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BeiJuno & d’Azoio. Cc même Pays,selon l'opinion deP-toleméc, renfermoit Breíìe, Bergame , Cremone, Man-toue , Vérone & T rente , lieux des Ccnomans, étant fousVenise avec Vicenze , Beiluno, Padoue , Odors, Areste ouEste , & A d rie , Citez mediterranées du même Etat deVenise. Ainsi, selon ce dernier Auteur, ses anciennes limi-tes s’avançoient du Couchant jusques à l’Adde, 5 c prochedu Lac de Corne, & selon Pline, jusqu’au Lac de Garde.Ceux de nôtre temps ont fait embrasser à cette Marche leTrentin, le Ere visa n, le Feltrin, le Bellunois,le Padoiian,Je Vicentin & le Veronois, fans distinguer ces Pays. LesVénitiens,en faisant le dénombrement de leurs Etats, pren-nent seulement pour la Marche de T revise, le Padoiian , leTrevisan,le Feltrin,le Bellunois& le Cadorin, comprenantle Vicentin & le Veronois,sous le nom de leur Etat de Lom-bardie, de même que le Cremasque , le Bergamafque & leBressan. Si on considéré toute la Marche, comme elle estprise par plusieurs Modernes, elle a au Levant pour sesconfins la rivitre de Livenza , le Frioul, 5 c une partie duGolfe de'Venise ; du Nord les Alpes, qui séparent Fltaliede FAlcmagne; du Couchant le Lac de Garde, le MincioSílaSarca; & du Midy l’embouchûre de l'Adige, & lesétangs de Melare & de Bergantin,ou le Pomene,selon quel-ques uns. Si on luit la distinction que les Vénitiens font deleur Etat,en séparant de cette grande masse confuse leTrevisan ,& les petits Territoires des Citez de Feltri &deBeiluno , ce Pays a pour voisins du côté du Nord les montsdes Alpes, l’Evêchc de Brixen 5 c le Comté de Fi roi ; duCouchant le Trentin & le Vicentin, dont la Brente le di-vise; du Midy le Padoiian ;& du Levant la rivière de Li-venza & le Frioul. La longueur du Trevisan du Nord auMidy est de cinquante milles, & fa largeur de l'Ouest àl’Est de quarante , fans y comprendre le Feltrin ,1e Bcllu-* nois & le Cadorin. Outre fa ville capitale de Trevise,ilcontient les villes Episcopales de Feltri & de BsIJuno. Sesautres principales Places font Oderzo,la Motta, Porto-BuíFale , la ville de Mcstre , celle de Concgiiano, Le autourde ce lieu là,ceux de Collalto, de Narvoía , & de S. Sal-vador. Sur les montagnes du côté du Nord , Azolo , CastelFranco, Noal-Seraval, Cordignan , Sacile, Lordonon &Cadori. CL Pays joiiit d un air agréasse & sain-, & est ar-rosé de plusieurs rivières 5 c sources d'eau vive. II produitdes grains de toutes sortes, quantité de bons vins, & desfruits en assez grande abondance. II y a des bois qui font degrande importance pour f Arsenal de Venise, de même queses métaux. On y nourrit des veaux fort gras, & on trouvedans ses rivières plus de lamproyes, d'anguilles & d'écre-visses qu’en^iucune autre partie des Etats des Vénitiens. Seshabitans tirent force argent de leur bétail, d’une grandequantité de foye qui s’y fait,de leurs draps de laine,de leursarmes &dc leurs couteaux, aiguilles, clous, instrumens defer,& bonnets pour les Mariniers.* Mangin, Geogr. Leandro,Jtalia. Volaterran , Geogr. h. 4. Strabon , Ptolemée , Pline,Botero, Délit Rep. Vtn . 1.
TREVISE. Ville d’Italic dans l’Etat de Terre-fertnedes VenitienM en Latin Tarvifitm. Elle est à quinze millesd'Oderzo, à dix-huit de Venise , à vingt de Padoue, & àvingt-cinq de Bassano. Quelques-uns luy donnent le nomde Trevigny. La petite rivière de Silla ou Silis passe au traversde la ville, hors de laquelle du côté de FOríent coule laPiave, quia tant d’eau , qu'elle peut inonder toute la cam-pagne. Comme Trevife est habitée par une Noblesse fortnombreuse, il y a quantité d’Hôtcls, que les Italiens appel-lent Palais. On y voit aussi beaucoupd'Egliies. Saint Prof-docime , Disciple de Saint Pierre, fut le premier qui y prê-cha l'Evangile. Les Curieux vont voir clans la Cathédraleune Annonciation du Titien, & deux Tableaux de la Na-tivité & de la Résurrection de Nótre-Scigneur , de ParisBordònne,qui étoitde Trevife. II y a d’autres peinturesdu même Bordonne en plusieurs autres Eglises de la mêmeville , comme un Saint Jerôme à S. François. On voit dans1 Egliíe de tous les Saints un Tableau de Jacques Bassan,&diverses peintures de Paul Veronese à Saint Paul, à SainteMagdelaine & à Saint Augustin. Trevife est une ville fortancienne , Sc quelques-uns tiennent qu'elle a été fondée parOsiris, troisième Roy des Argiens, qu’on prétend avoirrégné dix ans en Italie. Ils disent que ce Prince ayant héritédu Royaume d’Egypte aprés la mort de Denis,qui savoiradopté, alla en prendre possession. Ils ajoutent que cetOsiris étant mort, les Egyptiens l’adorerent comme unDieu,fous la sigure d un Boeuf ou d'un Taureau,qu'ils
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appelleront Apis ou Serapis , & que pour conservermoire , les habitans de la ville qu'ii avoit fondée avant S( de quitter fltalie , firent Taur/Jium du mot T autos ,d ° u P (l jj corruption on a fait depuis Tarvìfitm & Trevifimn , ce ^j ressemble fort à une fable. D’autres veulent quej ait été sondée par les Compagnons d'Antenor;& ^f U p 3 .
! luy donnent pour Fondateurs les Troyens venus ue ,
[ phlagonie. Lorlque Fltalie se trouva comme abandon .J aux factions des Guelphes &desGibelins°aprés ladecaj ce de FEmpire d’Occident , les principales villes s &■faites Républiques, les habitans de Trevife vinrent P1 sieurs flìs aux mains avec les Padoiians & les Aitinates p° ^les limites de leur Territoire , & bâtirent les hautes toqu'on y voit encore, a fin de pouvoir découvrir st e ,°j cleurs ennemis,s'ils venoient les attaquer.De-là vient q u e .j efut êmg-temps appellée la Ville des Tours. Aussi porte-t-^^>our armes trois Tours noires en champ d'argent-Lombards l’ayant conquise aprés les Fíuns, l’avoiept tala capitale de la Marche Trevifane. La Famille de lfp ^Ia.y domina fort long-temps, 5 c ensuite les Cararesi- ■ (ílf an 1388. elle vint en la possession des Vénitiens , fl ulfont Seigneurs depuis cc temps-là ,& même quand st s ^rent perdu leur Etat de Terre-ferme contre les Prince*.^la Ligue de Cambray, aprés leur défaite de Caravag 1 ’cette ville resta seule en l'obéïssance de la Republiq uc ' - tLe Pape Benoit XI. y naquit l’an 1240. Il s’app c ' ^Nicolas Bocaíïn , & étoit fils d’un Berger,selon quelq 1 ^uns, & d’un Greffier , selon d’autres. il entra dansl O-V^.de Saint Dominique âgé de dix-sept ans, & aprés y aV jjlong-temps enseigné les belles Lettres & la Theolog^’^fut fait Prieur, ensuite Provincial de la Lombardie^ SGeneral de son Ordre en 1296. Deux ans aprés le ‘Jj,Boniface VIII. le fit Cardinal, & ce Pape étant mot.t,colas Bocafin fut élû pour remplir fa place le 22. du n |d Octobre 1303. 11 commença ion Pontificat par anu irtrois Bulles de son prédécesseur contre le Roy Ph^tpr £le Bel , 5 c mit tous ses foins à procurer à l’Eglife r ^ c
luy pou voit être avantageux. On tient qu
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empoisonné à Pc-roufe huit mois aprés son électi° n $fenterra dans l’Eglife des Dominicains de cette vilstf^est son Tombeau avec une Epitaphe contenant l’abreg e *
fi Vie , qui fut tres-édifiante. Clément V. luy succeu a ‘E. D. R. Nouveau voyage d 1 traite , Tome 1 . Del; c.s d’ Italie .TREVOUX." Petite ville de la Bresse, capitale ‘ ie
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Principauté de Dombes, en Latin Trevoltium. Sa íitu atIest à trois lieues de Lyon & à sept de Maçon, fur la P el j gd’une montagne, au pied de laquelle passe la rivie 1 ®Saône. Elle a une Eglise Collégiale,dont le Doyen est ^ ^seiller né au Parlement de Dombes. Le Chapitre dé eeEglise fut érigé l’an 1523. sous le rcgnedeLouisedcSa vmere de François I. par le Pape Clément VII. O u k*Doyen , il y a dans ce Chapitre un Chantre, un Sacrist 1& dix Chanoines, tous Con curez ds la ville, où l’on P . £vc encore un Convent de Peres du Tiers Ordre deFrançois, un de Carmélites, un d’Ursulines, & un belpital bâti Sc sondé par feuëÁnne-Marie-Louise d’OrJ e o(]fPrincesse de Dombes. Le Parlement qui étoit séant à L/fut transféré à Trévoux fan 1696. par Loùis-August e fBourbon Duc du Maine,qui possede présentement ^Souveraineté. II est composé de trois Présidons, de 1 .Maîtres des Requêtes,d’un Chevalier d’Honneur, qu* Jf épée au côté,-de douze Conseillers, dont il y en ayClercs,d’un Procureur General, de deux Avocatsraux, &de quatre Sécrétasses. Ce même Prince a fa ,£blir une Imprimerie dans la même ville, & fàit efur le terrein le plan d’un grand College. II y a aulùAcelChambre du Trésor pour la garde des papiers, un f 1 ç ede la Monnoye , & un Palais pour le Gouverneur,qui fait’connoître que la ville de Trévoux est f 0 !"cienne, e’estque dans ía décadence du Royaume deb <gogne , arrivée en 1032. par la mort de Rodophe IU* a pFainéant , elle appartenoit déja en tout droit de So^neté aux Sires de ViJlars, aulsi-bien que toutes les i - t ,de Dombes, qui s’étendoicnt depuis la Saône jusqu a j,viere d’Ain du côté de Lyon. Elle a eu ensuite divers ,gneurs, jufqu’à Humbert VII. de la Maison dequi la vendit à Louis Duc de Bourbon, avec toute >a j,tellenie,& plusieurs autres Terres, dont la Souvei 3 * / fide Dombes, telle qu’elle est aujourd’huy,a été j eAu dessus de la Colline où Trevoux est situé, est une g rplaine,où l’on tient que fedonna en 198. une