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Tome III. [P - Z.]
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V E N

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des Géographes qui disent que ce bourg est l’ancîenneValcum.

VEL WE ou Welaiv. Partie de la Gueldre nommée au-trement Qiurticr d’Arnkeim , à cause que la ville d’Arnheimest fa capitale, en Latin Veluvia 8 c T etrarchia Arubeimienjis 8 cArenacensis. Elle a été séparée de l’Alêmagne parla FoíseDrusienne. C’est un Pays couvert de seblounieres en quel-ques endroits, ainsi que de bruyères & de collines en d'ali-tres , principalement dans le milieu. Aussi est-ce une terreplus propre à en tirer des tourbes qu'à y semer du grain.

Le mot Veluve ou Velouve signifie la même chose que v.id &Orne. Vael , veut dire Couleur jaunâtre qui est entre leblanc & le rouge , telle qu’cst celle des terres incultes, &0 :ive vaut autant que Champ ou Prairie. La plus grandepartie de la Veluve ayant obéï autrefois au Duc de Brabantlut mise fous la Jurisdiction de Gueldre, dés le tempsd Henri de Nassau son troisième Comte, à qui elle fut don-née lorsqu il épousa Sinarda , fille de Godesiroy Duc deLorraine. Les autres villes de cette Contrée font Harder-tvicK, Elburg, Vageningcn & Hatten. * At ! as. Audi st, et.

VEMANlAou Vimana. Villeaucienne de iaVindelicie.

Les Géographes font persuadez que cette ville est celle duCercle de Suabe en Alemagne que son appelle aujour-d huy Wangm.

VENA on Menti délia Vena. Montagnes de la Carniole,er > Latin Vena Montes. Elles font fur les confins de slstrie,

®. u Midi du Lac de CzcrniCK , & font partie des Alpes Ju-liennesou Pannoniquesdes Anciens. * Maty , Dist. de lloi.

VENAFRE. Ville & Principauté du Royaume de Na-Psts dans la Terre de Labour , en Latin Ft» jrum. Elle estdans les montagnes à main gauche de I hiano, a cinq millesdes confins du Comté de Moîife, à dix de Saint Germain,duMontCaísin & du Garigliano, & à vingt de Capouëdont son Evêché est suffragant. Cicéron, St ra bon & PlineLpnt mention de Venafre, & Martial dit dans une de sesEpigrammes de sonziéme Livre ,

B oc tibi Camp.un sudav t Bar c* Ventjri.

E. D R. Nouveau Voyage d’Italie , Terne i.

VENAISSE ou comat Venaiffin. Pays qui appartient au.Eut Siégé , & qui est entre la Provence, le Dauphine , laûurance & le Rhône , en Latin Viniafuma _ Comtatus. OnCr oic qu’il a pris son nom de celuy deVenalque, qui en fut^tresois la capitale. Sa longueur prise depuis CivaillonNfqu’à Lapalus est de onze lieues, & fa largeur est de six** la prendre depuis Avignon jusqu au de la de Carpentras,qui est aujourd'hui h principale de ses villes. Les autresLontVaison, Cavaillon & lMsle fur la Sorgue. Ce Paysqui est un des plus agréables & des plus fertiles du Royau-me, abonde en fruits, cn vins, en grains & en huiles. Son^tendue étoit autrefois plus grande. H fut démembré du

Royaume d’Arles vers fan 946. èc forma la Provence Oc-cidentale, appellée autrement le Marquisat de Provence ■ Fay-dide, fille de Gilbert, Comte de Provence,le porta en dotEt> inz, avec la moitié de la ville d Avignon à Alphonse,Comte de Toulouse. Raimond le Vieil en ayant été dé-pouillé , à cause qu’il avoit pris le parti des Albigeois, lesEtats furent donnez à Simon, Comte de Montfort, qui enLt hommage à Philippe Auguste. Raimond le jeune y rentra aprés la mort de ion pere, & par le Traité de Paix deR-8. il céda à Saint Louis toutes les Terres qu’il possedoitdans le Royaume au-deça du Rhône,& au Pape toutes cel-Es qui luy appartenoient au-delà. Le Pape qui retenoitl oûjours le Comté Venaiísin, ne le restitua à la priere deS. Louis, qu’à condition qu’il retourneroit au Saint Siégé,L la postérité de Raimond venoit à manquer. Jeanne lafille étant morte fans enfuis, Philippe le Hardi pouvoitréunir ce Pays à la Couronne en faisant valoir fes droits.Cependant il en rendit la plus grande partie au Saint Siégéqui en a toujours joui depuis.*Audiffret, Geogr. anc»&moiRj ige de France <y d’ital e sar un Gentilhomme Anglais-

VENANTODUNUM. Ville ancienne de la BretagneCiterieure. C’est celle d’Angletcrre qui porte aujourd nuiE nom d ’Huntiníion.

VENARIA. Iste que les Anciens ont connue fous ce’Rim. Les Géographes croyent que c’est celle de la mer de^nes, qu’on nomme aujourd’hui Palmaaa.

v ENASQUE. Ville ancienne, qui fut autrefois Epis-copale Sc capitale du Comté Venaiísin, en Latin F mi &

Cette vise n’est plus aujourd’hui qu un petitouig fi tll £ ^ rivière dc Nafque , à deux lieues deaipentras, q u i soy a succédé en toutes fes Dignitez.

VENASQTJE. Bourg d’Eípagne dans le Royaume d’A-ragon, en Lati nVenafca. II est lìcué furla rivière d’Effera,vers les confins du Comté de Foix & du Rouílìlîon, à qua-torze lieues de Ralbastro du côté de l’Oricnt.* Maty, D;st.de Bell. 1701.

VENCE. Ville Episcopale de Provence. Elle est situéeà trois lieues de Grasse au bas d’une montagne entre deuxpetites rivières qui sc vont rendre dans la mer à deux lieuesáe là. Son Evêché est suffragant de t'Àrchevêché d’Am-brun , Sc la Cathédrale est consacrée à la Vierge. U y adans son Chapitre un Prévôt, un Archidiacre, un Sacris-tain, un Théologal & cinq Chanoines. Le Diocèse dcVence est séparé du Comté de Nice par le Var ; du Dio-cèse de Grasse, par la petite rivière du Loup ; de celuy deGlandeves, par la rivière de Storory , & de celuy de Fré-jus, parle Callianez. On n’y compte que vingt trois Pa-roisses, dont il y en a trois dans ìe Comté dc Nice. Le Do»maine Temporel est partagé entre l’Evêque & le Baron deVence , & comme l’étenduë de ce Diocèse est tres petite,le Siégé en avoit été uni avec celui de Grasse, maison i’ena séparé depuis. Saint Eufcbe est Je plus ancien de fes Evê-ques , & Saint Lambert & Saint Veran ont été au nombrede ses Successeurs. M. Godeau de l’Académíe Françoise,aussi illustre par fa pieté que par les écrits, qui font renduun des plus grands ornemens du siécle passé, a été Evêquede Grasse & de Vence. II mourut le 2i. d’Avríl 1672.Vence est le Vidantiorum de Pline, dite Ventium , Vcncia ouVincitnfi’im urbs. Cette ville fut autrefois fort considérable.Elle appartenoit aux Nerulìens. Les Romains voulantconserver un passage dans les Alpes, la firent fortifier, 8 clong-temps âpres Auguste Ja comprit dans la Viennoisequatrième,qu’on appelloit autrement la Province des Al-pes maritimes.* Atlas. Audiffret.

VENCHEU. Ville de la Chine, onzième capitale de laProvince de Chexiang, en Latin F enchenm. Elle est bâtisdans un lieu fort marécageux, & voisin de la mer qui porteson flux & son reflux jusque dans ses murailles. Les habi-tans qui font en grand nombre y font un trafic considéra-ble. Ils sont tellement addonnez aux femmes , qu’ils esti-ment ceux qui osent ravir les filles , & qui leur font vio-lence à la vûë de tout le monde. Les Gouverneurs qui onttâché de remedser à cet abus > n’ont encore pu cn venir àbout, tant ce Peuple est abbruti. Les petites villes qui dé-pendent de Venchcu, font Xu,gan , Locmg , Pingyang & 14i-xnn. * Amb.tjf id’ des H sllaniois a, la Chine , ch. ; r.

VENDENIS. Petite ville de la Turquie en Europe,nommée autrement Raven c^en. Elle est dans la Servie, àdix lieuës de Zcnobicz furla rivière d’Ibar, au Midi Orien-tal de Sctnendria. * Maty , Dstï. de Holl. 1701.

VENDENSIS TRACTUS. Nom Latin deVandalie»Contrée du Duché de Mecklenbourg dans la Basse Saxe.

VENDOMOIS. Pays de France dans la Beauce, ayantle Perche auNord , le Blaifois à l’Orient, la Touraine auMidi & le Pays du Maine à f Occident, en Latin VmdocineufisAgcr. 11 portoit autrefois titre de Comté. Adele d’Anjou,petite fille de Bouchard le Vieil, qui en fut le premierComte, le porta en dot à Bodon dc Nevers, pere de Bou-chard II. & Euphroiìne, sœur de Bouchard III. ayantépousé Geoffroy dePriiilly le fit passer dans cette Maison.Jean de Bourbon , Comte de la Marche, qui avoit épouséCatherine, sœur unique de Bouchard IV. mort sans enfans,en hérita, & fut pere de Louis Comte de Vendôme,GrandMaître de France fous François I. Charlesde Bourbon, filsde François & de Marie de Luxembourg, Comtesse deS. Pau, fut Je premier Duc de Vendôme, & eut pour filsAntoine de Bourbon , pere de Henri IV. qui en 1598. 1®donna à César son íiis naturel. II y a le Haut & Bas Ven-domois. Vendôme est fa capitale. II n’y a dans le Bas queMontoive fur le Loir , en Latin Mohj Aureus. * Audiffret,Geogr. Tome a,

VENÛOSME. Ville de France dans la Beauce, capitaledu Vendomois. Du temps des anciens Romains, ce n ctoicqu’un Château qu’ils nommoient Vmdocinum , & q U i C ntradepuis dans le partage des Rois d’Orleans avec la Provinced’alentour, tant que le Royaume de France fut partagé.Ainsi au rapport de Grégoire de Tours, Contran deman-dant au Roy de Paris le rétablissement des Places qui íuyétoient duës, llfut a.reté d’un commun accord & ferme délibe*ration entre eux , que les úuiceaux de Dunois & de Vendosme , &tout ce que le- Roy Cherebert avoit tenu és terroirs d’Ejîampis &de Ú.Aitres , fcrfit & demeurèrent en perpétuelle pojfejjìon de