AMY
droit ciré, dit : ìi y a dans ce lieu un temple d'Apollon,le plus fameux de tous ceux qui font dans la Laconie.C el't aussi pour cela que Srace, /. 9, v. 225 , le nommeApollinéen.
Hujus Apolline^ currum comìtantur AmycLe.
On prétend que Léda, mere de Castor, dePollux&dHe-lene, y faisoit sa réiidence ordinaire. Delà vient à Amy-clée le surnom de Lédéenne. Stace,/. 7, v. 163, dit :
Leddtasque ibis Amyclas.
Et Silius Italiens , /. r., v. 434.
déduis veniens vicior Xanthippus Amyclis.
Elle étoit au midi de Lacédémone. Polybe, /. 5 , c. 19,dit : Amyclée est située du côté de la ville qui est vers lamer, & 'site - Live, /. 34, c. 28, dit : Quintius campaproche d’Amyclée j & ayant fouragé tous les environs dela ville & toute la campagne qui est peuplée & agréable,ne voyant sortir personne des portes de la ville ( de La-cédémone) il quitta ce camp , & s alla poster fur l’Euro-tas. Niger croît que cette ancienne ville est á présentVordonia.
a. AMYCLÉE, en latin Amyclve , ancienne ville^d’I-talie, dans le territoire de Fondi, au bord de la mer, &l occident méridional de cette ville. Pline, /. 3 , c. 5 &8 , c. 2.9 , en parle comme d’une ville que les serpens^voient détruite, & Solin, c. 2, dit la même chose : lesserpens, dit-il, chassèrent les Amuncles ou Amyclesqueles Grecs avoient ci-devant bâties. On y voit souvent desVipères dont la morsure est mortelle. On peut conclurede ce passage avec Cellarius, geog. ant. í. z, c. 9 , quecette ville d’Amyclée étoit une colonie de la ville grec-que de ce nom, de forte que les Latins changèrent faci-lement le nom d 'AmycU en AmuncU ou AmucU. Ta-cite , Ann. liv. 4, c. 59, nomme la mer qui est auprèsAmuclenum mare , la Mer d’Amyclée j Servius expli-quant ces vers de Virgile, JEnéìd. I. 10, v. 5 64.
DitiJJlmus agri
Qui fuit Aufonidum & tacitis regnavit Amyclis ;
rapporte que cette ville avoir été fondée pat les Lacédé-moniens, qui, embrassant la philosophie de Pythagore,dont qne des plus grandes maximes étoit de recomman-der Le silence, furent nommés , à caisse de cela, Silen-cieux , & comme une autre maxime de ce philosopheétoit de ne pas tuer les animaux, cette ville Payant tropexactement observée , fut détruite par quantité de ser-pens qui fe multiplièrent fans obstacle dans les maraisvoisins. Le même Servius ajoute deux autreí explica-tions du surnom de silencieuse, donne a la ville d Anu-clée. Voici la premiere. Cicéron , dit-il, assure que lesbabitans périrent par leur modestie, en recevant des ou-trages de leurs voisins, & ne s’en plaignant pas. L’autreexplication est qu’après que l’on eut plusieurs fois an-troncé fans fondement que les ehnemis approchoient,pour éviter à l’avenir ces fausses allannes qui mettoient^ ville en désordre , on fit une loi qui délendoit qu’on? énonçât jamais l’arrivée de l’ennemi ; que là-dessus‘ennemi étant effectivement venu , fans que personneVoulût ou osât en avertir , la ville fqt prise. Silius, £ 8,5 29, fait allusion à ce silence funeste dans ce vers :
Quasque evertere filentìa 3 Amycls.
Et Lncile, esté par Servius, dit : il faut que je parle; carj a is qu Amyclée a péri, faute de parler, mihi neccjje ejt
-> n am Jcio Amyclas tacendo periijjé.
1 be P. Hardouin attribue à FAmyclée du Peloponele_n ', kruction arrivée par le silence , & cette difterencectablie fur un passage de Solin , c. t , p. 2.2., Ed. Sal-c / r? u i>Pelant d’Amyclée Lacédémonienne, dit : Amy-«/ueurio quondamsuopejsumdats. Corneille, dont 1 au-des*^ eí * t^s-petìte , quand elle est comparée avec cellethaso Ute r rs c “és , dit que ce fut dans Amyclée que Py-quellef tetira, lorsqu’il arriva en Italie. Il ajoutetre par , /àée deux fois, l’une par les serpens, sau-les deux llence - licite pour garans, Pline Sc Virgile ,£ és ent . auteu ts qui en disent le moins de particulari-' re £ ous ceux dont on a vu les citations ci-dessus.
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Baudrand dit que c’est à présent Sperlonge, entre Gaê'te& Terracine.
AMYCLEENS, peuple ancien d’Afrique, dans la Cy-rénaïque, selon Denis le Périégete, v. z 13. C’étoit ap-paremment une peuplade de Lacédémoniens.
AMYCLEUM , ville & port de liste de Crète, selonEustate sur le II e livre de llliade, cité par Ortelius ,Thefaur.
AMYCLEUS MONS. Le mont Amyclée. Phitarquele géogr. en son traité des rivières, t. 3, p. 3 3, dit que lemont nommé ainsi changea de nom, & fut nommé Tay-gete, à cause de la nymphe Taygete, qui, ayant été dés-honorée & violée par Jupiter, fe pendit fur un des som-mets de cette montagne. Voyez Taygete.
AMYCLI PORTUS. C’est ainsi qu’on lit dans les an-ciennes éditions de Pline, l. 5, c. 32, au lieu d ’AmyciPortus j qu’il faut lire, comme il y a dans celle du PereHardouin; il étoit dans le golfe de Nicopolis, fur lebosphore de Thrace, du côté de l'Asie. Le même auteurdit ailleurs : dans le Pont est le port d’Amycus, fameux àcause du roi des Bébryces, qui y fut tué. Ce roi étoitnommé Amiens ; & c’est de lui que parle Virgile, JEnéid./. 5,v. 3726-373.
Qui fe
Behrycia veniens Amyci de gente ferebat.
Les interprètes de Virgile disent qu’Amycus, roi desBébryces, fut tué par Pollux dans un combat du ceste.II étoit ayeul d’Enx , dont Virgile fait mention dans lemême livre. C’est le même port qu’Arrien, dans sonpériple, v. 24, nomme Daphne , ou le Port du Laurier.Voyez L)aphne 4. Pierre Gilles, dans fa description duBosphore, dit que c’est présentement Lamia , & Scalamarmorea. Le nom de Daphnes portus _, c’est-à-direPort du Laurier, venoit de ce que le jour des funéraillesd’Amiens, on planta fur son tombeau un laurier qui lecouvrit, & que l’on appella le Laurier furieux 3 parcsqu’au rapport de Pline, /. 1 6 , c. 44, si on en détachoitune branche, & qu’on la portât dans des vaisseaux, oncommençoit à s’y quéreller jusqu’à ce qu’on l’en eût ôtée.Corneille nomme ce port, Amyclée.
AMYDON. Juvénal, Satyre 3 , v. 69 & feq. parlantdes hommes de toute nation qui abordoient à Rome, Scqui y venoient chercher fortune, dit :
Hic altâ Sicione , afl hic Amidone reliélâHic Andro 3 ille Samo _> &C.
Le commentateur , à l’usage du dauphin, met Amydondans la Péonie , contrée de la Macédoine. Homère,lliad. 1 .1. Etienne le géographe & 1 ’épitome de Strabon,/. 7, reconnoissent fur l’Axius, dans la Péonie;
& ce doit être le même endroit ; mais il y a de la difficultéà concilier ces témoignages ; car Etienne fait deux arti-cles, l’und’Amydon dans la Péonie, l’autre d’Abydon furl’Axius; & fur ce dernier, il cite Strabon, & répété d’a-près lui pour preuve de l’existence de ce lieu d’Abydon,le vers d’Homcre, où il n est point parlé à’Abydon 3 maisd’Amydon. L’abréviateur de Strabon dit aussi Amydon,& non pas Abydon ; & pour Strabon lui-même, il n’endit rien du tout; de forte que l’article d’Abydon d’Etienneest une faute ; & ce qu il cite d’Homère & de Strabondevoir être réservé à celui d’Amydon. V. Abydon.
AMYMONE , fontaine de Grèce, dans le voisinagede Lerne, au Péloponèse , & près du golfe Argolique ,selon Pline, /. 4, c. 5. Ovide, Metamor. I. 2 , v. 239 &feq. la met dans le pays d’Argos ; car parlant des sourcesqui furent taries pour quelque tems par lardent excessiveque causa l’imprudence de Phaëton, monté sur le chardu Soleil son pere, il dit que la Béotie chercha la son-;raine de Dircé, & Argos celle d’Amymone, &c.
Qu&rit Beeotia Dirccn♦ Argos Amymonen.
Hygin , fable 169 ,p. 176, édit. de 1 670, nous apprendqu’Amymone, fille de Danaus, chassant dans une roret,frappa d’un trait un satyre : que le satyre voulut jouir