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trouble le cerveau aux hommes, & toutes fous l’écorce ouau pied des arbres dans des trous en terre, mais fans fairede rayons. Cette Province nourrit auíîî des lions qui dor-ment tout le jour dans des cavernes ou au haut des arbres,d’où ils descendent la nuit pour chercher leur nourriture.Ils sont legers, mais timides. Les Sauvages les tuent sou-vent , & mangent leur chair qui est blanche & assez bonne.II y a aussi des tigres, mais grands & sort dangereux. Entreles animaux à quatre pieds qu’on y voit, le plus grand estceluy que les Espagnols appellent Danta, 8 c les SauvagesB eon. II est semblable à un veau, si ce n’est qu’il a les jam-bes plus courtes 8 c les pieds articulez comme l’élephant.Ceux de devant ont cinq orteifils, 8 c ceux de derriere qua-tre. II a la tête longue , le front étroit, les yeux petits, lemuseau pendant & long d’une palme, les oreilles aiguës, lecol retiré, la queue couverte d'un peu de poil, & la peauextrêmement épaisse. Quand il est fâché il íe dresse, & ou-vrant fa gueule, il montre ses'dents qu’il a comme cellesd’un pourceau. II vit d’herbes sauvages, & fa chair n’estpas mauvaise à manger.
Le côté de la Province de Verapaz qui regarde l’Orientest entrecoupé d’un nombre presque infini de ruisseaux &de torrens qui descendent du haut des montagnes, & quis’étant assemblez en des canaux, font plusieurs rivières na-vigables. Ces rivières vont fe décharger dans un Golfelarge 8 c long,qui fe termine vers le Nord ou le Nord Ouesten la Baye de las Honduras. On l’appelle Golfu Dolce , à causeque fes eaux font douces, quoyque limonneufes. *Laët,J)efer. des Indes Occtd. liv. 7 cb. 7.
V E IL A W. Ville d’Alemagne dans la Stirie. Elle estsituée fur le Laufatz.
VERBANUS LACUS. Nom donné par les Latins auLac du Milancz appelle Lac M q or dans le Pays.
VERBERIES. Bourg de l’Iste de France situé fur l’Oife,en Latin Verbenœ 8 c Vermena.ll est entre Senlis & Compiegne,8 c connu par plusieurs Conciles qu’on y a tenus pendant leneuvième siécle , outre celuy qu’on y tint l’an 752.* Maty,Diiï.dcHoll. 1701.
VERBINUM. Nom Latin d e Venins ^ ville de Picardiedans le Thierache.
VERCEIL. Ville & Seigneurie d’Italie au Duc de Sa-voye. Les Latins luy donnent le nom de VerceUa. Elle estEpiscopale & sort ancienne, presque à la rive de la Sessia.La Cathédrale est dédiée à Saint Eufebe Evêque de cetteville,dont le corps repose en son Eglise,ainsi" que celuydu Bienheureux Amedée Duc de Savoye. Cette Eglise estsoutenue de quarante coiomnes de marbre,& on y con-serve un Evangile de Saint Mathieu & de Saint Marc, écritde la main de Saint Eufebe, qui vivoit dans le quatrièmesiécle. II est couvert de lames d’argent historiées ,& don-nées par Berenger Roy d’Italie il y a plus de huit cens ans.On voit aussi dans Verceil plusieurs Convens de l’un 8 c del’autre sexe, & les Jésuites y ont une fort belle Maison. Lepavé de l’Eglisc de Sainte Marie Majeure est de Mosaïque ;il represente l’Histoire de Judith. L’Hôpital est un desplus beaux & des mieux servisd’ítalie.L’Eglise de S.AndrédesChanoinesReguliers a deux beaux clochers fort remar-quables.Toutes les rues de Verceil sont belles 8 c larges,& ily a une grande Place dont les maisons sont f ûtenuës dePortiques.La Maison deVille & la Fontaine du milieu,ainsique le Palais du Gouverneur,font fes plus beaux ornemens.La grande quantité de clochers que l’on apperçoit en y ar-rivant la font paroître beaucoup, m.ús elle n’est pas peu-plée à proportion de fi grandeur. Verceil a fleuri sous lesRomains, 8 c depuis cette ville a eu differens Maîtres. Ellea été République, & elle a paslé sous la domination desDucs de Milan, & ensuite sous celle des Ducs de Savoye.La Seigneurie est un Pays bien peuplé & tres-fertile. II estentre le Montferrat, Ivrée & le Milanez. La ville de Biela&-celle de Santia sont de cette Seigneurie. * E. D. R. Nou~yeau Voyage d’taiie.Tomc I.
Verceil est une des Places les plus regulieres d’Italie.Ellea quatorze bastions tout revêtus. II y en a onze du côté dela terre qui sont égaux avec une fausse,braye qui prend àchaque angle de l’épaule, & couvre les deux flancs & lacourtine. Cette fausse braye est construite d’une façontoute singulière. La muraille en est mince, soutenue pour-tant par des éperons d elpace en espace & toute vuide.LesConnoisseurs y ont remarqué un défiiut de conséquence.C’est que le chemin ou la Banquette qui régné le long deson parapet» qui u’a que neuf à dix pouces dêpaisseur, J
est si étroit , qu’à peine un Soldat y pourroit mat»efes armes, ce qui feroit que n’étant capable que d urang, le feu ne pourroit être perpétuel pour la désem c ’qui est la feulé chose qui peut nettoyer le fossé, &chasser l’ennemi. D’ailleurs un Soldat blessé ne s’y P oUvant tenir , fe romproit le cou en tombant. Les Cavalierqu’on a laissez à quelques bastions étranglent aussi bea»coup le chemin le long de leurs parapets, Se dans qu e 'ques-uns il n’y a de l’eí pace que pour deux soldats de fronr*lis ont voulu s’acquerir deux faces par là , le rasant#fichant. Le côté des deux rivières est le plus fossile, taNpour la trop grande prolongation de fes lignes de défense,qu’à cause qu'il n’y a aucuns dehors qui en empêche»l’approche. On trouve aussi un défaut considérable au*deux bastions qui voyentee côté, dont les flancs sont pe f 'dus,& ne voyent point les faces opposées. On rcrnarqtjfencore une chose qu’on croit qui embarasseroit la désen* cqui pourroit être attendue de la fausse braye C’est ssiiecommençant à sangle de sepaule par une ligne continusqui prolonge la face du bastion, & cette ligne étant coffposée d’une simp e muraille fans terrasse , nullement à 1 e 'preuve du canon , la batterie qui verroit la face des d cuXbastions attaquez pourroit voir aisément Je bout de liss 10attaché à ces*deux faces,le ruiner lans beaucoup de peine»& de là empêcher absolument le secours qu’on pourroitattendre de ces flancs ensilez & ouverts. Ce qu’il y a de fo^particulier & que l’on voit peu ailleurs, c’est que plus <i edeux milles autour delaPlaceon ne fçauroit fe poster qu °. nne soit vu de cinq bastions à la fois & d'autant de dci» 1 'lunes. * Monoires & Plans Géographiques. 1698.
Cette ville fut prise l’an 1704. par les François q uCcommandoit le Duc de Vendôme. ,
VERDE. Etang de France qu’on trouve dans le Conaj cde Dunois. II est long de deux grandes lieues & largeplus de cent cinquante pas. Aimon le Moine en rapp° rteune chose merveilleuse. II dit que quand le Roy Chil^ e 'bert 8 c la Reine fa femme furent empoisonnées, ses ea» xéchauffées bouillirent d’une telle force, quelles jetteref 1 ®fur la rive quantité de poissons cuits.* Du Chêne, AuH’des Villes de France. -
VERDEN ou Ferden. Ville d’Alemagne dans la bal*®Saxe, avec un Evêché sous la Métropole de Maience.Voyez. Ferden.
VERDEN. Ville du Cercle de Westphalie en Asem^"gne avec une Abbaye qui la rend considérable , en Labs 1Verda. Elle est située fur la riviere de Rouie, deux sieU^au dessus de Ketwicx. Le Territoire dépend de l’Abbé,^l’étenduë en est assez grande.
VERDISO ou Verduit. Petite ville de la Romanis , estLatin Verchfuini.Les Géographes la prennent pour l’ancie 011 ?Ptrenticum. Elle est située fur la mer Noire-, entre SisoP 0 1& Stagnara. * Maty , Dict. de Holl. 1701. ,
VERDOGNA. Nom que les Auteurs Latins donnent aStrmfi , petite ville de la Morée. Ils l’appellent aussinia 8 c Tipania.
VERDON. Riviere de France qui naît dans les Alss^en Latin Vtrdonms fluvius. Elle coule dans la Provence,#'arrose Colmar, Castellane , Gréoux & Vinon ,aprés q» 0 /elle va fe décharger dans la Du rance à Permis.
II y a un Port de Verdcn fur la côte de Provence,à cjnsslieues de Marseille vers le Couchant. On croit que c enceluy que les Anciens ont nommé Drse ou Di/si. * Mal/»Diít. de Holl. 1701. ,
VERDUN. Ville de Lorraine, capitale de l’Evêche ®même nom, avec titre de Comté. La Meuse y fait pluíiessIsles, & la rend d’autant plus agréable,qu’elle est au i® 1 'lieu de plusieurs belles prairies, où l’on trouve des prom e 'nades charmantes. On la peut diviser en trois parties- f.plus grosse est proprement la ville , située fur un lieu ei» 1 'n en r, qui s’abailfe doucement du côté de la riviere,à douzelieues de Mets, à treize de Toul &à quinze de Châlon s |La Citadelle est de ce même côté, fur une hauteur pareil 10 'en sorte qu’elle peut facilement commander fur toutes j eautres parties de la ville, & même fur celle-cy. LesLn ti()font nommée diversement, Virdunum, Verodunt m, Vtroduu*Virodunum. Les vents qui souflent fur la ville de Vérdusont si extraordinaires, qu’on n’a osé élever J’Eglif e ^Notre-Dame qui est la Cathédrale ,a une hauteur prop° rlionnée à fa grandeur. La beauté des matériaux quilacoj 11posent, la largeur & la longueur de fa Nef, fes quatre clo-chers 8 c fes deux Chœurs, donnent lieu de cr °y e J . 2 ua