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Gontran & de ses Successeurs. Les Comtes d’Anjou qui ontensuite possédé Vendôme , en ont augmenté le lustre pardivers embellissemens. Sur tout Geofroy ou GodefroyMartel s’y étant retiré avec-Agnés de Bourgogne son épou-se , durant le régné de Henri 1. Roy dc France, y fît bâtirune Abbaye en shonneur de la Trinité Fan 104a.cn mé-moire d’une vision de trois Etoiles qui Iuy avoient p rutomber dans une fontaine voisine. II y mit des Religieuxde S. Benoît, tirez de FAbbaye de Marmonstier,& nonfeulement il la gratifia de plusieurs prérogatives, maisaustî il Fenricnitdela précieuse larme que Nôtre Seigneurrépandit sur le Lazare. II Favoit apportée d’Outremerdans un petit vase, qui isavoit ni soudure ni ouverture, &qui étoit blanc par dehors comme cristal. Cette Abbaye estassez connue par plusieurs Abbez illustres qui Font gou-vernée, & plus encore par Favantage qtfelle a de n êtresujette à aucun pouvoir.Episcopal,outre que le Pape In-nocent III. luya accordé ce privilège particulier,que qui-conque en seroit pourvu, se pourrolt qualifier Cardinal dutitre de Sainte Prisce. Agnes, femme de Geofroy, Comted Anjou , fonda austî att même Château FEglise Collégialede Saint George , avec le titre de la chapelle le Comte. Lan1,563. les Images y furent renversées par les Protestans, quiabbattirent Jes Autels, & rompirent les Tombeaux de laMaison de Vendôme. Henri IV. étant à Châteaudun , en-voya en 1586. sommer Vendôme qui tenoit pour les Li-guez. Sur le refus de fe rendre, il fit battre premierementdeux tours du Château,& bientôt a prés les Soldats y entre-rent. Ceux du dedans ayant pris Feffroy fe sauvèrent dansla ville , où ils furent suivis de íî prés, que les troupes duRoy y entrerent pêle mêle avec ceux qui s’y í'auvoient.Elle fut pillée, Sc le lendemain le Roy en ayant fait sortirtous les gens de guerre , permit que les habitans retour-nassent en leurs maisons, fans qu ils pussent être pris nirançonnez. 11 remit tous les Ecclésiastiques dans leursCharges, & beaucoup plus paisiblement qtFils iFavoientété du temps que la ville étoit occupée par ceux de la Li-gue. Vendôme est fur le Loir , à sept lieues de Blois , àneuf de Châteaudun Sc d’Amboife , Sc a pris son nom desVindociniens,Peuples de la Gaule Celtique qui dépendoitdes Carnutes. II y a un Collcge de Peres de FOratoire &quelques Maisons Religieuses..Cette ville fait un grandtrafic par tout le Royaume. LeVendomois, qui a titre deDuché, fe fait une gloire d avoir donné la naissance à Pier-re de Ronsard, Gentilhomme de fort bonne extraction, 3 cl’un de nos premiers Poètes, quinâquit Fan 1j24.au Châ-teau de la Poflonniere. * André du Chêne , Antiq.des Vdlesdc France.
VENDRE ou Port Vendre. Bon Port de mer à la Francedans le Roussillon,à une demi-lieuë de Collioure, &àdeux lieues de Beziers sor la côte de la Mediterranée, enLatin Veneris Portus. Ce Port a été creusé , bâti & terrassépar les ordres de Louis !e Grand, Sc Fon continue d’y tra-vailler, afin qtsil puisse servir aux grands vaisseaux. LesGalères de Sa Majesté, y entrent souvent, & elles y sont àflot Sc en seureté. Rentrée de ce Port est défendue par ungrand bastion muni de seize pieces de canon en batterie.La nuit on allume le fanal fur une haute tourelle élevéedans ce bastion. Le bourg de V, ndre, en Latin Veneris Vicus,esta Fembouchûre de FAude ; & environ à deux lieues dece bourg du côté dc FOccident, on voit l’Etangde Ven-dre ou de Capestan, q u son nomme en Latin Veneris Stagnum.*Maty, D;ct. de Hall. 1701. Mario ns manuscrits.
VENEDES. Peuples anciens de la Sarmatie Européen-ne. Us habitoient le Pays quson nomme aujourd'hui Li-thuanie, Sc furent divisez en Carpiniens, Phinnicns, Galin-des, Sudeniens, Sc autres. * Audiffret, Geogr. Tome 1.
VENER. Lac de Suede, le plus grand de tous ceux dece Royaume,en Latin Venerns Lotus. 11 s’étend entre laProvince dc West Gotland qui le termine au Sud 8 c auLevant, celle de Vermeland au Nord, Sc celle de Dalie auCouchant. Sa longueur est de vingt-cinq milles, & fa lar-geur de quatorze, à Fexception d’un endroit au milieu quiest entre Lecko & Luro, ou il en a feulement cinq. 11 re-çoit vingt quatre rivières , Sc renferme plusieurs Ifles,parmi lesquelles on compte celles de Lecxo, d’Yrno, deBodand , de Balsteen, d’Hamtrsero, d’Arno, de Silfwcrden,d’Asparn , d’Onso , de Dillo , deBreno , de Torszo & deRalstoya. Les lieux les plus remarquables que Fon trouvefur ses bords sont Lidxoping, Mari-Stadt, Brette,Carlstad,Hio-& Venerlborg. Csoít à Fendroit où cette ville est
[ située que le Lac Vener fe décharge dans la rivière ^j Gautalwen , qui va porter ses eaux dans la Manche de D a 'nemarcK. ,
VENERSBORG. Ville de la Province de Westgotlanen Suede. Les Latiqs la nomment Venerberga Sc Brett a- E* eest bâtie depuis uh siécle des ruines de la ville d’Ohmasi >sor la rive Occidentale du Lac Vener. Cette ville est a “ epeuplée , & a un Château pour défense.
VENERIE ROYALE. Masson de Plaisance qui appa-rient au Duc de Sivoye, & quin’est éloignée deTurin q uede trois milles. Elle est entre les rivières du Po, de la StussSc de la Doire, qui font une situation fort propre pour I ecanaux , les étangs, les fontaines & les ruisseaux , qui pfP'dent ce lieu un des plus agréables du Pays. Tout le bah'ment consiste presque en un seul.pavillon , avec plufieuôcours palussadées de plus de deux mille cornes de cerf. s echambres sont ornées de belles peintures, & dans la filsont les portraits de plusieurs Dames toutes à cheval com'me pour aller à la chasse. L’an 1693. un détachement d £troupes Françoiíes brûla Sc ravagea une partie de cettebelle Maison de la Venerie, tandis que le Duc de Sa vs>} cétoit devant Pignerol. * Jouvin de Rochefort, Voyage d R*'lie &de Maltbe. Memo.resó 1 Plans Géographiques 1698. f .
. VENETES. Peuples anciens de la Gaule Celtique. 1habitoient la Bretagne , aujourd'hui Province de France»Sc leur commerce les rendit plus puiílans que les Nannet £S >les Rhedons, les Diablintes, Sc autres qui occupoient 1même Pays. * Audiffret, Geogr. Tome 2. . .
VENETIZE. Nom que les Auteurs Latins donnent a j*ville de Veqife &à celle de Vannes en Bretagne. Ptolem £eappelle cette derniere Dariorgum Vcnetouim. ,
VENEZARES. Peuples des Indes dans le Royaume dCuncam, qui vont acheter le bled & le ris que Fon a PP°["te au Marché dans les villes une fois la semaine, p° llI Wrevendre dans Fíndostan & dans les autres Provinces vonnés,où ils fe rendent avec des Casilas ou Caravanes de cinqou six, Se quelquefois de neuf ou dix mille bêtes de somm £ >avec lesquelles ils emmenent leurs familles, & particulierrement leurs femmes qui manient Farc & la flèche auadroitement que les hommes. Par ce moyen.ils deviennesredoutables aux Ralboutes, qui ne les ont jamais osé atta £quer , non plus que les Couliers qui volent impuném £les passans, parce que les Rajas qui devroient faire pu°ces voleurs les protègent. * Mandeílo, Voyage des l»d e ’ÌV 9 < 2. . i*
VENEZUELA. Province de FAmerique Mendionsen Latin Venetiola. Les Auteurs Espagnols disent q ue ^nom qui signifie , Petite Venise , luy fut donné , à eauqu’Alphonse de Oieda y étant venu des premiers y1499. y trouva un village d’Indiens, dont les masioétoient élevées sor des arbres & des poutres dans l’eau mme à la maniéré dc Venise , qui est bâtie sur la mer > esorte qu’ils alloient de la terre-ferme dans leurs mail 0sor des ponts de bois, qui donnoient austî communies 1 .de l'une à Fautre. L’an 1528. les Velfers Bourgeois d A ubourg ayant obtenu cette Province en don de 1 Emp e f eCharles-Quint, à qui ils avoient rendu de grands F erVlC ^éy envoyerent des Alemans qui la trouvèrent fortpeuphde Sauvages, mais comme leur dessein étoit plûtot Zfaire bien leurs affaires, que d’y former quelque R e P .que en y amenant des Colonies, leurs Ofliciers les tras^rent avec une telle inhumanité,, qu’ils en détruisirent ^sensiblement un tres-grand nombre, ce que firent aulsi .leur côté les Espagnols qui étoient dans le Continent víin, ou qui habitoient les Ifles de la Marguerite Sc de Cogua. Aujourd’hui les limites dc Venezuela, qui étoit 0 ^née auparavant de Maracapana du côté de FOrient ScCap de la Vêla vers FOccident, & qui s’étendoit enselon le cours de la côte environ deux cens lieues, comencent depuis les frontières les plus éloignées de laNtfovelle Andalousie, ou de la Serpa, ou même de GuianÇ 1ques au Gouvernement appelle Rto dc la Hacha. Ainsia cent trente lieues de longueur entre l’un & Fautre Overnement, & quatre-vingt de largeur, où elle en a fi p ^juíqu’au nouveau Royaume de Grenade. Le Pays a ^°r sll -cen toutes sortes de betes sauvages , Sc la chasse y £ "belle. La riviere d’Unare qui est extrêmement poiflp"^^fe, a causé autrefois de grandes guerres entre les diveNations de cette Contrée, pour les limites de leurs P e \j u *La tefre y est fort fertile en grains, & on y moissonnefois Fan née. Elle abonde austî en pâturages, qui ^ os)1 ] i£ u