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Tome III. [P - Z.]
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Verse. II est entre le Lac Errié & celui des Hurons,à quinzerelies du premier & à douze de l’autre.Sa figure est ronde,p st a douze lieues de long. Les François rappellent Lac dea Chaudière & Lac des Eaux salées.

_ TSISANG. Petite ville de la Chine dans la Province deNankin, à cinq lieues ou environ de Taoyven. Elle n’estPas close de murailles, & l’on n’y voit point de bâtimens°niptueux. Tout ce qu’elle a de considérable consiste en1111 Temple & en un Château. Elle ne laisse pas d’être assezP°urvuë d’habitans, qui s’addonnent au commerce à causeP fa situation furie fleuve saffrané, sur lequel on voit cer-ains bateaux, ou plutôt quelques villages flotans, qu’onPiendroit pour de vrayes Ifles. Ces machines mouvantesont composées de roseaux attachez à des soliveaux avece s cordes, mais si proprement, que ceux qui demeurentfns les cabanes qu’on éleve pardessus ne sentent jamaishumidité. Toutes ces cabanes font bâties de planches ,i ? °attes, & autres matières legeres, & ont leurs rues silc n alignées qu’on les prendroit pour de petites villes. IIz en a de si grandes,qu’on y compte quelquefois deux censarpilles. C est par le moyen de ces machines, que les Chi-°is vont distribuer leurs denrées & leurs marchandises à^ qui demeurent fur les rivages de cette riviere. Ils neJ * er vent point de voiles de nattes pour les remuer, ils leslr en t à force de bras , ou se laissent emporter au courant

* C3.Ï1 ÌiiCiit’amv r\v\ tic xr<an íinn X nil il*

1 eau jusqu’aux lieux où ils veulent trafiquer. Lors qu’ilsy lo nt arrivez, ils fichent de grands pieux dans seau, auscí/r j attachent ces grands corps pour ’

“JJade des Hollandois à ta chine , ch. Z8.

les arrêter. * Am~

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T U A T. Gros bourg de la Haute Egypte , situé aubord du Nil, à dix lieues ou environ d’Essenai. Ony voit un fort beau Temple des anciens Egyptiens , bâti® belles pierres qui ont quantité de figures en bas reliefdémêlées d’hieroglyphíques. Le sieur Paul Lucas, qui.Parle dans son Voyage du Levant, Tome r. chu p. iz. diten descendant le Nil au sortir de Tuât, il côtoya unetstande montagne qu’on dit être longue de six cens milles,^Pleine de grottes creusées dans le roc. La curiosité leP^rta à voir quelques-unes de ces grottes, dont les portesf ìâ Plûpart de pierres toutes d’une piece de la mêmec he, & s’ouvrent & se ferment sur deux pivots. Ellesj 1 ordinairement deux , trois ou quatre fenêtres taillées‘««U roche, & l’on y voit des peintures aussi fraîchesT e u elles étoient nouvelles. Les puits qu’on y trouveusinent lieu de croire qu’elles ont servi de sépulture auxdu p a y S} & que ces peintures represcntoient ce quipbr étoit arrivé de particulier pendant leur vie. Au d eschs du rang de peinture qui marque ces divers évene-^sis,le cours du Nil est represcnté autour de la grotte.fj 1 grand nombre de bateaux, qui ont la poupe & la prouei rt hautes, paroi t fur le fleuve. Au milieu est un Tom-r a h qui semble couvert d’étoffe fort riche, & chaque. rcau a deux conducteurs, dont l’un est devant & l’autretr rri ere. On en voit plusieurs au milieu duNil, & d’au-Ob S ^ chaque côté du fleuve. Dans ceux qui sont du côtéjjPPofé à la montagne, il paroît qu’on y embarque les corpsrts > & dans ceux de l’autre bord, on remarque desPrê-es & des bieres qu’on débarque pour les porter à cesst v tteS ’ sombre des puits n’est pas égal dans chacune,dg en a Jí'ti en ont jusqh’à six. Ces puits sont quartez avecy d ^îaillesde chaque côté, qui fervent démarchés pours etl elcen dre. Les plus belles de ces grottes ont des repre-nons de Momies de pierre, de marbre , de pierre de^sico G ^ quelquefois faites du rocher même. On y voitaulsi^ P^ u si eurs colomnes presque toutes torses, faitessien ' uicme rocher, pour scrvir d’embelliflement auv anM° U P^ u si eurs appartemens vont l’un dans l’autre fui-Trf * r ë ra ndeur.

Su es r^^IO* Ville ancienne du Noriquc Ripensc. Qnel-^ e °graphes croyent que c’estla petite ville de laa d’ tC Autriche qu’on nomme aujourd’hui ifchel. II y entto// aUtres qui veulent que ce soit Leonpach. * Maty, Ditl.de

^^,TubaHa ou Tubilia. Ville ancienne des Vasc

bal e n. , fpagne. Quelques Géographes croyent que I u-

Tafall a C “ourg du Royaume de Navarre qu on appel eou f U y A9rlt ville de l’Ifle de Java, qui est la

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plus considérable de celle de Bantam. Quoy qu’elle nesoit pas si grande, elle est du moins aussi belle & aussi bienbâtie. Le Palais du Roy est sort grand , & l’on y voit detres-beaux appartemens, où les élephans & plusieurs autresanimaux ont chacun leur quartier. Chaque éléphant a íàloge bâtie fur quatre piliers, & il est attaché à un poteauqui est au milieu. Toutes les chambres sont remplies decoffres qui renferment le bagage qu’on fait suivre quandle Roy va à la campagne. II a auprès de la sienne un lieuparticulier pour les coqs qu’il y fait nourrir pour le com-bat.Ilsont chacun leur cage & des hommes qui en ont soin,aussi-bienque des perroquets qui'sont là les plus beauxque ceux qu’on nous apporte ordinairement des Indes. Ilssont la plûpart d’une fort belle couleur de feu , ayant furle dos une grande marque jaune dorée. Le dessus de leursailes est bleu & vert, & le dessous d’un beau nacarat. Ilssont trop délicats pour pouvoir souffrir un long voyage.Mandeflo rapporte que le Roy de Tu ban , que virent lesHollandois à leur troisième Voyage des Indes, sc plaifoit ànourrir ces animaux, ainsi que des chiens, des chevaux scdes canards blancs & bien plus gros que les nôtres. 11 avoirde quatre femmes légitimés, six fils & deux filles, fans lesen fans naturels nez d’un grand nombre de concubinesqu’il entretenoit en plusieurs appartemens séparez. Son litétoit élevé de terre & bâti comme un Autel, de grossespierres larges, taillées à feuillage', fur lequel on voyoit unmatelas, & quelques oreillers de satin remplis de soye pla-te. Le plus grand commerce des habitans de Tuban con-siste au débit de leur poivre. Ils le vont troquer dans l’Iflede Bail contre des toiles & des étoffes de coton & de soye,qu’ils portent ensuite à Banda, à Ternate, aux Philippines& ailleurs, où ils le donnent pour des clous de girofle, dumacis &de la muscade. La plûpart d’entre eux ne viventque de la pesche ou du bétail qu’ils nourrissent, n’ayantpour tout habit qu’un linge autour des hanches. Les per-sonnes de condition portent quelquefois une maniéré dehongreline de camelot, qui ne leur va guere que jufqu’àla moitié du corps. On les connoît par cette parure & parune fuite de douze ou quinze Esclaves, fans laquelle ils nesortent jamais. Ils sc plaisent à nourrir des chevaux pouren faire voir l’adresse au Roy dans les fréquentes assem-blées qu’ils font. Leurs selles où ils n’épargnent pas la dé-pense , sont faites comme nos selles ra sc s, & leurs siamoissont chargez de lames dor & d argent. * Mandeflo , Voyagedes Indes t liv.z

TÍJBANTES. Peuple de Germanie compris autrefoissous la Nation des Istevons. Ils confinoient d’un côté avecles Bructeriens, & de l’autre avec les Lattes. Les Marscs lesayant contraints d’abandonner leur Pays, ils vinrent s’éta-blir dans une partie de TOwer-islel. 11 y a des Géographesqui ont prétendu que c’est la partie Méridionale de l’Evê-ché de Munster & le Comté de Ravenlberg;mais ce qui faitvoir que cette opinion n’est pas recevable, c’est qu’une deleurs principales demeures étoit Navaha ou Nabalia,la.~quelle en étoit bien éloignée, puis qu’Appien a cru quec’étoit Zwol dans 1 Over-íssel, &queCluvier a prétenduque ce fût Doeíbourg dans la Gueldre. Selon les anciensItinéraires , il est plus vrai-scmblable que c’étoit Zwol. *Audiffret, Geogr. anc. & mod. Tome ;.

TUBERON ou Tuburon. Cap célébré de l’Ifle Hifpa-niola, sous lequel il y a une rade assez commode pour lesnavires, appellée Aligato par les Espagnols. Ce Cap termi-ne la côtedu Sud de cette Isle. * Laët, Defcr. des Indes Occìd.liv-1. chap. 8-

TUBERUS. Nom Latin de la riviere de Tauber, quicoule dans la Franconie.

TUBINGEN. Ville d’Alemagne dans le Duché deWurtemberg, à quatre milles de Stugard & à douze d’Ulm,en Latin T ubmga & Tibinga , anciennement Augufta. Elle estsituée fur la riviere duNeckre , ayant le mont d’Austriceà son Orient, la Vallée du Neckre vers le Midi, & celled’Ameren du côté duNord. C’étoit autrefois un Comté.DanS les tournois faits lan 958. en la ville de Magdebourg,il est fait mention d’un Louis, Comte de Tubingèn. Cetteville fut vendue en 1342.3 Ulric de Wirtemberg avec sonChâteau & toutes scs appartenances par Gozon & Guillau-me, Comtes de Tubingen, & on l’augmenta considérable-ment en 1482. lors qu a la partie que l’on appelle P,uel, onajoûta le Marché & la Place qui est située au Midi vers lefleuve, avec l’Eglisc de S. Grégoire. En ce méme temps,le ruisseau Ameren fut conduit dansleNeeker, fur lequel

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