AKI, province du Japon, dans l’isle de Niphon versla parrie occidentale , entre la province de Bingo au le-vant 8c celle de Swo au couchant ; elle a trois journéesde longueur d’orient en occident. On la divise en neufdistricts.
AKILL, en latin Achìli& ; deux petites istes d’Irlande,dans la province de Connaught, au comté de Majo , furla côte de focéan occidental, à environ quarante - cinqmilles de Galloway vers le nord. Elles ne font 1 épaté esque par un peut canal. * Baudr. éd. 1705.
AKIM , pays d’Afrique, dans la Guinée, fur la côted’or, appellé Akanis par de l iste, au couchant de laVotta, dans les terres. Il n’y a point de pays que nouseonnoistîons, d’où il forte tant d’or que de celui-ci, &c est le meilleur or qu’on transporte de cette côte. On lepeut facilement connoîrre à fa couleur obscure. Acra entire présentement la plus grande partie ; c est là austi oùl’on trouve le meilleur or fans fétiches. Guillaume Bos-man avoit oui dire qu’Akim étoit d une très - grandeétendue j c est pourquoi il pria un jour quelques-uns deshabitans, de lui dire combien il faudroit de journées pouraller d’un bout de leur pays à l’autre. Ils lui répondirentqu’il étoit d’une si vaste étendue, que la plupart desAkimois mêmes ne favoient pas jusqu’où il s’étendoitdu côté de la côte de Barbarie. Ce pays, autant que nousen avons connoistance , a été ci - devant gouverné enroyaume ; mais le successeur du dernier roi étant jeune8c d’un très - méchant naturel, ne pût jamais fe rendremaître de tout le pays , & fut contraint de fe contenterd une partie ; car les grands du pavs craignant qu’il nerégnât tyranniquement , prirent le gouvernement enmain , 8c formerent une espèce de république aristocra-tique , ce qui est fort avantageux à Acanni 8c à Aquam-boe ; car si ce pays n’étoit gouverné que par un seul, ilsne pourroient y exciter des divisions, comme ils font.présentement pour fe mettre par-là plus en fureté , &Cainsi ils feroient perdus en même tems. * Bosman 3 Voy.de Guinée, lett. 6 , p. 87.
AKISSAR, Achar ou Azar, ville de la Notolie.longit. 4 6 , latit. 38,45, Spon, F'oyage du Levant , t. 1,p. 174 , écrit Ak-Hissar, c’est-à-dire, château blanc. Elleest bâtie dans une belle plaine, qui a plus de vingt mil-les de large , semée de cotons 8c de grains , mais il yen a une partie inculte & couverte de tamarisc. A feu-trée de la plaine, fur une éminence qui commande lechemin , font les mazures d’un château, qui portoit lemême nom d’Ak-Histar, d’où les Turcs setant retirés,ils vinrent bâtir dans ce lieu plus commode fur les rui-nes de l’ancienne Thyatire , & lui donnerent le nom duchateau qù ils avoient quitté. Le même Spon a démon-tré que 1 ancienne Thyatire , l une des sept églises nom-mées dans l’apocalypíè , étoit au lieu où est aujourd’huiAkistar , 8c non pas à Tiria , ville beaucoup plus mo-derne. On y voir quantité de belles mines & d’inscrip-tions qui prouvent cette découverte géographique, delaquelle on est redevable à Ricaut. Les maisons , pourla plus grande partie, ne íont que de terre ou de gazoncuit au soleil, fort baises & fans beaucoup d’artifice. Lemarbre qui s’y trouve n’est employé qu’aux cimetières& aux mosquées, qui font au nombre de six ou sept,pour quatre ou cinq mille habitans qui négocient en co-tons. Ils font tous Mahométans , & il n’y a plus en celieu-là de Chrétiens, ni Grecs, ni Arméniens, si ce n’estpeut-être quelques esclaves ou quelques étrangers quitravaillent chez les artisans. En un mot, il n’y a plusd’exercice de la religion chrétienne en ce lieu-là, &Dieu a puni fur eux , selon fa menace, les impiétés deJéfabel. Tout ce que j’ai à vous reprocher , dit S. Jean àcette église, Apocal.c. z , v. zo , ceft que vous permette £que Jejabel cette jemme , qui fe dit prophêteffe , séduisemes serviteurs 3 leur enseignant la fornications l’usage desviandes offertes aux idoles. Je lui ai donné du tems pourfaire pénitence 3 & elle ne veut point faire pénitence de sonimpudicité. Je m en vais Varrêter dans un lit 3 & ceux quicommettront adultéré avec elle , feront accablés de maux ,s 1 ils ne font penitence de leurs mauvaises œuvres. Je feraimourir tous ses enfans , & U n y aura point d.’église qui neconnoiffe , que je suis celui qui fonde les reins (îles cœurs 3 &je rendrai à chacun de vous selon ses œuvres.
AKLAT. Voyez Akhiath.
AKMIN. Voyez Ackemin.
A L A
AKRA, royaume d’Afrique, sur la côte d’or. Il estborné à l’ouest par celui d’Agouna , au nord par Abrita8c Bunu , & à l est par Ningo. On lui donne environseize lieues de circonférence. Ce pays est aujourd’huitributaire d’Aquambo. Dans l’intérieur dn pays on trou-ve plusieurs villes dont le grand Akra est la capitale pourla distinguer du petit Akra qui est fur la côte , & ou ontrouve aulli un tort Anglois appellé James , un Hollan-dois appellé Crevecœur, 8c un Danois nommé Christia-msbourg. Côte de Guinée, par Bellin.
AKRABATENE, & Akrabim. Voyez AcrabathenK8c Acrabbin.
AKROCZIM , ville de Pologne, dans le PalatinatdeMafovie, & du ressort de Warfovie, avec un château assez:fort. Corneille cite fur cette ville Ortelius.
AKRON, royaume d’Afrique fur la côte d’or. VoyezAcron 1.
AKSA ou Acza , riviere d’Asie, dans la Géorgie. Ellefe jette dans la Mer Caspienne, vers la ville de Zitrach,selon que le remarque le Pere Archange Lamberti, qui aséjourné dans ce pays. * Baudr. éd. 1705,
AKbTEDT. Voyez Achstede.
AKUSCHAH (le territoire d’) est situé dans les mon-tagnes , & séparé de celui de Taulinzi par une chaînede montagnes. Il n’est pas fort étendu ; mais il contientbeaucoup de villages. Les habitans font Mahométans ,8c leur langage n’a rapport à aucun autre. Ils étoient au-trefois indépendans, n avoient qu un chef fous le titred’Asméi qui n’avoit aucun pouvoir fur eux.
Lorsque la Rusiie prit la résolution de soumettre ceterritoire en 17a;, l’Asméi engagea les Akuschinzi, ouhabitans d’Akuschah à prendre les armes, & se mit àleur tête ; mais au lieu de donner bataille aux Russes, ildemanda la paix, promit de leur rendre hommage , 8cdonna des otages pour gage de fa fidélité. Il pria enmême - tems les Russes de lui aider à soumettre lesAkuschinzi, ses sujets , qui refusaient de lui obéir 38c fit avertir ceux - ci que les Russes avoient résolude les punir d’avoir > pris les armes. Les Akuschinzi,épouvantés, lui demanderont fa protection, lui offrirentde lui obéir comme ses sujets, s’il vouloir intercéderpour eux auprès des Russes, & lui donnerent des otages.11 obtint leur grâce des Russes, 8c par cette double ruseest devenu leur souverain 3 mais il les traite avec beau-coup de douceur. Chaque village est gouverné par unancien qui est soumis à l’Asméi. Les terres de ce terri-toire ne í ont pas propres à l’agriculture ; mais les pâturagesy font bons, & les habitans ont beaucoup de brebis ; 8Ccomme la laine est assez fine, on y fabrique des drapsqui fe vendent dans tous les territoires circonvoisins,pour habiller les gens du commun. On y fait austi desmanteaux de feutre ; mais qui ne passent pas pour êtrebons. Les Akuschinzi font assez bons soldats, assez bienmontes & bien armés. * Mémoires communiqués par M «de Guignes _, auteur de THift. gén. des Huns.
1. ALA, ville de Cilicie. Voyez. Ale 1.
z. ALA, ou Castra Flaviana. V. Flaviana.
ALA AB , lieu de la Palestine, duquel il est parlé atllivre des Juges, c. 1. Les lxx le nomment A z x«/3. * Ortel.Thesaur.
1. ALABA, ancien bourg d’Espagne. Il apparrenoicaux Celtibériens, selon Ptolomée, /. z , c. 6 , qui le metà 1 z deg. de longit. & à 40 deg. zo' de latitude. C’est au-jourd’hui Alava , village du royaume d’Aragon, sur hriviere de Xiloca, à quatre lieues d’Albarazin vers lecoû-chant, & à cinq de Teruel vers le couchant d’été. * Baud.éd. i68z.
z. ALABA, nom latin d’A lava , province d’Espagne *dans la vieille Castille. * Baudr. ed. 168 z.
3. ALABA, iste voisine de la Taprobane, selon Pto-lomée , /. 7 , c. 4.
4. ALABA, petite ville d’Afrique, dans f Abiffinie, artroyaume de Bagemd, ou, comme parle fauteur de &Description de f empire du Prêtre-Jean, dans le royaumede Bagamédri. Elle est, dit - il, située proche d’un pontdu Nil.
5. ALABA, royaume d’Afrique, dans l’Ethiopie, artvoisinage des Galles ; c’est ainsi qu’en parle le P. Jerôm?Lobo Portugais , cité par Baudrand, éd. 1705.
ALABAGIUM EXTREMUM. Voyez Alabater.
ALABANDA, ancienne ville de f Asie mineure, dans