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Tome II. [E - O.]
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Agnagne, ville & Abbaye, Catavere, Baronnie anx Consulsde Monpellier , Montferrand , Comté qui appartient à l’Evê-<jue, Castres qui est proche du ruistèau de Berangé, Baronniequi donne séance aux Etats du Pays. Gigean petite ville, Bois-seson prés de la riviere de Verioble } Sustantion, ville ruinée,Ville-neuve-Lez Maguelonne, Vignogoul, Abbaye de Fem-mes prés de Monpellier, Barave .petite ville, le Terailquiest à l’Evêque, lieu principal du Marquisat de Marquerose,Pegayeroles, Baronnie , Cournontecral auílì Baronnie, Fron-tignan,lesMatelles, la Rognette, Baronnie, Ganges, aulliBaronnie l’une des vingt-deux des Etats de Languedoc, présde la riviere d’Eraut ; Mont-laur, Baronnie; Murutel, qui ap-partient à l’Evêque , & où se trouvent quelques antiquités ;Mirevaux, Châtellenie Royale dépendante de Monpellier,Pouflàn, Pignats & autres lieux. Lunel est à quatre lieues deMontpellier. * Davity , Languedoc. Jouvin de Rochefort,Voyage de France. Graverol, Abrégé historique desvingt-deux vileschefs des Diocèses de la Province de Languedoc. Audiffret, Geogr.anc. & moi. tome 2.

MONPENSIER, Petite ville de la basse Auvergne, avectitre de Duché & Pairie, en Latin Monpenserium. Elle est furune colline , entre les villes de Gannat & d’Aigue-Perse, àcinq lieues de Clermonr. II y avoit autrefois un fort Châteauqui fut démoli avec plusieurs autres par le commandement deLouis XIII. durant les révolutions de la Religion PrétendueRéformée. Ce Château étoit élevé fur la plate-forme d’un ro-cher escarpé qu’il occupoit toute entiere. On n’en voit pres-que plus aucuns restes. On dit qu’on avoit creusé dans le ro-cher une voûte qui conduit fous terre jusques à la ville d’AÌ-gue-Períè , qui n’en est éloignée que d’un quart de lieue. LeRoy Louis VIII. mourut dans ce Château fur la fin de Tannée12,26. Monpensier a eu anciennement des Seigneurs particu-liers. Agnès de Thiern, qui épousa Guichard IV. Sire deBeaujeu , le porta dans cette Maison. Humbert de Beaujeuson petit fils 8c Connétable de France , laissa une fille uniqueappellée Jeanne, Dame de Monpensier, qui de Jean II. Com-te de Dreux qu’elle épousa, eut Pierre, Comte de Dreux.Jeanne íà fille, Comtesse de Dreux & Dame de Monpensierétant morte sans .lignée , les Seigneuries de Monpensier 8cd’Aigue-Perse furent ajugées à Bernard de Ventadour, com-me représentant Marguerite de Beaujeu sa mere. Peu de tempsaptes Monpensier fut érigé cn Comté. Ce Bernard de Venta-dour le vendit en 1384. à Jean de France, Duc de Berry, &Marie , seconde fille de ce Prince , ayant eu ce Comté en par-tage, le porta clans la Maison de Bourbon par son mariage avecJean I. Duc de Bourbon. Le Roy François I. l’érigea en Du-ché & Pairie Tan 1538. Louis de Bourbon II. du nom, Ducde Monpensier eut un fils nommé François, qui fut pere deHenry, dont la fille unique Marie, épousa Gaston Jean-Bap-tiste de France, fils de Henry IV. & frere de Louis XIII. Dece mariage sortit Anne-Marie-Loíiise d’Orleans, Duchessede Monpensier, morte en 1691. * Jouvin de Rochefort, Voyaged’Alemagne & de Pologne.

M ON PESAT. Ville de France dans TAgenois. Elle fut lacause de la guerre qui se renouvella en 1322. entre la France 8cT Angleterre. Le Seigneur de Monpeíàt ayant voulu faire for-tifier un Château qu'il avoit sur les limites des pays & terresqui appartenoient à ces deux Couronnes , les Officiers deCharles le Bel, Roy de France, s’opposcrent à cette fortifica-tion. Sur ce diffèrent par une Sentence qui intervint, la Placefut ajugée à la France & garnie de gens pour la défendre, cequi obligea le Seigneur deMonpefat de se retirer à Bordeauxvers le Sénéchal d’Angleterre,qui pour soutenir fes intérêtsvint à main armée devant Monpesat, prit la Place par force, 8csit main-basse sur tous ceux quiétoient dedans en garnison.Charles le Bel en ayant eu avis , fit partir promptement destroupes qui prirent d’abord Agen, 8c allerent delà à Monpeíàt,qui ne put résister Iong-temps. La Place fut ruinée 8c rebâtiequelques temps aprés. Elle a été prise depuis & reprise plu-sieurs fois, tant par les Anglois que par ses propres Seigneurs.* Du Chêne, Antiq. des Villes de France.

MONREAL. Ville d’Espagne dans le Guipuscoa. Elle estsituée sur la riviere de Deva. * Davity, Guipuscoa.

MONREAL. Ville de France dans le Condomois. Elleest présentement ruinée. C'étoit autrefois une belle 8c richeville. * Davity , Gascogne.

MONREAL, en Latin Mons Regalis. Ville de Sicile, quiétoit autrefois une Abbaye que fonda Charles d’Anjou, Roydes deux Siciles , en Thonneur du Roy S. Louis son frere ,dont le Corps y fut mis en dépôt, quand on le voulut trans-porter en France de la ville de Tunis, devant laquelle ce Saint

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Roy étoit mort de peste. Ses entrailles furent enterrées en cette

Eglise, qui est ornée de peintures en Mosaïque, de dorures

8c de marbres. II y a plusieurs Tombeaux magnifiques desRois, Princes Sc grands Seigneurs de Sicile. La ville de Mon -real est à quatre milles dePalerme fur une montagne, au mi-lieu d’un pays tres-fertile en vins, fruits & oliviers. Quoy q uCpetite, elle est fort jolie. II y a un vieux Château à la poi^fd’un rocher qui commande à toute la ville, mais on le laiU"tomber en ruine. Cette ville fut érigée en Archevêché D 111183. par le Pape Luce III. L’Eglife Métropolitaine que fit b ;l 'tir Guillaume II. dit le Bon, Roy de Sicile, est un ouvragéachevé. Le Palais de T Archevêque dans la principale rue P re *de la grande Place, est fort spacieux, & accompagné de beaujardins. Toute la montagne & fes vallées font aussi remplies ujardins, & arrosées de fontaines qui rendent ce territoire tres-délicieux. Lavûëenest tout-à-fait charmante. On découvredelà Païenne & fa campagne, la mer 8c les Isles de Lip^ 1,* E. D. R. Nouveau Voyage d’Italie , tome 2. Jouvin de Roche*fort, Voyage d’Italie.

MONREAL.Ville du Canada.qu’on appelle auflï Vittt-M-dfrií.EUe est située au quarante-cinquiéme degré & quelques m 1 *nutes de latitude,dans une Ifle qui porte le même nom, &q 111peut avoir quatorze lieuës de longueur & cinq de largeur-Messieurs du Séminaire de S. Sulpice de Paris en font Se 1 'neurs & Propriétaires. Ils ont la nomination du Bailli &.autres Officiers de J ustice, 8c autrefois même ils nommoienle Gouverneur. Us envoyent de temps en temps en ce sie_ u 'des Missionnaires qui vivent fous la direction d’un Super ieUfort honoré dans le pays. Ces Missionnaires font logez u anune grande & magnifique maison de pierre de taille. E e .Eglise ne Test pas moins. Elle est bâtie fur le modele de cede S. Sulpice de Paris, & T Autel est isolé. La petite viH® .Monreal est ouverte sans aucune fortification de pieux n 1 ypierres. Ii feroit aisé d’en faire une Place imprenable patvantage de íà situation, quoy que son terrein soit inégal A 7blonneux. Le Fleuve de S. Laurent quipaste au pied des masons d’une face de la ville ne permet pas aux petits vaisseau*passer plus avant, à cause des rapides castades & botinmd’eau qui font à un demi quart de lieuë delà. Les Sauvagesgrands Lacs du Canada descendent presque tous les an5 a ^real, avec quantité de castors, qu’ils enangent pour des ames, des chaudières, des haches, des couteaux & mille aUmarchandises, fur lesquelles on trouve à gagner juíques à decens pour cent. A une lieuë de la ville au pied d’une rç? nta *L rest un beau village d’Iroquois Chrétiens, qui font dirig eZ Pdeux Prêtres du Séminaire. * Voyages du Baron de la H° fíí 'tome r.

MONS. Ville du Pays- Bas, capitale du Hainaut, gm""^riche 8c bien peuplée, à deux lieuës de S. Guillain, à quatr eMaubeuge, à cinq d’Ath , à six de Valenciennes, à sep 1 ^Tournay , à dix de Philippeville, à onze de Bruxelles,douze de Doiiay 8c de Namur. Elle est située fur une ínon v j.gne dont Je sommet est presque au milieu de la ville, & eronnée de tous cotez d’un fort beau paysage fertile en b ® ^en foins 8c en bois, de forte qu’il n’y manque que du vin- . slde cette montagne qu’elle a pris le nom de Mons, en FMontes Ôí Montes Hannonu. Ceux du pays la nommentCc n’étoit au commencement qu’un Temple qui ayoit eteen Thonneur de Pan, que les anciens Pasteurs avoienc en % ^de vénération. Jules-Cesar fit un Fort à Tendrait 011 ., e . t0 fre s-Temple, 8c ce lieu s’étant accru, est devenu une v: ij‘ e s

considérable. Ses maisons font bien bâties, 8c fes ruës l0n ^pu-8c larges. II y a un beau marché, 8c plusieurs fontaines tanbliques que particulières. Elle n’est pas feulement ford’une puissante muraille 8c de remparts, mais aussi de »j afossez 8c d’un Château tres ancien. La petite riviere j eTruste qui passe au bas, sert à inonder tout le pays quanbesoin est pressant. Là est la Cour Souveraine du OoM^ ^Hainaut. C’est où ressentissent les appellations de tout avilles de la Province, à Texception de Valenciennes.en cette ville une belle 8c grande Eglise qui porte ^ n ° rl idesainte Vautrude, en Latin VValtruda ou Waldetrudis. V a 1 ^qui mourut Tan 645. étoit femme de Vincent, Co . j aHainaut. Aprés qu’il eut renoncé au monde, este R ^ . con -persuasion de S. Gessain dans une cellule, qui fut depuvertieen cette Eglise. Trente Chanoinesses la dessetyen >tes de bonne 8c ancienne Noblesse, fans quoy elles n y P ce j.-être reçuës. Estes font vêtuës de blanc, à peu prés cota j eles de Nivelle, & quand elles ont atteint un certain te pservice 8c d’antiquité , elles portent de grosses fr* 1 -j j e sdronnées, qui font partie de leur habit d'Eglise- Ap