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iées en differens endroits de la terre. Les Caloyers n enfont voir qu’un bras avec la main gauche, dont la chair estfeulement un peu lechée. II y a dans cette Eglise un Autelparticulier pour les Prêtres Catholiques, les Grecs Schis-matiques ne voulant pas permettre que les Latins célèbrentfur les Autels dont ils fe fervent. Ce Monastère reçoitseau d’une source, qui est environ trois cens pas plus haut.II a un Jardin fort grand 8c qui produit quantité de fruits,raisins, peíches, figues, amandes & dattes. C’cstauprés delà qu’on trouve le lieu où étoit le buiílon ardent. L’ondécouvre fort au loin dans la plaine les restes de deuxConvens, dont l’un fervoit de College pour les autres.Entre fintervalle qui sépare les deux monts de Sinaï &d’Oreb, & tout au pied du premier est asiìsle Monastèreappelle des Quarante Martyrs. II a une belle Eglise , &un Jardin assez agréable où font des pommiers, poiriers ,noyers, orangers, cotonniers, oliviers , & autres arbresfruitiers, de forte que le peu de bon fruit que Ton mangea.u Caire est apporté du mont Sinaï. II y a outre cela debelles vignes 8c de fort bonne eau. La maison est habitéepar des Caloyers, mais elle est beaucoup plus pauvre quecelle de Saint Sauveur. A cinq ou six cens pas de là , onvoit une pierre haute de quatre ou cinq pieds , 8c largeenviron de trois, qu’on dit être celle dont Moïse fit sortirune abondance d’eaux la frappant deux sois avec fa verge.L’Ecriturc-Sainte l’appelle Pierre de Contradiction. Sa cou-leur est d’un gris tacheté , 8c elle est comme plantéedans un espace de terre, où il ne paroi t aucun autre rocher.Cette pierre a douze trous ou enfoncemens qui ont présd’un pied de large , 8c qui furent creusez en un momentpar un effet de la Puissance Divine , pour jetter les eauxmiraculeuses. II n’en coule plus présentement. Les Ca-loyers disent qu’ils recueillent encore de la manne au Dé-sert de Sinaï en une certaine saison , mais qu’elle différé decelle qui tomboit pour les Israélites. Celle-là étoit dure 8cséparée par petits grains comme du coriandre, au lieu quela manne qui tombe aujourd’huy est liquide comme dumiel. * Coppin , Voyage d’Egypte , chap. io.
SINANQUE. Abbaye de Provence dans le Diocèse deCavaiilon. Les Latins la nomment Smaqua & sine Aqita. Elleest de l’Ordre deCiteaux, 8c fut fondée en 1148.
SíNCAPUiv. Cap des Indes, en Latin Smcapurum Fronton-tor’w.m. II est à la pointe de la Prefqu’Iste de Malacca , àl’entrée du Détroit de ce nom, qu’on appelle quelquefoispour cette raison le Détroit de S'mcapm. * Maty, Dict. de Holl.ijoi.
SINDE. Royaume des Indes dans les Etats du Mogol.II est situé aux environs de la riviere du Smde, dont il prendle nom. C’est le Pays des Abindes, nommez en leur Lan-gue Abìnd. Les Arabes & les Persans appellent ce RoyaumeDi», 8c lesAnglois, les Portugais 8c les Espagnols luy don-nent le nom de Hindi. Plusieurs croyent que c’est celuyque Maffée appelle Dulcm !c, & qu’il fait aboutir au Royau-me de Cambayedu côté du Sud. Sa capitale est Tatah. Lesautres lieux remarquables le long de la riviere de Siniefont C .iffmpavo 8c calltalouuni, & la Forteresse de Scyvon audessus de Tatah, en montant contre la riviere. Ce Fort cndéfend le passage à ceux qui descendent. Le Port principalest iouv 'ibandel ou B trídel simplement, selon Texcira. CePays est riche 8c fertile, 8c le commerce y attire beaucoupd’índiens & de Portugais. On y trouve quantité d’ouvra-ges de fin coton que les habitans appellent formes , 8c il y. agrande abondance d’huile de cocos 6 c de beurre. On en-voyé aulli de là aux Indes parle moyen des navires Portu-gais, force sucre candy; de la poix résiné ; des ouvrages dec air, brochez de íoye de différentes couleurs, qui leur Te ri-vent de tapis 8e de couvertures de lits 8e de tables ; desétuits ; des boètes 8e des coffrets de diverses fortes de bois,marquetez de nacre de perles. II descend par la riviere deSind, force grandes barques qu’ils appellent Kijtes 8 c Cba-pufes, chargées d’une grande quantité de toiles de toutesfortes, de lucre, d’anis, 8c d’autres marchandises qui vien-nent de Lahor , Multan , Agra , Dely, Mandou , Sytoh ,U trad,8c autres lieux, 8e qu’on embarque à Bandel, qui. estun Port commode pour passer de là à.Harmus, où pr.efquetout fe va décharger pour les Portugais 8c pour les Maho-métans. Ce fut le Grand Mogol Axebar qui fit la conquêtede ce Pays, ainsi que dp ceux de Cachemir 8c de Gusarate.Les Peuples font Mahométans, mais comme la capitale estune ville d’un fort grand commerce, il s’y trouve desEtrangers de toutes les autres Religions, 8c particulière-
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ment des Chrétiens. Les Carmes Déchaussez y 00 j ^Million fondée par un Pere de cet Ordre , Eípag n ssj l iNation. Le Grand Mogol Corron ou Chor , çnneiChristianisme , voulut faire démolir leur EgliseMaison ;mais on luy representa qu’il perdroit le con ^ rt0 ítce des Portugais 8c des autres Chrétiens qui luy app° j u yun revenu tres-coníiderable, 8c la crainte qu’il en eufit changer de dessein. * Davity, Etats du Grand 3í^ ol > ^SINDICIN. Ville d'Asie dans le Pays de Tenduc -^est située à l’Est du Catay ,8e il s’y fait grande quant 1 ^
camelots avec le poil des chameaux; des draps d or, u A
& dc laine de diverses fortes ; des harnais de chcva >tout ce qui est nécessaire aux gens d’armee.* Davity*SINDiFU. Ville principale d’un Pays de ce memé *qui est fur les confins deMangi ou de la Chine. On ) ^du crêpe fort délié. Cette ville est traversée derivières qui surfissent hors de son enceinte,Sc qui i° s ^la grande riviere de Quian. * Davity, Etats du Grand ^SINE ouSc/we.Riviere desPays-Bas,qui a là f° ul f. e ,g:île Hainaut prés de Scigni.EUe passe à Hale,à Bruxel e ^Vilvordcn , 8claissant ensuite Malines à main droite,s’unit à la Dele.* Guichardin , Pays-Bae. , , t0 U'
SINENE. Riviere enlrlande, la plus renommée ^te 1’ífle. Elle coule tout le long de son terroir, & jjavoir arrosé quelques Contrées, elle va se rendresl ^mer Occidentale. Ptolemée la nomme Senus ,
8c Sacana , 8c les Irlandois Sbanan. * Speed, Tbcat. OawBrit. , ■, dc*
S1NEPARAMA. Montagne du Japon qui voMi^flammes. Elleeíiqdans l’Iste deNiphon , proche de lade Meaco. *Maty, D el. de Hall. 1701. .
S1NEY. Bourg de l’Evèché de Licge , en Latin^ JjII est dans le Condrot, à deux lieues de Marche , à Ç* e ,*Huy 8c de Dinant, à six de Namur 8c à huit de D 5Maty, Ditt. de Holl. 1701. , psO'
SINEZ. Petit Port de Pescheurs dans le Portugass^ùvince d’Estremadure. On y entretient vingt-cinst ^,& un Gouverneur. II y a seize pieces de canon de ^8c vingt-huit de fer. * Lequien de la'Neufvilie,genertle de Portugal. ,
SINGAN. Ville de la Chine dans la Province w pskiang. II y a une riviere de ce même nom qu-i ^ j U peaux avec violence, à travers les rochers 8c lesyall^qu’à cette ville. Cette riviere qui lave les mur-aist^fydjàii,de HoeicheUjl’une des capitales de la Province dp^ ^titfe forme de quatre petits ruisseaux , dont le prenai^jfirdes montagnes de la ville. Le second sourd p.résd e , p*uning, le troisième proche de Wyen, 8c le quat-riy sll . e Ajcde distance de Ciexi. Dans le chemin que cette riv lC , ,fi 5 'jusques à Singan, on compte trois cens soixante-Le plus dangereux n’est pas éloigné de la ville dç Ho* Ambassade des Hollandais d la Chine , cb- 39, ■ ) ^o 11 '
SINGARE. Ville de la Mésopotamie, prés d l *n® cfitagne du même nom. Elie est située dans le psiii'Province de la Turquie en Asie , entre le Tigrephrate, 8c on l’appelle présentement Atal.b. H X jfjfl*349. une furieuse bataille donnée dans la campagne j£de cette ville, entre l’armée de l’Empereur Conicelle de Sapor II. Roy. de Perse. * Ammian Marce 0 sitSINGAS. Petite riviere de Syrie. Elle sortPierie joint à f Aman, 8c fe rend dans le Marfyas > H l( .fuite se va mêler aux eaux de l’Euphrate. * Davity»
SINGIDAVA. Ville ancienne de la Dace. Lcs.y e J<flphes tiennent que c’est celle de la Haute Hong r1 ^appelle Segedin. , ullf e
SINGIDON. Ville ancienne de la Pannonie. "connue pour avoir donné la naissance à Jovien, u rd’une grande expérience qui fut proclaméEnip e ^poF364. par l’Armée Romaine aprés la mort de Julien | t oitta t. Cette ville que les Latins ont appellée Singido^’ à sEpiscopale , & n’est plus aujourd’huy qu’un vi vl’Efclavonie appelle Sigetaicz,.
SINGIDUNUM. Nom ancien de la ville dequ’on trouve dans la Servie. . .
SINGILIA. C’est ainsi qu’on appelloit autrefo lSd’Antequera en Espagne.
SINGILIS ou Smgulis. Nom que les Latins donnsriviere de Xenil qui coule dansl’Espagne. ■ nt £ ^
SINGLE ou Ctncbat. Ville de la Chine depe sl . g d®celle de HoKien, troisième capitale de la Pr°y J jj'fitPexin. Elle est mouillée des eaux du fleuve 6^’