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Tome II. [E - O.]
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péril pour sa vif. C es peuples que l’on avoit battus le stiatindans leurs rérranchemens en sortirent le soir tout furieux Scs’avancerent jusques à fa tente. Cette hawiieíse leur coûtacher puisqu’il en demeura sur la place prés de vingt-dnq mille.Les Latins appellent ce bourg Mons m Fabula , ou Mons m Pafcms. ¥ Maty, Dici. de Holl. 1701.

MONT ESQUILIN.L’une des sept montagnes de Rome,en Latin Mons pfqmhms. Ce fut ServiusTullius qui renfermadans la ville. On l’a auífí appellée Cefpius.Oppius ,& Septmus.* Voyez Esquilin. Danet, Antiq. Grecq. & Rom.

MONTGAILLARD. Ville de France dans le Duchéd’Aiguillon. Elle est située fur une montagne, environ à unelieue de Buzet. * Atlas.

MONT GIBEL. Montagne de la Sicile la plus haute detoutes celles qui sont dans cette Iíle. Elle est dans la vallée deDémona, àquatre lieues de Catania du côté de ['Occident.Les Anciens l’ont connue sous le nom úl/îina. Sa hauteur està peu prés de trois lieuës, & son circuit de dix- sept. Le piedde cette montagne est bien cultivé, St chargé de vignes ducôté du Sud. Ce ne sont que de grandes forêts vers le Nord.Qnoy que son sommet soit toujours couvert de neige, il nelailfe pás dejetter presque incessamment de la fumée & desflammes. Les cendres qui sortent de cet abyme quand elles fonten médiocre quantité , engraissent les terres voisines, & lesgâtent si elles sont abondantes. II se fait de temps en temps danscette montagne de fort grandes ouvertures, avec un bruit quialarme tous les habitans des environs. L’an 1669. elle poussaquatre torrens de flammes qui ruinèrent quinze bourgsdu Territoire de Catania, & en 1693. ^ s’y 6t une nou-velle ouverture par un tremblement de terre qui détruisit ungrand nombre de villes, bourgs & villages. Cette ouvertu-re fut d’une grande lieue de circuit. * Voyez. jEtna.

MONT HULIN. Place de Picardie dans le Boulonois, àtrois lieues de Boulogne du côté de l’Orient.* Voyez. Hulin.

MONT-J AY. Ville de France dans la Brie. Elle est situéeproche de celle de Magny. C’étoit autrefois une Place forte,possédée par les anciens Ducs de Châdílon fur Marne. * DuChêne, Antiq des villes de France.

MONT-IESLAT. Ville de France dans l’Auvergne. Elleest située fur une montagne à quatre lieuës de Mont-aigu enCombrailles & à pareille distance de saint Feriol. * Atlas.

MONT-JOUER. Forteresse de Savoye dans la valléed’Aoste, Elle est située fur un rocher & domine la vallée. LesAnciens Fappelloient Monsfovis ,ou Mons Bardus. * Davity ,Savoye.

MONT-LOUIS. Bourg ou village de France dans la Tou-raine, en Latin Laudiacus Ficus. Il est tres-ancien . & situé présdelariviere de Loire, entre les villes de Tours & d'Amboise.

11 y a dans la Cerdagne , contrée de la Catalogne, une pe-tite ville que l’on appelle auíîì Mont-Louis , en Latin Mons Lu-dovici. Elle est située à une lieuë &c demie de Livia, & àdeux de Puicerda vers l’Orient. Cette ville que Louis leGrand fit bâtir l an 1681. est défendue par une bonneCitadelle.* Maty, Diâ. de Holl. 1701.

MONT-MARAUT. Ville de France dans le Bourbon-nois. Elle est située en une plaine, environ à deux lieuës deVille Franche. * Atlas.

MONT MARTRE. Montagne voisine de Paris, avec unvillage de même nom. Y Voyez, Monmartre.

MONT-PALATIN. L'une des sept montagnes de Rome,en Latin Mons Palatinus. Ce fut fur cette montagne que Romulus fut nourri. * Voyez, Palatin.

Montpellier, voyez, Monpellier,MONT-QUIRINAL. Montagne de Rome , qui fut en-fermée dans la ville par le Roy Numa Pompilius. * Voye^Quirinal.

MONT ROND. Château du Berry, Province de France,en Latin Mons Rotundus. II est situé proche de la ville de saintAmand ,& a été autrefois tres-fort 3 mais ayant été pris Fan1652. pendant les guerres civiles ,il fut ruiné ensuite.

MONT-ROYAL. Forteresse en Alemagne , que le RoyLouis le Grand fit construire fur un rocher escarpé dans laPreíqu'Jfle de Trabent , vis à-vis de Trarbach, en LatinMons Régna, Elle étoit fur la Moselle ,dans le Comté de Vd-clentz, au milieu de l'Electorat de Treves,&fut démolieFan 1698. suivant le traité de Paix conclu avec F Alemagne.

M ONT-S AINT-ANGE. Ville du Royaume deNaples , dans la Province, appellée Capitanata. Elle estsituée fur le mont Gargan , & devenue fameuse à cause de[apparition de FArchange Saint Michel , qui déclara queDieu vouloir être particulièrement honoré en ce lieu-là.

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Cette apparition arriva, dit-on , Fan 1493. du témpîPapeGelase. La dévotion y est sort grande, Sc cette ville cillustre parla visite des Papes , Empereurs & Rois qui y [° nvenus souvent comme Peletins, & particulièrement FEro? 6 'reur Othon qui y vint de Rome nuds pieds, accomp a £ nede toute fa Cour. La ville du Mont- faint-Ange est Archié-piscopale , depuis qu’elie a été unie à celle de Manfred° n j^bâtie par Mainfroy. Ces deux villes ont succédé à celle u-Fancienne Siponte ciétnnte.*E.D.R.Nowv. voyage d'Italie, r---MONT-SAINT-M ARTIN. Abbaye de ì’Ordte de Ptegmontré en Picardie , appellée par les Latins Mons S/ 1 ’ 1 !'Martini. Elle est située à la source de l’Escaut, & éloig neseulement d’une demi iieuë du Castelec du côté de l’OA end’Hyver. . „

MONT SAINT MICHEL. Bourg de Normandie qui e»la derniere Place de France du côté de la Bretagne . & tF Angleterre, en Latin Mons f net i Micbaéhs in penculo ma ìi! 'On l'appelle aussi Mont de Tombe. Sa situation est aflèz extraof'dinaire. C’est lin rocher dc la hauteur de trois cens pieds,milieu d’une grande grève de sable blanc & menu, que lacouvre de son reflux de toutes parts deux fois par jour, à tou*tes les nouvelles Sc pleines Lunes & trois ou quatre jours de-vant & aprés ; ainsi le temps le plus commode pour y passer Ule labié , c’est vers le commencement du premier & du tross 'me quartier de la Lune, parce qu’alors le fluxni monte r°í nr ’& que le fable sc trouve plus affermi. Ce mont est à six ou sellieuës de la grande mer Océane, nommée Britannique ®d’Angleterre, à trois d’Avranches à l’Orient, & à pareille cstance de Pont- Oison, au Midy ; à cinq de Dol, L à septsaint Malo vers l’Occident; à six de la pointe de Granviile /Nord; 8càtrois quarts de lieuë du Rocher de TombeiaWdu même côté , entre la riviere de Caënon ou Couëfnon fl uvient de Bretagne, Sc celle de Gencst qui prend sa source eNormandie , lesquelles coulent prés ou loin du Mont, feloque la mer par scs flots & pas scs sables leur fait changerlit & de cours. Ce lieu n’étoit anciennement qu’une S 0 ^tude toute environnée de bois, au milieu de laquelle habi^rent de bons Hermi tes nourris par la Providence» jusqu 7 .qu’en Fan 708. saint Aubert, Evêque d’Avranches, fitpremierement une Eglise fur le haut du roc à l’honneur .saint Michel ,qu’il ditluy être apparu. II y mit douze Lhanoines pour célébrer le Service, & Richard I. Duc demandie y établit en 966. des Religieux de l’Ordre de L 1Benoît. Richard II. auffi Duc de Normandie fit rebâtir 5^Eglise en 1024. telle qu’on la volt prescntement.Elîe est * ur ,sommet de la roche,construite en croix, & bien proportiondans toutes ses dimensions. Sa longueur est de deux cepieds, & elle a treize piliers de chaque côté , des bas cottout à l’entour, une grosse Tour quarrée fur Feutrée de la U »& un clocher fur le milieu de la croisée. La menuiserie fl ^séparé la Nef du Choeur est liche & sert de retable à deuxtels. On voie en relief au grand Autel tous les Misteres ^Sauveur du Monde, & au dessus des dossiers des chaise* ^Chœur sont reprcscntez en grand les Instituteurs & R" 1 ? tmateurs d’Ordre, Sc autres illustres Saints de laRegledeseBenoît. La Chapelle de la sainte Trinité est un grand oU -Yqf^nde menuiserie couverte en dôme, & placée dans le crossdu côté de l'Epître. Le trésor de cette Eglise est renferme c e ^riere les trois grands tableaux de cette Chapelle, Sc ces taétant levez, on voit d’un coup d’œil un tres-grand nombreprécieuses Reliques, qu’on expose à la vénération d’une înnité de Pèlerins de tout sexe & de tout âge qui viennent ace saint Lieu. La Chapelle de la Vierge qui est hors d ce"derriere le Chœur, a été bâtie avec une tres grande dépens8c pour en juger, il faut considérer qu’elle est fa hauteM^sortant du penchant du rocher. Les Religieux de la Con^gation de saint Maur possèdent cette Abbaye, où ils so nt °\ e f straitement au nombre de trente, dont le Prieur garde les c ‘ ,tant du Bourg que du Château. Leur Maison est compse 1 ^'& l’on y trouve tous les bâcimens & offices nécessaires & co.^modes pour une grande Communauté Sc pour y loger un 1ce, 8c même une garnison de deux mille hommes danspartemens voûtez les uns fur les autres, Je tout tres-soh'sebâti de bonnes pierres tirées des carrières des Ifles deG ^Sc de Guernescy. Les Curieux regardent avec attentionmachine avec laquelle l’on tire du basdu rocher à travers edin, ^juíqu’à la hauteur du Château & de F Abbaye, ‘ eS o{(evres.les provisions, les munitions & tout ce que l’on y a P.Ppar mer. C’est une espèce dc poulain ou coulisse, contindepuis le pied du Mont jusqu’au pied du Château, o u ^tire toutes ces choses jusqu a FAbbaye, par le moyen des