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Tome premier. A - B.
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un ouvrage du prêtre Paulin, qui. vivoit au commence-ment du cinquième siécle, comme je le remarque plusamplement au mot Albigeois., Dans les- anciennes no-tices des provinces & cités de France, on trouve laCité des Albiens, Civitas Albienjium } Sc elle est laquatrième des huit cités de la premiere Aquitamque.

Dans quelques-unes elle est nommée La Cité desAlbigeois, Civitas Aibigtrijium , ce qui fait voir quecette ville étoit indifféremment nommée Ai 'i^a ScAibia j 8c même quelquefois Albigis. Elle est située furla rive gauche du Tarn. ( b ) La cathédrale est dédiée àSainte Cecile, & a un des plus beaux chœurs du royau-me. On prétend que ce fut le cardinal de Castanet qui en _

posa la premiere pierre à son retour de Rome en 1182. «c ""“~ c ^ss Aquitaines , laquelle

Mrs. de Sainte Marthe disent que le cardinal, de Las- de^ patnau;^^ ^ ; ,,,.f c q, r ' rmn Tmi nrpmnr aux arche-

la seigneurie. Par un concordat passé entre l’archevl .qiede Bourges 8c l évêque ct Aibi, le 7 de Mars ue i an1675, f archevêque ae Bourges consentit à la désunion,séparation & démembrement des évêchés d’Albi, Ca-hots , Kodez, Mande, Castres & Vabres , de la juridic-tion spirituelle & temporelle de 1 église Sc archevêchéde Bourges ; Sc qu eti conséquence 1 église d’Albi étantérigee en archevêché par notre saint pere le pape, ellejouirent des mêmes droits, honneurs & juriscuCtions furieíclires Eglises , dont avoient joui les archevêquesde Bourges, aux condirions que 1 archevêque de Bour-ges prendra quinze mille h vies de revenu annuel furcelui de l’archevêché d’Albi, & que cette désunion ôc

séparation ne pourra nuire m préjudicier à la qualité

- 1 . uu

V r—r r —-- 'i“ v - —.“M I T"T r i rirnirs & iurîsdicsion demeureront aux arche-

tanet etott eveque d Alby en 1276 Mars Catel prétend quante , d J Quoique dans 1 a bulle d’érection.

que ce cardinal ne fut eveque d Alby qu âpres la mou v q d talie § poll ss mention du droit de p miatie ,

de Bertrand de Bordis, qui vivoit encore en ^ Archevêque de Bourses a été néanmoins maintenu en

remarque dans cette ville une belle Sc nc - , nosseflion de ce dro't par arrêt du parlement de Paris,

dargent toute neuve & tres-délicatement travaillée, c est polieluon de ce - P q'Avnl de lan 1710.

« W im bon à EU. contient les tehques ionoeett L grand chambre au no s A™ oe l«n^ 7 ,o.de Saint Clair, prem.e, ?vê V e de la ville, & l’apôtce On compte tre.ze ^ Jesn *

de 1 Albigeois. L fut donni att chap.tie le ;, Décent- Ï>”K à-ets ont ete le chanclie. an

V^lUklly c wnv - „ __

Louis de Lorraine, 3 c Laurent htrozzi. Cet archevêchén est composé que de trois cens vingt Paroisses. Lechapitre de la cathédrale étoit régulier, & de 1’ovdrede daine Augustin ; mais il fut sécularisé par le papeBomface VIII. le 29 Septembre de lan 1297. Il est au-jourd’hui composé d’un prévôt, d’un chantre, d un sou-chantre, de trois archidiacres, d’un théologal & de vingtchanoines. Dans ce diocèse il. n y a que deux abbayesd’hommes ; celle de Lande 1 , Candedum , est l ordre

bre 1704,par M. le Goux de la Berchere , archevêquede Narbonne, Sc qui l’avoit été auparavant d Alby. Lachapelle de ce Saint est magnifique , 8c ornée de pein-tures. La petite ville de Châteauvieux sert de fauxbourgà Alby du côté de Gaillac & de Montauban. La j-iceest une belle promenade. C’est une terrasse au-dessusd’un grand 8c profond mail, qui sert de fossé a la ville :elle est bordée. de deux rangs d’arbres, beaux 8c bien

entretenus. On entre fur cette terrasse par de larges - > . . c 1 Selve & com-

degrés: quatre portes y répondent pour la commodité às Liteaux, de a ia ^Michel de ^ Gaillac ,

des quartiers, Sc à chaque porte il y a une place qui mença en 11 5 2. Le s : Benoît. Voyez Albi-

laisse à la vus la liberté de setendre & de voir toutes uduacum , est de loidre de Sai • ? - w i ^

les beautés aune plaine délicieuse. Au bouc est le com seois. {*)J'alej. N ont. a ìa . p- * stf ibid o.

vent des Dominicains. L’archevêche est une maison a la f orce ^ Deíc. de la itance, 4 - P-

voit: l'appartement ds l’archevêque jouit d’une vue 58. ( ) Ibid. p. 21, oc uuv. dans le Genè-

fort agréable ; la riviere, qui bat presque les hauts murs 2. A LBI, petite ville au duc , 5 monta „ ne . alí

de ce palais , lui sert d’ornement Sc de défense ; les vois : elle est situee fut k penc an ^ ® e àst

bords du Tarn font ici fort élevés , on découvre de pied de laquelle il y, a u 5 . J ;1K ,, A .

cet appartement toute la ville. Les arbres plantés aubord du rivage forment aux yeux une forêt continuelle,& c est 1 objet du monde le plus charmant. Alby estbane íur un tertre : la moitié est entourée par la Lice,oc L autre moitié par la riviere de Tarn. La Visitationelt un grand bâtiment,dans un beau fauxbourg qui est furla riviere. On tint a Alby l’an 1176 , un concile, oùIon condamna la doctrine de certains hérétiques, quidu lieu ds leur condamnation fur nt appellés Albi-geois. Michel le Clerc & Claude Boyer, lun & l autrede l’académie françoise, croient nés à Alby. Le premiermourut en 1692 , Sc le second en 1698. AntoineRossignol, maître des comptes , naquit aussi à Alby enîùoo ; son éloge se trouve entre ceux des hommesillustres que Perraut a recueillis. ( c ) Le diocèse d’Albiest un pays abondant en bleds, en pastel, en vins, enarran, en prunes & en bêtes à laine : cependant c’est undes plus pauvres du Languedoc. On y fait un assezgrand commerce de prunes sèches , de crépons , deurats, bavettes , de razes Sc de vins de Gaillac ; cesvms lont les seuls de cette province que l’on puissetransporter. On les transportent autrefois à Bourdeaux,ou les Anglois les achétoient \ aujourd'hui ils se con-^° m p ient dans le pays ou aux environs. Les mines decharbon des paroisses de Tremont Sc de S. Benoît fonttres-abondantes. Lé canal pour la jonction des deuxmers a nui infiniment au commerce de ce diocèse,parce qu Aibi étoit auparavant l’entrepôt du commerceiì c l ul se transportoient par mulets. Aibi a été

eveché jufqu’en l’année 1676. qu’il fut érigé en arche-

t il _r L I. _

íe Seran ou Siran qui passe à Rumilli. Long. 23,42 ,laat.45,50. Cette vide,qui se trouve entre Aix & Annecy,est fort peu considérable : elle n’est pas éloignée de lacôte' des Semines , dont les vins font fort estimés. *JDavìty , Savoie.

Cette petite ville est nommée Albie par S aníon,dans ion Atlas, & est effectivement fur la rive gauchedu Seran, riviere qu’on y passe fur un ponr en allantd Annecy a Lhambery. Cet auteur ne la met pas dansle Genevois, mais dans le duché de Savoie.

Le Mandeme.it d’ALBÍ elt un peut pays entre leslacs d'Annecy & du Bourget : il est borné au nord-ouest, par le mandement de Rumilli , à l’est par lemandement de Châteauvieux Sc par les Bauges, au midi& à l’ouest par les mandemens de Lhambery Sc d’Aix.Outre Aibi, le seul lieu considérable est le Lheraine.

3. ALBI, ville d’Italie, au royaume de Naples, dansl’Abruzze ultérieure, Sc dans le petit quartier de Mat si,vers les frontières de l’état de l’Egliíe, à trois milles& au couchant du lac de Celano, en tirant vers Ta-gliarozzo, d’où elle n’est éloignée que de six milles.O étoit autrefois une assez bonne ville, connue desécrivains latins fous les noms d 'Alba Marsorum ,ALha tuettis Sc Alba Fucentis. Le premier nom lui futdonné parce quelle étoit fur les frontières des Maries,Sc le second, parce quelle étoit voisine du Lac Fuártaujourd’hui Logo di Celano. * Paudrand , édit. 1682.

On tient que ce fut en cette vdle d’Albi, appellésdans le nouveau voyage d’Italie Alba, que les Romainsfirent périr de misère Perfée, dernier roi de Macédoine,

veche. (d) Il etoit auparavant suffragant de l’archevêque Jugurrha, roi de Numidie, Si plusieurs autres. 11 s y.en-ds Bourges, qui étoit en même tems seigneur tempo- voyoient ordinairement leurs captifs Ôc leurs prisonniersrel d Aibi : mais les évêques d’Albi s’emparerent de- d état. * Corn._ Dict.

A, . ei 8 neui 'ie de cette ville pendant la guerre desìJsois, 8c y furent maintenus par une transactionan-lf 2 '' entre R^imond comte de Toulouse, Sc Durand^ A,lbi. Le successeur de Durand céda à S.

DennL 1 ^ aute justice d’Albi par un traité fait l’an 1264.dans A 1 V a ,! es rois de France ont la haute justice1 1 Albigeois, Sc les évêques n’ont plus que

ìetar. ■ c-om.

4. ALBI, forêt d’italie, entre le lac de Celano Sc laville de laquelle il est parlé dans l’arricle précédent. *Corn. Dict.

5. ALBI, (1) nom que les Italiens donnent a IElbe ,l’un des _ plus grands fleuves d’AIIemagne, duquel lenom Latin est Albïs.

6 . ALBI CASTRUM, ville ancienne de laLusitanie.