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Tome premier. A - B.
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d’el.le ; que Neptune, quelle implora, vint à son se-cours , la délivra ; 8c en ayant obtenu les mêmes faveursqu’elle avoir refusées â l’autre , la fit mere de Nauplius.Neptune ayant frappé en ce lieu-là la terre avec son tri-dent, il en sortit de seau qui fut appeliée la fontaine deLerne , Lerneus sons ou la riviere d’Amymone, Amy-monìum flutnen. Il raconte eníuite cette fable avec quel-ques circonstances un peu différentes, qui, pourtant re-viennent à la violence du satyre, au secours donné parNeptune, à l’eifet du trident qui produisit la fontaine ,8c enfin à la naissance de Nauplius. Le nom d q sons Ler-neus , ou source de Lerne , vient cle ce que ce ruisseaucoulant vers le midi, tombe dans le marais de Lernequ il forme. Sanfon, dans fa carte de la Morée, a bienembrouillé la topographie de ce marais.

AMYNTcE, ancien peuple de la Gréce, dans la Thes-protide, selon Etienne le géographe.

AMYNTAS. Il est souvent fait mention du royau-me d’Amintas dans les auteurs anciens, 8c très-peude géographes en ont traité : je suivrai Cellarius, celuide tous, & peut-être le seul qui ait débrouillé cette ma-,tière. Amintas avoir été greffier ou secrétaire de Déjo-tarus, tétrarque de la Galarie , Sc qui fut ensuite roi.Quelque tems après il devint officier militaire, o-Tf«r>jyW,8c dans la guerre de Philippes, il mena à. M. Brutusles troupes auxiliaires que Dejotatus lui envoyoit, selonDion Gaffe, /. 47 , mais il abandonna le parti dfc Brutuspour celui d’Antoine. Après la mort de Déjotarus, An-toine établit Amyntas prince de Galarie, 8c y ajoutaquelques démembremens de la Lycaonie & de la Pam-philie. Il ne se contenta pas de savoir fait dynaste , Scd’avoir érigé en dynastie le pays qu’il lui donnoit , illui accorda le titre 8c la dignité de roi. Appien, Civil.

L 5 , dit qu Antoine créa Amyntas, roi de Pisidie ; ce quiarriva quatre ans avant qu’il lui donnât la Galarie, selonle sentiment du P. Norris Cenotaph. Pis. Velleius Pater-culus, /. 1, c. 84, le nomme roi dès la bataille d’Ac-tium ; le roi d’Amyntas, dit - il, ayant pris le parti lemeilleur 8c le plus utile, passa de celui d’Antoine à celuide César. Ce dernier, charmé de la désertion d’Amyn-tas , ne se contenta pas de lui confirmer fi donation duroyaume donné par Antoine, il y ajouta la partie de laCilicie, que les anciens nommoient en grec Trachaaj &en latin Aspera ; c’est-à-dire, raboteuse ou pleine demontagnes. On ne doute point qu’avec cette partie dela Cilicie , Auguste ne lui donnât encore l’isaurie, quifut aussi comprise dans son royaume. Strabon, l. 11, ditque, de son tems, Amyntas poísédoit Isaure 8c Derbe jqu’il avoir tué Antipater de Derbe, 8c reçu Isaure desRomains. Il s’aggrandit lui-mème du côté du mont Tau-res, où il prit les forteresses de quelques petits tyransqu’il défit. Ce fut dans une de ces expéditions qu’il. per-dit la vie, en faisant la guerre aux Hommonadiens. Ilen avoir tué le roi, dont la veuve usant d’artifices, pritSc fit mourir Amyntas. Ces détails se trouvent dans Stra-bon , /. 11, Sec.

On peut juger quelle étoit la grandeur du royaumed’Amyntas , 8c conclure qu’il comprenoit toute la Gai*logréce, toute la Pisidie 8c la Lycaonie, avec quelquesparties de la Pamphilie, peut-être celles qui étoient en-deçà du mont Taurus, avec l’Isaurie & toute la CilicieTrachée, outre plusieurs forteresses 8c bourgs dans lemont Taurus, dont on fut d’autant moins jaloux qu’il serendit maître, que ceux qui les pofíedoient, & fur qui ilen faisoit-la conquête, incommodoient le voisinage parleurs courses 8c leurs voleries.

Ce royaume dura peu. Il avoir commencé par la li-béralité d’Antoine envers Amyntas, 8c finit avec ce roiaprès avoir duré onze ans. Dion Cassius, qui distingueexactement les années par les consuls , en marque lecommencement fous le consulat de L. Celsius 8c de M.Cocceius Nerva; c’est-à-dire, fan de Rome 717 , & l afin fous le neuvième consulat d’Auguste avec M. Silanus,ui répond à l’année 718. Il dit, après la mort

'Amyntas , Auguste ne donna point au fils de ce roi leroyaume qu’il avoir possédé- mais il l'érigea en provincedu peuple romain ; 8c depuis ce tems-là la GaJJogréceavec la Licaonie eurent un président romain. Les villesde Pamphylie, qui a voient appartenu à Amyntas, recou-vrèrent leur liberte. La part qu’il avoir eue dans la Ci-licie, Lc peut-être l’isaurie, furent données à Archelaiis

ANA

le Cappadocien. Pour ce qui est de la Pisidie , Strabon.semble dire quelle fut jointe avec la Licaonie 8c laGa*latie, 8c réduite avec elles en une province romaine ;car, parlant de Sagalassus , l une des plus considérablesvilles de la Pisidie , il dit quelle étoit fous le comman-dant romain qui gouvernent tout le royaume d’Amyntas.Il dit peu après la même chose de Selga, autre ville im-portante de la Pisidie.

AMYRGIENS. Hérodote, l. 7, c. 64, nomme ainsiun peuple entre les Scythes : quelques manuscrits por-tent Aimurgiens. Cet auteur dit que les Perses donnentle nom de Saca à tous les Scythes. Cela aide à entendrece que dit Etienne le géographe; savoir, qu’AMYRGiuMétoit une campagne des Sacs qu’Hellanicus mettoit aUnombre des Scythes. Saumaise semble ne s’être pas sou-venu du passage d’Hérodote , lorsqu’il expliquoit celuid’Etienne, comme si cet auteur eût voulu dire qu’Amyr-gium étoit attribué aux Saces par quelques - uns, maisqu’Helìanicus l’attribuoit aux Scythes.

AMYRUS, ancienne ville de Gréce, dans la Thessalie,selon Etienne le géographe, qui dit qu’elle prit ce nomd’un des Argonautes. Cependant, comme le remarqueBerkelius dans ses notes fur cet auteur , ce nom ne setrouve point entre ceux des Argonautes , dont Appollo-niusle Rhodien, Appollodore, Hygin 8c ValeriusFlacusont dressé chacun un catalogue. MaisleScholiaste d’Apol-lonius,nd/ié. 1, parlant du neuve de même nom, dit qu’ilprend son nom d’Amyrus, fils de Neptune; 8c ajoutequ’il y a tout auprès une ville nommée de même. Selonun vers d’Hésiode, cité par le même Etienne le géogra-phe , il paroît qu’aux environs de cette ville étoient desvignobles d’un grand rapport. Eupolis, cité par le mê-me , marque que les Amyres ou Amyréens étoient voi-sins de la Mololsie ; mais Suidas, apud Steph. rapporte,dans ses généalogies, que les Eordes ont été ensuitenommés Léléges, Centaures 8c Hippocentaures, 8c ilappelle la ville même Amyrica. Ce Suidas, pour le re-marquer ici en passant, n’est pas le même que fauteurdu Lexique. Ce dernier est de beaucoup plus modernequ’Etienne, qui, par conséquent, n’a pû le citer. Po-lybe, /. 5 , parle d’AMYRicus Campus , 8c met cettecampagne entre les Démétriens 8c les Pharsaliens, 88fait mention des courses fréquentes 8c des pillages qu’yfaisoient les Ètoliens.

AMYSTIS, riviere de l’Inde, où elle se perd dans leGange, au rapport d’Arrien, in Lndicis.

AMYSTUS. Ortelius dit que c’est un ruisseau de l’Es-pagne Tarragonoise, auprès du promontoire de Tonira,8c cite Festus Avienus. Voici ce que l’on trouve dans cetauteur, qui écrit Anystus, 8c non pas Amystus. Ora.marit. v. 544 & se q.

Stagnum inde Thonon montium in radicibus tTononiaque attollitur rupis jugum _,

Per qu<s, sonorus volvit œquor JpumeumAmnyjlus amnis j &salum fluchi secat..

de Marca,/>. 178, nous apprend que Totonia Rupes ortTononita , est le Cap de Roses 3 que Toni Stagnum estVétang de Caftello , ainsi nommé d’une place voisine, 8Cqu Anyftus est la même chose que Thicis , c’est-à- dire,le Sambrocater.

é^MYTON , ancienne ville de la Carie, selon Ptolo'mée, /. 5, c. z.

AMYTRON, ancienne ville de Thrace, selon Hess'che, cité par Ortelius.

AM. Les Allemands, dans leur géographie, se serven*souvent de cette particule abrégée, au lieu d’An dem. • *c’est-à-dire, sur ou près le.. Am wege sur le chemin íA m wald auprès de la forêt, 8c ainsi ils nomment Fran c 'surt am May m , Francfort fur le Mein, pour le distingU eCde Francfort fur l’Oder, 8cc. Cette remarque n’est P aSinutile à ceux qui consultent les carres dressées par I egéographes Allemands.

I. ANA ou Anah, ville d’Asie, dansl’Arabie désetkb»selon quelques-uns, 8c dans la Mésopotamie, selon I egéographes Arabes, (Naffir-Eddin 8c Ulug Beig, s’accot'd-'it à lui donie: 7I d-T 1 o'de longitude, 8cde latitude, dans le iv e climat. De l’iile la nomme A^NA, & l a place très-bien fur l’Euphrate, 8c marque 11peu au-dessus un village nommé Subercan, la partie st