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on bâtit un pontde pierres. Le Duc Louis le Débonnairey fonda une Université en 1553. & les ternies de la fonda-tion portent qu’£» la sainte Théologie tly auro:t quatre Dofteursordinaires , és deux Droits ou Loix fix , en la Médecine deux , en laPoésie & Rhétorique deux , en la Philosophie naturelle & rationale,dix en deux demeures, lesquels liment journellement leurs leçons encertaines heures, &iceux auroiev.t gage & revenu perpétuel. Lepremier Recteur de cette Université fut Joannes Naucle-rus, qui étoit Prévôt & Chancelier de l’Eglise & de f Uni-versité. De nôtre temps elle a été fort illustrée parMarti-nus Crusius, docte Professeur des Langues & de l’Eloquen-ce , & par Wilhelmus SivÍKardus, Professeur des LanguesOrientales & Mathématicien fort renommé. La ville deTubingen est gouvernée par deux Baillis, le grand & lepetit. Aprés eux il y a deux Bourguemestres, puis les JugesReceveurs & dix Curateurs, ce qui constitue le Magistrat.LeTemple principal est grand. TreizeTombeaux de pier-res des anciens Ducs & Duchesses font ce qu’on y voit deplus remarquable. II y en a deux fort élevez & enrichis destatues & de bas reliefs. Les autres font plus bas & moinsmagnifiques. En sortant de la Ville on passe par la grandePlace , où il y a une fontaine, du milieu du bassin de la-quelle sort en forme d’aiguille un ouvrage à plusieurs figu-res de pierres fort bien travaillées, & qui ont toutes leursjets d’eau. La Maison de Ville fait une des faces. On yvoit une horloge d’un merveilleux artifice , se qui méritéles regards des curieux. Son territoire est diversifié pardes vignobles, des jardins, des prés, des terres labourables,des montagnes & des vallées. * Atlas, Duché de Wirtemberg.Mémoires & Plans Géographiques.
TUBUSUPTUS. Les Anciens ont nommé ainsi Couco,ville d’Afrique dans le Royaume d’Alger.
TUCAPEL. Ville de l’Amerique Méridionale dans laProvince de Chilé. Elle est située à 37. degrez 30.minu-tes , entre les Isles de la Mocha & de Sainte Marie , prochede la ville d’Arauco. Les Ecrits de f Auteur de ï AraucoDomado , font rendue fameuse. Le Gouverneur Villagransupprimant le nom de la ville de Canjette , voulut qifionfappellât Tucapel ; mais les habitans de cette ville furentensuite transportez ailleurs. * Davity, Amerique Méridionale.
TUCCI. Ville ancienne des Turdules qu’on a auísi ap-pellée Tuccis & AuguflaGemella. Elle étoit Episcopale fousla Métropole de Seville. Les Géographes croyent que cetteville est le bourg d’Espagne appelle Martos ,ou qu’au moinsce bourg a été aggrandi de ses ruines.
TUCHO. Ville de la Chine , huitième capitale de laProvince de Queicheu. Elle a fous fa Jurifdiction onzeForts qui font habitez par des Montagnards, courageux,vaillans & plus doux que leurs voisins. Ces Forts sontToxan ,Maho , cingpmg , Panxui , Pinglang , Pmcheu , TMitng,Hokjang, Loting, Pingting & F ungning. Proche du Fort dePinglang , on découvre le mont Caiyang, fur lequel on a bâtiain Château. Le mont de chiny n’a qu’un seul chemin pourarriver dans sà campagne, & celui d ’Hinglang sert de refugeà quelques déterminez. On n y peut grimper que par unelongue échelle de pierres. La montagne de Lotung est présdu Fort de Pincheu. Elle.est si grande qu’elle a un coteauqui va en montant, dont le sommet est de mille deux censperches de longueur. II semble pénétrer jusque dans leCiel proche du Fort de Cingping. * Ambajfade des Hollandais àla chme , ch. 52.
TUCULULA. Contrée de f Amerique dans le Mexi-que. Elle est peu éloignée de celle d'Amnifcos, & riche enveines d’or &cn fruits ; mais ks tremblemens de terre ysont si fréquens, que ceux qui Fhabitent sont obligez dedemeurer dans des cases basses, qu’ils nomment Bohios , fai-tes de gazons & couvertes de paille. Ils peuvent entendrede là le bruit des flots de la mer du Sud. * Laët, Descr. desIndes Occid.liv. ych. j.
TUCUMANA. Province dans f Amerique Méridionale,toute mediterranée, & fort éloignée de f une & de f autremer. Elle joint ses limites d’un côté, sçavoir vers f Occi-dent avec le Gouvernement de Chili , par lequel elle ajnssage vers la mer Méridionale. De l’autre côté,où versî’Orient, elle confine avec les Provinces de la riviere de laPlata,par lesquelles on va vers la mer duNord. Cette Pro-vince est fermée du côté du Levant par la riviere Verme]o ,<jui fe rend dans la grande riviere de la Plata,puis par celleá’Efìero , qui descendant des Andes, court long-temps lelong du pied de ces montagnes, jusqu’à ce que prenant son.•cours vers f Orient,elle fe mêle avec Ja même riviere de la
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Plata. La Contrée de Tucuinana , qui jouit d’un air
fort
temperé, & dans le terroir de laquelle on ne trouve aU . •nés mines d’or ou d’argent, a force terres fort bien cuvées vers le Gouvernement de Chili, & plusieurs ^cës defertes vers la Mag-llanique. On nomme ordinal^mënt cette Rcgion Trapalanìa, mais les habitans du Oovernement de Chili l'appellent Province de la Sal. E ^ gcommence le 23. de Septembre , & finit le 20. dc ^ a î" s V:y a principalement trois Nations de Sauvages qui 1 J 13 ttent, sçavoir leíTucumanes, dont les Espagnols ont donle nom à la Province ; les Juries & les Diaguites. ^ s “ ederniers Peuples sont des Pasteurs de brebis,qui fe vetcde draps de laine, & quelquefois de cuirs de vachespréparez. Leurs villages sont proche les uns des autrestous presque fort petits. 11 y en a où il ne demeure q useul lignage. Ils disposent leurs maisons en rond, & l es£vironnent de hayes d’épines, à cause des cruelles gu^qu’ils fe font fans cesse. C’est une Nation fort laborieux& moins addonnée à f ivrognerie que les autres Sauva-,dc ces Régions. Les Espagnols occupent dans le Tucutoj ^les villes de San Iago del Istero , San Miguel, Corduha, ^lavera & quelques bourgades. L’air y est chaud , & I eroi r sablonneux dépourvu de pierres,ce qui est cause qun’y bâtit pas commodément. Les champs y sont arrost?force ruisseaux , fur lesquels il y a plusieurs vergers, J adins & vignobles. On commence à s’y employer à la drperle, à cause de la grande quantité de laine qui s’y tr° u - ’& dont on fait des draps de toutes façons & de diver ^couleurs. Les Naturels ont cessé d’y aller nuds, comM^.faifoient autrefois,& ont pris des maniérés douces &viles. Us habitent le long de deux grandes rivières,00f une s’appelle Estera , & l’autre el Salado, parce que f° nest un peu salée. La premiere se divise en plusieurs Cîfìîquand elle fe déborde, & inondant au long & au large t°tes les terres basses, elle les remplit de boue & de h 1 * 10 $ce qui rend ce terroir abondant en orge, en froment ,mays,& en autres grains semblables. Ces deux riv>^courent de l’Occident vers l'Orient, à travers uneplate & champêtre,séparées l’une de l’autre de dix ou d ^ze lieues, & remplies de toute forte de bon poisson-Pays qui est entre-deux abonde en cire & en miel,en c° s& en pastel, dont les habitans fe fervent pour teindre h 'rlaines. Le trafic qu’ils font de leurs draps & de leurs eses est considérable. Us ont quantité de vaches & deainsi que des cerfs ,des perdrix & autres oiseaux de t° uespeces. * Laët, Indes Occid. lib. 14. ch. 9. u
TUCUYO. Ville de l’Amerique Méridionale d» 0 *Gouvernement de Venezuela, à cinquante lieuësde WduNord, à onze de Nova Scgovia, & à quatre-vingt ^de la Métropolitaine Coro, en Latin Tucuatum. Elleson nom de la Vallée de Tucuyo, dans laquelle elle est& qui est environnée de toutes parts de montagnes,n fyqu’une demi-lienë de long & de large. U y a une riv ^de ce même nom qui la coupe presque par le míh eU ’ selle est sur tout prisée pour la bonté de son air. Lescan^de sucre viennent fort bien dans son territoire,& 0recueille force coton, dont les Sauvages fe font des h®
La terre porte fort bien le froment & autres grains e 1 jgérs. On trouve dans les champs & dans les bois S* ^nombre de bêtes de chasse, & fur tout des cerfs. Lesnss sgeois de Tucuyo s’addonnent à nourrir des vaches & .
brebis, mais particulièrement des chevaux. Les SauV s,-jde cette Province sont de la Nation des Cuicas, quo/ fl ;y ait quelque disserence de langape. C’est un Peupl® paime à combattre. Ils fe fervent d arcs,de flèches, de ^fuës & de pierres, & la plupart font rqangeurs de C ^ âl cspî'maine. Quelques-uns qui ont été domptez par lesgnols vivent plus humainement, & leur payentmays qu’ils portent jusqu’à la ville. * Laët, Descr. daOccid. liv. 18. ch. 13. , , \%
TUDDERT. Bourg ou village d’Alemagne dan»^,Westphalie , en Latin Tuddertum. Les Géographes le Pnent pour l’ancienne Tbeudurum. 11 est situé fur le R ^dans le Duché de Juliers , prés de la petite vilsotard.* Maty , Ditt. de Holl. 1701. 0 ì
TUDE ouiyáf. Les Auteurs Latins donnent ce nTuy, ville d’Espagne dans la Galice. zii
TUDELLA. V ille du Royaume de Navarre, utU ^bord de l’Ebre,& adossée d’une petite montagne ou ^bí'Château. Ses rues font étroites, désagréables, St pep Atées, quoyque la grande Eglise soit assez belle. u s