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rétablit Amenana> du nom d ’Amenanus, riviere de Si-cde près de l’Erna, conformément à sédition de NicolasHemsius. Voyez Amenanus.
ANISOLA. Voyez Aninsula.
ANlSUS, nom latin d’nne riviere d’Autriche. Ce nomíe trouve, selon Rhenanus, dans un calendrier ancien,At dans la vie de S. Florien. C’est aujourd’hui la rivierede l’Ens.
ANlTHA , ville de l’Arabie Pétrée, selon Ptolomée.ANITORGIS,ancienne ville de l’Espagne.Tite-Live,
^ 1 5 !; c. 32, dit que les deux généraux, P. Cornélius 8 cP* Scipion s’avançant avec l’armée séparée en deux corps,& renforcée de trente mille Celtibériens, jusqu’á la villeAnitorgis , campèrent en présence de l’ennemi, dont ilsetoient séparés par la riviere. Beuterus dans fa chroniqued’Espagne, varie fur le nom moderne de cette ville , cardans un endroit il dit que c’est Pampelune , & dans unautre il la prend pour Albarazin.
1. ANIUS, fleuve de l’Epire. Il a fa source dans lemont Pindus, entre les montagnes de Meropus & d’As-naus, & vient se jetter dans la Mer Adriatique, au-des-sous d Apollonie, du côté du sud. Etienne de Bisance lenomme Aìas. Sttabon, /. 7, 1 e nomme Aous, & dit qu ilcoule a dix stades de la ville. Il est appellé Lous par cor-ruption chez Ptolomée,&son nom moderne est Pollona.
C est ainsi qu’en parle le P. Lubin dans ses tables géo-grapniques pour l’intelligence des vies des hommes il-lustres, écrites par Plutarque ; & c’est dans cet auteur, inCcefare, qu’il a trouvé le nom ô’Anius , qui ne se trouvepoint ailleurs ; car outre les auteurs qu’il cite dans fa re-rturque , Tite-Live le nomme Aous /. 32 , c. 5 , & 10.'" faut auflî remarquer que Ptolomée n’est pas le seul quiuit nommé cette riviere Lous. Polybe, /. 5. c. 110, luidonne aufli ce nom ; mais Cafiubon corrige Aous. J’aidéja remarqué au mot JL as qu’il a été facile aux copistesde se tromper, vû lareflemblance des lettres A, A. Mais.en citant, le nom de Strabon s’est gliíïe pour celui de Pto-lonoee. Voyez v£as 2.
r a- ANIUS, lieu dans le voisinage de Pouzol. Ery-ìktaus dans son Indice sur Virgile, dit après Bocace, quec est présentement Lago Sudatorio.
ANKALIA. Voyez Hyrcanium.
ANíCING , ville de la Chine , dans la province deNankin. On la nomme auffi Chicheu : elle n’est éloi-gnée de Tonglou que de six lieues, & ion circuit est dedeux. Ses murs font très-bien flanqués & fort épais, &celle a au midi la riviere de Kiang : le fauxbourg qui estarrose des eaux de ce fleuve, enferme de magnifiquesbâtimens & de fort beaux temples. Il y en a un élevéproche delà fur une colline fort verdoyante. Les habitansy vont en foule immoler des bêtes, brûler dé l’encens,& offrir toutes fortes de parfums de fruits & de fleurs.Ce temple est embelli d’une haute tour, qui soutientencore sept balustres fort bien travaillés. * Corn. dict.ai nbafli des Hollandois à la Chine, c. 3 3.
. Cette ville est nommée Anhing dans d’autres rela-yons. Voyez Anhing. Dans la description de la Chinefl P. Martini, elle est nommée Chicheu, & est la dou-aerne ville de laneuvieme province nommée Kiangnan,°.nt Nankin est la capitale. On y remarque que son ter-lr s’éleve tout autour en montagnes, 8 c n’a pas beau-£° U P de montagnes 3 qu’il ne laisse pas pourtant d’être0r . c fertile, 8 c d’être abondamment pourvu de tout cejfy.ost nécessaire 3 & que s’il lui manque quelque chose,a riviere de Kiang qui en est proche, le lui peut aisé-ment fournir. Ce Pere poursuit ainsi : cette ville a six ci-^ ÍQ us fa jurisdiction , Chicheu , Cingyang , Tungling,eta * > Kiente, Tunglieu. Cette derniere est la même" ^Junglou. * Recueil de Thevenot, t. 3, p. 10 & 132.da 1^fAND, ou Bishop , petite ville d’Angleterre,l e ns e Comté de Durham , fur la riviere de Were , furIyfl^ nc hant d’une colline, dans un lieu fort agréable.
de Durham y a un beau palais. Robert Ta nom-Long. 16, 10. Lat. 54, 40.
A^OBAR , riviere 8 c royaume d’Afrique. Voyez
de jJ^^A , ancienne ville de la Palestine, au-dessusPour f 1C ° 5 ^ e ' on Etienne le géographe, qui cite Josephabré v ;° n ^ aran fl H y a apparence qu’Etienne, ou sonVte , ateu r avoient en vue un passage du cinquième li-cet historien, où il dit que peu de jours après la
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prise de Jérico, Josué envoya trois mille hommes con-tre la ville d’Aina, située au-deflus de Jérico 3 ces troismille hommes ayant attaqué les habitans d’Aina, furentmis en fuite, avec perte de trente-six hommes. C’estfans doute une faute de copiste, qui a mis A”<»« pourA'na. Le géographe de Nubie autorise ce sentiment.
Il dit, {dim 3., part. 5, pag. 11 j & 116) Tibériadeest la plus grande ville, & la métropole entre les villesdu Jourdain : delà à Sur il y a deux grandes journées dechemin 3 delà à la montagne d’Ablac un peu moins d’unejournée3delà à Baisan pas tout-à-fait une journée, & de-là à Aanna du pays de Ghaur, jusqu’aux confins du ter-ritoire du Jourdain, & ensuite jusqu’aulieu nommé Gia-mila, une journée. Le pays de Ghaur est la Célesyrie oùAnna, ou bien Aina éroir située. Le patriarche Eutychiusdans les annales d’Alexandrie, ed/z. ToLccL. y?, n 1 Se 116,ne s'écarte pas beaucoup de cette orthographe , car ilnomme cette ville Ana , que l’on peut lire aufli Atú , fanschangement de lettres. Cette même ville est nomméedans le texte hébreux de récriture (Josué, c. 8, v. 28 )
& comme la lettre j; est une de celles dont la prononcia-tion est très-contestée, parce qu elle ne répond pas bienprécisément à aucune des lettres grecques ou latines, ily a une extrême différence entre les maniérés de l’ex-primer. Les septante l’ont traduite par un G, r«<, la plu-part par un H, H ai. Berkelius prétend même, avec biendu fondement, que cette ville n’est pas différente de celleque Joseph nomme ailleurs K ana _, ou avec la ter-minaison 3 le K n’étant venu que d’une aspi-
ration renforcée 3 & on peut lui accorder que A nu Aana 3Ani a ”tm Ta) k aia. 8c ne font que des variations qui
viennent des différentes dialectes des langues par les-quelles ce nom, qui dans le fonds est toujours le même,a passé. D. Calmet dans son dictionnaire de récrituresainte, à l’article Haï , dit qu’elle a été aufli nomméeAiath. Elle est différente d’A nna sur lTuphrate. Cor-neille, ni Baudrand ne l’ont point connue.
2. ANNA, ville d’Asie sur l’Euphrate, partie dans leDiarbekir, 8c partie dans l’Arabie. Voyez Ana 1.
3. ANNA , selon de Wit, Atlas j ville de l’Arabie dé -serre, aux confins de l’Arabie heureuse, au bord occiden-tal du fleuve Astan, qui joignoit l’Euphrate près de sonembouchure. De Wit, qui la met ainsi dans ía carte , estautorisé par Baudrand, que Maty 8c Corneille ont co-pié. Mais les cartes plus récentes changent bien les cho-ses , 8c l’Astan n’y est plus reconnoiíïable 3 encore moinsla ville d’Anna, il ne faut pas la confondre avec les deuxprécédentes. Celle-ci est marquée au midi occidental deBalsora.
4. ANNA, ancienne ville de Lydie,selon le périple deScylax de Cariatide ,p. 3 6. Les critiques prétendent quec’est une faute , & qu’il faut lire dans le grec, non pasA’na, mais AmU. Anaa étoit une ville de l’Ionie, vis-à-vis de Samos, quoique quelques-uns l’ayent attribuée àla Carie.
5. ANNA. Corneille met en Epire un port de cenom , près du golfe de Torron. C’est , dit-il, un portpresque désert. Il n’auroit pas mal fait de dire en quellieu de l’Epire se trouve le golfe qu’il nomme ainsi , oude citer fauteur dont il a tiré cet article, 8c dans lequelon auroìt peut-être trouvé plus de lumières qu’il n’en •donne.
ANNABERG, (a) quelques-uns disent S. Annenberg,ou S. Annaberg, petite ville d’Allemagne en la Misnie,dans la haute Saxe, près de la Bohême, fur le Schneeberg,& à la source du torrent Schop, à neuf milles d’Allema-gne de Meffein au midi en tirant vers Ellebogen , 8c àonze milles' de Leipsik. (b) Cette ville a été autrefoisnommée Sceireckenberg 3 les pieces de dix kreutz quiy ont été fabriquées, portent encore le nom de Schrec-kenberger ; on les appelle aufli Gros de l 1 Ange ( Engeîs-Groschen) parce que la figure d’un ange y est empreinte.Ein 496 les travaux des mines d’argentde ce lieu ayant pro-duit une affez forte somme d’argent, jusqu’à l’année15 00, George, duc de Saxe, y fonda une ville, & changeale nom de Schreckenberg, qui signifie la montagne del’Epouvante, ou la montagne effrayante, en celui de S.Annaberg, c’est-à-dire le Mont sainte Anne. L'année sui-vante Maximilien I lui donna des privilèges, avec unefoire tous les ans, & un marché toutes 1 les semaines. En1503 on l’entoura de murailles, 8c on y déposa des reli-
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