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Tome premier. A - B.
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-qaes de sainte Anne apportées de France, Sc en 1510,Barbe, femme du duc, Sc fisse de Caíìmìr, roi de Polo-gne , tir présent à ségssse d’un doigt de cette sainte. En1604 Annaberg sut réduite en cendres par des incendiai-res, qui furent depuis brûlés à Prague. On la rétablit avecle rems. Il y avoir anciennement un couvent & unechapelle pour les gens des mines. Le changement dereligion arrivé dans ce lieu en 1517, fous le duc Henri,frets àa duc George, en abolit sillage. * ( a ) Baudrand .( b )Zeyler ,Topog. Saxon, super p. 23.

Laurent Peccenítein ( Théat. Saxon, part. 3 3 fcl. 34 )dit qu’auprès de cette ville, il y a un bain d’eatix chaudesque Sophie, électrice douairière de Saxe, orna de beauxédifices,que plusieurs infirmes y ont recouvré leur santé,Sc qui cause de cela on sappelle le Bain de Sophie,D’autres le nomment le Bain du S. homme Job 3 & di-sent qu’il est au village de Wiese, à un mille de S. An-naberg ; que sa source qui est dans le fond d’une aífezbelle prairie, nommée Dix Rosen~aw , c’est-à-dire laprairie des roses, au pied de la montagne, vers le midi,fut revêtu d’un bassai &c d’une maison de bains, fan1301, par Jean Frédéric de Geyer, qui étoit seigneur dece village de Wiese. Ils ajoutent qu’auprès du bain il yavoit une chapelle où étoit une image de Job, d’oïi estvenu le nom. Il est aisé d’accordet ces deux sentimens,en disant que ce nom est sancien, & que sélectrice donton a parlé, fut cause qu’on en donna un nouveau. Quoi-que cette eau soit chaude , il faut cependant la chantierpour le bain. Le docteur Jean Goebeî en publia la des-cription & les vertus en 157 6.

ANNACIOUS, (les) selon Baudrand, cd. 1705. Peu-ples de f Amérique méridionale, au Breíìl, vers la capi-cainie de Porto-Seguro, mais plus avant dans les terres.M ; \ Santon dans leurs cartes de f Amérique, mettent lesAnnaciugi vers les sources de la riviere de S. François ,à laquelle ils donnent un cours bien dictèrent de celuiqu elle a dans celle de de l’Iste.

ANNACTORIA. Voyez Anactorium.

ANNAMABO , ou Anemabo , village d’Afrique, enGuinée, dans la côte d’Or. Ce village d’Annamabo, se-lon Bosman, voyage de Guinée , /. 4, p. 63 , peut passerpour le plus puissant de toute la côte : il a autant degens de guerre que les royaumes de Saboe Sc de Comma-ny,&encorenefair-ilpasla f parriede Pantin. Proche dece village , les Anglois ont un petit fort assez bien bâti,Il y a toujours en rade un bon nombre de leurs vaisseauxqui y font un commerce d or Sc d esclaves; Selon Hap-per, AJrique , p. 28;, il est à une petite lieue au cou-chant de Cormentin, & à deux lieues au levant de Mou-ré. il y a deux quartiers dont f un est habité par despêcheurs de la mine, Sc l’autre par des Nègres de Fantin, qui font le même métier. L’entrée Sc la sortie duPort est aisée Sc sûre, Sc presque autîì bonne qu’à lamine. Happer se trompe, lorsqu il donne le fort d’A-nemabo aux Hollandois 3 ce font les Angiois qui le pos-sèdent.

ANNAN. Le P. Alexandre de Rhodes, dans ses voya-ges , regarde ce mot comme le nom commun à toute lapartie de l’Inde delà le Gange, où font les royaumes deCochinchine & du Tunquin , & qui s’étend du nord ausud entre la Chine, la mer & lç royaume de Siam.* Bau-drand.

ANNAN A. Egesippe, /. 1, nomme ainsi un village oùles troupes d’Antiochus, surnommé Denis, se réfugiè-rent après savoir perdu. Joseph, de Bell. /. 1, c. 4, nom-me ce même lieu C ana. K*v*.Ortelius croît que c’est I’An-na d’Etienne. Voyez Anna 1.

1. ANNAND , riviere de í’Ecosse méridionale. Elle afa source , selon les cartes de Timothée du Pont, dansParias de Blaeu, dans la province de TVedale, d’où,pas-santdans une vallée, nommée, à cause -selle, ^ nnatidale ,elle arrose h ville nommée aussi Annand 3 Sc ,après avoirserpenté du nord au sud, elle se perd dans la partie sep-tentrionale du golfe de Solway. Les cartes d’Aliard enmettent la source dans l’Annandale même, aux confinsde Twedale Sc de Clydsdale. Son cours est de vingt-septmilles.

2. ANNAND, ou Annan , ville d’Ecosse, dans la pro-vince crAnnandale, & fur le bord oriental de la nviered’Annand, à un mille au-dessous de son embouchuredans la mer. Il y a un chateau qui porte le même nom.

ANN

Cette ville, qui ( selon l’état présent de la Graitde-Bre-tagne, t. 2, p. 232 , ) souffrit beaucoup dans les guerresdu rems d’Edouard VI, n’est traitée que de bourg pafBaudrand, ed. 1705. Longit. 14 dég. 37 min. latit. 54dég. 57 min.

ANNANDALE, province de l’Ecosse méridionale,aux deux côtés de la riviere & Annand, c’est ce qussignifie son nom, qui (selon l’état présent de la Grande-Bretagne, t. 2, p. 232, ) veut dire la vallée d’Annand.Cette Province a plusieurs bois agréables, Sc des champstrès-fertiles de côté Sc d’autre. Elle donne à présent lstitre de Marquis, comme elle a donné autrefois celui deComte à la principale branche des Johnstons, desquelsle nom est tiré de la baronie de Jonhston, leur patrimoine,qui donne le titre de Lord à l’aîné de la famille. C’étoitautrefois le patrimoine des Bruces , seigneurs d’Annan-dale, dont le roi Robert Bruce étoit descendu. Les prin-cipales places de cette province font :

La ville & le château d’Annand,

La ville Sc le château de Lochmaben,

Moffet, remarquable par ses eaux médicinales,

Rivel, où se tait du sel en faisant bouillir le sable.

ANNAPGLIS, nom que les Angiois ont- donné à laville de Port-Royal, en Acadie, dans l’Amérique , enLhonneur de la reine Annes. Voyez Port-Royal.

ANNE (iíle de sainte) istes de f Amérique Septen-trionale , fur la côte du Brésil. Elles font au nombre dstrois 3 quelques brisans semblent en fermer une qua-trième : la terre ferme n’en est éloignée que de trois ouquatre lieues entre le cap Fris & fisse de Spiritu Santo.

ANNEBAUT, bourg de France, dans la Normandie.Il est situé fur la Risse, à deux lieues de Pontaudemer,entre le bourg de Montfort Sc l’abbaye de Corneville. ily a un château accompagné d’un jardin Sc d’un parc. Lesofficiers du bailliage du Pontaudemer vont tenir la Ju-risdiction à Annebaut, dont la seigneurie Sc le châteauappartiennent au duc de Gesvres, par engagement dudomaine. On y tient un marché tous les Jeudis, Sc unefoire à la S. Michel. * Corn. dict. Mémoires dressés fusles lieux , en 1702.

1. ANNECY, Annijïacum 3 Annecium 3 Necium 3 Sc An-nejjìenjìs ùvitas ; ville capitale du Genevois, dans les étatsde Savoie, vers le 45 dég. 50 min. de longit. septentrio-nale. Elle est située au pied d’une montagne, à l'extré-mité d’un lac, qui a quatre lieues de longueur,fur envi-ron trois quarts de largeur. Ce lac s’écoule par trois ca-naux , dont deux traversent la ville, & le troisième en-ceint ses murs du côté du septentrion. Ils se réunissentau dessous de la ville, Sc forment la riviere du Thioti,qui va se jetter à un quart de lieue dans la Fier. Annecyest environnée d’une plaine assez fertile, laquelle estbornée par des coteaux, Sc terminée au midi par la mon-tagne , au pied de laquelle est la ville. Le château situefur une éminence, commande la ville , le lac Sc tous lesenvirons. Cette ville est la résidence de l’évêque Sc àachapitre de Genève, depuis fan 1535, fous l’épiscopat dePierre de la Baume. Ayant été chassés de cette dernier®ville par les prétendus réformés, ils se retirerent à An-necy , choisirent, pour faire leur office , l’église des Cor-deliers, Sc la nommèrent S. Pierre , du nom de la cathé-drale de Genève. On sappelle encore l’église de S. Fran-çois , parce que les cordeliers y font aussi l’office à le uirtour. Elle a été rétablie il y a quelques années, Sc est r®'gardée comme un très-beau morceau d’architecture. Ou-tre la cathédrale, il y a deux collégiales 3 celle de N®'tre-Dame, dont un des chanoines dessert la paroisse <*eS. Maurice 3 celle du S. Sepulchre. Les barnabites y ° n J;un couvent 3 ils tenoient autrefois le collège, mais il_ elà présent dirigé par des séculiers. Il y a en outre des }Kcobins, des cordeliers, des capucins, des lazaristes, ssiront la direction du séminaire 3 une église dépendante n ^sordre de Malthe : les pénitens y font l’oíïìce. On y ssoUve en outre une abbaye de bernardines, appellée 1baye de Bonlieu , une de sainte Claire, qui y est ve ss U ^de Genève : deux couvents de la visitation de sainte M*rie, sune dans la ville, l’autre hors de la ville 3 dans ^premier est le corps de S. François de Salles. Outre ceconvens , il y a encore une communauté de bleues clestes 3 on y a fondé depuis peu un hôpital. Annecy *