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Tome III. [P - Z.]
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V E R.

qu’il prévoyoit. II eut ['avantage de se faire ami particu-lier du Cardinal Bembo , qui avoit pour luy beaucoupd’estime. Fracastor dans ses dernieres années choisit pourretraite une maiíon de campagne , afìn de s’y addonnerfans embarras à l’Astronomie & à la Cosmographie. Hmourut d’apoplexìc à Padoue le 6-d'Août 1553. Sc Véronesa Patrie qui savoir toûjours regardé comme un de sesprincipaux ornemens luy íit élever une statue avec uneInscription en 1559.

Onuphre Panvini, Religieux de l’Ordre de 8. Augustin,sut doiiéd’une vivacité d’esprit merveilleuse , & eût égaléles plus fçavans hommes, li Dieu luy eût accordé une vieplus longue. II continua la vie des Papes de Platine, qu’ildédia à Pie V. en 1566. & compost, differens ouvrages tou-chant les Antiquitez Ecclésiastiques. II préparoit une Hii-toire generale des Papes Sc des Cardinaux , lors qu’il mou-rut à Palerme en Sicile Pan 1568. âec feulement de trente-neuf ans.

Paul Veronese, surnommé ainsi parce qu’il étoit natifde Verone, s’appelloit Paul Caliari ou Cagliari, & fut fiisde Gabriel Caliari Sculpteur. 11 apprit à destiner Sc à pein-dre fous Antonio Badile un de fes oncles, Sc le rare talentqu’il avoit pour 1 a peinture luy donna bientôt des Admi-rateurs. Le Cardinal Hercule de Gonzague l’obligea devenir à Mantoue pour y travailler à l’Eglise du Dôme quiest la Cathédrale Lc il y réussit avec de grands avantages.Aprés avoir été employé dans quelques autres villes d’ita-he, il s’arrêta enfin à Venise, où il acheva tant de merveil-leux ouvrages, dont plusieurs se sont répandus dans toute1 Europe» II s’attacha particulièrement au coloris & pei-gnit dans le goût du Titien, & presque toujours en con-currence duTintoret. II étoit né Pan 1530. ou iZZi. &mourut en 1588.

VERONOIS. Pays en Italie, compris dansl’Etat de kRépublique de Venise , en Latin Vermensts Ager, Du côtédu Nord il aboutit au Trentin ; du Couchant au Bressan ;du Midi au Mantoiian, au Ferra rois, & au Poleíin de Ro-vigo; Lc du Levant auVicentin & au Padoiian. Sa lon-gueur , selon quelques-uns , est de soixante milles; selond’autres de prés de quatre-vingt, en 1a prenant depuisTorbolo, lieudu Trentin , du côté de la Tramontane , ti-rant au Midi jusqu’au Poleíin de Rovigo. Sa largeur prisedu Bressan au Vicentin est de quarante-fix mises , & facirconférence de deux cens ou environ. Verone est fa villecapitale. Les plus considérables de ses autres Places fontResciera, Legnago , Chiusa, Mal se se ne, Garda, Sermion,Soave, Saint Boniface , isola délia Stala , Ilaíì, Croara, San-guinedo, Caldero, Villafranca & Villafontana. 11 peut yAvoir dans tout ce Pays trois censlix villages.il comprendAudi 1 a belle vallée de Polisella, le Lac de Garde & leMont Baldo. Ce Pays, du côté des confins du Padoiian, atr ente milles d’une plaine tres-fertile. De l’Oììcst-Nord-Rst , il est montueux par l’espace de vingt-cinq milles, &fes terres font tres bonnes du côté du Sud Est , dans 1 é-tenduë de trente autres milles; mais de POuest en tirantde Padoue à Verone, il en a vingt d’un terroir inculte &pierreux. Il y a force ruisseaux & sources d’eau claire, quiArrosent fes plaines & ses prairies, & qui font tourner plu-seurs moulins, fans parler de fes eaux médicinales, entrelesquelles on estime particulièrement celles de la valléede Polisella , où l’on voit deux mammelles faites avec leciseau furie roc, d'où sort une eau qui a la vertu de fairerevenir le kit aux femmes qui Pont perdu par quelque ac-cident. Elles n’ont pour cela qu’à s’en laver les mammcl-lc s. Les Bains de Caldero éloignez de Verone de cinq oufix milles , font propres contre la stérilité des femmes, &rafraîchissent les reins. La plaine du Veronois, fort grasse& fertile,produit du froment; mais fes campagnes tout-à-fait stériles causent la cherté du grain , dont on est récom-pensé par une grande abondance de vinsexcellens de tou-tes couleurs, d’huiles d’olive,de pommes, de figues, 8c detoutes fortes d’autres fruits d’un tres-bon goût, outre une& ra nçle quantité de meuriers pour les vers à soye. On y^cueille austi beaucoup de chanvre, & on y voit un tres-nombre de fleurs & de plantes dífferentes. Ses prés** fes pâturages nourrissent du bétail en quantité, sc il s ytrouve beaucoup de poisson oui vient principalement u

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Lac n " “'■'“Ucoup de poisson qui vient princit

Bru T’ C ^rde. * Leandro, Itaha. Scoto , ìtin. Botero, délieAf r- ' e»eta , /j j

YilY^'P^ICUM. Les Latins appellent ainsi Warwick ,û Angleterre,capitale du Comté de ce nom.

VERRA ou ferla- Riviere d Italie, qui tire st sourced u Mont de Codoro, l’une des montagnes de l’Apennin»Quelques-uns k nomment * R-yeL Bnio^ouLS.

VERRAH. Riviere d’AIemagne qui arrose le bas PaysdeHtssen. Elle naît en Franconie , passe par k ville deSchroalkald , & par celle d’Efchwege, & se mêle ensuiteavec la Fulde à Minden. C’est une riviere navigable , parlaquelle on conduit presque toutes les marchandises deBreme en Hesse n.* Davity, Hcjfen.

VERRE. Capdìtalie dans le Royaume de Naples, enLatin Verra C<îp«s, anciennement Linum Promontorium. Ce Capest fur k côte de k Calabre Citerìeure, prés dc k villed’Amantea du côté du Nord. * Matv, Diû, de Hall. 1701.

VERSAILLES. Bourg fameux où lc Roy Louis leGrand fait fa résidence ordinaire, en Latin Verfolu. II est àquatre lieues de Paris. Avant qu’il devînt l’objet des foinsde ce Prince, ce n’ctoit qu’un petit Château où le RoyLouis XIII. son pere avoit tenu ses équipages de chasse»C’est à présent un Palais digne dc loger la Courdu mondek plus brillante & k plus auguste. Au dessous de Virofléeon entre dans la grande Avenue bordée de quatre rangsd’ormes qui font trois allées. Celle du milieu a vingt-cinqtoises de large, & les deux qui font aux cotez en ont dixchacune. Avant que cette Avenue aille fe terminer devantle Château,011 trouve à main droite le Cheny, où logentles principaux Officiers dc k Venerie , & où font tous leséquipages de chasse. La grande & k petite Ecurie font sé-parées par cette même Avenue. C’est préciíément en cecendroit que la grande Avenue se perd dans k Place d’ar-mes , qui a ernt quatre-vingt toises de face. L’Avenue deSaint Cloud & celle de Sceaux, qui viennent aussi s’y ren-dre, en forment une pâte d’oye. La grande Ecurie estfermée par une grille de fer qui a trente-deux toises delong. Les ornemens comme les montansà jour, qui fontd'espace en espace pour entretenir les travées, les fers depiques ,& autres font dorez 8 c d’un beau travail. Elle estencore fermée par deux Pavillons, chacun de neuf toises,couronnez par deux frontons , dans lesquels on voit desenfans affis fur des trophées. Ces Pavillons flanquent deuxailes de trente-íept toises de long,qui en se joignant auprincipal avant-corps, terminent la cour en demi-lune.Cet avant-corps est aussi couronné d’un grand fronton,oùfont les armes du Roy posées fur des trophées d’armes,8ctenues par deux Renommées. Aprés cette grande cour endemi-lune, on en trouve deux moyennes entourées de bâ-timens, & qui ont vingt .toises de long fur douze de large»Par k Porte principale qui est dans le grand avant-corps,8 c par deux autres qui font dans ces cours moyennes, onentre dans un fort beau Manège couvert, quia vingt toisesde long fur huit de large, derrière lequel on en trouve unautre découvert qui est fort vaste, Lc qui fait face au Che-ny. Aux cotez de dehors il y a encore deux petites coursde vingt toises de long fur neuf de large. Ces petites coursservent pour les fumiers, & font fermées par une Tourde 1 a hauteur du premier étage. Tous les chevaux de ma-nège , & une partie des coureurs du Roy font dans lagrande Ecurie; k petite est pareillement fermée par unegrille de fer & par deux Pavillons qui flanquent deux ai-les & qui font couronnez par deux frontons. C’est danscette petiteEcurie que font les chevaux de carosse & le restedes coureurs. On entre par 1 a Porte principale dans la pluslarge des écuries, a deux rangs de vingt-quatre chevauxchacun, & au bout on trouve une coupe de douze toisesde diamètre, qui sépare cette premiere écurie de deux au-tres qui font dans les ailes. Des Ecuries on revient à laPlace Royale, & de là on monte dans l’avanteour du Châ-teau , qui est séparée de la Place pár une grille de fer , en-richie d’enroulemens, montans , pilastres & couronne-mens. Cette avanteour, qui est eû forme de demi-lune aquatrë-vingt-cinq toises de long , & quatre gros pavillonsaux quatre coins qui flanquent deux ailes. On en fort pardeux grandes portes de fer qui font aux deux cotez, &Cdonnent deux points de vûë tres-bien alignez, & qui nefont bornez qu’à une assez grande distance de'là par desboccages & par des coteaux qui s’élevent insensiblement.De l’avanteour on entre dans une grande cour, qui en estséparée par une grille de fer ornée comme k premiere. Onvoit ensuite deux pavillons qui flanquent les deux ailes duChâteau, & qui ont en face chacun un balcon long de dixtoises, soutenu par six colomnes& orné d’autant de statuesde pierres. C’est à côté de ce corps de logis que doit être

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