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Tome III. [P - Z.]
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óo PAS

P A S

de celle des Scythes & des Medes ;& quand ils vouloientécrire, comme ils n’avoient nul usagedu papier,ils bro-choient leurs lettres fur du drap ou fur de la toile. Lorsque quelqu'un étoit mort, ils laiííoient manger son corpsaux oiseaux ou aux chiens, aprés quoy ils enterroient lesos qui restoient dénuez de chair. Leurs armes étoient desarcs & des flèches avec des mailles de fer, dont ils se cou-vroíent eux & leurs chevaux. Ils ne combattoient jamaisque de loin, & en faisant courir leurs chevaux, ils fei-gnoient souvent de fuir pour blesser plus aisément ceux

3 ui s’attachoient à les poursuivre. Ils ne se servoient quee tambours dans leurs guerres, & ne combattoient ordi-nairement que fort peu de temps, la violence qu’ils fu-ioient paroître dans les premieres attaques n’ayant pointde fuite. La plus grande partie de leurs armées étoit com-posée d’Esclaves qu’ils n’affranchissoient jamais, de forteque leur multitude augmentoit de jour en jour par lemoyen desenfans nez de ces Esclaves, qu'ils nourrissoientcomme les leurs propres, leur apprenant à tirer des flèches&à monter a cheval. Chacun étoit obligé de fournir auRoy certain nombre de ces hommes de cheval, selon cequ'ils en avoient le pouvoir, de sorte que de cinquantemille hommes qui s'opposerent à Marc Antoine quand ilvint faire la guerre aux Parthes, il ne s'en trouva que

3 uatre cens cinquante qui fussent de condition libre. Ceserniers fàisoient toutes leurs actions à cheval, en quoyon les distinguoit des autres qui étoient à pied. Ils pleu-roient leurs chevaux morts, & les enterroient. Les Roisétoient choisis parmi ceux qui étoient du Sang Royal, ouparmi les Mages, & honorez comme des Dieux par lesParthes, ce qui étoit cause que dans leurs débats ils au-roient crû avoir fait un sacrilege, s’ils avoient insultéquelqu'un de la race des Arsacides , quoy qu'il fût parti-culier & lans dignité. Ces Peuples avoient un Dragon pourArmoiries, & leurs Rois un Arc. Les Courtisans & les Fa-voris ne mangeoient point à la table de leur Prince quiétoit fur un lit élevé. Ils étoient par terre au dessous deluy, & prenoient comme des chiens les viandes qu’il leurjettoit. S'ils tomboient dans quelque faute, même assezlegere, on les tiroit hors de là pour les fouetter cruelle-ment , & loríqu’ils étoient couverts de sang, ils reve-noient baisser la tête devant celuy qui les avoir fait punir.Le Dieu auquel ils rendoient le plus d'honneur, étoit Her-cule, qui ordonnoit, disoient-ils, aux Prêtres d’amenerproche dû Temple , en un certain temps, des chevauxchargez de flèches. On trouvoit ensuite ces chevaux sansleurs charges , & plusieurs bêtes tuées à coups de flèchesdans la forêt qu’ils nommoient Sacrée. Ils avoient auflì unfeu íacré ainsi que les Perses, & leurs Mages immoloientdes taureaux à leurs Dieux. * Davity, Etats du Sopby.

PARTISCUM. Ville ancienne des Jaziges Metanastes,dont Ptolemée fait mention. Les Géographes tiennent quec'est le bourg de la Haute Hongrie qu’on appelle aujour-d’huy Paroc&lo. 1

PARU. Royaume des Indes, dans les montagnes de IMalabar. Sa ville capitale, appellée aussi Paru luy commuanique ion nom. Sesnabitans íbnt voisins de ceux de Man- jgâte, & ils fe font quelquefois la guerre. * Davity , Monta - Ignes de Malabar.

PARVA PETRA. Nom que les Auteurs Latins don-nent au Château de Lutx.elstem , qui est situé dans l'Al-sace.

PAS. Bourg des Pays-Bas dans l’Artois,en Latin PaffìunuII est situé fur Ja riviere d’Authie, deux lieues au dessus deDourlens du côté de l'Orient aux frontières de la Picar-die.* Mat y, Diéi de Hall. ijoi.

PAS DE CALAIS. Détroit qui íepare la mer de Bre-tagne de celle d'Alemagne, comme qui diroit Passage deCalais , en Latin Pretum Gaílícum ou B ritannicum. Les Anglois1 appellent The-Strait-of-Calais. Ce Détroit est entre lescôtes du Pays Reconquis enPicardie,& celles du Comté deKent en Angleterre. Sa largeur est de sept lieues, entreCalais & Douvres, & de six où il est le plus étroit, entreDouvres du côté d'Angleterre & du Comté de Kent, &Wiflant & les Mottes Noires du côté de Picardie. *Maty,Diít. de Holl. tjoi.

PAS D E GRAVE. Petit bras de mer fur la côte deFrance en Guyenne, en Latin ofiium Gravite. C’est propre-ment la bouche Méridionale de la Gironde, entre la Tourde Cordoíian & la date de Medoc. La bouche Septentrio-nale de cette même riviere, est nommée le Pas des Aptes , en ,

Latin Ojlium Afìnofum. Elle est entre la Tour de Cordoíian& la côte de la Saintonge.

PASCAMAYO. Vallée de l'Amerique en la Provincede Lima.C’est la plus fertile & la mieux peuplée de tout lePays, & on la trouve aprés celle de Zana. Ses habitans,avant qu’ils eussent été subjuguez parjes Incas,étoient fortpuissans & redoutez de leurs voisins. Us avoient bâti plu-sieurs Temples, dans lesquels ils facrifioient à leurs Idoles.Aujourd’huy ces Idoles font entierement détruites, & lesTemples font habitez de Religieux & de Prêtres qui en-seignent aux Indiens les veritez du Christianisme. Le che-min Royal passe par cette vallée où coule une belle ri-vière , de laquelle on a dérivé plusieurs canaux pour arro-ser les campagnes. On y fait beaucoup de draps de coton.Les vaches, les chèvres & les pourceaux y profitent fort.* Laët, Defcript. des Indes Occid. Itv. io. chap. 19.

PASCATIR ou Pafchatïr. NomqueSanfon donne à unepartie du Royaume de Bolgar en Moscovie. Elle est auCouchant de la riviere de Kam, entre le Royaume deCasan & la Sibérie.* Maty, Ûtft- de Holl. tjoi.

PASCUARO. Petite ville de la Nouvelle Espagne dansl’Amerique Septentrionale. Elle est située au pied d’unemontagne ,prés duLac de Mechoacan,à quarante lieuesde la ville de Mexique à l’Occident, à cinq de S. Michel,& à huit de Valladolid. C’est dans cette derniere villequ’on transféra en 1569. l’Evêché qui avoir été d’abordérigé à Pascuaro, que l’on regardoit alors comme la villeprincipale du Pays.

PASLEY. Bourg d’Ecosse,qui a le droit de députer auParlement. 11 est situé dans la Province de Cuningham ,fur la riviere de Can, qui fe perd dans la Cluyd au dessous-de rifle de Sand.

PASSAGARDA. Ville ancienne de Perse,où rqourutCyrus qui l’avoit sondée. Quelques Géographes croyentque cette ville est celle de la Province de Kerman ,qu’on nomme aujourd’huy Darabegerd. D’autres veulentque l’ancienne Paffagarda soit la ville de la même Provincede Kerman appellée Cbabonkara.* Maty , Dtft.de Holl. 1701.

Plutarque parle de Pajfagardes dans la Vied’Artaxerxés,& dit que ce Prince y alla afin d’y être íacré selon la modedes Perses. Cette ville, selon le Pere Lubin ,dans ses Ta-bles Géographiques, est la Pajfacarta de Ptolemée.

PASSAGE. Ville d’Efpagne dans le Guipufcoa,avec unPort fur la côte de l’Ocean, en Latin Pasagim Portas. CePort est tres-bon, grand & feur, entre Fontarabie & SaintSebastien aux frontières de France. On y construit beau-coup de vaifleaux, & on trouve à ion entrée le petit Fortde Sainte Isabelle. * Maty, Dift. de Holl. 1701.

PASSAGE.Bourg ou village de l’Anatolie avec un Port.II est fur la côte de f Archipel,& a été appelle ainsi à causeque c’est là qu’on s’embarque ordinairement pour faire letrajet jufqu’à l’Ifle de Scio qui est vis-à-vis,à quatre lieuesde-là au Couchant.

On appelle PaJfagedeBelle-Ijle.enLaúnFretitm Insulte, farmofe,unDétroit de l’Ocean dans l’Amerique Septentrionale,quiest entre l’Ifle de Terre-Neuve au Midy, & le Pays deLabrador au Septentrion, proche du Golfe de S. Laurent ;Passage de Brouvers , un endroit de la mer Magellanique auSud du Détroit de le Maire, ainsi nommé de Henry Brou-vers,qui y paílà en 1643. & Passage de Canceau , un Détroitde la Nouvelle France, qui est entre la côte de l’Acadie àl’Occident, & l’Ifle de Gaípey à l’Orient.

PASSAO. Cap en Amerique, fur la côte du Parlementde Quito. II est situé presque sous la Ligne, & peu éloignéde celuy de Saint François. Dans l’espace qui est entre 1 un& l’autre, il y a quatre rivières qui sortent en mer, &sont appellécs d’un nom commun Quìximìes. Diego Fer-nandez les nomme Achenaux y & dit qu elles s’étendent jus-ques à dix lieues dans le Pays. Au dessous du Cap Paffao estun petit Port, que les Espagnols appellent communémentel Porteto. On y peut prendre commodément de l’eau & dubois quand le besoin le demande. Derriere ce Cap,qui estmoyennement élevé, on voit les montagnes de Qtiaque ..quis’étendent c p la Province de Chumbo. Quand FrançoisPizarre fit son premier voyage dans le Perou, étant ar-rivé en ce lieu-là, il y trouva beaucoup d’or & d’éme-raudes qu’il enleva aux Sauvages, ce qu’il fit auflì dans lesmontagnes de Quaque. * Laët, Defcrtpt. des Indes Occid. Itv.xo. cb .18.

PASSAR. Riviere qui naît en Prusse proche d’Olstineo,ou comme les Alemands l’appellent, dt Hochstein , ville de