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Tome III. [P - Z.]
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THE

® e * La consternation fut grande parmi lesLacedcmoniens,gui perdirent quatre mille hommes, avec leur Roy Cleom-tote, fans compter les blessez & les prisonniers. Les The-ains f e croyant capables de venir à bout de tout fous leur^°Uveau General, traverferent l’Attique, passerent le fleu-~ e Êurotas , & allerent assiéger Lacedemone. Elle étoitsns défenses & fans murailles, & n’auroit pas résisté long-e mps à l’armée victorieuse, si fhabile Chef qui la con-p Ul *dit n'eût appréhendé de s’attirer fur les bras toutes les( | Qrces duPeloponnefe, & plus encore, ef exciter la jalousieCs Orées, qui n’auroient pu luy pardonner d'avoir détruitI?Ur son coup d'essai une si puissante République, & arra-c le 5 comme difoit Leptines, un oeil à la Grece. Ainsi il feon tenta d'avoir terrassé des 8 uperbes,en qui le langage,-^conique redoubloit la fierté du Commandement, & des av °ir réduits, comme il s’en vantoit luy-même , à lagcessité d'allonger leurs monosyllabes. Les Thébains huitsaprés triomphèrent une seconde fois de Lacedemone àv ^doée. Ce fut fous le même Chef, mais cette nouvelle•ctoireleur couta cher. Epaminondasfut tué, & avec luyjj turent la fortune & la gloire desThebains.Si-tôt qu'ilst j e * murent plus, ils furent réduits à s'appuyer de la protec-d’un Disciple de ce grand homme, c'est-à-dire , de^ p’Ppe de Macedoine , fils du Roy Amintas & de la Rei-Curidice,& pere du grand Alexandre, en qui ils re-pèrent un Capitaine, mais non pas un Citoyen. Phi-rPe employa prés de vingt-quatre ans à subjuguer quel-j es Haces deThrace ou d'íllirie,& plus par adrellb qu'au-ei hent, il f e saisit de la domination qu'Athenes, Lacede-Q° ne & Thebes avoient successivement exercée dans laj. r eee. Hérodote li. 7. rapporte que lors que Xerxés,selon1 a gc ordinaire aux Perses pour sommer de reconnoître^j 1 "' Empire, répandit dans la Grece divers Hérauts quie ;handoient la terre & seau,les Thébains netarderentij°int 4 ssibir le joug. L'Histoire ajoute qu’ils ne fecen-0Jer >t qu'à regret le fameux Leonidas aux Thermopiíes ;g Ue ce Roy de Sparte les garda plûtôt fur le pied d’otagesg Ue de Soldats, & qu’aussi-tôt que la fortune parut incii-j^ r Pour Xerxés,ils fe jetterent avec ardeur dans son parti.c e Plus les Perses ne prirent la résolution de réduire en. en dres Thebes & Platée, que fur Lavis des Thébains quiH 1 . 1- avoient rendu ces villes suspectes. Enfin Mardonius,a h étoit l’Exccuteur des vengeances de Xerxés, ne fe re-v n^ Ue P ar I e conseil, & n'agit qu'au gré de Thebes. Cettepu-. a yant reçu garnison des Macédoniens fous le regne dej *%e »qui avoit fait couper la gorge à tous ceux qui^ L avoient été ou odieux ou suspects, le bruit qui courut^ . a mort d'Alexandre son successeur, donna aux The-y'h.hs la pensée de fc révolter. Ils le firent, & Alexandre yh-. a ' La ville fut emportée. On la ruina entierement,&*onque la maison de Píndare. Ce fut vers fan 419.Dé ^ome. Cassander, fils d’Antipater , la répara vingt an-a prés. Elle a eu depuis titre d'Archevêché, & aujour-ç n hy ce n’estplusqu'un méchant bourg nommé Stives quih9« aU ^' urc * ^ Tourreil , Phillip. de Demojíhene. Préface Htjio-

^ a uíanias fait mention de plusieurs Statues, de Templesro - Monumens qui étoient autrefois à Thebes ; mais ii sc-11 aujourd’huy fort difficile d’en pouvoir justifier quel-e c hose, la ville étant réduite à ce qui n’étoit ancienne-^ quy la Forteresse appellée e^àej<r,dont les murailles,

t : Ce cpfon y volt du reste de quelques tours,font fortan-tou CS ’ Elle est fur une éminence d'environ une lieue dej 0 r ’ En y arrivant on passe un petit ruisseau qui coule lecp{£ tae Es murailles. Plusieurs croyent que c’est la riviere*> e nier >us. II y a deux Kans à Thebes pour loger les Etran-deux Mosquées pour les Turcs , avec quantitéPhe'^ eS Grecques, dont la Cathédrale est Panagia cbryfo-n'a rien de singulier que quelques pieces^ r, *. Cr ipti°ns inférées dans le pavé & dans les murailles.f a VlIle est habitée de trois ou quatre mille personnes, lesdo x h°urgs compris. Le plus beau est celny de S. Theo-f er re >.°ù ìiy a une tres-belle fontaine, qui vient d’un re-í)i V °/ lr Etr le chemin d’Athenes. Ce pourroit être celle det e ^ Ce >qui alloit fe rendre dans l’Ifmenus. M. Spon rappor-ta | 8ns Es Voyages, que pendant le séjour qu’il fit à Tìubes,cp Q j' e /nena voir vers le chemin de Negrepont, l’endroit^ on tire la matière, avec laquelle fe font les pipes aq- e , r du tabac. Ceux qui jugent qu'il y en a dans quel-le et ? n duë de terre,l'achetentdu Vaivode,&y fontereu-< E Un .ze ou vingt pieds de profondeur, & de la largeur

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d'un puits ordinaire. Ils y font ensuite descendre des gens,qui en tirent une terre blanche,molle comme de la cire.Orala travaille avec un couteau ou fur le lieu même, ou dansles boutiques, aprés quoy on la façonne par le moyen dequelques fers pour en faire des bottes de pipes à la Turque*cest-à-dirc, fans manches, parce qu’on y ajoute de grandstuyaux de bois. Cette terre ainsi figurée s’endurcit á l'aicfans que l'on soit obligé de la faire cuire, & avec le temps,elle prend la dureté d'une pierre. La plus pesante est lameilleure & la moins sujette à fe casser. II y a en ce quar-tier-là un bourg ou village à trois cens pas de la ville, ap-pellé à cause de cela T «b ikides .

La ville de Thebes a eu la gloire d’être la Patrie du fa-meux Pindarc, Poète Grec , qui luy a donné le nom d’Hep-tapyle, à cause de ses sept Portes. II naquit vers l’an 500»avantjESus-CHRisT,au commencement du regne de Darius.On l'a appelle le Prime des Lyriques , & il apprit l’art Poëti-que de Lafus Hcrmionéen,& de Myrtis , Dame Grecque,qui étoit tres-fçavante, & qui eut Corinne pour Eleve.D’un tres-grand nombre de Poésies qu’il composa fur di-vers sujets, le temps n'a laissé venir juftjues à nous que lesOdes qu'il sit en faveur de ceux qui remporterent pendantqu'il vivoit le Prix des Jeux Olympiques, Isthmiques,Py-thiques & Néméens, qui étoient les plus folemnels de tou-te la Grece. Suidas témoigne qu’il ne vécut que 50. ans,&d'autres le font mourir dans un âge bien plus avancé. IIétoit dans le plus haut point de fa réputation fous l'Empirede Xerxés, & on tient que lors qu’Alexandre le Grand ferendit maître de Thebes cent ans aprés la mort de cePoêle, il ordonna qu'on épargnât la maison où. il avoit de-meuré.

THEBES. Ville fort ancienne d’Egypte du côté du.Nil vers le Couchant, en Latin Theba. Les Auteurs ne fontpas d’accord touchant fa fondation. Les uns veulent qu'elieait été bâtie par les Grecs & d’autres par les Romains, quin'on t paru que long-temps depuis, ce qui fait que plu-sieurs trouvent plus probable que ce soient les Egyptiensqui l’ayent fondée. On y voit des Inscriptions en ces troisLangues dans les ruines des vieux édifices. La ville a étéd'une fort ample étendue, mais la plus grande partie enest aujourd’hui détruite. Les maisons qui restent font bel-les, & le Pays d’alentour est fertile en bled , en orge, enris, en sucre, & en plusieurs autres choses, mais particuliè-rement en un certain fruit qu'on appelle Musc . II y a quel-ques Marchands & Artisans. Les autres font Laboureurs ÔCgens qui fe mêlent de troupeaux. Du reste ils font fortdoux èc civils, & la conversation des femmes y est agréa-ble. Cette ville est environnée de bois de palmiers si épais,qu’on ne la découvre que lors qu'on est tout prêt d’y en-trer. Elle est aussi embellie de plusieurs jardins, où fontquantité de treilles, de figuiers, de pefchers & d'autres ar-bres fruitiers. On va vendre tous ces fruits au Caire. II ya par tout de grands Colosses & des colomnes de pierres,avec de grands pans de mur qui marquent Tancienne ma-gnificence de cette Place. Homère qui en fait mentiondans son Iliade, dit qu'elie avoit cent portes, ce qui la sai-son nommer Hecatetnpyle,ôc que par chacune il fortoit deuxcens Gendarmes. C'étoit autrefois le siégé des Rois d’E-gypte. Ce siégé passa depuis à Memphis, & enfin à Ale-xandrie. Thebes est en l’une des deux Thebaides, c’est-à-dire, en celle que Ptolemée appelle Lycopolit, & dont la ca-pitale a pris le nom de la Province. Cette ville de Lyco-polis, selon le même Ptolemée , esta soixante & un degréquarante-six minutes de longitude & à vingt-huit degrezde latitude fur le bord Occidental du Nil. II nomme Dios~polis ou Ville de fupiter , la capitale de l'autre Thebaide quiest de l’autre côté du fleuve, ôc la met à soixante & deuxdegrez de longitude & à vingt-cinq de latitude.* MarmoJ,Désir, de l’Egypte , Tome 3 sb. 19.

THEBES-PHTYOTIDES. Ville ancienne de la Thes-salie. Elle est présentement appellée Zeyton .

THEBETH ou Thibet. Royaume d'Asie qui confined’un côté avec les Pays de Sindifu &de Caindu & de l’au-tre avec le Mangi ou la Chine. Ce Pays est grand, mais lesTartares l’ont forrfuiné, de sorte que pendant vingt jour-nées de chemin, on en fait quelquefois trois ou quatrefans trouver aucun village. Aprés ces vingt journées dechemin on commence à voir des villes & des bourgadespeuplées. T hebeth est la capitale & porte le nom de tout lcPays, dans lequel on comptoit autrefois jusqu’à huit Ro-yaumes. II est marécageux en partie,Le le reste est presque

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