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Tome II. [E - O.]
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Martin. Cette Eglise est Paroissiale, & la Cure en est gouver-née par des Peres de l'Oratoire qui ont là ur.e Communauté,& qui y font tout l’Office Divin à la maniéré des Collé-giales , remplissant la place des Chanoines qui desservoientantrefois cette Eglise, tres-bien bâtie ,& complette dans sondessein. L’on y voit le magnifique Tombeau des anciens Ducsde Monmorency ref)resentez en marbre & en bronze. II y aauílì des Religieux de l’Ordre de la Sainte Trinité de la Ré-demption des Captifs. Ils gouvernent l’Hôtel Dieu pour lesMalades. On y trouve encore un Prieuré simple sous le titrede Notre-Dame, & une Chapelle sous celuy de saint Jacques.Ce qui reste des murs de cette ville paroít tres-ancien, & d’unehauteur extraordinaire. L'air y est tr es sain, & du grand por-tail de l’Eglise de saint Martin, l’on voit Paris , saint Denis,des bois, un étang, & des dépendances de plus de soixanteParoisses, ce qui joint à la beauté & à la variété des produc-tions de la terre de cette vallée fait un des plus agréables pointsde vue de France. Monmorency fut érigé en Duché & Pairiel’an 1551. par Henry II. en faveur d’Anne de Monmorency ,Connétable de France, avec l’union d’Escoiian, Chantilly,Montepilsoir, Chamversy, Courtois, Vaix lez Creil, Tillais,lePleflier, la Villeneuve & leurs dépendances. C’étoit aupa-ravant une des anciennes Baronnies du Royaume, tenue immé-diatement de la Couronne à un Faucon d’or de relief, ayantplus de six cens Fiefs qui relevoient de fa Seigneurie. Ce Du-ché ayant été éteint par la mort du Maréchal de Monmorency,le Roy Louis XIII. l’érigea de nouveau en i6zz. en faveurde'Henry II. du nom, Duc de Bourbon, Prince de Condé ,â la réservé de la Terre, Seigneurie Sc Justice de Chantilly &de ses dépendances. L’an 1558. les Anglois brûlèrent la ville deMbnmorencv > & l’on voit par ses ruines qu’clle pourroit êtremise au nombre des grandes villes. Le Duché de Monmoren-cy est composé de vingt-trois Paroisses, & de dix-sept autresressortissantes à la haute Justice de Monmorency qu’on nom-me auffi Bailliage du Duché, & qui ressortit immédiatementau Parlement de Paris. * Davity.

Jean le Laboureur, Prieur de Juvigné , renommé par sonsçavoir entre les Gens de Lettres , étoit originaire de Mon-morency. II s’appliqua particulièrement à l’Histoire, & se ren-dit habile dans la connoissance des Familles Nobles. L’anxd41.il publia les Tombeaux des Personnes illustres avec leursGénéalogies, &fit imprimer cinq ans aprés le Voyage de laReine de Pologne, avec la Relation du retour de la Maréchalede Guebrianc, à la fuite de laquelle il se trouva dans tout ceVoyage, C’est un Ouvrage rempli de quantité de choses tres-curieuses. II mourut au mois de Juin 1675.

MONMORILLON. Ville du Poitou, Province de France,cn Latin Mons Marillium, Mons Monllio & Mons Morillionis.TLlìeest aux confins de la Marche & du Berry, à neuf lieues de Poi-tiers , au bord de lajiviere de Gartempe , qu’on y paffe fur unpont de pierres, dont la seconde arche qui est du côté du Châ-teau, est d’une structure admit able.Cette riviere ne tarit jamais,mais elle est si basse en de certains temps de l’Eté , qu’au des-sus dela porte du pont-neuf on la passe à pied sec sur de peti-tes pierres. En bas & en haut Tornades écluses & des moulinsà farine , & un à papier. Monmorillon a deux Paroisses, l’unequi porte le nom de Concile, & l’autre celuy de saint Martial.Ce qui est sur la gauche de la riviere est de la Paroisse de Con-cise , appellée ainsi d’un petit village où elle se trouve , & quiest distant de la ville d’un grand quart de lieue; mais pourla commodité des Paroissiens de Monmorillon, il y a desFonts Baptismaux dans l’Eglise Collégiale de Notre-Dame.Cette C ollegialeest composée d’un Prévôt qui est électif, &de quatre Chanoines, à la nomination de l’Evêque de Poi-tiers. Ce qui se trouve sur la droite de la riviere est dc la Pa-roisse de saint Martial. L’Eglise est hors la ville, le Cime-tière & une partie du fauxbourg de ce nom entre deux. CetteCure a une Eglise succursale à un grand quart de lieue en re-montant la riviere jusques à un méchant bourg appelle Mous-sac. LesRecqlets ont un Convent de huit Religieux fur laParoisse dc saint MartiabPrés de l’Eglise Collégiale de Notre-Dame est un Convent de Cordelieres, & de l’autre côté beau-coup plus loin un grand & superbe Monastère d’Augustinsreformez. Cette maison étoit un Prieuré de l’Ordre de saintAugustin, qui vaut, dit on, avec ses réunions cinquante mil-le livres de rente ; mais il y a de fort grosses charges. plu-sieurs aumônes generales, entre autres une de lard au Carna-val 8c une dc feves cuites en Carême. Ce Prieuré entretientlan Hôpital pour les passons & pour les malades. Le bâtiment jcn est beau. Il est fur une hauteur à pente roide vers la riviere , 1& ceux qui viennent du côté de Paris le découvrent de quatre j

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ou cinq lieues. A un demi quart de lieuë de là , on trouve se*le chemin dans les vignes une Chapelle de saint Nicolas, ss'dépend d’un Prieuré appell éla Maison-Ditu. 11 donne son ^à un fauxbourg que composent les maisons des environs, sequ’à ce qu’on approche de Notre-Dame. La partie de la vlqui est à la droite dela riviere est la plus considérable,si basse que quand il arrive un débordement les rues sont tontes couvertes d’eau. Elle a trois portes fans compter celleest fur le pont. Celle d’enhaut prés de la riviere est apP e!lt _Porte du font neuf, la seconde presque à l’opposite Saint Ms _tial , & la troisième, pirte des Rccolets. Le fauxbourg de la LUcile est entre ces deux dernieres portes. Le reste de la viH e . c i uest à la gauche de la même riviere est divise en deux pa rtieS »l’une en bas au bout du pont jusques à la porte du Cbâtea 0 ^sc l’autre sor la hauteur. Celle-cy s’appclle les Bancs , & n epas fi peuplée que la premiere. II y avoir autrefois un Cnteau , dont il reste tres-peu de vestiges. II étoit bâti sor se 1oC ’& onalloit de là à Nôtre Dame par une galerie entre lesdenportes qu’on appelle du Château. Dans ce haut est une place 0 ^l’ont tient marché deux sois la semaine. La ville de Monnserillon est assez bien pavée. La principale ruë qui va àneuf à laporte de saint Martial en forme d’équerre.tst d 1ancien pavé. II y a un titre d’Archiprêtré attaché à cette vn 'L’Archiprêtre qui en est pourvu, est Chanoine honoraire

Notre-Dame, & a pour Annexe la Cure d’Ains, à devpetites lieues de-là, avec droit de visite fur vingt-quatres ^roislès. Celles de Monmorillon sent du nombre. Le SiegRoyal de cette ville est composé d’un Sénéchal de robe longse ’d’un Président, d’un Lieutenant Civil ,d’u* Lieutenant Cí ^minel ,d’un Assesseur, & de huit Conseillers , & ressortit aPrésidial de Poitiers. Monmorillon a aussi un Juge Pr eVRoyal , qui est le premier Conseiller né de ce Siège, &un Maire & Maréchaussée. Le pays circonvoisin estasse 2 *.^tile en seigles, mais peu en froment. II produit du petit v ^blanc , beaucoup de noix.de pesohes& de cerises. *drejfez, fur les lieux enijoj. .

MONTMOUTH. Comté d’Angleterre, demeure anct^ne d’une partie des Silures, appellé en vulgaire Angloismouthe-Shire, & autrefois Wentsct, & Wentstand, & fceux de Galles Gwent, en Latin Monumethenfis Co,nl f‘{ f c11 a pour bornes au Nord la riviere de Munow qui se seP a j ed’Hereford ; au Levant celle deWye,quiie divise ^ aV f, C 2 uComte de Glocestre ; au Midy le bras de mer de Severt, &Couchant la riviere de Remney , avec les Comtez demorgan & de Breknok. Ce Comté a été compris dans la I r) secipauté de Galles, mais il en fut démembré par Henry » *

qui l’incorpora à l’Angleterre. Sa longueur est de ving t_ 9 j etres milles,fa largeur de dix-neuf ou environ, & son cin- uít .soixante & dix-sept. L’air en esttemperé & sain, mais se P a ^ £est montueux & plein de forêts, riche toutefois. & P as tD j cfertile. Ses collines sont couvertes de bons pâturages #quantité de bétail, & ses vallées produisent du blet! ct ^l’herbe en abondance. On y trouve plusieurs rivières & r j cseaux qui l’engraisient en Parrosant ; les principales so" §Monnow- ou Munow , le Ronpney, l’Uske . que ses Aneappelîoient lfca, le Trothy, I’Olwy, les deux Ebuwith, 1 ss& la Wye. Ce pays est divisé en six Hundreds > & cent v 1 Rsept Paroisses, où sont plusieurs villes de trafic. La Capest Monmouth, appellée Momry par ceux de Galles, & | 4

Latins Monumethum & Monmmthta. Elle est située entt ^Wye &le Monnow, à cinquante-deux degrez huitminutel’Equateur. Cette ville qui est à dix milles de l’embouc ^de la Saverne, à quatorze d’Hereford & de Glocelser - ^à vingt-deux de Bristol, est la seule de tout le Comte sttU ^pute au Parlement. Les Rois d’Angleterre luy ont accot gbeaux Privilèges. Elle est gouvernée par un Maire c° j s>souverain Magistrat, avec deux Baillis, & quinze Bourgce qu’on appelle le Conseil commun. Ses autres vl ' le ^ eW -Abergevennew, Chepítow, Llangoven, LIanhylete ,port, Caer-went & Uske.* Audiffret, Davity, Comté detnouth. Je

MONMOUTH. Cap de FAmerique , dans la ter ^Feu, auquel les Anglois qui l’ont découvert fur la n n ^

nier siécle, ont donné ce ncm.il est fur la côte Meridionadétroit de Magellan, prés du passage de Saint Sebastien.

MONNIKEDAM. Petite ville de laNorrh-Hollanû* « ^Latin Monachodamum . Elle est assise fur un petit OoZuiderzce , entre Amsterdam & Edam. Cette ville a e ^dans les Etats de la Province de Hollande. * Maty - 1

Holl. 1701. Voyez MoNickENDAM. f/tt

MONOBA. Ville ancienne d’Espagne, dont Ptôse