ij4 ALB
C'est aujourd’hui Castel-Blanco ou Castel BrAnco,ville de Portugal. * Corn. Dict.
7. ALBI CAMPI , ou les Campagnes Blanches.
Voyez Leucopedion.
8. ALBI MONTES, ou les Montagnes Blanches^Voyez Leucaore.
1. ALBÍA. Voyez Albi i.
z. ALBIA : c’est ainsi que quelqes auteurs, des siéclesbarbares, ont nommé en latin l’Elbe, fleuve d’Alle-magne. * Orcel. Thesaur.
ÂLuIANA, ancienne ville de l’iíle de Corse, elle étoicdans les terres , dit Ptolomée, /. 3 , c. 2. Castaldus , citépar Baudrand, éd. 1682, croit que c’est Rocca Piana,village que Baudrand place au couchant de Bonifacio ,près de la côte méridionale de l’iíle ; mais Ptoloméeparle d’une ville méditerrannée , qui devroit être aunord, & non pas au couchant du lieu où est aujourd’huiBonifacio.
ALBIANUM, ville de la Norique, selon Antonin,Itiner.
ALBIAR, ville d’Afrique, dans l’Ethiopie ,selon Vin-cent le Blanc, Voy-z parc. c. 15 Elle est, dit ce voyageur' romanesque, à 9 milles d’A mina, & l’on s’y rend par unchemin tout couvert de beaux ombrages 3 savoir, de pal-miers , de citroniers Sc d’orangers qui y viennent engrand nombre. La ville d’Albiar est petite, mais bienpeuplée : il y passe une riviere, dans laquelle on voitquantité d’oisons & de canards domestiques, que les ha-bitans dépouillent de leurs plumes deux fois tous les ans :ils se servent de cette plume pour faire des lits, par lemoyen de quelques petites clayes de palmes qu’ils enremplissent. Ce pays abonde en bêtes à laine, qui por-tent deux fois Tannée, &c souvent deux petits à la fois.La nuit ils les retirent de la campagne Sc les mettent àcouvert, persuadés que les deux étoiles que les Indiensnomment Zobana 3 & qui règnent en ce pays pendantles mois de juin & de juillet, font mourir les bestiaux,en sortant de l’orient. Ils ont austì accoutumé de fairemanger leurs bêtes de telle maniéré quelles leur tour-nent le dos en paillant-
Je ne mets cet article qu’en faveur de ceux qui regar-dent le livre de Vincent le Blanc comme un ouvrage cu-
rieux & utile.
ALBIAS, perite ville de France, dans le Querci : la ri-viere d’Aveyrou la partage en deux : elle est marquée furles cartes de Jaillot au bord méridional de TAveyrou.* Davity , Quercy.
ALBIATUM CRASSUM, nom latin d’un bourg du
Milanez, nommé aujourd’hui Abiagrasso.
ALBICI, peuples qui habitoienr les montagnes quifont au-dessus de Maríeille, selon César, Bell, Civil. L 1.Sanfon, dans ses remarques fur la carte de l’ancienneGaule, croît que ce font les habitans du diocèse de Riezen Provence. La position de ce peuple ne se peur, dit-il,montrer que par ia position de la ville capitale qui a étéReium Apollinarium ou lieu ApolLinarïi 3 dont le nomest resté à Riez. On lisoit autrefois dans Pline, /. 3, c. 4,Alebeceriorum Apollinarium. Le P. Sirmond,qui sentoit lacorruption de ce mot, vouloir que l’on lût AlebeceReio-rum Apollinarium ; & c’est austì la maniéré qu’a suivie leP. Hardouin dans son édition de Pline, maniéré qui est,dit-il, autorisée par plusieurs manuscrits. Saníòn ditqu’il eut mieux aimé Albicorum Reium Apollinarium 3parce, dit-il, que ce peuple s’appelle constamment Al-bici ou Albixci, & leur ville Reium Apollinarium ou RedApollinarïu Rien n empêche que la ville n’ait été nom-mée Reium Apollinarium & Alebece 3 & que le peuplen’ait pu austì être nommé Albici , ou Albiaecì , dansun teins, Sc Red Appollinares dans un autre , commecela se trouve en este t dans une inscription rapportéepar Gruter, où l’on lit, p. 448. Col. Reior. Apollinar.D’ailleurs dans le passage de Pline, on voit qu’il nom-me les villes, & leur ajoute le surnom du peuple: AqunSextbt Saluviorum, Avenio Cavarum , Apta Julia Vul-gïentmm 3 Alebece Reiorum Apollinarium 3 &c. où l’onvoit qu’ Alebece est le nom de ia ville , & Red Apol-linares le peuple. Voyez Alebece & Riez.
ALBIDONA , bourg du royaume de Naples dans laCalabre citerieure vers le nord. Il efl situé dansles montagnes, à quatre milles de la mer, & à environpareille distance de Trebisajyi , ou comme d’autues
écrivent-, Trebisacáa, autre bourg situé au bord de lamer, au midi oriental d’Albidona, L’Atlas de Jaillotécrit Aitudona. * Leandr. Descr. dit. tuta i’ìtalia, page225-,
ALBIGA Sc ALBIGIS. Vtfyez albi i.
ALBIGACJNUM, ou A-lbingaunum, ancien nom de'la ville d’ALBENGUE. Pline, L 3. la nomme AibimnGaunutn , ou comme met le R. P. Hardouin , AlbcwnIngaunum. Tite-live , /. 29 , tait mention des Albin-gauniens. Voyez Ingauni , peuple de ia Ligurie.
ALBIGEOIS, selon dd Auaijrec Geogr. t. 2. petit pays ‘de Fiance dans le haut Languedoc, il confine avec ieRouergue au nord &c à l’occident, avec le Toulousainau midi, & avec le Querci à l’orient. II a u lieuesde long, Sc 8 de large, Sc comprend les diocèses d’Albi& de Castres. ValeJ'. Noutia Galliar. p. 10. On trou-ve dans les notices de PEmpire Equités CataphracLaniAlbìgenfes 3 Sc Cataphraàard Albigenjes 3 dans U neancienne inscription, dans le recueil de Goltzius. Cepeuple est nommé ailleurs Albienjes 3 nom qu’Adriende Valois juge être meilleur Sc plus ancien q vd Albi-genfes. Ce savant trouve qu’avec le rems on a inséréla lettre g dans plusieurs noms où elle n’étoir pasd’abord, & que de Novientum , on a fait Novigen-tum, cl’ Aqudcia, Aquilegia , de S an 3 Saga, de l'oiijlo -boa , Tolijtobogii, &C de òegored, òegoregd. On ne faitquel étoit l’ancien nom de ce peuple. Strabon, Ptolomée&Pline ne parlent point desAlbienjes on Albigenjes. Quoi-que les Amiens ayent été placés dans l’Aquitaine lur leTarn, entre les Ruteniens Sc les Cadurces 3 il semblenéanmoins qu’ils n’appartenoient ni à l’une ni à l’autrede ces deux nations. Sanfon a cru que les Heleuteri deCésar écoient les habitans du diocèse d’Albi. Je rappor-terai ici ses preuves dans les mêmes termes quellesfont exprimées dans ses remarques fur la carte de l’an-cienne Gaule, p. z 6 . « Heleuteri : j’ai expliqué ce» peuple pour le diocèse d’Albi : j’entends l’ancien,, diocèse qui comprenoit celui de Castres, & fais état» que c’est le même peuple que Pline appelle Cam-„ boleclri , les divisant en Cambolectri qu’il place dans,, P Aquitaine, Sc Cambolectri Atlanúci 3 qu’il place dans>> la Gaule Narbonnoise, & de plus non loin d’Au -,, vergue 3 toutes ces raisons font que leur astìette ne» se peut accommoder ailleurs, & mieux que dans» P Albigeois 3 tout le reste-de cette frontière de la» Gaule étanc occupé parles peuples Cadurci, Ruteni 3» Gabali & Vdauni 3 aujourd’hui le Quercy, le Rouer-ìì gue, le Gevaudan Sc le Vêlai. Or l’Albigeois étant» encore de la même province, comme font ces autres,» peuples, mais plus avancé vers la Gaule Narbon-„ noise j & son ancien diocèse ayant été divisé en deux,» en ceux d’Albi qui est l’ancien, & de Castres qui-- est le nouveau, & qui a été tiré de celui a Albi :» il semble que k partie, où est ie diocèse de Castres» aura été estimée in Narèonenfì, sous le nom ded Camboleclri Atlantici, parce qu’elle y est plus engagée» que l’autre. Et la partie où est le diocèse d’Albi aura» été estimée in Acjuitania , sous le nom simple de,, Cambolectri. Or César ayant mis ces peuples Heleuteri» sub Arvernorum imperio , comme il met Cadurci 3n Gabali , Velauni ■ ces Heleuteri ne sauroient êtrejj éloignés de PAuvergne, ou du moins seront contigus,» à quelques-uns des autres. Nous n’avons rien de„ reste à donner à ces Heleuteri que l’Albigois. C’est„ ce qui me fait concilier ces Heleuteri de César avec» les Camboleclri de Pline, Sc qui me les fait expli-,, quer P Albigeois. Autrement dans César, l’Albigeois» n’auroit point de peuple à qui il pût répondre. £CHadrien de Valois, fans se mettre en peine de cesinconvéniens géographiques , traite le raisonnementde Sanfon , de conjectures fans fondement, & qui neméritent point de réfutation. J’ai marqué au mot Albice que ce savant critique fournit sur les noms qu’aeu cette ville ; quant au pays, dans les lettres de Conf-tantius, évêque d’Albi, à Didier évêque de Cabots »on lit ces mots,stz territorio Alugenje qu’Hadrien de Valoiscorrige ainsi , Aluigenfe ou Albìgenfe peu après onlit, in Civitatula vejìra Albige. L’abbé de Longuerue,Defc. de la France 1. part, p. 234, remarque austì qu®pas un seul auteur, plus ancien que le cinquième siécle,n a parlé des Albigeois 5 Sc après avoir blâmé Sanfon'