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Tome III. [P - Z.]
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des montagnes. Les Rois du Perou y avoient autrefois uneForteresse avee garnison pour contenir les Peuples voiíìnsdans leur devoir, & particulièrement ceux de Fille dePurça. * Laët, Désir, des indes Occid.hv. io. ch. ij.

TUMEN. Ville de la Sibérie , lìtuée fur une riviere dumême nom qu’on appelle aussi T ura, environ à cinquantelieues de la ville de Tobols vers le Midi Occidental, enLatin Tumena. Elle est d’un assez grand circuit, & envi-ronnée de remparts & de murailles. Les habitans font laplupart desTartares qui s’y font établis, & qui à cause dugrand negoce qu’ils font en d’autres Pays, sont obligez depayer tous les ans tribut au Grand Duc de Moscovie. C’estun Peuple dont les maniérés font fort honnêtes, 3 c qui a letalent de Raccommoder a Fhumeur des diverses Nations,avec lesquelles il a établi commerce. * Adam Brand, Voyagede Moscovie a la chine.

TUNBRIDGE. Ville d’Angleterre dans le Comté deKent, en Latin Tonbngmm. Elle est à quinze milles dt Ro-chester , à vingt-cinq de Londres, & íituée fur la rivierede Meduvay, avec un Château bâti par Richard de Clare,qui Feut par échange pourBrion en Normandie. Gode-froy son ayeul, Iris naturel de Richard premier Duc deNormandie étoit Comte d’Aux & de Brion, 3 c après qu’oneut long temps débattu la posseílìon de cette derniere Pla-ce, Richard au lieu du Château qu’il demandoit commeíuy appartenant, eut en Angleterre le bourg de T un brid-ge. On tient que Fétcnduë de Brion qui étoit d’une lieuëfut mesurée avec un cordeau , & qu’on mesura un pareilespace àTunbridge pour le donner au lieu de Brion. Tou-tefois le fond de ce bourg ne laissa pas d’être tenu à hom-mage par fes Successeurs Comtes de Glocester, à conditionque les Sénéchaux & leurs enfans prêteroient assistance auxArchevêques deCantorberi quand ils en feroient requis.* Atlas.

Maty dans son Dictionnaire met la ville de Tunbridgefur la riviere de Tun, aux constns des Comtez de Surrey& de Sussex.

TUNCHAM ou T ungebang. Ville de la Chine, troisièmecapitale de la Province de Xantum, à six lieues ou environde Xantfui. Elle a pris son nom de la lignée d’ivena. Cellede Hana Fappelloit Ciyn , celle de Tanga Pop’ing , & celledeSunga Pocbeu. Une partie de son territoire étoit autre-fois soumis aux Rois de Ci, & deux autres à ceux de GueiSc de chao. Elle a dix sept autres villes fous ía dependan-ce, fçavoir T angye, P op'mg, Choangping , Kieu, Sin, Cingpm,Ken,Lincmg, Quontao, Ciatang, Gen , Hiacin , Vuitbing , P o , Fang,Qupnching Sc Chaning. Tuncham est une ville tres-forte,défendue d’un grand nombre de bastions, de tours & demachines de guerre. II y a deux rues fort larges' qui la sé-parent en quatre , au milieu dcfquelles est un magnifiquebâtiment élevé fur quatre arcades. La ville est auífi muniede plusieurs bonnes portes , dont chacune a de forts bas-tions fans les pointes qui flanquent la courtine des murail-les. On voit au côté Septentrional une eau fort large quiembrasse toute la ville. Cette eau est couverte d’un pontqui a cent trente-fept pieds en longueur & accommodefort lés habitans. Du côté Méridional de la même ville,on trouve un fauxbourg, qui pour la multitude de fes ha-bitans, pour la magnificence de fes bâtimens & la grandeurdu negoce, pourroit passer pour une seconde ville. Versl’Orient de Tuncham les Chinois montrent une pointe defer, qui a vingt pieds de hauteur & plus d’une brassee &demie d’épaiílêur. Ils disent qu’elle tut trouvée il y a plusde sept siécles dans le sépulcre d’un grand Seigneur , quiavoit perdu la vie en combattant pour défendre son Pays.La Contrée de cette ville est bade & plate, fort fertile entoutes fortes d’animaux, d’arbres, de fruits 3 c de grain. Lesvers à foye y en filent quantité. * Ambassade des Hollandais dlaChnie, ch. 42.

TUNETUM. Nom que les Auteurs Latins donnent àTunis, ville d’Afrique, capitale du Royaume de ce nom,qu ils appellent Tunetanum lugnum.

TUNGCHUEN. Ville de la Chine, la premiere & laplus considérable des Citez que l’on compte dans la Pro-vince deSuchuen. Elle a sept petites villes fous fa dépen-dance , íçavoir Xehimg, fentmg, Cbunki.mg , Suirtmg, Fungki ,Sango & Lochi. Son territoire est extrêmement fertile, àcause des diversos rivières qui l’arroíent. Ce ne sont queplaines & rases campagnes presque partout. L’air y estfort soin. Si l’on y trouve quelques montagnes ou colli-nes, elles font cultivées pour la plupart & peuplées de gros

bourgs. II y a de tous cotez beaucoup de châtaignes &prunes avec des roseaux à sucre. Prés de cette ville on vole mont deTungqtwn , célébré pour le cuivre qu’on en tn •Celuy de C icpusn est remarquable pour les bois, les eauxl’admirable carrière desp:erres précieuses qu’on y trouve** Ambassade des Hollandais d la Chine, ch. 52. <

TUNG 1 N. Ville de la Chine, sixième capitale deProvince de Quticìitu. Elle commande à sept Fortereih■>qui font Sengki , Tik >, t am aux an , Vlo, Pingten , Pingp an .Pmgcbaì. Ses montagnes abondent en or & en cuivre, p rincipalement proche de Tiki. Celle de Tang sert de remp 3 ^à la ville. Celles de Tnngiai & de Pechatig font couvertesbelles forêts, & celle de Venpi pousse fes sommets au dell|,des nues. Ceux qui demeurent dans ces montagnes s a PPquent à la Justice, à l’honnêteté & aux bonnes mœurs, 3lieu qu’on n’y voyoit rien auparavant que de perfide#sanguinaire. Proche du Fort de p-ngten il y a une sout»^ne, qui par une même ouverture jette des eaux claire 5des eaux troubles en même temps Ces eaux fe fép are .rauffi-tôt au pied de leur source, & forment diversruiseaux. * Ambassade des Hollandais d la Chine , ch. 52. , ;

TUNGLING. Ville de la Chine, dépendante de L» 1 'cheu, treizième capitale de la Province de Namdn. Best située à quatorze ou quinze lieues de la villeen un lieu fort agréable, entouré de monts & de colh° ^Elle est bâtie d’une telle sorte, que son plan repreíëiss e ^forme d’un trefle. Quoy qu’dle n’ait que demi-lie ue -.circuit,cette petite étenduen’empêche pas qu’elle ne* ,fort marchande , à cause de la commodité & de la fe^ cede son havre , où les Mariniers fe mettent à couvert ct®qu’ils font menacez de quelque orage. Ce Port est déft 11 ..d’un fort bon Château, qui regarde fur toutes les aven 1de la ville & de la riviere. 11 y a en cet endroit beauÇ 0 fde brisons Se de falaises. La montagne de Hing abonda* 1en abricots est fort proche de Tungling. * Ambaff^ 1Hollandais d h chine, ch. ZZ.

TUNGPING. Ville de la Chine dépendante de cC ^d’Yengcheu , seconde capitale de la Province deXantu 'Elle est voisine d’une montagne tellement mêlée de f° sA de champs, qu’elle ressemble à une tres-bellepewB^'ce qui fait que les Chinois la comparent au Damas ç>u ^ta fêta s de fleurs. * Ambassade des IIolLindois d la chine ,

TUNGRAN. Royaume d’Aíie dans les Indes. B ^voisin de celuy de Pegu, 3 c riche en plomb & en Jaq ue 'Davity.

TUNGUSIE. Région d’Asie dans la grande T& rtir, jêappellée aufísTmgo'éJie & T ongufie. Sanfon la place autourla riviere de Jenifea ,& l’étend jufqu’à celle de Pisid 3jusqu’à l’Ocean Septentrional. Witscn qui passe Pp lI f \gGéographe tres-exact, la met entre le 108. degré # ^12$. de longitude, & entre le 60. 3 c le 67. de latitude» ^luy donne pour bornes à l’Occident la riviere de TujjS u tka ou d’Anagara, & celle de Jenilëia , depuis son conn u ^ cavec cette premiere , & cette borne sépare ce Pays d 3 £la Syberie propre. LaTungusKa Nifna,qui coule du L e . v . (ltau Couchant,au Midy des sources du Piasida,& qui ff l?i a ,au Jenifeia , le divise du côté du Nord du Pays de Pi 3 1 jjA l’Orient il a la grande riviere de Lena , dont le c 0 V irS T l i-du Midy au Septentrion , & qui sépare la Tungusie d ^’^Kagir & des Tartares nommez Olenn. Tungufi-, au M>dy 4Daurie & le grand Lac de Bayxal, où la riviere d’Au 3 8prend so source. II y a dans ce méme Pays plusieurs ^tagnes,dont l’une vomit des flammes. Celle-cy e ^ v£ í e s'riviere nommée Tunguska ìXifna. Les Moscovites en cchantdes martres-zibelines,& d’autres fourrures,y ol j

plusieurs Forts, & par ce moyen ils ont m.is les T ingoéj eSTungufes sous leur domination. * Maty, D;éï. de Holl-

Adam Brand dans son Voyage de Moscovie à la *7 •rapporte ces circonstances des coutumes de cette Na j tC’étoit autrefois un Peuple fort belliqueux, qui n 3 ^point été subjugué, & qui occupoit une fort grande e [ ^duë de Pays. II n’a plus fa liberté, ayant été soumis p 3 .^ ^Hrmes du Grand Duc de Moscovie, à qui tous les a» 5 ^

obligé de payer tribut. Les Tungufes font robustes # ^

faits de corps. Leurs habits, tant en Eté qu’en Hivet» ^faits de peaux crues jointes ensemble & de diverse* ^leurs. Us font tous vêtus de la même forte,hommes # (

mes, jeunes & vieux, & fous cet habit ils affrètent a (maniéré un air de magnisicence. Us supportent la ®° Ú sé'avec beaucoup de courage , & le font paroître , en ce ss ^tant encore jeunes, ils lé font coudre le visage en n 13