monguls s’appelle Oclicroikan } &ile troisième D.lan-Gari-^ £me on n’a pas eu grand commerce avec ces derniers > h s * j sbeaucoup moins connus que leKanTchetchinga.LesMo^jgsont d’un naturel fort doux & fort pacifique, & il est rar e ^les voir brouillez ensemble. Si par hasard il survient entre ,quelque diffèrent, le Coutousta quiles fuit par tout l’apP 21 ^ou par luy même, ou parles Juges qu’il a établis danslieux où ils s’assemblent. Ils sont fort riches, fur tout en 0&le commerce les oblige d’entretenir une bonne correip .dance avec les Moscovites à cause du voisinage de laIls haïssent fort les Bogdois, depuis qu’ils sc sont rendus j n ctres de la Chine, mais ils ne peuvent leur nuire , n’ayaR 1 F' sd’armes à feu. Leur pays est arrosé de quantité de r iv „qui rendent leurs terres tres-fertiles, ensorte qu’elses Proient de toutes sortes de fruits s’ils voulaient les cU . si],Toutes ces rivières sc jettent dans le Szelinga. *Le Pere AVoyage de la Chine , Uv. 3. _ w 0 n-

Witsen dans fa Carte de la grande Tartarie nomme legui Mugalie , & luy donne pour bornes à l’Occident la ygne d’Áltay ,qui est ITmaiis des Anciens ; au Midy I e alJquestan , le Tangue A la Chine ; à l’Orient l’Oce_an> f6.Septentrion la riviere d’Amur ou de Ghanaas, q ul ‘ e ^ Ilde la Daurie, des Gilikes &d’autres peuples peu ^Pí^ulefy renferme le Désert de Xamo, au Nord duquel il i altla riviere de Tatar. n i inS l*

MQNHEIM. Ville d’Alemagneen Suabe.Elle elj ^petite contrée de Hanenkam , & l’on y trouve quantité ,íeurs d’aiguilles. Cette ville est aux Marchands deheim. * Davity, Saabe. située

MONHEIM. Ville de la Westphalie en Alemagn^ *au bord du Rhin. On l’appelle aufll Mulheiw-Mulheim. enk r

, MONHEURT. Ville de France dans la Guienne To .tin Monheurtium. Elle est située fur la Garonne proche j c C ofídneins, à sept lieues de Bazas du côté de l’Orient,a six 3Utl -e-dom vers le Nord, & à trois de Nerac. Cette vilse^^ c jJéSfois assez peuplée & avoit de bonnes fortifications 5 03ont été rasées ìl y a déja long temps.