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Lundis. Son Eglise Paroissiale porte le titre de S.Màrtttl.j Une lieuë & demie de ce bourg , & à un peu moins de^gucyille, Ton trouve un gros village nommé Gonne-fl, e , où il y a doux Curez, deux Vicaires & d’autres Ec-ebastiques. * Mémoires dressez, far les lieux m 1705.jOTAY. Royaume de la Haute Inde de là 1c Gange ,i n >a' n ^ otAUm Régnant. II confine avec celuy de Siba verse Nord , & à celuy de Tazatay, & a pris fòn nom de laHie deTotay, íituce fur la riviere de Caor, vers le Eac de^«uamay & les confins du Mogolistan. * Maty, D.iï. de Holl.
Vincent le Blanc dit dans la Relation dc fes Voyages
que ce Royaume est fous la domination du llov de Lar-garay.
^O'ENES. Bourg d"Angleterre dans le Comté de De-n , en Latin Tetonejium. IJ est situé fur la riviere de Dart,a^n ' eu ^ s au dessus de Dartmouth. 11 a droit de députerparlement. * Maty, Dì£t. de Ho'l. 1701.j p DTONACA. Contrée de f Amerique Mexiéane dansç, 1 tpvince de Tlafcala. Elle s’étend au Levant le long du1 olfe de Mexique, depuis la ville de Vera Crux , juíqifàI rovince de Panuco & vers les confins de Tutepeque &^ooté du Couchant vers les montagnes, d’cù la rivieres "interia tire fa source, à quarante íieuës ou environ de51 vil] e de Mexique. Cette Contrée a pris son nom de fesnciens habitans que l’on appelloit Tototmœs.*Maty , Dift.Se Saí/. 1^01.
a OHÉ ouTaBr. Riviere de France, en Latin Tboeda Ellerrole'Lhouars, & Parthenay-dans le Poitou, 8 c Montreiiil-ellay dans l’Anjou, aprés quoy elle fe décharge dans laoire u n p eu au dessous de la ville de Saumur. * Maty,Hol 1701.
* OUKON. Ville de Perse, que les Géographes du Pays| la cent à 8a. degrez 45. minutes de longitude , & à 38. de-B re 2 40. minutes de latitude. Le Pays des environs est af-ezbon.* Tavernier, Voyages de Perse, Tome i.ltv. 3..^OUL. Ville de la Lorraine située fur la Moselle, à0 ] nq lieues de Nancy & à douze de Mets. C’est fancienne«««m Leucorum. II y a une branche de cette riviere quiave fes rues. Son assiette est d’autant plus avantageuse ,^ue cette ville est toute environnée de coteaux de vignes,e belles campagnes , de grandes prairies 8 c de bois. Lesgrailles en font tres anciennes, bâties de briques, & mu-î"4? âe quelques tours & de foífez moyennement larges,àgl'.fe Cathédrale est consacrée à la Vierge,& un Doyen,n Chantre , six Archidiacres, trois autres Dignitez,&rente fix Chanoines en composent le Chapitre. Cette*~ghfe a un Portail admirable pour la quantité de figures7 e de bas reliefs. Il s’y éleve deux hautes Tours, dont le.chus est couvert de couronnes de pierres,ingénieusement). a d tes ; La magnificence & la grandeur du bâtiment de' '7§hfe sont remarquables auffi-bien qu’unTombeau d’E-e stue & son Maître Autel. On ne compte que cinq Pa-■» 0i ues dansToul. La plus estimée est la Collégiale de Saint{f an S°u, quoy qu’obfcur-e dans fes Cloîtres & dans sonj tssife. La Tour en est alfez belle. La Maison de Ville &es ^^gliíes de Saint Léon & de Saint Aman font à voir,„ u ‘h bien que f Abbaye de Saint Epure qui est dans lej?Uxbourg de la Porte de Paris. L’Egliíe est bâtie á l’Ita-■enn ej ^ sert de Paroisse à ce fauxbourg, où passe un petitUisseau qui se décharge dans les fossez de la ville, qui fontP r °fonds & tres-larges en cet endroit. Aux deux extrêmi-<5* de la même ville font deux grands fauxbourgs appeliez^•nt Manfuit & Eure, du nom de deux riches Abbayes.Empereur Henri I. la mitau rang des villes libres &ím~P ei 'iales. Charles, Duc de Lorraine, & Edouard, Duc dej> a G ayant accusé les habitans de s^tre révoltez contre°bert de Bavière, Roy des Romains, i’assiegerent avecp ne armée puissante , & furent contraints d’en lever lee §c. Henri II. la prit en 1552. & l’Empire fa cedée depuisTres-Chrêtien par les Traitez de Westphalie.
L EvêchédeToul est dansun Pays tres-fertile ,entre la, ampagne, la Lorraine & le Barrois. Dagobert son Fon-at eur donna à l’Eglife de Toul en titre de Comté tout ceT? 1 étoit à quatre lieues aux environs de la ville, laSei-ai C ^ r 3 e âe Bicheri, qui coníistoit en dix villages, y futI? Ut ee par Charlemagne, & les Evêques de T oul furentfeu aU sombre des Princes de l’Empire fous fes Succef-x[p *"?' î~ e $ Ducs de Lorraine envahirent la meilleure par-tenr C CUr Domaine quand les Empereurs Lothaires tu-m °m. 11$ forcèrent même leurs Sujets à leur payer
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tin fol polir fcïaâque Conduit , 8 c étant les plus Forts, ils yétablirent quelques droits de souveraineté fous prétextede leur Office de Marchis,qu’ilsprétendoient leur donnespouvoir d’y créer des Notaires, de légitimes les bâtards, &de connoître de tous les cas qui arnvoient fur les grandichemins & fur les rivières. Comme la plupart des Evêquesétoient de la Maison de Lorraine ,ils contribuèrent eux-mêmes à ces usurpations,& dissipèrent une partie des biensqui leur restoient,pour aggrandir leur Maison , à laquelleils étoient plus attachez qu’à leur Eglise. On voit dans lesreprises de l’Empire faites par les Evêques de T oul lesnoms des villages qu’ont usurpez les Ducs de Lorraine. LeDiocèse deToul est le plus grand du Royaume. II ren-ferme la partie Méridionale des Duchez de Lorraine & deBar, & fe trouve partagé en six Archidiaconez qui fontceux de Toul ,de Ligni, de Pont, de la Voye,de Vitd Stde Reine). On y compte dix-fept Cens villages ou bourgs,Se trente Abbayes.* Jouvin deRochefort. Audissret.
La ville de Toul a été la Patrie de Saint Loup , né dansle quatrième siécle. II épousa Pimaniole, sœur de SaintHilaife d’Arles, & ils furent l’un & loutre tellement tou-chez du désir de mener une vie sainte, qu’ils fe séparèrentdffin commun consentement pour fe consacrer à Dieudans une Maison Religieuse. Saint Loup choisit le célébréMonastère de Lerins , & fut fait ensuite Evêque de Troyêen Champagne. Ses grandes Sc rares qualitez parurentavec tant d’cclat dans les Fonctions de son ministère, qu’ilFut regardé comme le plus illustre Prélat de son siécle» IIalla en Angleterre avec Saint Germain d’Auxerre pour ycombattre ferreUr des Pelagiens, & il y retourna une se-conde Fois député par les Eglises de France. Ce sage Prélataffranchit sa ville des fureurs d’Attila , Roy desHuns,qu’on surnommoit le Fléau de Dieu > en allant au devant déce Barbare , Sc mourut le 2. de Juillet de l’année 425). *Maty, Diif.de Hel.iy ot.
TOULI. Iste qu’Álbergendi dans le neuvième Chapitrede fa Géographie, dit être située dans le Septentrion, au-delà du septième Climat. Herbelotqui en rend ce témoi-gnage dans fa Bibliothèque Orientale, ajoute que cette Iíléest apparemment celle que les Anciens ontappellée VltmaT huis.
TOULOIS. Petit Pays enclavé dans la Lorraine, en La»tin Tullenjts Ager. II est vers la Moselle prés de la ville d sToul dont il a tiré son nom. C’est le seul lieu considéra-ble que l’on y trouve.
TOULON. Ville de France dans la Provence, âveêEvêché suffragant de l’Archevêché d’Arles, en Latin T elo^Toloriitìm & Toienium. Strabon la nomme Taurentum , Proie-mée Tbunentium 8 c César Tbauroentia. Elle n est éloignée deMarseille que de neu flicuës,& l’avantage de fa situation quiest dans une plaine dont plusieurs hautes montagnes fontvoisin; s,Sc la beauté de son Port,la rendent si considérable»quelle a été choisie de nos Rois pour y faire leur principalArsenal de mer. Henri IV. la fortifia de belles muraillesdéfendues de bastions, comme une Place des plus impor-tantes de son Royaume, & l’embellit de deux grands mô-les, longs chacun de sept cens pas qui envelopcnt presquele Port , en forte qu’ils ne luy laissent qu’une entrée fortétroite, fermée d*une chaîne entre deux Forts. D’un côtéest la Darse, où il y a en tout temps vingt ou trente grosvaisseaux de guerre prêts à mettre à là voile. Elle régné lelong de la ville» II ne fe peut rien voir déplus uni & deplus poli que son rivage qui est pavé de briques. Toutproche de là est l’Arfenal de merle long d’un grand Quay»bordé de magasins, remplis de munitions propres à équi-per les vaisseaux qu’on y bâtit. L’entrée de cet Arsenal pafterre est à 1 un des bouts du Quay qui borde le Port demer. L’on croiroit Toulon une ville neuve , principale-ment à cause de fes rues droites qui la traversent dans toutela longueur qu’elle a depuis fes murailles jusque fur lePort, où elles aboutissent au nombre de treize, distinguéesde Places avec leurs fontaines en plusieurs endroits, & or-nées de beaux édifices & de grandes Eglises. Entre les mai-sons qui font une agréable enfilade en bordant le Quay»celle de Ville paroi t au milieu la plus élevée 8 c la plusgrande. Les Galères n’y demeurent plus, à cause qu’oncroit qu’elles font plus feurement au Port de Marseille quedans celuy de Toulon, qui paroît pourtant d’aurant plusfeur, qu’il est dans le fond d’un petit Golfe environné demontagnes, qui le mettent à l’abfi des vents de mer, où ilne lest pas moins de ceux de terre par les hautes monta-
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