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Tome III. [P - Z.]
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Un 7 .x» & da Port Royal, Il Y a Tau-

bâties pour la commodité de ceux q un Fort pour

i tc de ces deux Isles. Les Anglois Y ° ^ Gme mur de Dleur seuretc. * observation da Sieur Tb

SAINT JACQUES. Ville de Flste d vssigt degrezbrique, íìtuée au côté du Sud de cette v > ’Hispaniola.^ t 4 uon au Nord de la Ligne, v« : a : vis d n P ^ .

j,, — „„ nuru ae tajugne, vis-á-vis d rwpanioia.

, e fut bâtie Tan 1514. par Diego Velafque, presque aJS 1 * h euës de la mer au fond du Port. C’est un Havre 1eï Ure M’sl n est pas besoin d’y mouiller f ancre. L eau yç. re P ar une étroite embouchure, 8c est reçue dans unev ille C ba y c ’ P ar f em ce de pluheurs petites lues.

..„ Ca . -,-- pluiìeurs petites líles. Cette

au jour^k aUt !, e ^ 0 l s un grand nombre d’habítans , qui estd°nt pp *Y lort diminué. Elle a une Eglise Cathédrale,m in „ 0 r ec ! Ue est suffragant de l’Archevëque de San Do-Sifon 3 ** " n Monastère de Cordeliers. Les marchandises8c dll Cou tume d’amener de là , font des peaux de bœufs ' c he$ U ^ re ‘ A krois lieues de cette ville , il y a de tres-rtient i^^esde cuivre. On le tire de montagnes extrême-ìent s * utcs ’ ce qui est cause que les Espagnols les appel-SAfKrr *í e c, ;érw. *Laët, Descr. des Indes Occid.liv. i.ch- n.tée d 1 JACQUES. Iste, la principale & la plus habi-lll eus e ^ U n es f e H es du Cap Verd, quoyqu’clle soit mon-. stcrile en divers endroits, en Latin Infula Santtiti, chesu Orient de cette Iste dont le Gouverneur l’estr eaux toutes les autres, il y a un bon Port où les vaif-d Cs raf n « accoutumé de relâcher pour prendre de seau 8cb n dois raiC ^emens, comme les François, Anglois 8c Hol-^ atl dois * f ^stcurs de ces vaisseaux pour Guinée , les Ho 1 -qui f e pP 0ll r Surinam , 8c les Portugais pour le Breíìl, cea peu 0 a - t ^ ordinaire au mois de Septembre ; mais il y enY a dçj 1 ,P a stcnt parla en revenant en Europe. Quand iltent j Vai sseaux auPort, les gens de la campagne appor-W" marchandises pour les vendre aux Matelots Scc hc Vre ^ a S ers - Ces marchandises font des cochons, desPlants Ú 4 nes taureaux, de la volaille, des œufs, desc hejujf S ^ ^ es no ' x de Cacao qu’ils troquent pour desí^itiif S 5 des caleçons, des mouchoirs, des chapeaux, dese ’ Ptin ttCS ' des hauts de chausse, 8c autres nippes de toi-sée. (Assolement de fil, car la laine y est fort peu esti-° CCa fio S S e hs-là font grands larrons , 8c fils trouventhissent* 1 s? e met t rc l â main fur quelque chose , ils f end a ns Cett ^ Prennent la fuite. 11 y a deux grandes villesd’habjfg e ^ue, qudques petits villages, 8cgrand nombreW de pjb&r st s ’y fait quantité de vin de la qualité de ce-

^onif de Saint Nicolas. * Dampier, Voyages autour du. co* 4'

4 îdes . JACQUES. Ville située dans Flste des Bar-P^rjvànr n’est pas bien loin de Bristol. Elle étoit au-f 0r[ .-r a PPflíéeH./l, ou la Grande Maison. Ce lieu quifide. C) . ne grande plate-forme, a une fort bonneder, ^ . n Y Lent les Assises chaque mois pour tout le quar-S rf( . ,, e c °mmerce qui s’y fait est considérable. * Rela-S AWV M B arbades .

j §Pe,d JACUT. Abbaye de France fur la côte de Bre-st Diocèse de Dole, en Latin Monafterhm Sancii' Uc hû C d^ f Ordre de S. Benoît, 8c située à l’em-

a fitiq o re ^ à rive gauche de la rivière d’Argucnon,

^11^ ssçix lieues de Saint Malo, 8c à pareille distance defcti*, , ,'“ ct so Abbaye que les Bénédictins de la Congre-?*cr} S - e Saint Maur avoient rétablie depuis les fonde-ç fint dess 111 ^ ort incommodée des fables de la mer, quiv c nts p e chez par les ardeurs du Soleil, 8c enlevez par les&Ulj er ; e Apandoient dans leur jardin 8c dans les lieux re-P'oy^ 5 s en trouvoient quelquefois remplis. Le seule $ cotiy ^,4 d s °nt pû trouver pour s’en garentir , a été de, SA{yrii r d e gazons jufqu’à la pleine mer.r^laT JAQUESME. Bourg fort ancien de Savoy ec te, c ar ^ntaife, en Latin Axima. II est situé prés de l’I-^AlN'F^ti^ontiers 8c Saint Maurice. * Maty, Dicl. de Uoll.tortni ] A JJ^AN. Iste de FAmerique,que Linschot compte^fi e(I e es Antilles. Elle est distante de flste Hiípaniola* lc ftt d e va * Oiiest, de quinze ou seize lieues, du Conti-^ auSuçj Amerique Méridionale, 8c du Cap Paria qu’ellequ;’ if Ccnt trentë-sijt, 8c un peu moins de Coquibo-t,J t pE 1 autre Cap de ce même Continent. Sa côte dua 9 - de p J] r e I ^. degré., 8c'celle du Nord un peu entre le' evation du Pôle Arctique. Elle a trente ou tren-

ge. L C p es de long Est 8 c Oiiest, 8 c à peu prés vingt deI°nne çst presque quarrée, ayant toutefois un)

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côté plus long que 1 autre, Comme 1 a terre de cette Isten'est ni trop brûlée d’ardeurs, ni trop abbreuvee de pluyes,Fairy est-d’une température fort agréable,si ce n’est depuisla fin de May, jusques en Septembre , que la sécheresse yrégné trop. Quelquefois dans ce dernier mois Sedans cc-luy d’Août, il s y éleve de furieux ouragans, 8c un mauvaisvent de Nord-Est y consume les semences. Les pâturage*y font abondans, mais ce qui leur nuit beaucoup , ce fontdes arbres appeliez cua)abes, qui font communs dans lesautres Istes ,8c même dans le Continent. Ils portent unsmaniéré de pomme d'une écorce brune, qui a la chair rou-geâtre,avec quantité de petits grains. Ces grains tombanSfur la terre s'élevent incontinent, à cause qu’eile est fortgraíîè,8c s'accroissent tellement en peu de temps,que toutala plaine fe trouve remplie de Ces arbres,dont Fombrageempêche que l’herbe n'y devienne haute. La plus grandspartie de la terre est relevée par de petites collines, 8c lemilieu du Pays est presque tout plein de hautes montagnes*que les Espagnols appellent la sierra ddLoquiìlo. Cette iste xquantité de rivières j dont, selon Oviedo, Cairabvt est laplus grande. La plus proche de cellc-cy est Bayawan , quidescendant vers le Nord, fe va jetter dans la mer vis-à-vis du Fort, qui commande a u Port de la principale ville.Les autres font Luifa, tcu ,Cujave, Are<cibo Sc Gabiabs Quel-ques-unes de ces rivières ouvrent des havres commode*pour de grands 8c petits vaisseaux. Toutefois cette Iste en &peu pour fa grandeur,8c les rades qu'on y trouve font malasseurées, à Cause que la mer qui Fenvironnedu côté duNord brise beaucoup, 8c que toute la côte est exposée auxvents de bise. II y a un nombre infini de torrens qui por-tent de For. Les plus célébrés font Manatu ab m 8c Cebuco.II y a eu autrefois de tres-riches mines d’or 8c d’argent >qui font aujourcFhuy , ou épuisées ou abandonnées, man-que d’ouvriers.ChristophleColomb la découvrit Fan 1493,& luy donna le nom de Saintfean , parce qu’apparemmenÊil y arriva le jour de Saint Jean-Baptiste. Ses Naturels ha-bitans Fappelloient anciennement Boriqven, Ils étoient pres-que toujours en guerre avec les Canibales, fans être commeeux , mangeurs d'hommes, mais feulement de chair depigeons 8c autres oiseaux. Us usent de flèches & d arcs, 6Lsont meilleurs Soldats que ceux de Flste Hispaníola. Celle-»cy ne fut habitée par les Espagnols que vers Fan 1510. fousle commandement de Jean Ponce de Léon. L'an 1514. la.petite Isle qui est à Fembouchûrç du Port principal, ayantété jointe avec la grande par une chaussée qu’on fit au tra-vers du havre,on donna commencement à la ville appel-lée Porto rko, qui est aujourd’huy la capitale. Les autresvilles font Saint Germain 8C Are^bo , avec quelques bourga-des, Sc plusieurs Métairies appellces E/îjwmí par lesEfpa-gnols.

Entre les arbres que Flste de Saint Jean a Communs aVeûles autres Isles, on en trouve un qui distile une gommecal-cineufe qu'ils nomment T abunuco , laquelle mêlée avec dsl'huile, est propre à enduire leurs bateaux qu’clle conser-ve contre les vers par son amertume. Outre le M sga ,qui estun arbre d’un bois fort dur dont on fe sert en charpente-rie, & l'arbre nommé Saint bots, qui diffère fort peu duga jac, il y a deux arbrisseaux, l'un appelle de Sainte Marte »8c l'autre Higillo Pintado , qui ont tous deux de grandes pro-prieteZ en Medecine. Le suc des feuilles du dernier a 1 »vertu de consolider les playes. L'herbe qu’ils appellent^itibei, qui a fes feuilles piquantes, 8c dont la fleur imitsles violetes, fait mourir les bêtes sauvages qui en mangent»Auprès du rivage croissent aussi plusieurs arbrisseaux, quïportent des pommes mortelles aux postions lors qu’ellestombent dans l’eau. L’ombremême de cet arbre est tres-nuisible lors que l’on s’endort dessous. Tout le corps de-vient aussi-tót enflé, & si par hazard quelque goûte derosée tombe des branches fur la peau, elle s’écorche com-me íì de l’eau forte y avoit été jettée. Le poison que lesSauvages font avec ce fruit, n’a auCun remede. L’arbres’appelle Mançaúlïo. II y en a un autre que les Insulairesnomment Guao. Ses feuilles, qui ne tombent jamais , fontrouges,velues8c épaisses,avec plusieurs petites veines decouleur de feu. II porte un fruit vert, semblable en grofèsçur à celuy de Farboisicr. Le suc de cet arbre est fi caus-tique , que les animaux qui s’y frottent perdent leur pois,ce qui arrive de la même forte aux hommes, fils Rendor-ment fous son ombre. Les principales richesses de CetteIste consistent en un grand rapport de cannes de sucre 8f,de gingembre, 8c en des vaches Si des bœufs, qui s y font