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deux lieues des confins de la haute Auvergne & à sept deTulles, en Latin Ventadurea , Ventadormn 8 c Ventadorna. Elleest située fur la riviere d’Oiiefle, & fut érigée en Duché
E ar le Roy Henry III. Tan 1578. en faveur de Gilbert deevi III. du nom Comte alors de Ventadour,qui s’étoitsignalé durant les guerres civiles, 8 c qui avoit épousé Ca-therine de Montmorency, fille d Anne, Connétable deFrance. La même Ville sc Terre de Ventadour furent éri-gées en Duché & Pairie par le même Roy en 1589.* Au-aiffret, Geogr. anc.& moi. Tome. z.
VENTAVON ou Ventamon. Bourg ou village de Fran-ce dans le Dauphine, en Latin Ventavomum. II est situé furune colline à trois lieues de Sisteron vers le Nord. On voitfur la Durance à une demi lieue de ce bourg les masu-res d'un vieux Château , avec plusieurs petites maisons.Ce lieu est appelle Alamon , & plusieurs croyent que ce fontlesrestecde l'ancienne AlabuntU.
VENTIMILLE ou Vintimiglia. Petite ville d’Italie dansl’Etat de Genes, en Latin Albmtemedium , Intemelium , Vintï-ntilhm 8 c Albium Intemelium. Elle est située fur la côte,à deuxlieues de la ville de Monaco vers 1 Orient.Ventimille a uneCitadelle & un Evêché suffragant de Milan. *Maty, Dift.de HoU. 1701. Voyez, Vintemille,
VENT 1 UM & Vencia. Les Latins appellent ainsi Verne ,ville de Provence avec titre d’Evêché. lis lanommentauffiVinctenfittm Vrbs.
VENTOSA. Ville d’Efpagne en Aragon. Elle est situéefur la frontière du Royaume de Valence.* Davity, 4 r<ígoB.
VENTOTIENE. Petite Isle de la mer de Toscane ,en Latin Be»Mfct».i,anciennement Parthenope. Elle estdefer-te , & située vers la côte du Royaume de Naples, à septlieues de la ville de Gaiete. * Maty , Dift.de HoU. 1701.
VENUS 1 UM ou Venofia. Lieu ancien d’Italie du côtéde la Pouille , où fut une Colonie considérable des Ro-mains. II est renommé pour avoir_été la Patrie d’Horacecélébré Poète Latin, qui naquit soixante 8 c trois ans avantf Ere Chrétienne, fous le Consulat de L. Aurelius Cotta,&deManlius Torquatus. II avoit pour pere un fils d’Afran-chi, qui prit un grand foin de le bien faire élever à Rome.Son esprit & son mérité luy acquirent la bienveillanced’Auguste , & famitié particulière de Mecenas son Favori,qui le combla de bienfaits. Cet avantage luy fit mener unevie fort douce, comme il nous l'apprend en plusieurs en-droits de fes Ouvrages. II eut Tailleurs quantité d’illustresamis, & finimitable Virgile fut de ce nombre. II étoit su-jet à une fluxion fur les yeux , qui fobligeoit de fe servirde collyres, & il avoit les cheveux gris dés sage de 44.ans. II rfen avoit que 57. lors qu’il mourut,selon la remar-que d’Eufebeen fa Chronique. Ce fut fous le Consulat deCaius Marciùs Cenforinus & de Caius AsiniusGallusd’an747. de la fondation de Rome. Quintilien dit qtf entre lesLyriques,Horace est presque le seul qui mérité d’étre lû,parce qu’il s’éleve tres-fouvent,& qu’il fe soutient en beau-coup d’endroits par un naturel charmant & par des agré-mens continuels. Venusium s’appeîle présentement Venofa.C’est une ville de la Balilicate, Province du Royaume deNaples.
VERA. Riviere de Grece qui coule dans la Macedoine.Elle baigne Afera , & fe décharge dans le Golfe de Saloni-chi, entre la ville de ce nom & f embouchure du Vardari.Cette riviere qu’on appelle autrement Verataferòc Caltco.eíïcelle que les Anciens ont nommée Ecbedam & cbidom. *Maty, Dift. de HoU. 1701.
VERA. Petite ville d’Efpagne. Elle est située fur la côtedu Royaume de Grenade,à dix lieues de Carthagene versle Couchant, & prise par quelques Géographes pour l’an-cienne Vingt. D’autres la confondent avec ÏVm ou l’Vrce dePtolemée.
VERA CRUZ. Ville de la Nouvelle Espagne dans l’E-vêché de Tlafcala. Elle est à dix-neuf degrez ou environde la Ligne vers le Nord , à soixante ou soixante & cinqlieuës de la ville de Mexique, & la mer n’en est éloignéeque d un quart de lieue. On tient qu’elle est habitée deprés de deux cens familles d’Efpagnols, dont la plupartfont Mariniers ou Facteurs, qui reçoivent les marchandi-ses que l’on apporte d’Efpagne, & qui chargent celles duPays dans les navires. La ville de VeraCruz est estiméefort mal laine, à cause qu’en Hiver le vent Sud Est ou Sud-Sud-Est y fouflant le plus souvent,l’arrofe de grosses pluyesdepuis le soir jusques à minuit, 6c que le Soleil y est fortardent dés lc grand matin jusques au soir , outre que la
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ville étant bâtie siir un fable fort menu, ce fable s’abreuvêd’une humeur fort abondante ,qu’attire le Soleil quand 1s’éleve, la dissolvant cn vapeurs fort chaudes, qui etanéparfes entrent dans les navires & offensent le cerveau- l> eBourgeois pour maintenir leur santé, après avoir dechaig& rechargé les navires à quoy ils font occupez dep 111Avril jufqu’en Août, le retirent autre part loin de E& fur tout les femmes quand elles font grosses. C est eque portent les Relations de ceux qui ont écrit des ^de la Nouvelle Espagne, lors que V-ra Cru z étoit à cinqlieues du Port. Elle est aujourd’hui placée vis à vis dmême Port, que l’on appelle S, Juan de Dilua, d’une pctffIfle presque aufli basse que l’eau de la mer , dont elle equelquefois toute couverte quand la marée est fort groltf'Cette Ifle ceinte de rochers & de basses du côté de la mc r >pour la plus grande partie, n’est séparée du Continent adevant duquel elle est placée , que par un détroit qui npas grande largeur. Elle ferme le Port de fa partie ant^rieure , c’est-à-dire, du côté qu’elle regarde la terre, °elle a un mur de pierres élevé dés les fondemens, ayant 0longueur avec les FSrts prés de deux cens perches de d>pieds chacune. La mer est profonde de quatre brasses aipied de ce mur, de forte que les navires de charge en ap'prochent de si prés, qu’il est aisé de sauter dessus. A cni"que bout de ce même mur, on a bâti une Forteresse ,Roy d’Efpagne y entretient une garnison de cent c>mquante Soldats. La terre-ferme qui est vis-à-vis n’a aucunarbres proche du rivage , mais quand on a marché pat 1plaine une lieuë ou environ , on trouve des bois fort épj* 1où il y a quantité de bêtes sauvages. C’est fur cette plfm eque la nouvelle ville de VeraCruz a été construite. E 1 .a de longueur mille deux cens perches. Ce lieu s’appeU 01Buytron auparavant, d’une montagne qui s’y trouve vetl’Óiiest. Le nom propre de cette vide est Saint feartVllua, se elle a été appellée VeraCruz ,, à cause du vieU*havre de la Vraye Croix, qui est à six lieuës de celui-css’& qu’on a nommé ainsi parce qu’il fut découvert le j 011du Vendredi Saint qu’on adore la vraye Croix, ce qui 3 Eriva l’an 1519. Cette ancienne Vera-Cruz est située au botde la mer. Les Espagnols qui conquirent les premiers cePays-là avoient dessein de s’y établir ; mais n y trouva 11point d’abri pour les vaisseaux contre la violence des ve ntdu Nord, ils l’abandonnerent pour venir à Saint Jean “.Dilua,où ils font aujourd’hui, ajoutant à son nom cel ude Vera Cruz,.* Laët, Defir. des Indes Oic d.liv. 5 ch.iS- ,Dampier,dans son Supplément des Voyages autour dmonde, z. part. cb. 5. parle à peu prés en ces termes d cville de Vera Cruz, qu’il met au fond de la Baye deM cX . Jque, à la pointe ou au.côté qui est au Sud-Oiiest, car .terre s’étend jufque-là versl’Òiiest, où elle tourne enss'îdu côté duNord. II y a un bon Havre devant cette Pl * c 7formé par une petite Iíle , ou plutôt par un rocher q ul ^trouve justement à son entrée, & qui le rend fort commode. C’est-là dessus que les Espagnols ont bâti un assez boFort qui commande ce Havre. II y a des anneaux de Rattachez à fes murailles, qui fait faceau Havre pour y Pf.fer les cables des vaisseaux , qui n’y font pas en feuretel’ancre en certaines faisons de l’année, pendant lefq uel *fles vents du Nord soufflent avec une grande violence-Port est appelle Saint fean deVlloa , & les Espagnols do®nent fort souvent ce même nom à la Vera cruz.. Cette v)1 ,est une Place d’un fort grand commerce. Aufli fert-elRPort à celle de Mexique & à la plus grande partie des g ran gdes villes &des bourgs de ce Royaume. On y débaF] utoutes les marchandises de l’Europe , qui fe consume 11dans ces quartiers-là, & l’on en transporte les denrées dPays qu’on y amasse de toutes parts, outre que tous 1trésors qui viennent de Manilla dans les Indes Oriental »fe rendent paf Aeapulco à cette ville à travers le PE'Elle fut prise par les Boucaniers vers l’an 1686. sousconduite a un certain Jean Russel, vieux coupeur ^ e .°Lde Campeche, que les Espagnols avoient pris autrefoisenvoyé à Mexique où il apprit l’Efpagnol, ce qui lu^dojjna moyen de fe sauver à Vera C , 8 c aprés avoir étéché de cet endroit, il ménagea cette grande expedú 10 'II y a cinq lieuës de-là à la Vieille Vera cruz., à laquelle 0donna d’abord ce nom ; mais parce qu’on n’y avoit po 1 ^un bon Havre,on donna le même nom de VeraCruz, a ^ville qui le porte présentement. De la vieille VeraCfíi*qu’à Tijpo , il y a quinze lieuës ou environ. La côte s cteauNord 8 c auSud.