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Tome III. [P - Z.]
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zi2. SAC

Prince d’Ati îe vint attaquer avec une armée bien plusforte que la benne, ils prèterent aux Negres qui lu y fontsoumis deux pieces de canon , & soixante ou soixante 8cdix mousquets. Ils s'en servirent si utilement qu’ils de-meurèrent vainqueurs. * Villaut de Bellefond, Dcsmptionde VAfrique.

SABR AN. Lieu de la Chaldée. II est aífez proche de laville de Cadeflìah. Herbelot dans fa Bibliothèque Orien-tale dit que ce fut dans cet endroit-là que les Carmathesdéfirent l'armée du Khalife Moctafi.

S ABRINA. Nom que les Anciens ont donné à la rivierede Saverne ou Severne, qui arrose la Principauté de Gallesen Angleterre. Ils appellent la Manche de Bristol au mê-me Royaume, Sabrino ^/tuarium.

SABTAN. Château de l’Iemen ou Arabie Heureuse. IIest situé sur le chemin qui conduite la ville de Sanaa à•celle d’Aden. * Merbelot,Bibliothèque Orientale.

SABUGAL. Petite ville de Portugal dans la Province■de Bey ra. Elle est^ïtuée au bord de la ribiere de Coa , àcinq lieues de laGuardia , & à pareille distance de Peiía-macor. Le nombre de ses ha bi ta n s est de deux cens cin-quante, séparez en deux Paroisses, & l’on y voit une Tourà cinq pointes que le Roy Don Dionis a Fait faire. * De fer.Sumarta del Bey no de Portugal.

SAC A Ville d’Afrique dans la Province d’Algcr, situéefur le bord d’une riviere , qu’on appelle Hued & Harràx.Cette ville ctoit autrefois nommée Tipafro, & l’on en voitles ruines entre Alger 8c Metafus. Elle contenoit plus detrois mille maisons, 8c a été détruite par le Peuple de Mof-gane ,qui est plutôt bazanéque blanc, & qui a ses princi-pales habitations enLybie,d’où il est devenu puissant en•cette Province,& y a régné long-temps avant les Romains.Ce sont des Bereberes qui parlent Mofgan. Cette Languedifféré beaucoup des autres. Les Auteurs asseurent que laville de Saca est plus ancienne qu’Alger, 8c qu’Alger a étébâti de ses ruines, ce qui fait que quelques-uns la nom-ment le Vaux Alger. * Marmol, Taxe z. liv. y. ch. 41.

SACA.-Petite Contrée de l’Iíle de Madagascar,comprisedans f enceinte des limites des Provinces de Matatane & deManacàrongha. Les habitans à cause du voisinage des Ma-tatanoissont addonnez comme eux à la superstition & ausortilège, 8c achetent de petits billets écrits en caractèresArabes qu’ils appellent f iiridfi. Leurs Prêtres nommez Om-l’iajfes qui leur vendent ces billets, & la plupart des Maî-tres de village se fervent d’une tablette sur laquelle ilsétendent du fable blanc, & avec le doigt ils marquent decertaines lignes à ondes. 11s forment avec ces lignes quel-ques figures si.tr lesquelles ils font leur Jugement en obser-vant fheure, 1c jour de la Lune 8c l’annee. * Flacourt, Hijî.de slfle de Madagascar, ch. 7.

SACANIE. L’une des quatre Provinces de la Morée ,que l’on appelle autrement la Petite Remanie ,en Latin Sa-eamaìí Remania Minor. Elle est entre la Zaconie, le Duché-de Clarence, l’Isthme de Corinthe , & les Golfes de Le-pante, d’Egine &deNapoly. Cette Contrée comprendtrois Pays de f ancien Peloponefe, fçavoir l’Argie , la Co-rinthie 8c la Sicyonie, & elle a pour villes principales Na-poly de Romanie , Argos & Corinthe. * Maty , Diít. deHall. 1701.

SACAZAMA. Ville ancienne d’Afrique. Les Géogra-phes croyent que c’est le petit bourg ou village du Royau-me de Tripoli, appelle Zedic.

SACCA. Ville maritime de Sicile. Elle est dans la Val-lée de Mazara. On l’appelleauíhi’.<xa 8c Xacca, 8c on croitque c’est le lieu appellé par les Anciens Thermo. Selmuntio.

SACCAI. Ville du Japon dans le Royaume de Quio,'«n Latin Sac ai a. Elle est située à cinq lieues d’Ofacca , &l’une desplus celebres.de ce grand Empire. Ses habitansse disent presque tous issus de Rois 8c de Princes, ce quifait qu’ils s’estiment fort au dessus de tous les Nobles duPays. Dans les guerres qui agitèrent le Japon , aptes quele Dayro fut détrôné, elle se garantit de toutes irruptions.pariés propres forces, dans le temps rqême que les Forte-resses &: les meilleures villes ne pou voient s’empêcher d’ê--tre ruinéesde fond en comble. La mer luy sert comme de•rempart à FOccident, & le reste est entouré d’un fossé lar-ge & profond, excepté l’endroit qui regarde la montagne.Cet endroit est revêtu d’unc muraille extrêmement haute,£c bâtie de pierres fort dures. On croit la ville imprenable,& ce qui contribue le plus à le faire croire , c’est un Châ-teau merveilleusement fortifié au haut de la montagne.

SAC

Qujnze bastions l’entourent, & on ne peut aller à aU |- es tque par un sentier étroit 8c fort difficile. Ce Chatea ^ j,de Citadelle pour tenir la ville en bride. Sur la P„ ent ^pies'montagne est une seconde Forteresse bâtie des menteres que la muraille dont on a parlé , & haute de cuH fljpieds. Elle est moins grande que le Château , rna | S ; s steîforte. Del’autre côté du Château , on voit un P?' 3 oU .plus magnifiques,flanqué de deux Tours, qui finifien eJites deux en pointe, & dont la plus grande a neuf eCe Palais est le séjour ordinaire des Rois. fli

Por t test Pienes , Isle renommée. Son rivage est beau S)Aussi quantité de gens vont-ils s’y promener tous les Jp. £lloutre une infinité de personnes qui fe dévouent 2U ^Canon , & qui escortées de leurs parens s’y vont t aC ‘^ e svolontairement , cc qui fe pratique de cette ^° rte *] £) ei'Prêtres de la septième secte marchent devant le Pctss ^frappant toujours avec de gros bâtons fur de g ra ,fins de cuivre , jusqssà ce qu’ils soient à Fend roi t oss e ^j tStachée une barque appellée entre eux Sion. II y a tf°* s& autant de voiles à cette barque, qui est vernissa8c dedans, 8c embellie par tout de dorures & de P cres. Au haut des trois mâts voltigent au gré du yen ^banderoles de taffetas de differèntes couleurs, qui 1° j, {agréable spectacle. A mesure que la Procession apP r jde la barque , on voit éclater la joye de la victi snC ’^ t |(s’en détache enfin tout-à-fait à une certaine distance Pentrer dans cette barque, en dansant & en fautant audes bafiins de cuivre. Sitôt qu’elle y est entrée on £° ^la barque en pleine eau , & là on attache de grosses pR rSau col, à la ceinture & aux jambes de la Victime,qu’elle est vis-à-vis du Port elle fe jette dans l’eau Bla premiere, & fe noyé en l’honneur du Dieu C aI ss t saprés s’y être préparée par de grandes austeritez ^jours auparavant. Voila de quelle maniéré finissent ce* j fíérables, les uns par dévotion, & les autres par le dest r .que leur cause un mal incurable, ou une extrême P auV • pLe Temple de l’Idole est fort beau & fort élevé, ^vis on voit encore un autre Château fur la croupe “flmontagne qui s’avance jufqu’à Saccai. Ce bâtiment .tres-magnisique. Vers le milieu s’éleveune grosse tM>deux étages fur le haut de laquelle sont construites , j(arcades qui s’étendent du côté dg la montagne. A 1 ep ^où elles finissent, il y a une autre tour quarrée ddécouvre tous les environs à perte de vûë. Tous sssj ^seaux qui passent devant le Château y payent R sdûs á la ville, où la mer entre, en lavant le pied d tM n ^rocher qui estderriere ce Château. Son Port, quiyylieu-là , est fermé d’une muraille qu’on croit à l’ e P. r cSde tout accident. Elle est fort épaisse & bâtie de P J f 0 ^dures. Outre les deux Châteaux qui luy servent de ^levards, est le Château du Gouverneur , fortifiagrosse Tour, dont la hauteur la fait voir en mesd^t^í

sieurs lieues. Toutes les maisons, tant dedans que

la ville, sont bâties des mêmes pierres dont est Faite^ Jf

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commettre impunément ni meurtre ni vol, ni aucune ■ ^chante action , que l’on punit toujours rigoureuse, 1 ^quand cela arrive. La Justice n’est pourtant qu’à 1 e » $de ce qui sb commet de mal dans la ville. Horsdej a, e pfut-ce qu’à un jet de pierre, on peut se battre, &tuer fans qu’on en fasse de fort exactes informati° nS ^ Jt iTemple de la ville est si superbe , qu’on tient qu’st C ^dessus de tous les autres du Japon. II est dédié aux ^ jeEtrangers, c’est-à-dire, aux Dieux d’Aracan ,du Peg 1 ^,Cambodia , deTayovan, de la Cochinchine, de Bo* ydes Philippines, de Corée , de la Chine & de SiaM- M \ rvoit une Idole affreuse tirée sur le modele d’une s e .^5ble, qui est adorée au Royaume de Jezzo , Pays i ncU ..sauvage. Tout proche de cette Idole est une st atU ®i,lísemble y avoir été mise exprès pour effacer 1 ’effr 0 ;^)}idée de ce monstre. Elle est d’une Reine demasse en est pétrie de toutes fortes de pierres p reCÍ *d’un art délicat & surprenant. . ce \\(

qui

Entre les plus belles Eglises de la ville de Saccai, “j^ni est bâtie à l’honneur du Dieu Daimogini, est an -y

plus célébrés. Comme les habitans ont une grande V?tion pour ce Dieu, ils luy consacrent tous les ans u ^jfjours de Juillet. On choisit pour cette Fête la plus 8^ ^ruëde la ville, & on en bouche un des bouts avec de l {J . £ s