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Tome II. [E - O.]
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MON M O N 721

fan, Roy de France & plusieurs autres. L’Abbaye du mont- •Caffîi.en Latin Mons caffìus , est située à la pointe d’une hauteMontagne , à trois milles de ia petite ville de SanGermano, deforte qu’on l’apperçoit de fort loin. Les Cloîtres font spacieux,&les Religieux en tres-grand nombre. On y reçoit & on ydéfraye les Etrangers. L'Eglise est fort propre & bien paréed’orncmens & de peintures. Les Empereurs, les Rois & autresgrands Princes l’avoient enrichie à i’cnvy de prefens considé-rés 5 mais toutes ces richesses furent pillées plusieurs foisPar les Sarasins durant le IX. Siécle & leX. II y est néanmoinsr esté un afíêz beau trésor de Reliques enchâssces dans I'or &dans Fargent. Les Corps de saint Benoît & de sainte Scolasti-que reposent fous le Maître-Autel, ainsi que plusieurs autresCorps saints en diverses Chapelles de cette Eglise. *E. 1 ). R.Nouveau Voyage d’Italie , tome z.

MON E-CENIS. Montagne fort haute & roide, au pied defoquelle finit la vallée de la Maurienne. On trouve au dessusde cette montagne un fort beau Lac, qui bien qu il soit glacéfopt ou huit mois de l’année , ne laisse pas d'être extrêmementPoissonneux. II est sur tout abondant en truites. On voit fur lemont Cenis des lièvres blancs & des perdrix blanches. * Me-moìres & Plans Géographiques 1698.

Le mont-Cenis est le passage le plus ordinaire de France enItalie , & fait partie des Alpes Cotriennes. * Voye^ Cenis.

MÒNT-COELIUS. L’une des sept montagnes de Rome,a Ppellée ainsi d’un Capitaine Toscan, nomme Cœlius, quidonna du secours à Romulus contre les Sabins. TullusBojú-híij, troisième Roy des Romains,;fit enfermer cette montagnedans la ville.* Voyez, Coelius.

MONrD’EOLE. Montagne de FOmbrie, Province dePEtat Ecclésiastique. Elle est entre Terni & le Château de SanGemini, & fon étendue d’Orient en Occident est à peu présde huit milles. Le PereKiiker,i«L4fi», fait plusieurs remar-ques fur cette montagne. 11 dit qu’elle est creuse au dedans, &que les rochers qui la composent font remplis de tous cotez defontes & de crevassés, de forte qu’il fort en Eté de fes ouvertu-res des vents d’une extrême violence. 11 ajoute que ceux quidemeurenudans la ville de c<* fi m . qui est située fur le derrièrede cette montagne, ont l’adreffe de disposer des tuyaux à cescrevasses, par lesquels ils font aller ces vents dans leurs caves ,ils rafraîchissent leurs vins & leurs eaux. La chaleur est ex-cessive dans la même saison vers cette montagne, & il n’y aPoint d’animaux qui pussent y demeurer au milieu du jour. A !mesure que cette chaleur augmente ou diminue, l’impétuoíìtédes vents est plus ou moins violente. Ils ne fouflent que quatre«eures avant midy, autant aprés, & s’appaifent ensuite insen-siblement , de forte qu’on n’en sent aucun pendant la nuit.

MONT-DE-MARS AN. Ville de Gascogne, à cinq lieuesde la ville d'Aire, & presque au milieu, entre Roquehorc dclMarsan à FOrient & Tartas à FOccident, en Latin Mons Mar-îl *ni, Elle est située à Faffemblage de la rivière de Mídour &de celle de Douté, & porte le titre d’un des six Archiprêtrezde l’Evêché d'Aire. Le Midour environne la plus grande paniede la ville, où l’on porte toutes les marchandises du pays, bleds,v ms, millet, raisin, laine & autres, qui sont envoyées delàdans toutes les Contrées maritimes. On y charge fur tout gran-de quantité de bleds que l’on conduit à Baionne & delà furmer. II y a dans cette ville une grande fontaine d’eau doucefort commode pour fes habitans qui n’en pourraient trouversiorsde fes murailles. Pierre, Comte de Bigorre, la fit bâtir1141. Elle éroit Chef d'une Vicomté qui commença de por-tCr ce titre Fan 1000. fous Guillaume, Duc de Gascogne. *^.tlas, Diocèse d’Atre. Audissret, Geogr. tome z.

Cette ville ne consiste presque qu’en une rue, où en entrant°n voit un Château demi ruiné avec plusieurs tours quarrées,& plus avant le marché qui est devant la grande Eglise. OnPasse la rivière fur un pont bâti sor le roc, merveilleux à voirPour fa hauteur. II sert de passage pour aller dans l’autre partiede la ville, d’ou l’on descend au fauxbourg où est le Port.Catherine de Foix, Reine de Navarre, y mourut le iz. de FéJjfor 151-7, âgée feulement de 47. ans. II y a au mont de Mar-foo une Abbaye de Filles de sainte Claire, qui fut amplementdotée par !e Roy François I. lorsqu il y passa avec Eìeonore faféconde femme.

MON f D’OR. Montagne de France dans l’A u vergue, en•si^in Dauraniiis. Elle est haute d’une grande lieue, & abondesources d’eau. CeS sources s’élevent en petits boirions,serpentent par cette montagne qu’elies arrosent de tous cotez,S- fe grossissant forment la rivière de Dordogne. Il y a desoains au pied , où Feau est chaude dans les uns, froide dans lesmitres, & tiede dans quelques-uns pour s’en servir scion la ssi-

T.iiiJ 11.

versité des maladies. Cette montagne a été nommée Mont d’Or,à cause que les étangs de ce quartier-là arrosez & remplis deseaux qui en naiífenc, font paraître au fond quelques paillettesd'or qu’on y voit reluire. Le poisson qui s’y nourrit est meil-leur, plus beau & plus cher que celuy des autres endroits. *Du Chcne, Antiq. des Villes de France. Davity, Auvergne.

MONT DE SCANDALE ou d’Ojfenfjon. L’une des troispointes de la montagne des Olives, appellée ainsi , à cause desAutels que Salomon, quoy que le plus sage des tous les hom-mes , y fit édifier par un déplorable aveuglement aux IdolesMoloc, Camos , Astarte, & autres faux Dieux des Moabites& Sidoniennes fes concubines, ce qui causa un grand scan-dale parmi les Juifs, & en fit tomber plusieurs dans l’ido-lâtrie. Cette pointe est du côté du Midy , & on y voit encoredes restes de ces autels, aufíì-bien que d’un Palais où ces mê-mes concubines furent logées. Le Roy Josias poussé par unzeîe ardent de la gloire du vray Dieu sit ruiner ces Templesou Oratoires , abbatre les autels, raser les boccages & rédui-re tout en cendres afin qu’on en perdît la mémoire. Sur lamême côte prés du chemin qui conduit en Bethanie , on trou-ve le lieu où on croît que le perfide Judas se pendit de déses-poir, à un figuier qu’on y voyoit autrefois, & que les Juifsont ôté. Dans le milieu du même Mont de Scandale, en tirantun peu plus vers le Midy on découvre un petit amas de mé-chantes Cafés à demi creusées dans la roche, que l’on dit eueles restes d’un petit village nommé Siloé.* Doubda n, Voyagede la Terre Sainte , ch. iz.

MONT DE V ARA L. Montagne dans les Alpes .appelléecommunément Nouvelle ferufalem. On y voit plus de soixantebâtimens magnifiques, avec de superbes portiques & des colo-nades, & un lieu particulier où la Vie & la Passion de J. C,sont repreíèntées par des peintures,des statues & des morceauxd’architecture des Maîtres les plus estimez. Tout cela fait unemaniéré de ville fur cette montagne à demi-mille de Varal *ville capitale des grandes Alpes. Ce lieu a été fondé par lePere Bernard! Caymo, Religieux de l’Ordre de S. François,à limitation de la ville de Jérusalem. Ce dévot Religieux àson retour de la Terre-Sainte voulut animer par là le zélédes Pèlerins qui r/ctoient pas en pouvoir d’aller si loin, & futaidé dans cette entreprise par la Noblesse des environs. Les Pa-pes Paul III. Grégoire XIII. & Sixte V. ont attaché à ce lieude grandes Indulgences qui attirent quantité de Pèlerins. S.Charles Borromcc & Charles Emmanuel I. Duc de Savoye yfaifoient leur retraite de dévotion.

MONT DE LA COURONNE. Montagne de l’Apen-nin, fur laquelle Paul Justinien de Venise fonda le principalMonastère de la Congrégation des Hermites de S. Romuald ,dont il avoit commencé Fétabliíîément Fan 152,0. II en dédial’Egiife au Sauveur du monde en 1555.Ee mont de la Couron-ne est à dix milles de Peroufe. Cette Congrégation des Her-mites de saint Romuald , est une branche de l’Ordre deCamaldoîi , avec lequel elle fit union l’an 1532. * PierreDamier», Vie de saint Romuald. Baronius, in Annal. & Martyr.

MONT DELA FOURCHE. Montagne des Alpes danslaquelle !e Rhône a fa source, en Latin Fur c a Mons , & ancien-nement paîtrai. Elie est.aux confins du Pays des Suisses , &de celuy de Valais, un peu au Couchant du Mont S. Gothal’,sous lequel quelques Géographes la comprennent. * Maty,Ditt. de Holl. 1701.

MONT-DÉS-FAUCILLES. Montagne qu’on trouve sorles frontières de l’Alface , entre la Lorraine & la Franche-Comté. Cette montagne d’où la Moselle tire sa source , faitpartie de laVauge, ce qui la sait appeller Vaugefus par lesLatins.

MONT DES OLIVES. Montagne de la Judée, célébréácaufcdel'agoniequejEsus-CHRisTy souffrit. II y fut prispar les Juifs. Elle n’étoit séparée de la ville de Jérusalem quepar une vallée étroite. * Voyez, Ouvet.

MONT DES SINGÉS. Montagne du Royaume de Fezdans la Province de Hafbat , en Latin Monffïnn arum. Les Es-pagnols l’appellent hsierrade las Monas. Elle est sor la côtedu Détroit de Gibraltar ,à Fendrait où il est Je plus resserré ,au dessus de la ville de Ceuta , à trente mille pas deTangeràFOrient ,& à vingr-deux de Gibraltar du côté d u Sud. LesAnciens la prenoier.t pour une des Colomnes d’Hercule.

MONT-EN-PUELLE ou en Peule. Bourg ou village deFlandre dans le petit pays de Peule , avec un Château , enla Châtellenie de Lille .entre la ville de ce nom & celle deDoiiay,à trois lieues d’Orchies. 11 est célébré parla victoireque le Roy Philippe le Bel y remporta sor les Flamans révol-tez Fan í ^04. Ce Prince courut dans cette rencontre un grand

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