Band 
Tome II. [E - O.]
Seite
719
JPEG-Download
 

M'O

^pres, elles font parées en personnes de quaììté séculières,Peuvent quitter leurs Prebendes pour se marier. Le Roy" Espagne comme Comte du Hainaut y pourvoit lorsqu ellesy a quent. II y a eu auílì des Chanoines dans cette Eglise > maisJ, es Chanoinesses les en ont chassez , & ils n’y font point de* e . r vice, sice n’estquelques prières qu’ils sont obligez d’y ve-faire tous les ans à certain jour. Quant à l’Egiiíê, on peutl‘ rc qu’elle est magnifique & vraiment Royale , tant pour fa0n gUeur, largeur & hauteur, que pour fa clarté. Son Jubé^Ut de marbre & de jaspe est orné de plusieurs figures de mar-blanc bien travaillées à grands & à petits personnages. Onyyoit entre autres les quatre Vertus Cardinales, & l’on y ad-mire une Résurrection qui est au deíïus de ce Jubé. Aux deux^°tezdu Chœur , prés du grand Autel , font deux pyramidesJ®'* hautes, toutes de marbre & de jaspe aussi bien que les'-hapelles qui font remplies de rares tableaux, avec des por-tes de cuivre. La Chapelle de sainte Aya Religieuse ,qui estt( ?ut à fait de marbre, & où l’histoire dc sa Vie est dépeinte ,^ la plus considérable. C’est où repose son corps. II y a plussoixante sortes de précieuses Reliques, & cinq ou six belles^•basses. L’Eglife des Jésuites est tres-belle. On y considéréî tom le magnifique Sépulcre d’un Archevêque de Cambray,^ile fit faire de son vivant. II est tout proche du grand Autela ïstain gauche. La haute Tour du Château n’a point fa pareilleCn beauté d’architecture. Louis le Grand prit cette Place en*^ 91 . & elle fut renduë aux Espagnols par le Traité de Paixc°nclu à Riswick cn 1697. Le Comté de Mons a eu autrefoisps Seigneurs particuliers. L’érection en est rapportée à Char*L'rnagne , & selon plusieurs Historiens, il faisoit auparavantP ar ste de l’Aiistrasie. Les autres villes de ce Comté aprésp°ns font Binch, S. Guistain, le Rœux, Soignies, 8 c Brenne,!? Comte. * Joly, Chantre de Paris, Retour de Munster. Le P.Bouflìngault, Voyage des Pays- Bas. Audiffret, Geogr. anc. &^ °d.tome z.

y MONS. Bourg ou village de France dans le Limosin , enCatìn Montes. II est situé prés de Pompadour, vers les frontie-te sdu Péri gord, & remarquable pour avoir donné la naissancePape Innocent VI. connu avant son élection sous le nom^Etienne d’Albert. Il succéda à Clément VI. le 18. de De-c embre 1352,. & travailla avec soin à mettre quelque réformela Cour Romaine, & à finir la guerre allumée entre leRoy de France &celuy d’Angleterre. II mourut le 12. de Sep-f erubre 13Ó2. & l’on tient que ce fut de.déplaisir de voir touteI Europe en armes, malgré les efforts qu’il fit pour en appaiscrtroubles. Ce Pape fut enterré dans 1 Eglise de la Chartreuse" e Villeneuve-lez-Avignon qu’il avoit fondée. Urbain V. luy

Accéda.

, MONS AUREUS. Ville ancienne des Gaules. C’est cellel !P Ris-Vendomois qu’on appelle ajourd’huy Montoìre * Au-til ff'et, Geog. anc. & mod. tome z.

MONS DEI. Nom Latin de l’Abbaye de Mondée, qu’onfouve dans un bourg de Normandie , qui porte ce nom.

.. MONS DOLOROSUS. Les Latins nomment ainsi Ster-ville d'Ecosse, 8 c ils appellent Scadberg, ville de West-MonsMart’s, Koniíb-'rg , ville de la Prusse Ducale,zf° ns R égalis , & Heiligenberg, montagne du Palatinat , Monss acey.

MONS PUELLARUM. Nom qui selon plusieurs Geo-s ra Phes a été donné anciennement à la ville du Bas- Langue-qu’on appelle présentement Monpellier. * Audiffret, Geogr.tome 2.

MONSALVI. Bourg de France dans la Haute-Auvergne.1 » ^. situé sor une montagne à quatre lieues d’Aurillac vers^Midy,& à une seulement delarivierede Lotau Septentrion.Maty, o-K. de Holl. 1701.

MONSANTO. Petite ville de Portugal dans la Province*j e Beyra , en Latin Mons salifias. Elle est située à quatre 1 levésSfE frontière de Castille du côté de l’Estremadure, à six deCastel Branco & à deux d’Idafia, sur une montagne tres-diffi-r l e à monter. Cette ville est environnée de murailles, avec un° rc Château pour défense. Quoy qu’on n’y compte que deuxcinquante habitans en une feule Paroisse , elle a le droit? e députer aux Etats. Le Roy Philippe V. la prit d’assautde May 1704. & les Portugais s’en ressaisirent l’année^^ante. * Defcnpt. fumaria dèl Reyno de Portugal.MONSAUGEON. Bourg de France enclavé dans lahampagne, quoy qu’il appartienne à la Bourgogne , en La-Aíomx Saugionis. II est situé fur la Vigenne au bas d’une pe-^ y montagne à six lieues de Langres en prenant la route de"ston.

MONSELÏCE, Ville d’Italíe dans le Pudoíian , à cinq

milles de la ville d’Esle ,en Latin Mons Silicis, Elie est entou*ree de belles & agréables collines & située fur une montagne,prés du petit Bachiiione, entre Padoue au Septentrion & Ro-vigo au Midy. On y voit les ruines d’une ancienne foitereíïè& on prend autour delà un grand nombre de viperes, qu’onporte à Venise pour faire de la Theriaque.* Maty, Difi. de Holl.

MONSEMPllOU ou Mont saint Prou.Vílìe de France dansl’Agenois. Elle est entre le Lot & le D rot» C’est une villeRoyale avec Prieuré. * Davity , Gascogne.

MONSERAT. Jardin Royal, situé à demi-lieuë de Ma*roc , vis-à-vis des murailles du Palais. II y a quinze mille Ii-monniers, autant d’orangers & de palmiei s, & environ trente-fix mille oliviers, outre plusieurs fortes d’arbres, de fleurs &de Simples. L’eau qui baigne ce jardin est fort poissonneuse»Elle descend des montagnes, entre par lin côté & sort par l’au-tre. On voitau milieu un ballìnquarré de marbre blanc , & àchaque coin un léopard moucheté de noir & de blanc. Dansle centre du bassin s’éJeve une coJomne qui soutient un lion ,8 c ce lion jette par la gueule un torrent d’eau. Proche de ceverger ou jardin on trouve un grand parc, où sont renfermezquantité d'élephans , de lions, de cerfs, & d’aútres bêtes fa-rouches. * De la Croix, Histoire d’afrique , tome r.

MONSERRAT. Ifle de!Amérique Septentrionale funedes Antilles, à peuplés fur la hauteur de dix-sept degrez , àonze lieues de la Guadeloupe vers l’Oiiest , & à cinq de laRotonde vei s !e Sud-Eíl.ElIe est d’une petite étendue n’ayantpas plus de dix milles, c’est-à-dire trois lieues ou environ enlongueur & un peu moins en largeur. Elle a deux bayes defable, où il y a d’assez bons ancrages pour les navires, & enl’une la commodité d’y faire de I’eau par le moyen d’un petitFleuve qui descend des montagnes dans cette baye. Les Espa-gnols ont donné à cette Ifle le nom qu’elle porte, à cause dequelque ressemblance qu’il y a entre une de ces montagnes, &celle de Monferrat qui est prés de Barcelone. Ce nom luyest demeuré jusques à présent, quoy que la plupart de ses ha-bitans soient Irlandois. Us y ont fait bâtir une belle Eglise ,dont la structure est fort agréable. La Chaire, les bancs, &tout {'ornement du dedans, sont de menuiserie du bois duPays, qui est précieux & de bonne odeur. La terre y est tres-fertile dans les vallées. Les montagnes y sont toutes couvertesde cedres & autres arbres. * Observation du fi eu. r Thomas Gouver-neur de la fama'ique. Laët, Defcnpt, des Indes Occid.lìV. 1. ch, 18.Rochefort. Histoire des Antilles.

MONSERRAT. Montagnetres-élevée en Espagne dansla Catalogne , à deux lieuës de Manrese & à neuf de Barce-lone , en Latin Mons Sénatus. On y a bâti un Convent& une Abbaye du même nom. Ce Convent est presque toucau haut de la montagne , dans une place large environ de cinqcens pas, & ornée de quelques fontaines avec dix ou Douzemaisons, au pied de plusieurs hauts rochers, en forme de painsde sucre , qui seroient inaccessibles si on n’y avoit taillé unchemin de plusieurs degrez pour arriver au sommet. II y ena qui croyent que cette montagne a reçu le nom de Monfer-rat, à cause de ces pointes de rochers séparez tout à l'entour,qui s’élevent en forme de dents de scie que les Latins appel-lent Serra. Aprés saint Jacques de Compostelle, il n’y a pointde lieu en Espagne plus renommé pour les grands pèlerinagesqui s’y font, à quoy l’on est attiré par une Image de la Viergeappelléecommunément Notre-Dame de Monferrat, 8 c qui esthonorée dans cette Abbaye. C’est une dévotion qu’on tientavoir été en usage avant le huitième sïede. Les dégâts que fi-rent les Sarasins qui ravagèrent l’Efpagne& la Catalogne en cetemps-là Payant fait cesser, lTinage demeura cachée dans unecaverne jusque vers lafindu neuvième siecle.que quelques Ber-gers ladécouvrirent.L’Evêque y fi: austî-tôt bâtir une Chapel-le , & ensuite un Comte dc Barcelone y fonda un Monastèrede Religieuses de l’Ordre de S.Augustin, en la place desquel-les on mit en 99<5.desRe!igieux de ce même Ordre.Quoi queleur Convent soit extrêmement ferré de rochers entre lesquelsil est placé, il a néanmoins par dedans plus despace qu’il neparaît en avoir. On y donne le couvert à tout le monde , &aux pauvres du pain, de la viande ou du poisson suffisamment.On entre d’abord dans le Cloître , qui est tres obscur, à causedes voûtes dont il est couvert. On y remarque divers tom-beaux anciens , au lieu où étoit autrefois la vieille Eglise. Lanouvelle est large & assez grande. Elle a été bâtie par Philip-j pe III. comme on le connoîtpar sa figure & par fes armes,j reprefentées au dessus de la grande porte, avec une façade ircs-! bien travaillée > qui regarde une place, dont l’Egliie reçoit! beaucoup de jour. Toutes les Chapelles en sont exnêmemencbien dorées & peintes. Le grand Autel, fur lequel on voie