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Tome II. [E - O.]
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MONICKENDAM ou Monriàcnd, m. Ville de Fïollan** e dans la Westfrise, à deux lieuës tì’Edam. Elle est située surja rivière de Monic, qui veut dire Moine. Aussi a-t-ellc un"loine pour armes. Bile est petite, & située sur la mer. L’anles Frisons venant secourir l’Evêque d'Utrecht, aborde-nt en Lette ville, qui fut prise par les Quenemans en 14 26.•Elle a été réduite en cendres deux fois, à la réservé de l’Egiisc^ du Cloître des Carmélites. *Parival, Ddíces de U Hollande.

MONICOGA. Les Anciens ont nommé ainsi Síbtermong,E* e dans la Frise.

MONIS. Iste dans la grande mer des Indes, en Latin Morit-fi*. Elle est à cent cinquante milles de l’iflede Java à l’Ouest.Ees dernieres Relations qu’on a euës de celle de Monts, laJettent à dix degrez de latitude Méridionale.

MONKON. Ville de Perse, que les Géographes du paysP^cent à soixante & trois degrez quinze minutes de longitude,trente sept degrez quarante minutes de latitude. On l’ap-P e Ue aussi D erbent. ¥ Tavernier, Voyage de Perse.

Mon LEZ UN. Ville de France en Gascogne. C’est le Sie-8 e principal du Comté dcPardiac.il reflorritau Sénéchal d’Ar-Iïla ^nac avec quelques lieux qui en dépendent. On a déman-gé cette ville, 8t le Château en a été démoli. ¥ Davity ,GafCo gne,

j. MONLLTÇON. Ville de France dans le Bourbonnois, en,*tin MonlufjuMum & Mons Lu&i.oms. Elle est située fur la ri^ l . e re de Cher vers les frontières du Berry & de la Marche, àlieues de Moulins vers le Couchant, & l’alpect en est tres-a §reable. II y a Prévôté Royale , Election & Grenier à Sel.■Les pâturages & les beaux coteaux chargez de vignes que l’on^lt aux environs, luy ont fait donner le surnom de Fertile.L-ette ville s'est accrue des ruines de celle de N tris qui en ccoitP r oche. ¥ Maty , Dict. de Holl. 1701.

t>avity qui parle des Bains de Neris qu’il met à une lieue, e Monluçon, dit qu’on les croit un ouvrage des Romains. 11a l°ûtc qu’il y a une si belle source, que treize moulins tourner >t ordinairement fur le ruisseau qui en naît ; de sorte quedans le pays on a coutume de dire qu’à Monluçon il y a trei—, e moulins d’eau chaude, & une forêt verte en toute saison ,a c ause que c’est une garenne de buis d’une longue étendue,a Ppellée la Garenne de Neris.

MONLUET. Petite ville de France dans la Bresse, en'La-, ln Mons Lupcltus. Elle est située sur la Feraine, Lccapitale de 4a Contrée de Valbonne. On la trouve à une lieuë du Rhône,

. a tr ois de Lyon vers le Levant.Guìchenon en parlant de cetteVl "e, ditqu’eJJefut bâtie en 1 zy6.

MONMARTRE. Village de l’Iste de France, au boutUn des fauxbourgs de Paris qui porte ce nom, en Latin Mons"yWtyrum , anciennement Mons Mercuni. II est fur une monta-> & a reçu le nom de Monmartre, qui veut dire, le MontMartirs, à cause que saint Denis & ses Compagnons y°Uifrirenc le martire. On y voit une Abbaye célébré de Fillese j’Qrdre de saint Benoît. «André du Chêne dans ses Anti-° u itez des Villes de France,parle de Monmartre en ces termes:’’ Lstlduin , Abbé de saint Denis, lequel vivoit du temps den °tre Débonnaire fils de Charles le Grand, écrit que devant53 n rn . art )' re de ce grand Sénateur Areopagyte saint Denis, lesMsiens encore Gentils adoroient l’Idole de Mercure fur33 C f Mont voisin de Paris, appelle depuis des Martirs, & par33 viation Monmartre , devant laquelle comme cet Apôtre33 fp K^mnce eut été amené avec ses Compagnons pour luy„ rie chir se genoiiil, au refus de ce faire, ils furent là décolezavcc un grand nombre de Chrétiens, Omnes fandi Martyresls ydi ta fi, & fats vejtibus reinduti , è regione ldoli Mercuni, aicon fl mtum xdiiiiéti, ad decollationem funt genua jh itéré

’’ En c e lieu est la Chapelle des Martirs, que les premiers^ Chrétiens bâtirent en la pente de la montagne du côté de Pa-en mémoire de ce Martire,& que pour cela l’on qualifioitif Ls"?e//e du s. Martire,en ses premiers titres. Et le Temple} * c * e Mercure étoit plus avant fur la croupe du Mont, où il se^ 01c encore une pente du mur haut & solide, que l’on croitc ^e de son ancienneté.

^ Eodoard, Chanoine de la grande Eglise de Reims, écrit„ fa Chronique, qu’en l’an 944. s’éleva une grande tem-5» tTír^ 0 Un viíia n e P r ^ s ' sequelle renversa sans dessus

3j <ae nous les parois d’une tres-forte & ancienne Maison , quiSJ av p Ient long temps demeuré fermes & solides , au Monton dit des Martins :que ce jour là furent vus des Démons„ j? l?* r en f° rme de Chevaliers, lesquels faisant tomber une„ Lguse prochaine delà sous ses ruines, en lancèrent les pou-rcs contre les parois, & les firent ainsi tomber.

Tome 11.

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En l’an 109^. régnant Philippe I. Guillaume soixante-«troisième Evêque de Paris, donna cette Eglise & le droit <«des dixmes aux Religieux de saint Martin des Champs. Et «trente-cinq ans aprés, c’est à sçavoiren l’an 1133. Louis VI. c«dit le Gros, & Alix fa femme, leur donnerent en échange ted’icclle, de la Chapelle des Martirs, & de quelques terres --& possessions y affectées, leur donnerent ,‘dis-je, Je Prieuré «de saint Denis de la Châtre avec ses maisons, censcs & ren- »tes, & sondèrent fur le Mont, non seulement une Abbaye de «Religieuses de l’Ordre S. Benoît, laquelle s’y voit encore de »présent, mais aussi firent rebâtir la Chapelle des Martirs, «que le Pape Eugene III. dédia neuf ans aprés en divers -«jours & divers mois, luy ministrant saint Bernard, Abbé de «Clairvaux,sçavoir estl’Eglise des Religieuses le 21. d’Avril, «& la Chapelle le premier de Juin ensuivant. «

MONMEDY. Ville du Duché de Luxembourg dans lesPays-Bas, en Latin Mons Médius & Mons Mœlediftus. Elle eítsituée fur une montagne proche du Cher à trois lieuës deStenay à l’Orient, & à sept de Verdun au Septentrion , fur lesfrontières du Barrais & du Verdunois. Cette ville est petite »mais forte par fa situation, avec une ville qu’on y a construitedepuis au pied de la montagne & vers des marais. Les Fran-çois la prirent en 1657. & elle leur fut cedée par le Traité faitaux Pyrénées. * Maty , Dift. de Holl. 1701.

MONMELIAN. Petite ville fort renommée pour ft cita-delle , qu’on estime une des Places les plus fortes de Savoye.dont este est l’une des clefs, comme étant frontière au Datî-phiné, en Latin Momneliamm & Mons Melianus. Cette ville estsituée astez proche de la riviere d’Isere, au pied d’un rocherqu’eile environne en façon d’un croissant, à deux lieuës au desifus du Fort Banaux, à trois de Chambery, & à sept de Gre-noble. Son Château est placé au dessus de ce rocher, qui lerend d’autant plus fort, qu’on ne peut l’esealader. Les deuxbatailles qu’Amé IV. & Humbert III. Comtes de Savoye ygagnèrent fur deux Dauphins de Viennois l’ont rendue célé-bré. Le Connétable de Leseiiguieres la prit le 9. de Novembre1600. Eìlc fut renduë depuis au Duc de Savoye, & ce Princey fit ajouter plusieurs nouvelles fortifications, qui la faisoiencpasser pour imprenable. Cependant M. de Catinat, aujour-d’huy Maréchal de France, ne laissa pas de s’en rendre maîtreen 1691. aprés quelques semaines de siégé. Cette Forteressefut renduë de nouveau au Duc de Savoye en 1696. & il y tientune forte garnison, comme dans une Place de grande impor-tance pour ses Etats. Aprés qu’on a passé un petit fauxbourgoù est le Convent des Capucins, on trouve une grande ruequi allant d’un bout à Pautre de la ville, en fait la plus consi-dérable partie. A main gauche, est l’Eglise de Notre-Dame,& à droite celle de fiint Dominique. ¥ Jouvin de Rochefort,Geogr. anc. & mod. tome 2.

II y a des Géographes qui prennent Monmelian pour l’an-cienne Mantala, 0Ì1 vers l’an 879. Boson assembla un Concilecomposé de six Archevêques, de dix-sept Evêques, de plu-sieurs Abbez & de Seigneurs séculiers , qui l’éleurent pourRoy de Provence, d’Arles & de Bourgogne. * Maty, Ditl. deHoll. 1701.

MONMERLE. Bourg de France dans leBaujolois, enLatin Mons Merula. II est situé fur la Saône un peu au dessusde Ville-Franche, presque à moitié chemin entre Maçon au.Septentrion, & Lyon au Midy. Ce lieu a été plus considérablequ’il ne l’est à présent. * Maty, Diít. de Holl. 1701.

MONMIRAIL. Ville de France dans le Languedoc, avecChâteau qui s’appelle Caflelnau de Monmirail. Elle est l’unedes villes maîtresses du Diocèse d’Albi. ¥ Davity, Languedoc.

MONMIRAIL. Bourg de France dans le Perche, avec ti-tre de Baronnie, en Latin Monmiralium. II est situé aux confinsdu Maine & duVendômois, à six lieuës de Vendôme, ík àonze du Mans.

II y a dans la Brie un bourg que l’on appelle aussi Monmirail,Ce!ui-cy est à quatre lieues de Château-Thierry & à treize deMeaux fur une colline, au pied de laquelle pasie la riviere deMorin, qui se va joindre un peu aprés à la Marne. * Maty.D0. de H0/4 1701.

MONMORENCY.Petite ville de liste de France, situéefur une colline à demi-lieuë de saint Denis, & à trois lieuësde Paris, en Latin Monmorenciacum. Elle est bornée par uneforêt qui contient prés de six lieuës, & où est un vieux Châ-teau , appellé encore présentement le Château de la Chase. II aun double fossé. Cette ville a de l’autre côté une fort longuevallée, fertile en bons fruits, fur tout en cerises qui passentpour les meilleures de ce pays. Ceux de la Maison de Mon-morency en ont pris leur nom, & ont fondé PEglife de saint