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Tome III. [P - Z.]
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quasi Brin ou B riva Ver a , boc esc Pons Verte , quia Pontem habebatVira flumini impofìtum. * Vaudome , Conseiller au Présìdialde Coutances. Manu frit s Géographiques.

SAINT LOUBOVE. Ville de France en Guienne. El-le est située fur le Gavas, & du Ressort de Saint Sever, ca-pitale de la Chalosse. Ç'est une ville ruinée où il y a unChapitre composé d’un Doyen & de huit Chanoines. *Davity, Guienne.

SAINT LOUIS. Lac de la Nouvelle France, formé parla riviere de S. Laurent, au dessus de l’Iste de Montréal.Sa longueur n’est que de six lieues. On le trouve à vingt-quatre du Lac de Saint Pierre vers celuy de Saint Fran-çois , & à soixante de la ville de Québec du côté dc FOc -cident.

SAINT LOUP. Petite ville de France dans les dépen-v dances de la Ftanche-Comté. Elle est a deux lieues deVauvilîers, de Luxeulx & de Plombières,à quatre de Re-miremont, à cinq de Veíòul, & située fur une rivierenommée la Lanterne. Ce lieu qui fait la lisiere de la Fran-che-Comté avec la Lorraine, n’a qu’une feule Paroisse, &la riviere fur laquelle il est astis, abonde en carpes, tan-ches , truites , perches, aiguilles, lottes, barbeaux, écre-visses & en plusieurs autres sortes de poissons. * Mémoiresdressez, f n les Lieux en 1706.

SAINT MACÀRI. Bourg de France dans la Guyennepropre, en Latin Tanum Sancii Macarii. II est situé fur laGaronne à huit lieues de Bordeaux,& prend son nom d’unMonastère de Bénédictins. La mer, dont il est éloigné detrente lieues, pousse son flux jusques à ce lieu,qu’on trou-ve fur la côte Occidentale de la Bretagne , prés du Con-quet.* Maty, D’H. de Holl, 1701.

SAINT MAHE’. Cap de France fur la côte Occidentalede la basse Bretagne, en Latin Gboean. 11 est dans le PaysdeCornoihille proche du Conquet,environ à quatre lieuesde la ville de Brest.

SAINT MAIXENT. Ville de France dans le Poitou, 4quatre lieues de Niort, 4 neuf de Fontenay, & 4 onze dePoitiers, en Latin :■anum SaníV Mixentv. Elle a pris sonnom d’un saint Solitaire qui vivoit 14 du temps de Clovisle Grand , comme le marque Grégoire de Tours. Ainsi cen’étoit d’abord qu’un Hermitage, autour duquel, soit pourla commodité du lieu qui est fur le bord de la Seure Nior-toife, soit pour la dévotion qu’on eut à cet Hermitageque S. Maixent avoit habité,un si grand nombre de Peu-ples vint s’établir, qu’enfin il s’est accru en bonne ville, oùil y a Siégé Royal & Election. Ses murailles ont plusieurspetites tours rondes qui les fortifient, & il y a un sortChâteau trcs-ancien, composé de quatre tours rondes,quiferment une grande cour, où s’éleve au milieu un grosdonjon borde de quelques canons. Les rues y sont assezbelles. L’Hermitage a été changé en une Abbaye de l’Or-dre de Saint Benoit, que l’Empereur Louis le Débonnaire,& Ebule, Evêque de Limoges, ont réparée depuis fa fon-dation. Cette ville est renommée pour les fines serges quis’y font, & qui fe transportent par tout le Royaume & lesPays Etrangers. * André du Chêne, Antiq. des Villes de Trame.Jouvin de Rochefort, Voyage d’Espagne &de Portugal.

SAINT MAL O. Ville & Port de mer de France enBretagne,à cinq lieues de Dole & de Dinant, & 4 quinzede Rennes &de Saint Brieu. Elle doit son établissement 4la Reine Anne de Bretagne , femme de Charles VIII. &ensuite de Louis XII. Ce n’étoit auparavant qu’une Ab-baye , où l’Evêché de Quidalet fut transféré lors que cetteville fut ruinée l’an 117Z. Elle est située fur un rocher aumilieu de la mer, dans la petite Iíle de Saint Aaron, quel’on a jointe 4 la Terre-ferme par le moyen d’gne longuechaussée faite de sablons, dont feutrée est défendue d’unfort Château. Cc Château est flanqué de grosses tours, &muni de fossez & d’un grand bastion Royal, l’un des qua-tre qu’on peut remarquer aux quatre coins de la ville , &qui font entremêlez de demi-lunes, & bordez de quantitéde canons. Cette ville est non feulement un clef de la Pro-vince , mais une Place de grande importance pour la Fran-ce, aussi y tient-on une forte garnison. On a foin de fer-mer toutes les Portes dés six heures du soir, à l’exceptionde celle de Saint Thomas, qui est proche du Château , &par où l’on sort de Saint Malo par terre, prenant son che-min fur la levee dc sablons. Celle-là ne fe ferme qu’à neufheures, aprés quoy on lâche douze gros dogues, pour n’ê-tre pas surpris par les ennemis, ce qui fait dire4 plusieursque ce font des chiens qui gardent la ville de Saint Malo.

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L’Egliso Episcopale dédiée 4 S. Vincent, est dansqui porte son nom , & l’une des plus anciennes du R°7 j eme. Ses Chanoines étoient autrefois Réguliers. Cc a ^Pape Jean XXII. qui les sécularisa, dans le temps qu ^Gontier en étoit Evêque. Son Chapitre est compo* e tDoyen, de deux Archidiacres, d’un Chantre st dc v ^Chanoines. Le Diocèse de Saint Malo, dont fEvec* 1 ^suffragant de l’Archevêché de Tours , renferme deux ^Paroisses, partagées entre les Archidiaconez de D ina ^de Porrhoiiet. 11 y a onze Abbayes dans cc Dioceso {Maison de Ville & le Palais de l’Evêque font dans B® j| CPlace de Saint Vincent, qui sert de Marché au Pays- ixêde la grande Cohue est traversée de la grande rue, b°: j fde plusieurs belles maisons, qui ont été rebâties dep u ‘^ sgrand incendie qui les consuma. Toutes les autre* •de Saint Malo,hormis celle-là où demeurent les Pches Marchands de la ville, & une autre qui va à B s .Eglise de Saint Sauveur, font étroites & tournoyasPour en bien voir tous les environs, il faut fe promens ^lès murailles qui font tres-épaisses, & dont on peut B>'^jtour en moins d’une demi-heure. Ceux qui comment ^y monter proche le Château , voyent plusieurs roen^ ^petites Ifles qui les environnent, & qui demeurent. 3 ^,fur la grande Grève, que la mer découvre en fe rCll /, u tSSon reflux est 14 de quatre toises. C’est un des pl uS [3íl tqu’on voye aux côtes de France. Plus avant, en m ° n t fSdoucement le long des murailles, on vient 4 un des q u -,coins de la ville qui est retranché de fes fossez. On ) | jt (!ve f Arsenal 8c les Magasins des poudres, ct ensuite B? jforme de Saint Sauveur, bordée de plusieurs canon* /regardent les deux petites Ifles du petit Bé & du gt" 311 JeCelle-cy est la plus proche de la ville, & quand B j 11 ^est morte,on va à pied sec s’y promener pour yoif - tpetite Chapelle & les fondemens d’un Fort, qui j* £être comme celuy de l’autre petite Ifle pour v 3 ^^avenues du Port de mer. Au de-là de ces deux llles P 3 ^5celle de Sezambre , éloignée de la ville d’une lieue- ^Cordeliers y ont leur Couvent & une sort belle Bs ^Aprés la plate-forme de Saint Sauveur, on arrive à ce» ^Saint François. C’est la plus fréquentée de toutes, noss.^lement à cause qu’clleestà 1 embouchure du Portéequ’on voit tous les vaisseaux qui y entrent ou qui £l j jftent, mais aussi parce qu’elle est extrêmement éle v££ j c jqu’on découvre de-là jufqu’aux deux Portes, qui fp 11Ifles , où passent les vaisseaux qui vont ou qui vlC °^ (td’Efpagne, du Levant, & autres Pays. En continuanG^promener fur ces murailles, on remarque qu’il n’y 3 P- fyd’endroit vacant dans la ville, & que tout y est renff 1 q$maisons de plusieurs étages les uns fur les autre*' ^ jjarrive enfin 4 la grande Porte du Port qui est ^ eV p r t£'Place de la Poissonnerie,& un peu plus loin à la petiteElles ont chacune leur fontaine de plusieurs tuyaux, ^l’eau vient du fauxbourg Saint Servant, par le moyeu ^ \ipetit canal, qui passe par dessous le bras de mer qui ^ c .Port ; mais de peur que si l’ennemi rompoit cet Aqu^u*la ville ne manquât d’eau, on recueille celle de pl a ) ,e, Qstdes toits de chaque maison s’écoule dans des cîtersl eS j cll jís’en sert ordinairement dans le ménage,4 cause que leb^cfontaines ne font pas capables de fournir assez à’e^."fytoute la ville. Ces deux Portes 14 donnent entrée ■‘ a ^grand Quay cjui regarde le Port, où les vaisseauxr en t à sec aprés la marée. Cela fait que les plus gros, 3ils sont chargez & prêts à partir,vont en Rance ou pdor, qui est une rade merveilleuse à l’embouchurí jl fyriviere de Rance, où ils font toujours 4 flot. EU e £ 1 nj*f autre côté du Port, qui est large presque de m*’communs, & bordé de ce côté-là du fauxbourg S. S er pdans une telle longueur, qu’il prend divers noms. Au cmencement on l’appelle le grand Val , & il est rempli d esieurs belles Maisons de plaisance, entre lesquelles * e . pi >pucins ont leur Convent. 11 est ensuite appelle le f et,t qU*jufqu’à ce qu’on vienne 4 l’embouchûre de la Ran £e ’est défendue par le fort Château du Solidor, élevé í u p yroche au bord de la riviere qui en fait une Prefqu I* g ne'a dans ce Château un haut donjon , flanqué de quaJffítites tours, où l’on ne fçauroit entrer qu aprés aV °rIi ^deux Pont-levis. Trente ou quarante maisons ypetit village,& environnent une grande Place q u3 pavec quelques magasins. II fe fait aprés cela un P c jmontoire,qui retressit de son côté l’entrée duPor t<3£ fyMalo. C’est fur ce petit Promontoire qu’étoit 1 aíl