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d’Austrasie. L’Histoire nous fait connoître que les deuxarmées étoient fort peu éloignées Tune de l’autre. Celleque commandoit Landry étoit à Braine , & celle de Chil-debert campoit à Timec. Landry étant parti au commen-cement de la nuit, passa par un bois où il fit couper à cha-cun de ses Soldats une grosse branche qu’ils allerent plan-ter proche du Camp des ennemis, enforte qu’ils en firentune maniéré de bois taillis où ils fe postèrent, & afin de lesmieux surprendre ils pendirent au cou de leurs chevauxdes clairons &des sonnettes. Les Australiens, quoy quesurpris de voir ce nouveau bois quand le jour parut, n’enprirent aucune allarme, le bruit des sonnettes & des clai-rons leur ayant fait croire que c’étoit un lieu où l’on avoirmis paître leurs chevaux. Alors les troupes conduites parLandry, & même à ce qu’on prétend par Fredegonde quitenoít son fils entre ses bras, sortirent de cette feuillée &firent un grand carnage de celles de Childebert. On n’apu íçavoir au vrai jufqu’à présent en quel endroit cettegrande bataille a été donnée, ni quel étoit ce lieu deTruée.Quelques-uns disent que c’est Troucy sur la Demette, &selon M. Valois on le nomme communément Drosy ouDrtiìfy ; mais la ressemblance des noms a pu les tromper,puisque T roicy, comme on l’appelle dans le Pays, est dans leLaonnois qui étoit du Royaume d’Austrasie, & que Truecétoit dans le Soissonnois. Ce bourg ou village étoit éloi-gné de Braine de quatre lieues avec la riviere d’Aîné qui atrente toises de large entre deux. M.Robbe connu pardiversQuvrages fort estimez, & entre autres par une Géo-graphie dont il y a eu plus de douze Editions, a fait furTruec une Dissertation tres-curieufe, dans laquelle aprésavoir marqué cette distance de lieux , il dit qu’il n’est paspossible qu’une armée fasse toutes ces manœuvres & tantde chemin en une nuit d’Eté, & qu’ainíì Troicy ne íçauroitêtre le lieu du combat. II ajoûte que Truec étoit fur la rivegauche de l’Aîne , & qu’il fe nomme aujourd’hui Prejle lacommune. Truec en vieux langage Aleman qu’on parloiralors dans le Pays, poursuit M. Robbc, lignifie un Pressoir,ou plutôt l’arbre fur lequel la viz appuyé, &on l’y appelleencore aujourd’hui Truye par corruption. Les Latins luidonnent le nom de Prdum , qui est aussi celui du village dePreste. II dit encore qu’un Auteur contemporain a écritque cette fameuse bataille s’étoit donnée Prose vicum SanïïiMedardi , ce qui a fait croire que c’étoit à la vûë de la villedeSoiffons, & prés de l'Abbaye de Saint Medard; maisque c’est une équivoque, & qu’il faut l’entendre de SaintMard la commune , lieu éloigné d’une demi-lieuë dePreste , ce qui est la confirmation de la découverte.
TRUENTUM. Ville ancienne d’Italie , que quelquesGéographes prennent pour le bourg de la Marche d’An-cone qu’on appelle aujourd’hui Porto d’Afcoli. D’autresveulent que cette ancienne ville soit le village de TorreSegura.
TRUENTUS. Nom Latin deTronto, riviere d’Italiequi arrose l’Abruzze Ultérieure.
TRUE Petite ville d’Italie dans le Milanez, Elle estacinq milles du Bergamafque.
TRULLE. Riviere de Flandre dans le Hainaut. Ellenaît de plusieurs ruisseaux, & prend fa principale sourceau village de Grandrenge, d’où coulant trois lieues ducôté de i’Occident, elle va passer au travers de Mons, &íe jette dans la Haine un peu au dessous de cette visse. *Atlas.
TRUN SUR DIVE. Bourg de France en Normandie,avec Haute Justice. 11 est dans le Diocèse de Seez , entreFalaise, Argentan & Vimonstier, & l’on y tient un Marchétoutes les semaines.
TRUNDO. Nom Latin de la petite riviere de Francequ’on appelle Ttretaine , & qui coule dans l’Auvcrgne.
TRUNSOLA. Les Auteurs Latins appellent ainsi t ronfo-lem , petite ville de la Norvege Septentrionale.
TRURO. Bourg du Comté de Cornoiiaille en Angle-terre. Les Latins le nomment Trurovium. 11 est situé à troislieues de Falmouth vers l’Orient Septentrional. Ce bourga droit de députer au Parlement, & c’est ì’un des quatrelieux où 1 on marque l’étain de Cornoiiaille. * Maty, Dìft.de Hoil. 1701.
TRUX 1 LLO. Ville d’Espagne dans l’Estremadure, enLatin Trugillum, Turris fulia & Castra fulia. Elle est situéefur la riviere d’Almonte, à trois Jieuës de Santa Cruz de laSierra, à huit de Guadaloupe & de Medelin, & à douze deMerida. II y a une assez bonne Citadelle, & c’est la Patrie
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de François Pizarro fous qui se fit la conquête du Perou.Davity, Estremadure. Maty, Dict. de Holl. 1701. ,
TRUXILLO. Ville de l’Amerique Méridionale,^'pendante du Parlement de Lima , & située dans la Vaus®de Chimo , qui est d’une fort grande étendue', & q ul ^autrefois fort aimée des Rois du Perou, comme on le voltpar les ruines de plusieurs Palais. Ce fut l’Inca PachaucU'tec, qui fournit le premier cette Vallée, où commando!alors, ainsi que furies voisines,un Seigneur nommé Chim 11 »ce qui la fit appeller Chimo. La ville de Truxillo fondee cst1533. par Pizarro, premier Gouverneur du Perou,est furbords d’une petite riviere , dont les Espagnols tirent 1 e aUpar divers canaux pour arroser leurs jardins, la conduiiaUpar des aqueducs jusque dans la ville. Elle est bâtie fur UIÏterrein plat de la Vallée auprès de certains coteaux pi er 'reux & secs. On la met entre les premières villes du Pero u *Les ruës font larges , & les édifices fe joignent les uns leautres. II y a plus de cinq cens maisons, & quatre Monai'teres, tant de Dominicains & de Cordeliers, que de 1 O t"drede Saint Augustin. Les Officiers Royaux y demeurent,& selon le témoignage d’Hcrrera , son ressort s’étend f uscinquante mille Sauvages tributaires. Ils viennent p 3stroupes à la ville pour y servir les Bourgeois, & pour le urfournir les choses dont ils ont besoin. Le Port qu’on nom*me El Artecfe de Truxillo en est à deux lieuës dans une Bay couverte, & qui n’est point à couvert des vents même. L 00-crage n’y est pas bon. Les vignes font assez communes au*environs, & il y a grande abondance de figues, de p otíl 'mes, de grenades, d’oranges, & de toutes fortes d’autrt 5fruits d’Espagne. 11 s’y fait une grande récolté de froment,& on y nourrit beaucoup de brebis. * Laët, Defcr. des lw sOcc'd. liv. 10 chap. 20.
’ TRUXILLO. Ville du Gouvernement de Hondur^dans l’Amerique Septentrionale. Elle est à soixante lie uede celle de Vaíladolid vers le Nord , à quarante de P°‘de Cavallos vers l’Est, & à une de la mer du Nord. SonPort appellé Sun G;l est dans le fond d’une Baye & fort 3 éseuré contre les vents. Elle est bâtie daps une Contrée 0l’air est temperé en tout temps, entre deux rivières l°J(flaires & poissonneuses. Le terroir d’alentour est set»,en froment, & abondant presque en toutes choses. Le t>etail y profite fort, & on y nourrit quantité de vaches & ^brebis. Les vignes y portent deux foisl’année. On les ^taille sitôt qu on a vendangé, & elles repoussent, de f° rtque les seconds raisins font meurs vers Noël. Les arb^étrangers, comme orangers, limonniers & autres, y P.° rtent d’excellens fruits, & il y a quantité de miel & de ç liS ‘Cette ville de Truxillo fut attaquée par les Anglais 01576. & de nouveau en 1596. fous la conduite d’Antp 10 ^Sherlei & de William Parker, mais leurs efforts furenttiles, cette Place étant si forte par son assiette, qu’ù epresque impossible de la prendre. Elle est fur une haute ^droite & coupée de tous cotez , environnée de boccag^fort épais où il n’y a aucun passage pour en approcher, f*cepté un sentier fort droit & étroit, au devant duquel J /a une porte assez forte & bien munie , de forte qu’ou ^peut prendre la ville si on ne surprend les sentinelles-douze lieuës de Truxillo est la Vallée de Xuticalpa.* í- ae 'Defivpt. des Indes Occid. hv. 7. chap. 17. ,
TRUXILLO ou Nutstra sSara de la Paz.. Ville de 1 ^merique Méridionale dans la Province des Sauvages apP Ê ‘lez C uicas. Elle esta prés de quatre-vingt lieuës de Cotdroit vers le Midi, à vingt-cinq de Tucuyo vers l’OcÇdent, & à dix-huit du grand Lac de Maracaybo > futbords duquel est un village sujet à cette ville. Les B^ u vgeoisdeTucuyo ont accoûtuméde porter leurs denreeSce village, comme farine , biscuit, lard ,& autres chol 'Us les y embarquent pour en trafiquer en differentes P r j )vinces, ce qu’ils font deux fois l’année dans les moisMay & deNovembre.*Laët,Dí/fr.<se/I»<fer Occid. li. x8.t' ;, v*TRYME. Ville d’Irlande dans la Lagenie, en La»"Trrnona & Truma. Elle est â sept lieuës de Dublin versCouchant, fur la riviere de Boyne, & capitale du Comd’East-Meath. Son Evêché auquel on a uni celui de Clua »est fous la Métropole d’Armagh. Cette ville a droitdéputer au Parlement.*Audiffret, Geogr. anc. &mod.
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T SIKETO. Lac de l’Amerique dans la Nouvellece , formé par la riviere de Saint Laurent quise 1