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Tome III. [P - Z.]
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tellement multipliez, qu’on les tue pour la peau leu le, la«hairdem'eurantabandonnée aux chiens & aux oiseaux.

Le premier Port de la côte maritime de cette Iíle versfEst s’appelle Duisit , soit qu’il ait donné son nom à la ri-vière qui s’y décharge, soit qu’ilTait pris d’elle , puisCamba & Cubée* , versee Cap de l’Est qui regarde le Nord ,fur lequel se dreílent les hautesssnontagnes <íel Lcqui&o. Lafôte se courbe de-là vers le Sud , d’où elle retourne versrOiiest, regardant le Sud où le Port Cayama se présenté ícpremier, & ensuite les rivières N eabon & Xania , puis celleque son nomme des Mosquites, 8 e six lieues au-delà íe Cap desOiiést de slíle , dïvcabo Baxo , qui termine cette côte duSud. Ou Cap Baxo, auprès duquel les Anglois ont décou-vert des Salines, la côte du Sud retourne du côté du Nord,

le rivage s’enfonçant peu à peu , se courbe en forme deBaye. On voit là premierement le Port de Pinos , ensuiteceluy de Xfay.tguez,, & un peu plus avant la Baye de SaintGermain le Vieux,fort commode pour ceux qui navigent,à cause d’une vallée voiíìne , qui abonde en excellentesoranges & en limons. On trouve aprés cela sembouchûrede la riviere Gatubo, que son appelle Aquada,ì causo qu’ony prend de seau commodément. Le havre Gabataca suit,tout proche sautre Cap d’Oiiest qui regarde vers le Nord,d’où la côte retourne vers sEst, & là sont quelques embou-chures de rivières, entre autres ,Camay > Ctbuco , Bayamon &Toa. Les deux dernieres se déchargent dans la Baye deTorto-nco. * Laët, D efiript. des Indes Occid. hv. i.cb. i. z. & Z.Voyez, Boriquen.

SAINT JEAN. Isle à vingt degrez trente minutes delatitude Septentrionale , íituée íur la côte Méridionale dela Province deQuantung ou Canton dans la Chine.Elle estd’une passable hauteur, assez unie & fertile.: Ce sont enpartie des bois & en partie des Savanas ou pâturages pourle bétail. Les bords de fille sont boisez , & particulière-ment du côté de la grande mer. Le milieu est de pâtura-ges , bons & herbeux , mêlez de quelques bois. Les terrescultivées sont baisés & humides, & produisent débondan-tes récoltés de ris , qui est le seul grain que son y voit.On y trouve des cochons, des chèvres, des bustes & quel-ques taureaux. Tous les cochons y sont noirs. Ils ont latête petite , le col court & épais, le ventre gros & tou-chant ordinairement à terre & les jambes courtes. Ils man-gent peu, & ne laissent pas la plupart csêtre fort gras,parcequ’ils dorment beaucoup. II n’y a que de petits oiseauxsauvages. Les domestiques sont des canards, des coqs &des poules. Les Insulaires sont Chinois, sujets de EEmpirede la Chine. Ils sont grands* en général, droits & sort peuchargez de graisse. 11s ont le visage long, le front haut,les yeux petits, le nez assez large & élevé dans le milieu.Leiír bouche n’est ni grande ni petite, & leurs lèvres sontassez déliées. Leur teint est couleur de cendre , & ils ontles cheveux noirs. Ils ont peu de barbe par le soin qssilsprennent de se sarracher , n’en laissant venir au mentonque quelques poils sort longs éparpillez par cy par là, dontils se sont grand honneur. Ils les peignent souvent, & lesnouent quelquefois. Ils ont aussi à chaque côté dé la lèvresuperieure de longs poils semblables à des moustaches. Usn’ont ni chapeaux, m bonnets, ni turbans, & quand ils sor-tent ils se servent d’un petit paraffol pour se garantir duSoleil ou de la pluye. S’ilsne vont pas loin, ils se conten-tent de prendre un grand éventail de papier ou de soye,dont ils íè couvrent la tête. L’habit ordinaire des hommesest une casaque & un haut de chausse, leurs souliers sontfaits diversement. On lie les pieds aux femmes dés leurenfance austì sort q Telles peuvent le souffrir, asin qu’elleslesayent fort petits, & dés qu'elles peuvent marcher jus-qu a ce quelles soient en âge de ne plus croître, on les leurbande tous les soirs. Cette ridicule coutume les empêcheen quelque sorte de se servir dc leurs pieds, dont la peti-tesse est une beauté pour elles. Ainsi au lieu de marcher,elles vont en chancelant autour de leurs maisons, & retom-bent incontinent , de forte qu’elles demeurent la plupartdu temps affises. Cela les tient presque toujours at-tachces à travaillera saiguille , dont elles font de fort cu-rieuses broderies. Estes font même leurs souliers, & siquelque Etranger en veut emporter une paire à cause dela nouveauté, c’estunc grande saveur qu’on luy fait de lepermettre , quoy qu’il en donne deux fois plus que ne va-ient ces souliers. Les pauvres femmes vont dans les rués &au Marché pieds nuds & fans bas.

il y a dans slstc de Saint Jean une petite ville située sur

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lift ferrein humide & marécageux. Les maisons fon £ i f5soes par plusieurs lacs ou viviers, dans lesquels on vocanards en quantité. Elles sont petites, basses, couv ^de chaume, fort sales & mal meublées. Les habitans scupent à semer leur ris, qui est leur principale marchase. Le terroir qu’ils prennent pour cela est bas &oc lorsque la terre est labourée , elle ressemble à une > {

de bouc. Quand le ris est meur & cueilli, ils J e * oU aV 'Cavec des bustes dans une grande Place ronde fur un Pdur & lait exprès pour cela. lis attachent trois ou sl" ^bustes à la queue les uns des autres, & les font marcherond comme’ un cheval de moulin, en sorte qu m ^lent tous.* Dampier, Voyages autour du monde, Tome 'J

SAINT JEAN. Petite ville d’Alemagne dans lede Sarbruck, aux confins de la Lorraine , en Latin L* pSanftifoanms. Este est située vis-à-vis du Bourg Le d u {

teau de Sarbruck, dont este n’est séparée que par la rlV v jstede Sarre qu’on y passe fur un pont de pierre. Cette * ^qui est à cinq lieues de Deux-Ponts, entre SarguemwMidy & Sarre-Louis au Septentrion , appartient aUde Sarbruck , sous l’obéïssance de Sa Majesté TreS-U [J(tienne, depuis fan 1680. comme Fief de sEvêché de n* Maty, Dicl. de ìloll. 1701. phi-

SAINT JEAN. Iste de la mer des Indes, sune des ulippines, à l’Orient de Mindanao, dont este n’est el 0l & fll ique de trois ou quatre.lieuës. Cette Iste située à stPMphuit degrez de latitude Septentrionale , est longue C P 5 |j. Ade trente-huit lieues, s’étendant au Nord-Nord- 0 u^au Sud-Sud-Est. Le milieu de l’Iste peut ctrevingt-quatre. Le côté Septentrional a plus de Iarge ur ] te $le Méridional. L’Iste est assez élevée , & pleine de p emontagnes. Le côtédu Sud-Est est un terroir gras11 semble que fille en général ait fa part de cette ë^efce qui le remarque par le grand nombre de gros ^qu’elle produit, en sorte que de quelque côté qu’on ^garde , elle paroi t un grand bois. L’Iste de Saint J ea j e jcelle de Mindanao sont les plus méridionales de toU £ ^Philippines, & les seules qui ne soient point fous la d e IQdance des Espagnols. * Dampier, Voyages autour du ^Tome z. cb. 11.

SAINT JEAN. Grande & belle riviere de l’Am^pSeptentrionale. Este court dans l’Acadie derrière 1 e , pRouge, à quarante-cinq degrez quarante scrupules. ^Ligne. Les Sauvages l’appelient Ouygoudy. Champs 111 ^qu’il la nomma de Surit fean, parce qu il y arriva * c L{ede la Fête de Saint Jean. Cette riviere est fort dang cs

si on ne reconnoît bien les baffes, les rochers & a

qui y font des deux cotez. Son embouchure est etr ( j c a s 'quoy qu’elle ait quelquefois seize brasses de profost^ iElle élargit peu à peu les deux rivages, & aprés q u Jidoublé une pointe, este les rapproche de nouveau a ^d’un coin de terre,& Fait comme un faut entre deux glrochers où este passe avec unejroideur incroyable. u fipeut la monter en cet endroit, si ce n’est à pleine 111 ^De là elle s’épand une lieuë de large, & cette largeT^êtinuë long-temps. Les Sauvages diient qu’ils vont P al pii'riviere jufqu’à Tadouslàc, qui est dans celle de SaiuL^í'rent,en portant leurs canots fur leurs épaules un P £t mrpace de terre. Este est renommée pour ia pefche d emons & pour les mines de fer. * Champlain, Voj<tg esliv, z.ch.z. i.Ji'

SAINT JEAN. Lac de la Nouvelle France dansguenay. On le trouve à la source de la riviere de ce ,aux confins de l’Estotitlande. * Maty, Dift. de Holl . jSAINT JEAN. Cap du Royaume de Biafara j

que. U est fur la côte de la mer de Guinée prés de 1 ;

Corisco au Levant de celle du Prince. , nS I*

SAINT JEAN D’ANGELY. Ville de France W A-

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8c* e :

Saíntonge, en Latin F aaum Sanclt foannis Angeltuctà trois lieuës de Saintes, entre les rivières deScure^Charente a u fond d’un Vallon, ceinte de muraist eS ^fenduë de fossez bien retranchez. On y voitdont la riviere de Boutonne baigne les murailles - ^Abbaye a été le premier plan de la ville fondée en clà par le Roy Pépin vers fan 768.cn la place ® e,n ^ /Palais qu’il y avoit nommé Angery , & il la fonda p fi»mettre les Reliques du Chef de Saint Jean Baptm e >^ )>avoit euës de quelques Religieux qui revenoient jfíTerre-Sainte,à la vertu defquelles il imputoit la vl uI e 'qu’il remporta fur Gaifer Roy de Guienne. Le Feu? ^ Jítiré par la sainteté de la vie que menoient les Rehg ie