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Tome premier. A - B.
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ville ne fut pas de longue durée, car Seleucus la détrui-I? & A en mules habuans dans une ville, dont il étoitjui-même fondateur, & que l’on appelloit à cause de-lui Seleucìe.

3 -ANTlGONIE, isle du Bosphore de Thrace. Les, ecs modernes la nomment l’isle du Prince, ou plu- ■îor de la Princesse , parce quelle a souvent servi deretraite solitaire à des princestës, qui y ont vécu dans ler^hbat, selon Pierre Gilles, cité par Ortelius, Thesaur.L-edrene cité par lemême, parle bien de Pille du Prin-^ ; & Zonare dit que son ancien nom étoit Panormus.L-ependant on voit Piste du Prince, & Antigonie très-exprelTément distinguées dans les constitutions de l’em-pereur Emmanuel Comnene.

ANTIGONIS, contrée de Gréce, dans PAttique, se-lon Etienne le Géographe qui en fait une tribu. Polluxst 111 en fait aussi mention, l. 8, dit qu’Antagonide & De-nietria furent ensuite nommés Attalide & Ptolémaïde.

ANTILIA. Suétone, dans la vie de Libéré, dit qu’unhomme de l’ordre des chevaliers fut condamné in Ant-Imm ; Volaterran qui a d’ailleurs beaucoup travaillé furla Géographie, principalement pour PItalie, s’est figuréqu u sagistoit d une ville nommée Antilia par les an-ciens, & Alteiola par les modernes. Il la met dans lacote de Genes, & Merulla prétend quelle n est pas loine Serravale, fur la riviere nommée Iria par les anciens, Stalfora par les modernes. Le malheur est que ce mot? E pas bien constamment dans les éditions de Suetone,£s nieilleures portent in Antliam, c’est-à-dire à la pom-P e : c etoit un supplice d’autant plus rude qu’il étoit très-inmiliant pour un homme de bonne maison, & très-fa-tl .gant, parce que ce travail ne se faisoit point sans uneviolente agitation du corps. Car il étoit question de vui-, par ce moyen, Peau qui s’amastbit dans les mines^talliques, ou dans les carrières d’où l’on tiroir les mar-oies & les pierres : ce qui demandoit un travail promptp-, continuel. Voyez Artemidore, /. i, c. <o, Ôc Juste.^-ìpse. Elecl. L z, c. 15.

ANTILIBAN. C’est ainsi que les grecs appelloientunec laine de montagnes, qui étoit à Porientdu Liban, &stm, a proprement parler, ne formoit avec le Liban qu’uneOstgue chaîne de montagnes qui s’étendoit du nord auistidi, & ensuite du midi au nord, à peu près en forme deer achevai, dans l’espace d’environ quatre-vingt lieues.La partie orientale de ces montagnes s’appelloit Antili-ban : & la partie occidentale Liban. Celle-ci s’étendoitlur la Mediterranée à peu près depuis Sidon jusqu’à A ra-de ou Simyra. Le texte hébreu de l’ëcriture ne parle ja-mais de l’Antiliban. Elle l’appelle toujours du nom gé-néral de Liban ; & les monnoyes frappées à Laodicée &

? Hierapolis, portent le nom aes villes du Liban, quoi-stn’elles appartiennent plutôt à l’Antiliban. Les Septante? u contraire, mettent souvent l’Antiliban au lieu du Li-a n. La vallée qui sépare le Liban de.l’Antiliban, esthes-fertile. Elle étoit autrefois fermée du côté de la Sy-- par un mur, dont on ne voit plus de vestiges aujour-c . UlI r ' Strabon dit que le nom de Célé-Syrie, ou de Syrie

eule, s e donne principalement à cette vallée qui estent . r£le Liban & l’Antiliban.

tr \ N TILLES, Archipel de P Amérique , composé d’unt ^TS r and nombre d’istes de toute grandeur, & qui s’é-depuis les 18 dégrés de latitude nord jusqu’aux 8 ,c» entr ? ^ es z 93 & les ;i6 de longitude, car il n’y a au-[ a saison d’en exclure les Lucayes , encore moins Cuba ,les ama A ue -> Saint-Domingue 3 Sc Porto-Rico. Sansony a comprises avec raison.

les î SS Avises quelquefois en grandes & petites Antil-quàr nombre des grandes se réduit à cinq, qui sont lesPetit q !’ on vient de nommer, & la Trinité. Celui desto uj es E infini, les vents qui, dans ces mers, soudent(ii v {p Urs de la partie de lest , ont donné lieu à une autreP^tsts ? " eaucou P plus en usage parmi les Espagnols &ou !]] e j François ; car on appelle istes de Barlovento ,autres S -n 11 vent, celles qui font plus à Porient, & lesde Saint S p^ e ^ ott °-Cento , ou de dessous le vent. L’isleme l a 'Croix est assez communément regardée com-ptennem s^ìete de celles-ci. Quelques cartes ne com-Petites iíl e ° Us ^ nom de Sotto- Vento qu’une chaîne de -l'embouch ^ ont f° rt Pioche de la terre ferme, entre&o t & c [ ll ^ lre de l’Orénoque, & l’entrée du lac Maracai-dïibre desquelles est Curaçao. Enfin les istes

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du vent font encore distinguées des autres pat le nomde Cannibales ou Caraïbes qui font les noms propres deleurs habitans, peuples cruels Sc antropophages, en celadisterens des autres insulaires qui n’ont jamais eu Pusagede manger de la chair humaine.

Le nom d’Antilles a exercé bien des écrivains, & don-né lieu à bien des fables. Rochefort le fait venir de laparticule greque An\ ; le P. du Tartre de la latine ante tcomme qui diroit selon le premier istes opposées aucontinent, & suivant le second istes qu’on rencontreavant que d’arriver à la terre ferme. Herrera croit, avecplus de fondement, ce semble, que ce nom a été donnéaux premieres istes qu’on a découvertes dans P Amériqueà cause.d une isle imaginaire qui se trouvoit marquéesur d’anciennes cartes fous ce nom, & qui le devoir peut-être à la fameuse Thule des anciens. Les géographes Por-tugais placoient PAntille environ d zoo 1 . des Acores, &ils Pappelloient encore ijle des sept villes, fur une vieil-le tradition populaire qui portoit que dans lé temps de1 invasion des Espagnes par les maures, sept évêquess’étoient embarqués avec quantité de chrétiens pourfuir la persécution des infidèles, & qu’après avoir long-temps erré au gré des vents, ils avoient pris terre dansun port des Antilles, s’y étoient établis après avoir misle reu à leurs navires, & que chaque évêque y avoit bâtiune ville.

Toutes les Antilles, à l’exception de quelques-unesdes Lucayes, étant situées fous la zone torride, le climatne peut manquer d y être fort chaud, Sc la chaleur y esteffectivement excessive pendant les six mois que le soleilest en-deçà do l’Equateur. Mais il y régné astèz ordinai-rement pendant le jour un vent d’onent qui rafraîchitPair. Dans celles qui font les plus proches du tropique ,le ciel est presque toujours embrasé pendant les mois dejuin, juillet & août ; mais les nuits y font par-tout fortfraîches, & il est dangereux de dormir fans être à cou-vert. Les rivières & les fontaines y font aussi d une fraî-cheur qui ne permet pas de s’y baigner. Les saisons n’yfont pas distinguées comme parmi nous ; on donne ce-pendant le nom d’hyver à la saison des pluies Sèdes ora-ges , du moins dans quelques-unes.

On ne peut rien dire en général fur la bonté du cli-mat, ni fur la fertilité dé la terre des différentes istes decet Archipel j il y a même dans les plus grandes des dif-férences assez grandes fur cela : on a fait du vin a la Ja-maïque, Sc on a semé du bled à Saint-Domingue avecsuccès, peut-être n’a-t-011 discontinué que parce que lesterres propres à ces cultures s’y font usées d’abord \ onauroit vainement tenté la même chose clans la plupartdes autres, mais dans presque toutes on pourroit semerde 1 orge,, dû seigle & d’autres grains qui demandent dnchaud. Le mays, les ignames, les patates, le manioc Scdiverses autres racines courent moins à cultiver, Sc celasuffit pour nourrir les Negres & les pauvres.

Les plus connues de ces istes, en commençant par lenord, font, parmi les Lucayes

Guanahani,Bahama,

La Providence,Les Caïques,Bimini,

Cuba,

S. Domingue,

La Jamaïque,Porto-Rico,Anegada,

Les Vierges,Sombrero,L’Anguille ,

S. Thomas,

S. Martin,

S. Barthelemi,Sainte-Croix,Saba ,

Aves,

La Barbade,

S. Christophe,

deserte.déserte,aux Anglais,désertes.

où les Espagnols ont si long-tems cher-ché une fontaine de Jouvence,déserte,aux Espagnols.

partie aux Espagnols, & partie auxFrançois,aux Anglois.aux Espagnols,déserte,aux Anglois.déserte,aux Anglois.aux Danois.

aux François & Flollandois.

aux François.

aux Danois.

aux Hollandois.

désertes.

aux Anglois.

aux Anglois.